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Full text of "Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France;"

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HISTOIRE NATURELLE 


LÉPIDOPTÈRES 


PAPILLONS 
DE FRANCE. 


TOME HUITIÈME. 11e eve. 


COLLECTE LEE LOL LOL LOTS LS LS LS LS LOL RL L LL 2020 SL EL SDS L ESS LEE SES RSS 


IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, 


RUE JACOB, N° 24. 


CRLELOLO LOL NS LS LS LS LS LS LS LS DELL LL LS LS LE DLL LS LL LS LL 2 LS LS 


FeGLX 
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sen HISTOIRE NATURELLE 


LÉPIDOPTÈRES 


PAPILLONS 


DE RL 


Par M. BA GoDarT, 


OUVRAGE BASE SUR LA MÉTHODE DE M. LATREILLE ; 


AVEC LES FIGURES DE CHAQUE ESPÈCE, DESSINÉES ET CO 


LORIÉES D'APRÈS NATURE 
PAR M. P. DUMÉ 


NIL, PEINTRE p'ursroire NATURELLE : 


CONTINUÉE 


PAR M) PAT. DUPONCHEL, 


AUTEUR D'UNE MONOGRAPHIE DES ÉROTYLES , 
G£EoRGOFILI DE FLORENCE, MEMBRE DE LA 
Paris, ETC. 


CORRESPONDANT DE L'ACADÉMIE DES 
SUCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE 


SG 


NOCTURNES. 


Tome cinquième. — Deuxième parte. 


| 


Les . NS / 
| SE MTIQnAL SE 
PARIS, re 


MÉQUIGNON-MARVIS, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 
RUE DU JARDINET, n° 13. 


eresceserererserssrepres 


1831. 


HISTOIRE NATURELLE 


DES 


_ LEPIDOPTÈRES 


OU 


PAPILLONS 


DE FRANCE. 


TRIBU VI. 


PYRALITES. Pyralites. 


À L'ÉPOQUE où cet ouvrage fut commencé, 
M. Latreille avait établi, sous le nom de Pyra- 
lites, une tribu composée des genres Platypté- 
rix, Herminie et Pyrale ; mais il modifia depuis 
cette partie de sa méthode :il rattacha le premier 
de ces trois genres à ses Faux Bombyx, le second 
à ses Noctuélites , et il fit du troisième sa tribu 
des Tordeuses ; de sorte qu’il supprima celle des 
Pyralites. Pour nous, fidèle au plan annoncé par 
le premier volume de cet ouvrage, nous avons 
cru devoir la rétablir; mais nous n’en conser- 
vons que le genre Herminie , le seul qui puisse 
v entrer d’après les caractères que nous lui assi- 


6 HISTOIRE NATURELLE 


gnons, en même temps que nous y ajoutons Îles 
Botys, les Aglosses,etles Hydrocampes, que nous 
retranchons des Crambites. En un mot, la tribu 
des Pyralites, telle que nous la rétablissons, 
répond exactement au genre Pyralis de Linné, 
dont Fabricius a le premier tiansporté mal-à- 
propos la dénomination au genre Zortrix du 
méme auteur. Voici, au reste, comment nous 
caractérisons cette tribu. 


Ailes entières ou sans fissures, et presque horizontales où 
parallèles au plan de position dans l'état de repos ; les su- 
périeures cachant alors presque toujours les inférieures. 

Antennes sétacées , tantôt simples dans les deux sexes, 
tantôt pectinées, ciliées ou crénelées dans les mâles seule- 
ment, et offrant dans quelques espèces un nœud ou renflement 
vers le tiers de leur longueur. 

Palpes inférieurs seuls bien développés, plus ou moins 
longs , généralement très-comprimés et recourbés tantôt au- 
dessus de la téte, tintôt en sens contraire, avec leur dernier 
article presque toujours distinct. 

Trompe cornée et longue ; excepté dans trois genres , où 
elle est nulle et seulement rudimentaire. 

Corselet uni. — Abdomen généralement gréle et conico- 
cylindrique.—Pattes longues ; les antérieures garnies quelque- 
fois de faisceaux de poils ; les postérieures toujours armées 
d’épines ou d’ergots plus ou moins longs. 

Chenilles à 14 ou 16 pattes servant toutes à la progression ; 
a corps généralement allongé et aminci aux deux extrémités, 
à anneaux distincts couverts le plus souvent de petites ver- 
rues et de poils courts et clair-semés. 

Chrysalide généralement effilée et contenue dans un tissu 


étroit qui varie de forme et de consistance, suivant chaque 
genre. 


DES LÉPIDOPTÈRES,. ÿ, 


On voit par l’ensemble de ces caractères que 
si les Pyralites ont beaucoup de rapports avec 
les Phalénites, elles en diffèrent essentiellement : 
1° par leurs chenilles, qui ne sont pas arpen- 
teuses; 2° par la longueur de leurs palpes infé- 
rieurs, recourbés tantôt au-dessus de la tête et 
tantôt en sens contraire ; 3° par celle de leurs 
jambes postérieures, toujours armées d’ergots 
plus ou moins longs. 

Nous avons dit plus haut que, pour composer 
cette tribu, nous avions réuni aux Æerminies de 
M. Latreille ses Aglosses, ses Botys et ses Hy- 
drocampes; mais nous n'avons pas tardé à re- 
connaître l'insuffisance de ces quatre genres 
pour y rapporter toutes les espèces de Pyralites 
que nous connaissons, et dont le nombre s'élève 
à environ cent cinquante. Nous avons donc 
adopté en outre, et non sans les modifier, ceux 
que d’autres auteurs ont établis dans cette même 
tribu, qui se compose définitivement pour nous 
de dix-sept genres (1), fondés principalement 
sur Ja forme des palpes, très-variée dans les 
Pyralites ; et ces dix-sept genres, nous les avons 
répartis en quatre divisions d’après la forme 
des ailes supérieures et leur position dans l’état 
de repos, ainsi qu’il suit, savoir : 


(1) Un seul de ces genres nous appartient, c’est celui qui 
porte les nom de Diosia. 


8 HISTOIRE NATURELLE 


A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et 
Jormant par leur réunion un triangle plus ou moins allonge. 


Palpes inférieurs presque toujours plus 
longs que le corselet et recourbés au-des- 
sus de la tête, avec leur premier article 
court et cylindrique , le second long et en 
forme de lame de sabre courbe, et le troi- 
sième ou dernier subuliforme et quelque- 
fois sécuriforme. Trompe longue. Anten- 
nes pectinées, ciliées on crénelées dans 
le mâle, et filiformes dans la femelle ; celles 
du mäle offrant de plus un nœud vers le 
tiers de leur longueur, dans quelques es- 
pèces qui ont en même temps les jambes 
antérieures garnies de faisceaux de poils. 

Palpes inférieurs presque toujours plus 
longs que le corselet et dirigés en avant, 
avec leur premier article court et cylindri-— 
que, le second long en forme de sabre droit 
et faisant un coude avec le troisième, qui 
est sécuriforme. Trompe longue. Anten- 
nes filiformes dans les deux sexes, ou à 
peine ciliées chez le mâle. Sommet des 
ailes supérieures légèrement falqué . . . 


Palpes inférieurs courbes débordant 
très=peu la tête, avec le second article 
sécuriforme et le troisième cylindrique. 
Chaperon aigu et avancé, Trompe lon- 
gue. Antennes légèrement ciliées chez le 
A LE AS NA PAT ue ER 


(1) -Latreille. (2) Schranck. (3) Stephens. 


1 Herminia (1) 
({ Tarsiplumalis). 


2 Hypena (2) 
( Proboscidalis ). 


3 Madopa (3) 
(Salicalis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 9 


Palpes inférieurs un peu plus longs que la 
tête; leur second article presque aussi large 
que long en forme de losange; le troisième 
subuliforme. Trompe nulle ou seulement 
rudimentaire, Antennes ciliées chez le mâle. 
Oviducte de la femelle térébriforme . . . 4 Aglossa (1) 


(Pinguinalis). 


Palpes inférieurs plus longs que le cor- 
selet, séparés dans toute leur longueur , 
légerement courbes et inclinés vers la . 
terre; leur second article presque cylinri- 
que , et le troisième subuliforme. Trompe 
presque nulle ou rudimentaire. Antennes 
du mâle très-pectinées ou seulement cré- 
nelées, Ailes inférieures à peu près de la 
même taille que les supérieures, qui sont 
oblongues et très étroites . . . . . . . . 5 Cledeobia (2) 
(Angustalis). 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu 
et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- 
rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la 
queue d’hirondelle par leur rapprochement. 


Palpes inférieurs aussi longs que la tête, 
droits, connivents et se terminant en pointe 
très-aiguë, Trompe nulle ou rudimentaire. 
Avutennes filiformes et corps assez épais 
dansiles deux sexes... 2:40. XX, 16 /Odontia (3) 
(Dentalis). 
Palpes inférieurs courts, coniques, et 
laissant à découvert les supérieurs, qui 
sont cylindriques. Trompe longue. Antennes 
simples et corps effilé daus les deux sexes, 7 Scopula (4) 
(Margaritalis). 


(1) Latreille. (2) Stephens. (3) Genre indiqué par M. Curtis, et adopté 
et nommé par moi, (4) Schranck. 


10 HISTOIRE NATURELLE 


Palpes inférieurs droits et plus où moins 
courts, avec le dernier article très-aigu. 
Trompe longue. Antennes simples et corps 
effilé dans les deux sexes. Ailes supérieures 
plus ou moins lancéolées , et ne couvrant 
pas toujours entièrement les inférieures 
dans, l'état \déirepos : 41% AMEL 


Palpes inférieurs presque aussi longs 
que la tête, triangulaires et sans articles 
distincts. Trompe longue. Antennes sim- 
ples dans les deux sexes. Abdomen du 
mâle très-grêle. Ailes supérieures étroites; 
les inférieures oblongues . . . . . . . . . 


Palpes inférieurs courts, avec le dernier 
article nu et cylindrique. Trompe longue. 
Antennes simples dans les deux sexes. Ab- 
domen du mâle très-grêle. Jambes posté- 
rieures très - longues. Ailes supérieures 
très étroites; les inférieures oblongues. 


Palpes inférieurs courts , cylindriques , 
avec le dernier article très-aigu, Trompe 
longue et épaisse, Antennes simples dans 
les deux sexes. Corps du mâle peu allongé, 
Ailes supérieures étroites: les inférieures 
oblongues . . , 


8 Botys (1) 
(Urticalis), 


9 Nymphula (2) 
(Numeralis). 


10 Hydrocampa (35) 
(Potamogalis). 


11 Asopia (4) 
(Farinalis). 


C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé- 


rieures, qu'elles couvrent entièrement dans l’état de repos. 


(Port des Noctuélites.) 


Palpes inférieurs aussi longs que la tête, 


(1) Latreille, (2) Schranck. (3) Latreille. (4) Treitschke, 


DES LÉPIDOPIÈRES. 11 


très-aigus et sans articles distincts. Trompe 
longue. Antennes simples dans les deux 
sexes. Abdomen des femelles gros et co- 
nico-cylindrique. Angle supérieur des pre- 
mières ailes plus ou moins aigu . . . . . . 12 Pyrausta (1) 
({Purpuralis). 
Palpes inférieurs presque aussi longs 
que la tête, épais, velus, et dont le der- 
nier article, peu distinct, se termine en 
pointe. Trompe longue. Antennes très- 
longues et simples dans les deux sexes. 
Corselet robuste, Abdomen des femelles 
gros et conico cylindrique. Angle supé- 
rieur des premieres ailes plus ou moins 
RO AA RE A REA DÉS COLLE 
(3-Maculalis). 
Palpes inférieurs aussi longs que la tête, 
épais et velus sans articles distincts. Anten- 
nes simples dans les deux sexes. Trompe 
longue, Corselet robuste, Abdomen ne 
dépassant pas les ailes inférieures lors- 
qu’elles sont étendues, Angle supérieur 
des premières ailes plus ou moins arrondi. 14 Hercÿna (3) 
(Manualis). 
Palpes inférieurs plus courts que la tête, 
épais, triangulaires et sans articles distincts. 
Trompe très- courte, Antennes courtes, 
pectinées ou crénelées dans les mâles. Ab- 
domen court et obtus dans les deux sexes. 
Ailes supérieures larges; les inférieures 
AO IEEE or deu cet Re AA EDIN la 4) 
(Togatulalis). 


D. Ailes supérieures longues et étroites, et couvrant néan- 


(1) Schranck. (2) Treitschke. (3) Treitschke. (4) Leach. 


12 HISTOIRE NATURELLE 


moins entiérement les inférieures, plissées en éventail dans 
l’état de repos. (Port des Lithosies ou des Yponomeutes.) 


Palpes inférieurs aussi longs que la tête, 
larges et épais, avec le dernier article peu 
distinct et très-aigu. Trompe longue. An- 
tennes simples, épaisses et légèrement cou- 
dées à leur base , avec leur premier article 
très-distinct dans les deux sexes. Abdomen 
assez gros dans les mâles, et dépassant très- 
peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont 
ÉTEMQHES LL, 20:00 on 


. 


16 Diosia (1) 

(Marginalis). 
Les quatre palpes visibles. Les supé- 

rieurs petits, velus et sécuriformes; les 

inférieurs plus grands, velus, triangulai- 

res et sans articles distincts. Trompe lon- 

gue. Antennes simples et abdomen grêle 

dans les deux sexes. . . . . . . . . . . . 17 Eudorea (2) 


(Dubitalis). 


(1) Müihi. (2) Curtis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 13 


RSR RS ANS OU RS NS RS RS NS RE GR D ANR ARS NN 0 PE À PE ns 


GEÉNERALITES. 


Les Pyralites offrent la même variété de 
mœurs que les Phalénites. On en trouve partout, 
dans les endroits secs comme dans les en- 
droits humides, dans les pays de plaines comme 
sur les montagnes, dans les bois comme dans 
les prairies , les jardins , etc. Leur vol pendant 
le jour est, en général, court et bas. Quelques- 
unes, comme les Jerminies,nese reposent jamais 
qu’àterre. D’autres, comme les Scopules et les Bo- 
lys, setiennent toujours cachées sous les feuilles. 
Les Aglosses , dont les chenilles se nourrissent 
de substances animales grasses ou desséchées , 
se trouvent dans l’intérieur des maisons, appli- 
quées contre les murs. Les Pyraustes et les 
Ennychies voltigent sur les fleurs en plein so- 
leil et dans le moment de la plus grande cha- 
leur. Les Vymphules et les Hydrocampes, au 
contraire , recherchent l’ombre et la fraicheur 
des eaux. Les /ercynes n’habitent que les 
hautes montagnes. Enfin, les Æudorées se ca- 
chent dans les crevasses des troncs d’arbres 


14 HISTOIRE NATURELLE 


dont l’écorce est rugueuse , comme l’orme, le 
chêne, etc. 

Les Pyralites, peu recherchées jusqu’à présent 
des amateurs, sont encore moins connucs que 
les Phalénites, dans leurs premiers états. Sur 
cent cinquante espèces environ que nous nous 
proposons de décrire, on en rompte à peine 
cinquante dont les chenilles ont été observées ; 
elles offrent cependant des faits aussi curieux 
que ceux qu'on a remarqués dans les mœurs des 
autres chenilles : on en verra la preuve dans les 
détails que nous donnerons à chaque genre et 
à chaque espèce, et auxquels nous renvoyons 
pour ne pas nous répéter. 


#0 


DES LÉPIDOPTÈRES. 19 


RS BASS RSS AS ANR RS OU RS AS RON AS A8 US SAR ES EN RNA UE LR NES AS 


A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et 


formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé. 


GENRE HERMINIE. 


1. GENUS HERMINIA. 


PYRALIS. Linn. Illig. Curtis. etc. 
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr. 
HERMINIA. Latr. Treits. 
POLYPOGON. ScAranck. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet, 
et recourbés au-dessus de la tête, avec leur premier ar- 
ticle court et cylindrique , le second long et en forme de 
lame de sabre courbe et le troisième subuliforme ou sécu. 
riforme. — Trompe longue. — Antennes du mâle pecti- 
nées, ciliées ou crénelées, et offrant de plus un nœud di. 
vers. le tiers de leur longueur dans quelques espèces qui 
ont en méme temps les jambes antérieures garnies de 
faisceaux de poils. 

Chenilles (à 14 ou 16 pattes), cowertes de petites verrues 
et de poils courts et rares. — Chrysalide allongée contenue 


dans un tissu en manière de crépe, et placé sur la terre. 


16 HISTOIRE NATURELLE 


En adoptant ce genre établi par M. Latreille, 
nous l’avons restreint, comme Schranck et Treit- 
schke, aux espèces qui ont les palpes recourbés 
au-dessus de la tête, et dont les mâles ont les an- 
tennes pectinées, ciliées ou crénelées. Ces espèces 
sont au nombre de dix, dont sept ont les plus 
grands rapports entre elles par le dessin de leurs 
ailes supérieures, quiconsiste en trois lignes trans- 
verses et presque parallèles, dont deux sont plus 
ou moins flexueuses ou sinueuses , avec une pe- 
tite tache en forme de croissant dans lintervalle 
qui les sépare. Les trois autres ont également 
ce petit croissant, mais elles n’ont que deux li- 
gnes, et même chez l’une d'elles ces lignes sont 
remplacées par des points. Sur dix Herminies 
connues , il n’y en a que six dont les chenilles 
ont été observées; encore l’ont-elles été si mal 
qu'on n'a que des renseignements vagues sur 
leur manière de vivre. Deux de ces chenilles 
n’ont que quatorze pattes , tandis que les autres 
en ont seize, ce qui semblerait indiquer que les 
papillons qui proviennent des premières ne de- 
vraient pas appartenir au même genre que ceux 
produits par les secondes. Cependant les uns 
comme les autres ont les palpes recourbés au- 
dessus de !a tête, ce qui constitue pour nous 
le caractère essentiel du genre Æerminie d'après 


l’insecte parfait. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 17 


Les Herminies ne se trouvent guère que dans 
les bois; les unes préferent ceux qui sont om- 
bragés et humides, les autres ceux qui sont secs 
et montueux. Toutes ont le vol bas et court, et 
s'abattent dans l’herbe au lieu de se cacher dans 
les feuilles , quand on les poursuit. La plupart 
ne se montrent qu'une fois par an, et le milieu 
de l'été est le véritable temps de leur appari- 
tion. 

Les dix espèces que ce genre renferme peu- 
vent être partagées en deux groupes , d’après le 
nombre de lignes dont leurs ailes supérieures 
sont traversées , 


SAVOIR : 
{ Emortualis. 
deux lignes. | Derivalis. 
Cribralis*. 


, Grisealis. 
Barbalis. 
Tentaculalis. 
trois lignes. { Zarsiplumalis. 
Crinalis. 
Tarsicrinalis*. 
Calvarialis. 


Ailes supérieures 
traversées par. 


Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les deux 


espèces marquées d’un *; nous les donnerons supplémentai- 


CU? 
3 


NOCTURNES, V. — [l° Partie. a 


rement à la fin du volume. 


18 HISTOIRE NATURELLE 


RATE A A A A A A A A A RS AS AN ee 


CMLX. HERMINIE OLIVATRE. 


HERMINIA EMORTUALIS. (PI. 1, fig. 1.) 


Heeminia EmorruaLis. Treits. Schmett. von europ. t. vit. 
pag. 9. n° 2. 
PyRaL. EMORTUALIS. Hubn. tab. 1. fig. 1. (fœm.) Larv. 


lep. vi. pyral, 1. pseudogeom. A. a. fig.(1.a-c. Wien. Verz. 
Illig. Gotze. 


G£om. oLivaria. Borkh. europ. Schm. V.th. S. 17. n°35. 


Envergure, 11 à 12 lignes. 


Le dessus des quatre ailes est d’un gris-oli- 
vätre, avec deux lignes courbes , transverses et 
parallèles , d’un jaune päle sur les supérieures, 
dont la plus longue (l’extérieure) se prolonge sur 
les ailes inférieures, qu’elle coupe par le milieu ; 
ces lignes sont finement bordées de brun du côté 
interne. Chaque aile est en outre marquée au 
centre d’un petit croissant jaune , et leur frange 
est Jaunâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que les lignes jaunes dont nous 
venons de parler y sont à peine marquées. 

La tête et le corps sont de la couleur des 
ailes, ainsi que les antennes, les pattes et les 


Pyralites. 


Aocturnes . AE -C CA. 
| | 
| 
| 


PDinal Prat et Der - Far FEXE 
1 Herminie Olivâtre /Ænortadr) fem. 2 Idem. Dérivée (Perwaks }wäle . 

dde Titeuse (lentaculals) mie. 4 Idem.Grise (Grisealks) femelle , 

brldem Babue (Barbaks) male. 6 14. Plumeuse (larsplunals) mie. 


Fi Id. Chevelue {Crinals/male . 


DES LÉPIDOPTÈRES. 10 


palpes. Les premières sont ciliées dans le mâle 
et filiformes dans la femelle; les secondes n’of- 
frent rien d’extraordinaire. Quant aux palpes, ils 
sont un peu plus courts que le corselet, légère- 
ment arqués , avec leur dernier article subuli- 
forme et moitié moins long que le second , qui 
est presque droit. 

M. Treitschke décrit ainsi la chenille d’après 
M. de Tischer. « Elle a quatorze pattes; elle est 
d’un jaune-brun marqueté de points orangés , 
avec une ligne dorsale interrompue de cette der- 
nière couleur. Le dos de chaque anneau est en 
outre marqué de quatre points noirs placés en 
carré, en dessous et de chaque côté desquels 
on en voit deux autres accompagnés d’un poil 
noir. La tête, ronde et épaisse, ressemble beau- 
coup à celle d’une chenille d'ÆHespérie » (1). 

M. de Tischer trouva cette chenille sur un 
chêne, le 5 septembre. Elle était lente dans ses 
mouvements et ne se nourrissait que des feuilles 


(x) Cette description ne cadre guère avec la figure d'Hub- 
ner : suivant celle-ci, la chenille dont il s’agit serait entièrement 
d'un jaune-orangé, parsemée d’un grand nombre de petits 
points noirs, et garnie de poils courts et rares, avec une 
ligne dorsale, brune, très-fine, et de chaque côté de cette 
ligne, un trait noir ou brun sur chacun des sept anneaux 


intermédiaires. 


$ 


20 HISTOIRE NATURELLE 


sèches sans toucher aux vertes, ce qui lui donne 
lieu de soupçonner que le lichen du chêne se- 
rait sa véritable nourriture. Quoi qu'il en soit, 
elle se chrysalida au commencement d’octobre 
dans un tissu blanchâtre qu’elle avait attaché à 
une feuille, et le développement eut lieu en mai 
suivant. 

L’Herminie Olivätre paraît deux fois, c’est-à- 
dire au printemps et en été. On la trouve dans 
les bosquets et les jardins ombragés. 


4 


DES LÉPIDOPTÈRES. 21 


PR AN SR RSR AS RUE EL RS DR ESS S DAS ENS ALES AR LAS ESA U ER AANRS 


CMLXI. HERMINIE DÉRIVÉE. 
HERMINIA DERIVALIS. (PI. 1, fig. 2.) 


HERMINIA DERIVALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi. 
Pa #7. cnrs. 

Pyraz, pERtvaLis. Hubn. tab. 3. fig. 19. (mas) John 
Curtis. JT 


Envergure, 12 à 13 lignes. 


Le dessus des quatre ailes est d’un fauve pâle 
finement sablé de brun , avec deux lignes trans- 
verses brunes sur les supérieures et une seule 
sur les inférieures. Les deux premières sont 
courbes et parallèles, et partagent les ailes su- 
périeures en trois parties à peu près égales ; la 
troisième est également courbe et traverse le 

* milieu des ailes inférieures. Chaque aile est en 

outre marquée au centre d'un petit croissant 
brun. Enfin, le bord extérieur des premières 
ailes est quelquefois précédé d’une série de ta- 
ches brunes. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une teinte plus pâle. 

Les antennes, la tête et le corps sont de la 
même couleur que les ailes, ainsi que les pattes 


23 HISTOIRE NATURELLE 


et les palpes. Ceux-ci sont très arqués et compri- 
més , et de la longueur du corselet: leur secontl 
article est en forme de sabre courbe , et le troi- 
sième, beaucoup plus court, est subuliforme. 
Cette description s'applique aux deux sexes, 
qui ne différent entre eux que par les antennes, 
ciliées dans le mâle et filiformes dans la femelle. 
Cette Herminie, dont les premiers états n’ont 
pas encore été observés, est très commune dans 
les bois secs exposés au midi. Elle se montre 
principalement pendant les quinze derniers Jours. 


de juin. 


4 


DES LÉPIDOPTÈRES. 23 


LARSLSD SL LS LS LIL LIL LS LL L SL DSL LE LL LR: LL LL LL :L2 22:22): L2 LL 


CMLXIT. HERMINIE GRISE. 
HERMINIA GRISEALIS. (PI. 1, fig. 4.) 


HeErminia GRISEALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vis, 
pag. 9 n°4. 

PyraL. GRISEALIS. Hubn. tab. 1. fig. 4.(fœm.) Wien, Verz. 
Illig. Gotze. 


PHALæNaA NEMORALIS. Fabr. Ent. syst, m1. 2. 222, 348. 

Cramsus NemoruM. Fabr. Ent. syst. Suppl. 466. 12. 

PyraL. DES FORÊTS (P. NEMORALIS). Devill, Ent, linn, t. 1 
pag. 440. n° 705. 


PyrAL. NEMORALIS. John Curtis. 
Envergure, 11 lignes. 


Les quatre ailes sont en dessus d’un gris-jau- 
nâtre finement sablé de brun, avec trois lignes 
transverses d'un brun-noir sur les supérieures, 
savoir : une tout-à-fait droite près de la base,une 
flexueuse au milieu, et une légèrement arquée en 
sens contraire du bord terminal, à l'extrémité : 
cette dernière est bordée de jaune clair du côté 
externe, dans les individus bien frais. On aper- 
çoit sur les ailes inférieures, dont la nuance est 
un peu plus claire, deux commencements de 
lignes brunes qui partent du bord interne et qui 


2/ HISTOIRE NATURELLE 


s’éteignent avant d'arriver au bord opposé. Cha- 
que aile est en outre marquée au centre d’un 
petit croissant brun souvent à peine visible sur 
les ailes inférieures. Enfin la frange est précédée 
d’une ligne noire légèrement ondulée. 

Le dessous des quatre ailes offre la répétition 
du dessin du dessus, avec cette différence qu'il 
est plus prononcé aux ailes inférieures qu'aux 
supérieures. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes. 
Les premières sont légèrement ciliées dans le 
mâle et filiformes dans la femelle; les secondes 
n’offrent rien de particulier. Quant aux palpes, 
ils sont de la longueur du corselet, très arqués 
et recourbés au-dessus de la tête; le second ar- 
ticle est seulement deux fois aussi long que le 
troisieme, qui est subuliforme. 

La chenille, suivant les renseignements four- 
nis par M. de Tischer à M. Treitschke, se trouve 
au bord des ruisseaux sur la dorine à feuilles al- 
ternes ( chrysospleniun alternifolium), dont elle 
fait sa principale nourriture; cependant, à défaut 
de cette plante, on peut l’élever avec l’orte 
blanche et Voserlle. Elle est d’un gris sombre, et 
sa peau vue à la loupe parait enveloppée d’un 
réseau noirâtre. Le long du dos règne une ran- 


gée de triangles d’un brun-noir, avec des traits 


DES LÉPIDOPTÈRES. a) 


de même couleur sur les côtés. Ces triangles 
sont entourés de lignes plus claires sur les. 
quelles , dans le milieu de chaque anneau , on 
aperçoit deux verrues blanches, dont celles des 
trois derniers anneaux se distinguent des autres 
par une plus grande élévation. Des poils tres- 
courts surmontent ces verrues , et d’autres sont 
dispersés sur le reste du corps. La tête est pres- 
que sphérique. Vers la fin de mai, cette chenille 
se retire sous la mousse ou sous des pierres, où 
elle s’environne seulement de quelques fils et 
se change en une chrysalide mince d’un brun- 
rouge. Son papillon se développe en Juin. 

L'Herminie Grise se trouve dans plusieurs 
endroits de la France , principalement dans les 
bois montagneux. 


26 HISTOIRE NATURELLE 


RS SANS RUES ELLE ALES DAS LAVAL LILI VIII III I VIIVIESAUTS VI VI VIE SES LL 


CMLXIIT. HERMINIE BARBUE. 
HERMINIA BARBALIS. (PL. 1, fig. 5.) 


Herminia BarBaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom. var. 
pag. 15. n° 7. 

PyraLis BARBALIS. Linn. S. N. ed. 12: pag. 881. n° 329. 
Hubn. Larv. lep. vr. pyral. 1. pseudogeom. B. 6. fig. 1. a-c. 
Fuessl. Gotze Knoch. Muller. John. Curtis. 

PyraLis PECTILALIS. Hubn. tab. 19. fig. 122. (mas.) 

Paazæna BarBauis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 219. 338. Scop. 
Ent. carn. pag. 239. n° 605. Clerck. tab. 5. fig. 3. 

Crameus BarBaTus. Fabr. Ent. syst. suppl. 464. 2. 

LA RAQUETTE (P. BARBALIS). Devill. Entom, linn, tom. 11. 
pag. 432. n° 778. 

Hermine BARBUE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd,, vol. 14, 


pag. 395. 


Envergure , 12 à 13 lignes, 


Le dessus des ailes supérieures est d’un gris 
un peu jaunâtre , finement sablé de brun, avec 
trois lignes transverses brunes, légérement mar- 
quées, dont deux flexueuses et la troisième 
presque droite. Cette dernière, qui avoisine l’ex- 
trémité de l'aile, est ordinairement bordée de 


jaune clair du côté extérieur. On voit en outre 


DES LÉPIDOPTÈRES. N ‘27 


un petit croissant brun au milieu de l'intervalle 
qui sépare les deux autres lignes. Le dessus des 
ailes inférieures est d'une nuance plus claire, 
avec deux commencements de lignes qui corres- 
pondent à celles des premières ailes. Enfin la 
frange est précédée d’une ligne fine brune in- 
terrompue par les nervures. 

Le dessous des quatre ailes est de la même cou- 
leur que le dessus des ailes inférieures, c’est- à- 
dire d’un gris-jaunâtre clair, avec la répétition des 
lignes du dessus, mais comme effacées , surtout 
aux ailes supérieures. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les antennes , les pattes et les palpes. 
Les premières sont faiblement pectinées dans le 
mâle et filiformes dans la femelle. Les secondes 
n’offrent rien de particulier dans la femelle , 
mais les cuisses antérieures du mâle sont garnies 
intérieurement d’une épaisse touffe de poils. 
Quant aux palpes, ils sont plus longs que le cor- 
selet, et moins courbes que dans les autres es- 
pèces; leur second article est presque droit, tres- 
velu du côté qui regarde la tête, et trois fois aussi 
long que le dernier, qui est subuliforme. 

La chenille est d’un brun-ferrugineux, avec 
la tête d’un brun-sombre, les jointures des an- 
neaux jaunâtres et une ligne dorsale noire. De 


chaque côté de cette Higne, on voit des points 


28. HISTOIRE NATURELLE 


bruns, et en dessous des traits obliques pales. 
Le corps est court et s’'amincit aux deux ex- 
trémités , ce qui le fait paraître renflé dans le 
milieu. 

Cette chenille se trouve en septembre et oc- 
tobre, sur le chéne et le bouleau. Elle hiverne et 
ne se change en chrysalide qu’en mars ou avril 
de l’année suivante. Cette chrysalide, contenue 
dans un léger tissu, est allongée, brune, avec les 
‘anneaux de l'abdomen plus elairs. Le papillon 

en sort au bout de trois ou quatre semaines. 
 L'Herminie Barbue est très-commune dans 
les parties ombragtes des bois, vers la mi-juin. 


DES LÉPIDOPTÈRES. #29 


EH SRER ARR RME UN VERRA LL SLR VALER VLRLES RS URL LE LR ARR EE EE LL ARR LES RUES RAS 


CMLXIV. HERMINIE TATEUSE. 
HERMINIA TENTACULALIS, (PI. r, fig. 3.) 


HErRMINIA TENTACULALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. 
VII. pag. 11. n° 5, 

PyRaALIS TENTACULALIS. flubn. tab. 1. fig. 6.(mas.) Wien. 
Verz. Iilig. | 

PYRALIS TENTACULARIS (1): Linn. S. N. ed. 12. pag. 881. 
n° 330. Faun.suec. ed, 2.n° 1344. Lang, Velz. Gotze. Muller. 

PHALÆNA TENTACULARIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2. 220. 342. 

CRAMBUS TENTACULARIS. Fabr. Ent. syst, suppl. 465. 6. 

La TATEUSE (P. TENTACULARIS). Devil. Ent. linn, tome IL 
pag. 432. n° 779. 

PHALÈNE A TRÈS-LONGS BARBILLONS. Degeer. t. 1, pag. 29. 
pl. 5. fig. 1-3. tom. 11, pag. 358. 


Envergure, 13 lignes et demie. 


Les quatre ailes sont en dessus d’un jaunâtre- 
clair finement chargé d’atomes bruns. Les su- 
périeures sont traversées par trois lignes brunes 
légèrement marquées , savoir : une courbe près 


(1) Linné ayant adopté la terminaison ais pour toutes les 
espèces de son genre Pyrale, ce ne peut être que par inad- 
vertance que celle-ci a été appelée par lui Tertacularis, au 
lieu de Tentaculalis ; peut-être même est-ce une erreur d’im- 
pression. Quoi qu’il en soit, cette erreur s’est propagée dans 
tous les auteurs qui sont venus après lui et qui l'ont cité, 


300 HISTOIRE NATURELLE 


de la base, une flexueuse au milieu et une droite 
près du bord terminal. On voit en outre un petit 
croissant brun au milieu de l'intervalle qui sé- 
pare les deux premières. Les ailes inférieures 
sont traversées par deux lignes brunes seule- 
ment, lesquelles s'aperçoivent à peine et sem- 
blent être la continuation de celles qui leur 
correspondent sur les premières ailes. 

Ledessous des quatre ailesest d’un gris-jaunâtre 
plus foncé et plus chargé d’atomes que le dessus, 
sans apparence de lignes, avec un croissant brun 
à peine visible au centre de chacune d’elles. 

La tête et le corps sont d’un jaunàtre-clair , 
ainsi que les pattes et les antennes; celles-ci sont 
pectinées dans le mâle. 

Ce qui distingue principalement cette espèce 
de la Barbalis, avec laquelle elle a beaucoup de 
rapports, c’est la longueur de ses palpes qui équi- 
vaut presque à celle de ses antennes. Ils sont d’un 
gris-brun foncé, et tres-larges. Leur second ar- 
ticle, qui est aussi long à lui seul que le corselet 
et la tête, est tout-à-fait droit. Le troisième est 
de forme elliptique et fait un coude avec le pré- 
cédent. 

On rencontre l'Herminie Täteuse dans les bois 
éclaircis vers la mi-juin. Je ne l'ai jamais prise 
aux environs de Paris. Ses premiers états ne sont 


pas connus. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 31 


CORTE SES RSS IR IR SLA DS LS RSR SR LR SES) ns asset es ARR RS NS A ÉN A SN R 


CMLXV. HERMINIE PLUMEUSE. 


HERMINIA TARSIPLUMALIS. (PI. 1, fig. 6.) 


HERMINIA TARSIPLUMALIS, Zreits. Schmett. von europ. tom. 
VIT, pag. 19, n° 9. 

PyRALIS TARSIPLUMALIS. Hubn. tab. 19. fig. 125. (mas.) 

HERMINIE VENTILABRE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit., 


vol. 14, pag. 39h, pl. E. 14. 4. 
Envergure , 14 à 15 lignes. 


Le dessus des quatre ailes est d’un gris-cendré 
lavé de brun sur les bords. Les premières ailes 
sont traversées par trois lignes, dont deux brunes 
et une d’un gris clair et ombrée de brun du 
côté interne; la première , celle qui avoisine la 
base , est ondulée et légèrement arquée; la se- 
conde est également ondulée, mais fortement 
sinuée; la troisième, presque droite ou légère- 
ment flexueuse , coupe l'extrémité de l'aile de 
l’angle supérieur à l'angle anal. Ces trois lignes 
se continuent sur les ailes inférieures, mais 
d’une manière moins prononcée, et il arrive 
même souvent que la troisième seule est bien 
marquée. Un croissant brun bien écrit se voit 


39 HISTOIRE NATURELLE 


au centre des ailes supérieures seulement, Enfin 
la frange, assez large, est précédée d’une ligne 
noire, interrompue par les nervures. 

Le dessous des quatre ailes ressemble au des- 
sus, avec cette différence : 1° quele fond en est 
plus clair; 2° que les lignes des ailes inférieures 
sont mieux marquées que celles des ailes supé- 
rieures, et 3° que le croissant brun du centre est 
également bien écrit sur chaque aile. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les palpes, les antennes et les pattes. Ces 
trois dernières parties méritent chacune une des- 
cription particulière. Les palpes, de la longueur 
du corselet, sont courbés à partir de leur base et 
relevés au-dessus de la tête. Leur second article, 
ayant la forme d’un sabre courbe, est deux fois 
aussi long que le troisième, qui est subuliforme. 
Les antennes de la femelle sont filiformes ; celles 
du mâle sont crénelées depuis leur base jusqu’au 
tiers de leur longueur, où elles offrent une espèce 
de nœud ou de renflement, à partir duquel elles 
sont ciliées jusqu’à leur extrémité. Les quatre 
pattes postérieures du même sexe ne présentent 
rien d’extraordinaire : mais les antérieures ont le 
tibia garni de deux faisceaux de poils, l’un externe 
d’un brun-noir , et l’autre interne d’un jaune- 
clair ; celui-ci se dilate et se referme à la volonté 
de l’insecte. On remarque en outre que le pre- 


DES LÉPIDOPTÈRES, 33 


mier article du tarse de ces mêmes pattes est très- 
long, en forme de massue, et qu'il est couvert 
de poils noirs qui le rendent très-épais. Il est 
probable que cette organisation particulière est 
utile au mäle pour retenir sa femelle dans l’ac- 
couplement. Quoi qu’il eu soit, on la retrouve 
également dans deux autres espèces , la Crinalis 
et la Z'arsicrinalis. 

L’Herminie ?lumeuse se trouve dans les bois 
montueux exposés au midi; elle paraît à la fin 
de juin. Elle se cache au pied des buissons, qu’il 
faut battre pour l'en faire sortir. Ses premiers 
états ne sont pas connus. 


ra 
ro 
Te 


Nocrurwes, V,—11* Partie. d 


34 HISTOIRE NATURELLE 


RORS I RRRS NRSAU RS NUE NA RAS ES SLR ASS ANA NS SRE A ROUEN LAS RAR RS LALA NE Le 


CMLX VI. HERMINIE CHEVELUE. 
HERMINIA CRINALIS. (PI. 1, fig. 7.) 


HERMINIA cRivarts. Treits, Schmett, von europ. tom. vit. 


pag: 17. n° 6. 
Pyrazis BArRBaLIS. Hubn, tab. 3. fig. 18. (mas.) Wien. 


Verz. Illis, 


) ee D IUNSRE « 
Envergure, 14 à 15 lignes. 


LE desssus des quatre ailes est d'un gris-fauve 
nuancé de brun. Les premieres ailes sont traver- 
sées par trois lignes, dont deux brunes à peine 
marquées, et une Jaunâtre trés-apparente. La 
première , qui avoisine la base, est ondulée et 
légerement arquée; la seconde est également 
ondulée, mais fortement sinute; la troisième, lé- 
serement flexueuse, s'étend de Pangle supérieur 
à l'angle anal, presque parallélement au bord ter- 
minal. Cette dernière ligne se continue sur les 
secondes ailes , dont Île centre est en outre tra- 
versé par une raie brune à peine marquée. Celui 
des premières ailes est occupé par une tachebrune 
en forme de croissant. Enfin la frange, d’un gris- 


DES LEP: DOPTÈRES. 45 
cendré, est traversée dans tou'e sa Jongr:eur par 
une Jigne brune et bordée des deux côtés par une 
ligne jaunâtre trés-fine. 

Le dessous des quatre ailes est d’une nuance 
plus claire que le dessus, avec un point discoïdal 
brun sur chaque. Chacune d’elles est en outre 
traversée par deux lignes, dont une brune den- 
telée et arquée, et une jaunâtre qui correspond 
à celle du dessus. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que ls pattes, les antennes et les palpes. 
Les pattes antérieures du mâle présentent abso- 
lument la méme organisation que celles de l’es- 
péce précédente, et c’est pourquoi nous nous 
dispenserons de les déérire, Mais il n’en est pas 
de même des antennes et des palpes. Les pre- 
mieres sont bipectinées , avec un renflement 
vers ie tiers de fcur longueur dans le mâle, et 
filiformes dans la femelle. Quant aux palpes, ils 
sont un peu plus longs que le corselet, beaucoup 
plus larges et moins courbes que ceux de la Tur- 
siplumalis; et leur dernier article est sécuri- 
forme , au lieu d’être subuliforme, comme chez 
cette dernière. 

Un autre caractère qui distingue encore cette 
espece de la précédente, à laquelle elle ressemble 
d'ailleurs beaucoup par le dessin de ses ailes, 
c'est que l'angle supérieur de ses premieres ailes 


9: 


30 HISTOIRE NATURELLE 
est légerement falqué, ce qui la rapproche des 
Hypènes. 

La chenille, suivant le Catalogue de Vienne, 
doit vivre sur le srefle des prés (trifolium pra- 
tense); mais elle n’est décrite ni figurée dans au- 
cun auteur. Quant au papillon, il vole en même 
temps et dans les mêmes endroits que le précé- 
dent; mais il est beaucoup plus rare. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 37 


A UVIVLE AMAR LE LE RS LAN S LAN LEVRRSLAY LAN L AG ER AVIS ÉRLAUES SA LS IA NE LH RA LR RL IS 


CMLXVII HERBMINIE DES CIMETIÈRES. 


HERMINIA CALVARIALIS (1). (PI. 2, fig. 1.) 


Pynaris cALVARIAIIS. Treits. Schinett, von europ. t, vir, 
pag. 41. n0 3. Wien. Verz. Ilig. Hubn. tab. 4. fig. 23. (mas.) 
Larv. lep. vi. pyral. 11. pseudobomb. B. a. fig. 1. a-c. Freyer, 

Nocrua cazvaria. Wien. Verz. Illig. Fabr. Borkh. 

La consore (P. proruyrazis), Devill, Ent, linn, tom. 11. 
pag. 449. n° 825. 

La GaranTiE (nocr. carvarta.) Devill, Ent, linn, tom. 1v. 


pag. 489. 


Envergure, 14 lignes, 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- 
foncé saupoudré de bleuâtre, avec trois lignes 
ondulées et dentelées, blanches et bordées de 
noir; la premiere près de la base et les deux au- 
tres non loin du bord terminal. Celles-ci sont 
paralléles entre elles, et l'intervalle qui les sé- 
pare est fortement ombré de noir. On remarque 
en outre, entre la première et la seconde ligne, 


(1) De cabaria, lieu pablic où l’on enterre des morts, pro - 
bablement parce qu’elle aura été trouvée pour la première fois 


dans un endroit semblable, 


38 HISTOIRE NAYURELLE 


une grande tache d’un jaune-fauve ayant la 
forme d’un croissant et un petit point de la 
même couleur, avec une raie dentelée, noirâtre, 
qui traverse le milieu de Paile, Enfin la frange 
est d’un gris-jaunätre, ct précédée d’une ligne 
de points noirs semi-lunaires. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 
brun , avec deux lignes dentelées d’un blanc- 
jaunâtre à peine marquées. 

Le dessous des quatre ailes est également d'un 
gris-brun , avec un petit croissant noirâtre au 
centre de chacune d’elles. Elles sont en outre 
traversées près du bord terminal par deux lignes 
dentelées d’un blanc-jaunätre,qui correspondent 
à celles du dessus. 

La tête et le corps sont de Îa couleur des ailes, 
ainsi que les antennes, les palpes et les pattes. 
Les premières sont peciinées dans le mâle et 
filiformes dans la femelle. Les palres ont la 
même forme que dans les espèces précédentes, 
Les pattes sont annelées de jaune et de brun. 

La chenille, suivant M. Treitschke, dont la 
description cadre avec la figure d'Hubner, est 
d’un brun chocolat avec la tête noire, et une ran- 
gée dorsale de points noirs, simples sur les deux 
premiers anneaux et doubles sur les suivants. Le 
dosest, en outre, garnide petites verrues. courbes 


en forme de crochets. 


Nocturnes. U POTCCXT 


? Duméni Tai etDiezt - TT Eer i 
1 Hernumie des Cinetières/Géarcadr/ fem. 2 Hypène Proboscidale/Zvéorcétali)mäle. 
3 et 4 Id. Epaisse {Crassals) femlle et var. DetO Id + Rostrale/Zartrabs) fem. et var 


DES LEPIDOPTÈRES. 39 


Cette chenille, qui a seize pattes suivant 
M. Treitschke, et quatorze seulement suivant 
la figure d’Hubrer, vit sur le rumex acutus et 
sur l’obtusifolius. On la trouve en mai et juin, 
et son papillon parait en août et septembre. La 
chrysalide est d’un brun-jaunâtre , plus sombre 
sur le bord des étuis des ailes. Elle est contenue 
dans une coque de terre ovoïde et rugueuse à 
l'extérieur. 

L’Hypène des Cimetières se trouve rarement et 
toujours isolément sur les murs, les haies, les 
clôtures, etc., suivant M. Treitschke. M. le capi- 
taine de Villiers, qui nous a communiqué lindi- 
vidu figuré, nous assure l'avoir pris volant en 
plein midi et par un soleil ardent, dans une praï- 
rie sylvatique des environs de Neuf-Brisach 


40 HISTOIRE NATURELLE 


PARLERA I SLI I EVES ILE PENSE LUS ELU I VS VAN SEANLE LEA SANLNATALRS D ANAA TAN 


A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inféricures dans l’état de repos , et 


formant par leur réunion un triangle plus ou moïns allonge. 


GENRE HYPÈNE. 


2, GENUS HYPENA. 


ee 


PYRALIS. Zinn. Illig. ete, 

PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr. 
HERMINIA. Latr. 

HYPENA. Schrank, Treits. John Curtis. 


CARACTÈRES GENÉRIQUES. 


Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet 
et dirigés en avant, avec leur Prernicr article court et cy- 
lindrique ; le second long, en forme de sabre droit, et fai- 
sant un Coude avec le troisième, qui est sécuriforme. — 
Trompe longue.— Antennes Jfiliformes dans les deux sexes 
ou & peine ciliées chez le mâle. — Sommet des ailes supé- 
rieures légèrement fa lqué. 

Chenilles [à 14 pattes) effilées, garnies de petites verrues et 
de poils courts et clair-semés. — Chrysalide allongée con- 
tenue dans un tissu derni- transparent entre des feuilles ou 
dans de la mousse, 


Nousavons adopté ce genre établi par Schrauk, 
aux dépens des Herininies de M. Latreiile, dont 


les Æypènes se distinguent principalement par 


DES LEPIDOPTÈRES, 41 
leurs antennes, filiformes dans les deux sexes, et 
par leurs palpes qui sont droits et dirigés en 
avant au lieu d’être recourbés au-dessus de la 
iète comme dans les premieres. Leur manière de 
vivre dans l’état parfait est d’ailleurs différente : 
les Herminies, comme on l’a déjà dit, ne se trou- 
vent guère que dans les bois, tandis que les Hy- 
pènes fréquentent de préférence les jardins, les 
parcs et tous les endroits voisins des habitations 
où elles aiment à s’abriter; quant à leurs che- 
nilles, toutes ceiles que l’on connaît n’ont que 
quatorze pattes. 


Au reste, si l'on en excepte deux espèces qu'on 
rencontre partout, la Proboscidalis et la Rostralis. 
les Hypènes sont assez rares, et quelques-unes ne 
se trouvent que dans les contrées méridionales. 

Les neuf espèces que nous rapportons à ce 
geure sont susceptibles d’être groupées ainsi qu'il 
suit, savoir : 

{ Proboscidalis. 
| | Palpalis.* 
! plus longs que le corselet, , .. Rostralis.* 


Obesalis.* 


Palpes | Angulalis.® 


inférieurs 
t Crassatis, 

Antiquali:.* 
 Obsitalis. 
| Lividalis. 


sont ceux des espèces que nous 


\ Moins longs que le corselet 


Nota, Les noms maiques d'une * 


n'avons pu nous p'ocurer, ou que nons possédons en trop mauvais 


état pour étre dessinées: nous les dennerons plus tard. 


42 HISTOIRE NATURELLE 


PÉIVAIESAUSE LE VERS ALIAS I RS AIRIS NTBS VIS SASANLS LEA LA LA SALES LT AAA NA LEA 


CMEXVIIL HYPÈNE PROBOSCIDALE. 


HYPENA PROBOSCIDALIS. (PL. 2, fig. 2) 


Hypr£Na PROBosCIDALIS, Schrank, Faun, boic, 11. B. 2. abth, 
S. 58. n. 1702. Treits, Schmett, von europ, t. vi. pag. 22 
HÈATE 

Pyraris PROBOsCIDALIS. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. 
Lang. Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 0. fig. 7. 
{mas.) Larv, lep. v1 pyr. 1. pseudogeom, C. à. fig. 2. c. 

PHALÆNA PROBOSCIDALIS, Fabr. Ent, syst.111. 2, 221, 345. 
Clerck. tab. v. fig. 4. Scop. Ent. carn. p. 229. n° 606. 

PHALÆNA ENSALIS. Fab. Ent, syst. 111. 2. 221. 344. 

CRAMBUS PROBOSCIDEUS et ENSATUS. Fabr. Ent, syst. suppl. 
465. 7. et 8. 

Le museau (Pyr. PROBOSCIDALIS). Devill. Ent, linn. tom, 11, 
pag. 433. n° 780. 

HERMINIE PROBOSCIDALE. Latr, Dict, d’hist. nat, 2° édit, 
vol, 14, p. 396. 

Kleemann. Beitr. tab, xxx1. fig. 1-10, S. 269. 


Envergure, 15 à 16 lignes. 


Les ailes supérieures sont au-dessus d’un gris- 
roussâtre chargé d’atomes bruns, et traversées 
par deux lignes d'un brun ferrugineux presque 
parallèle, l’un pres de la base, courbe et souvent 


DES LFPIDOPTÈRES. 43 
à peine indiqué, l’autre au milieu , flexueuse et 
toujours bien marquée. Entre cette dernière ligne 
et le bord terminal, on en remarque une troi- 
sième d'un brun-noirâtre, sinueuse et dentelée, 
mais peu arrêtée : elle est souvent accompagnée 
d’une série de petits points, moitié blancs et 
moitié noirs, qui ne sont bien apparents que 
sur les individus fraichement éclos. Le dessus 
des ailes inférieures est entièrement d’un gris- 
cendré. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris un 
peu jaunâtre, chargé d’atomes bruns sur les 
bords, principalement aux ailes inférieures avec 
une raie et un point discoïdal noirâtre, mais à 
peine marqué, sur ses memes ailes. 

La tête et le corps:sont de la couleur des 
ailes, ainsi que Îes antennes, les pattes et les 
palpes. Les premières sont filiformes dans les 
deux sexes(1), le secondes n’offrent rien de par- 
ticulier. Quant aux palpes, leur conformation 
mérite une description détaillée : ils sont plus 
longs que le corselet, très-comprimés, droits et 
dirigés en avant en forme de museau allongé ou 


(1) M. Latreille s’est mépris en disant que le mâle de cette 
espèce a une sorte de nodosité allongée au milieu de ses an- 
tennes : cette nodosite n'appartient qu'aux Herminies Tarsi- 


plumalis et Criualrs. 


44 HISTOIRE NATURELLE 

de trompe, d’où vient le nom de Proboscidualis 
donné à cette espece. Leur premier article est 
court et cylindrique ; le second est très-long et en 
forme de lame de sabre presque droite; le troi- 
sieme , dont la longueur équivaut à peine au 
sixième de celle du précédent, est sécuriforme et 
fait un coude avec lui. Ces deux organes, dans 
l'insecte vivant, sont parfaitement réunis, à 
l'exception des deux derniers articles, qui sont 
divergents; mais ils s’écartent dans toute leur 
longueur, lorsqu'il est mort. 

La chenille a quatorze pattes et trois quarts 
de pouce de longueur. Elle est assez efilée, et 
d'un vert d'herbe plus foncé en-dessus qu’en 
dessous, avec les incisions des anneaux jaunes et 
profondes, une raie dorsale obscure , et de pe- 
tites verrues d’un vert-päle,surmontées chacune 
d’un poil brun assez épais. La tête et les pattes 
écailleuses sont brunes, etles pattes abdominales 
blanches. 

Cette chenille vit sur l’ortie briülante (urticu 
urens). On la trouve pour la premiere fois au 
commencement de mai; et pour la seconde fois 
en juillet. Le papillon provenant de la p ‘emere 
genération parait à la fin de mai; et celui de la 
seconde en août. La chrysalide est un peu allon- 
cée, d'un rouge-brun sombre, avec les étuis des 
ailes fort longs, les stigmates tres-apparents 


DES LÉPIDOPTERES. 49 
et quelques petites barbes à son extrémité anale. 
Elle est contenue dans un tissu blanchâtre, en- 
veloppée de quelques feuilles retenues par des 
fils. 

L'Hypene Proboscidale se trouve con:muné- 
ment dans les orties qui croissent le Ing des 
murs et dans les fossés qui bordent Îles pares et 
les jardiss. 


40 HISTOIRE NATURELLE 


SENS ANR LR NA U URSS EUR ARR RNA RNA RENAN RS SRE AS ARS D HR UE 


CMLXIX. HYPÈNE ROSTRALIE. 


HYPENA ROSTRALIS. (PI. 2, fig. 5 et 6.) 


— 


HyxpEeNa rosrraris, Schrank. Faun. boic. 11, B, 2. abth. S. 
58. n° 1703. Treits. Schmett, von europ. tam. vil. p. 29. 
n° 6. 

PyRaLis ROSTRALIS, Linn. Illis, Wien. Vert, Fuessl. Lang. 
Verz. Gotzc. Hubn. tab, 2. fig. 10 (fœm.) 

PyRr. RADIATALIS. Hubn, tab, 20. fig, 134. Larv. lep. vi. 
pyr. 1. pseudogeom. C, a, fig. 1. a. b. 

Pyr. rinEars. Wien. Verz. Illig. 

PHALÆNA ROSTRALIS, Fabr. Ent. syst, 111, 2, 222. 547. 
Brahim. Schwarz. « 

Crameus RosrRATUS. Fabr. Ent. sys, suppl. 466. 11. 

LE vouprer (pyr. RosrRALIS), Devill, Ent, linn, t. 11. pag. 
434, n°t78xe 

Le TOUPET À POINTES, Geoff. tom. 11. pag. 168. n° 116. 

Hermine museLLiÈRE. Latr. Die, d’hist. nat, 2e éd, vol, 14. 
pag. 306. 

CRAMBE ROSTRÉE (c. ROSTRATUS), }’alkenaër. Faune par, 
tom: 11. p. 312. n° 3. 


Roësel, Ins. 1. clas. 1v. tab. 6. fig. 1-5. 
Envergure 11 à 32 lignes, 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris 
brun marbré de fauve, avec la moitié de leur 
surface, à partir de leur base, d’une teinte plus 


DES LÉPIDOPTÈRES. 43 
foncée. Ces deux nuances sont séparées par une 
ligne noire transverse légèrement flexueuse , et 
bordée de blanchâtre extérieurement. En dedans 
dé cette ligne on remarque un petit trait noir 
horizontal, avec deux points également noirs à 
chacun de ses bouts. Les deux points extérieurs 
sont très-rapprochés et presque contigus à la 
ligne dont nous venons de parier; les deux autres 
sont plus écartés et placés au milieu de l'aile. Ces 
points forment relief, et le plus saillant des quatre 
estentouré de blanchatre. On remarque en outre 
sur la partie claire des ailes quelques légères 
ondulations fauves et une tache oblique d’un 
brun-noirâtre à leur somimet. Enfin la frange, 
légèrement dentelée, est fanve , entrecoupée de 
noirâtre et précédée d’une ligne noire interrom- 
pue par les nervures. 

Le dessus des ailes inférieures est entièrement 
d’un gris-noiratre uni. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris un 
peu jaunâtre et chargé d’atomes bruns, avec 
une ligne arquée et un point discoïdal noirâtre 
sur chaque. 

La tête, le corps et les autres parties qui en dé- 
pendent sont de la couleur des ailes. Les antennes, 
sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes 
n’offrent rien d’extraordinaire; mais les palpes 
méritent une description particulière. Ils sont 


AS HISTOIRE NATURFLLE 

plus longs que le corselet; très-droits et Gi:igés 
en avant; leur second article est large, épais et 
velu dans toute sa longueur, et le troisième beau- 
coup plus petit et plus mince, est sécuriforme 
avec son extrémité nue. 

Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec 
l’'Hypène Obsitalis, et offre comme elle plusieurs 
variétés dans lesquelles le dessin des ailes supé- 
rieures est plus ou moins effacé, ce qui peut 
donner lieu de les confondre : mais un caractère 
invariable qui les distingue, c’est un ou deux 
points blancs qu'on voit toujours à l'angle supé- 
rieur des premières ailes de PObsitalis en-des- 
sous, ce qui n'existe pas chez la Rostralis. D'ail- 
leuis la conpe de leurs ailes est bien différente 
et les palpes de celles-ci sont beaucoup plus 
longs. La chenille à quatorze pattes; elle est 
verte, avec une ligne dorsale brune très-fine, 
deux lignes latérales blanches au-dessus des 
stigemates, et plus bas une ligne transparente à 
travers la peau, qui disparaît au milieu de cha- 
que anneau. La tête et le corps sont garnis de 
petites verrues noires. 

Cette chenille, dont les mouvements sont vifs, 
est assez élancée et s’amincit en arrière. Elle vit 
principalementsur le houblon commun (kumulus 
lupulus}et sur lortie brülante (urtica urens). On 


la trouve parvenue à toute sa taille, à deux 


DES LÉPIDOPTÈRES. 49 
époques , en juin et en septembre. Le papillon 
de la première génération se développe au com- 
mencement de juillet, et celui de la seconde dans 
le courant de l’automne. La chrysalide est d’un 
brun sombre et. de forme allongée. Elle est con- 
tenue dans un tissu gris transparent enveloppé 
de feuilles retenues par des fils. 

L'Hypène Æostrule se rencontre moins fré- 
quemment en été qu'en automne ; dans cette der- 
nière saison, il n’est pas rare d'en trouver d’en- 
gourdies sur les murs, dans les serres et les 
habitations qui donnent sur des jardins. 


4 “e 


PS 


NOCTURNES, V.—TIe Partie. 


5o HISTOIRE NATURELLE 


Un ASS LAVAL LEURS SV IVALE VILLERS SE SVLYSILALILALILALRLALOUR TS LAS LES SR 


CMLXX. HYPÈNE ÉPAISSE. 
HYPENA CRASSALIS. (PI. 2, fig. 3 et 4.) 


HypEna crassaris. Treits. Schmett. von europ. tom. vi: 
pag. 24. n° 2. Curtis. vol, vr, tab. 288. 

PuaLæna crassazis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 222. 340. 

CramBus cRAssALIS. Fabr, Ent. syst. suppl. 466. 13. 

PyRALIS AGHATALIS. Aubn. tab. 2. fig. 12. (fœm.) tab. 27. 
fig. 172. (foœm.) 


Envergure , 12 à 14 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- 
noir velouté, avec leur extrémité et le bord in- 
terne d’un gris-cendré. Cette dernière couleur 
est séparée de la précédente par une ligne blan-- 
che sinueuse, bordée de roux; de sorte qu’elle 
forme comme une bande terminale, sur laquelle 
on aperçoit une série transverse de points noirs 
sagittés , bordés de blanc. Indépendamment de 
cela, on voit une tache oblique d’un brun-noir 
au sommet de l'aile. Enfin la frange est brune 
et légèrement dentelée. 

Le dessus des ailes inférieures est entièrement 
d'un gris-cendré, ainsi que le dessous des quatre 
ailes, dont le centre est occupé par un petit point 
noirätre à peine visible. 


DES LÉPIDOPTÈRES. bi 

La tête, le corps et les autres parties qui en 
dépendent sont de la couleur des ailes. L'abdo- 
men est crêté sur les trois premiers anneaux. 
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. 
Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire, Quant 
aux palpes, ils sont à peine une fois plus longs 
que la tête, dont le chaperon , il est vrai, est 
trés-avancé ; leur second article est droit, large 
et très-velu à sa base , et quatre fois plus long 
que le troisième, qui est sécuriforme et blanc à 
son extrémité. 

M. Amédée Cauchy a trouvé en Suisse une 
belle variété dé cette espèce qu’il a bien voulu 
nous communiquer. Elle est tellement tranchée 
qu’on serait tenté d’en faire une espèce distincte; 
cependant en l’examinant attentivement, on voit 
qu'elle ne diffère des individus ordinaires que 
parce que la bande terminale de ses ailes supé- 
rieures est presque aussi foncée que le reste de 
leur surface, et parce que la ligne blanche qui 
la sépare du fond n’est pas bordée de roux et 
se termine au bord interne au lieu de se pro- 
longer jusqu’à la base. Au reste on en jugera 
par la figure que nous en donnons, en la com- 
parant avec celle de l'espèce ordinaire (1). 


(1) La figure donnée par Hubner, pl, 27, n° 172, res- 
semble beaucoup à cette variété , et il la rapporte comme nous 
à la Crassalis, qu’il nomme Achatalis. 


4. 


59 HISTOIRE NATURELLE 


La chenille ressemble beaucoup à celle de la 
Proboseidalis ; cependant ses incisions ne sont 
pas aussi profondes. Elle est d’un vert vif, avec 
trois raies longitudinales d’un vert plus sombre, 
des stigmates noirs et quelques points pâles sur 
les anneaux. Sa peau paraît comme veloutée. 

M. Treitschke, à qui nous avons emprunté 
cette description, ajoute qu’on la trouve de 
juillet en septembre sur l’erica vulgaris et l’ur- 
aca urens. Elle se métamorphose avant l'hiver, et 
son papillon se développe en mai et juin. 

L’Hypène Épaisse habite de préférence les 
contrées montagneuses. Je l'ai prise une fois 
dans le département de la Lozère. Elle est com- 
mune aux environs de Cherbourg, suivant M. le 
capitaine de Villiers. 


& 


DES LÉPIDOPTÈRES. 3 


PE EEE EE EE EE EE EL ETS LS RL SES LS LS 1225228 L EL EDR ELSRS RER 


CMLXXI HYPÈNE ANCIENNE. 
HYPENA OBSITALIS. (PI. 3, fig. 1 et 2.) 


Hypena oBsirazis. Z'reits. Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 32. n° 7. 
Pyrauis ogsiraLis. Hubn, tab. 25. fig. 164. (mas.) fig. 165. 


(fœm.) tab, 28. fig. 179. (mas.) 


Envergure, 13 à 14 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d'un gris- 
fauve marbré de brun et chargé d’atomes de 
cette dernière couleur, avec la moitié de leur 
surface, à partir de leur base, d’une teinte plus 
foncée. Une ligne transverse à la fois sinueuse 
et légérement anguleuse, d’un brun noir et bor- 
dée de blanc extérieurement, sépare la partie 
claire de l'aile de sa partie foncée. Au milieu de 
cette dernière on aperçoit à peine trois points 
noirs saillants placés triangulairement. Sur la 
partie claire on voit trois taches dont les 
bords ne sont pas arrêtés, savoir : une blanche 
contigué à la partie foncée, une fauve chargée 
de deux petits traits noirs à l’angle supérieur , 
el une jaune chargée d’atomes bruns, à l’angle 
anal. Enfin la frange est jaunâtre , entrecoupée 


94 HISTOIRE NATURELLE 


de brun et précédée d’une ligne noire inter- 
rompue par les nervures. 

Le dessous des ailes inférieures est entière- 
ment d’un gris-cendré uni, avec la frange jau- 
nâtre. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-fauve 
chargé d’atomes bruns, avec deux points blancs 
au sommet des supérieures. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les autres parties qui en dépendent. 
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. 
Les pattes n'offrent rien d’extraordinaire ; et 
quant aux palpes , ils ressemblent à ceux de la 
Rostralis , mais ils sont moins longs. 

Cette espèce est un véritable Protée pour le 
grand nombre de variétés qu’elle présente; nous 
en possédons cinq individus, et aucun ne res- 
semble à l’autre : cependant tous ont pour ca- 
ractères communs un ou deux points blancs à 
l’angle supérieur des premières ailes en-dessous. 

L’Hypène Ancienne vole en juillet dans les 
endroits ombragés et humides, et aime à s’abriter 
sous les ponts. Elle est rare aux environs de 
Paris. Ses premiers états ne sont pas connus. 


DÉS LÉPIDOPTÈRES. 55 


\ 
LELSLS LOL LOL LS RS LSLS LS LS LS LS LS LE LS LS LS LORS LS LS LS LS LS LS SSL LL EL ETS L ER) 


CMLXXII HYPÈNE LIVIDE. 


HYPENA LIVIDALIS. (PI. 3, fig. 3.) 


HypPENa LivipaLis. Treits, Schmett. von europ. tom. vu. 


pag. 33. n° 8. 


PyraLis LiviDALIS. Hubnr. tab. 2. fig. 11, (mas.) tab. 29. 


fig. 186. (fœm.) 


Envergure, 9 lignes et demie. 


Les ailes supérieures sont traversées en-dessus 
et dans leur milieu par une ligne oblique blan- 
che. Depuis cette ligne jusqu’au corselet elles 
sont d’un gris-jaunâtre, avec un reflet vert; et 
du côté opposé, elles sont d’un gris-cendré, avec 
une éclaircie blanchätre qui descend de l'angle 
supérieur. 

Le dessus des ailes inférieures est entièrement 
d’un gris-roussâtre, comme le dessous des quatre 
ailes. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes. 
Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. 
Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire. Les 
palpes sont un peu moins longs que le corselet 


56 HISTOIRE NATURELLE 


et ont la même forme que ceux des espèces pré- 
cédentes. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus , n'habite que les contrées méridio- 
nales de l’Europe. M. Alexandre Lefebvre la 
rapportée de Sicile, et l'individu figuré a été 
trouvé par M. le capitaine de Villiers dans les 
environs de Montpellier, M. Poey a rapporté de 
Cuba une espèce qui paraît parfaitement iden- 
tique avec celle-ci. 


Pyralites. 
Nocturnes. UV 


_ TL. COX 


P Dumenil Pérrit et direxit 

1et 2 Hyvpène Ancienne sidi) femelle et var. 3 I. Livide /Zardatis fem. 

4 Madope du Saule adcabs/male . 5 Aglosse Cuvree Cpreaks) le. 
Éd der Grasse Penguinalis) fem. 


- Ç L + pe 
DES LÉPIDOPTÈRES. 57 
ECC ELLTELLILS I LIL LS LS SOLIDES LS LCL LC LS LOL LS LORD R SRE LL LL 2 LE PT 


A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos , et 
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé. 


GENRE MADOPE. 


3. GENUS MADOPA. 


PYRALIS, Linn. Illig. etc. 
PHALÆNA. Fabr. 
HERMINIA. ZLatr. 

HYPENA. Schrank. Treits. 
MADOPA. Stephens, John Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs courbes débordant trés-peu la téte, avec le 
second article sécuriforme et le troisième cylindrique. — 
Chaperon aigu et avancé. — Trompe longue. — Antennes. 
du mâle légèrement ciliées. 

Chenilles (à quatorze pattes ) lisses, très-effilées et s'amin- 
cissant encore à leurs deux extrémités. — Chrysalide 
également trés-effilée, contenue dans une coque oblongue 


composée de soie et de rognures de bois. 


Ce genre établi par M. Stephens (1) et que 


(1) Stephens ( James Francis), auteur d’un ouvrage anglais 
intitulé : Z{ustrations of British Entomology, n° 1-8. London, 
1827, in-8°. 


58 HISTOIRE NATURELLE 


nous avons adopté, ne se compose jusqu'à pré- 
sent que d’une seule espèce (Salicalis) que nous 
avons retranchée du genre Hypena, dont elle 
s'éloigne principalement par la courbure de ses 
palpes. 

Trompé par son facies, nous avions compris 
par erreur cette espèce dans notre tribu des 
Phalénites (1); nous la rétablissons ici à sa véri- 
table place. 


oo 4 


(1) Tome virr, 1° partie, page 153. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 59 


ARRARITILIAS AIRES SU RULES AS AS NT LS LS LIL LAS VISA VAS RS VRAIS SIN AS AVR SE D BA RS 


CMLXXIHI. MADOPE DU SAULE. 
MADOPA SALICALIS. (PI. 3, fig. 4.) 


HyPENA sALICALIS. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 34. n° 9. 

PyraLis sazicaLis. Wien, Verz. Illig. Lang, Verz.Gotze. 
Hubn. tab, 1. fig. 3. (fœm.) 

Paaræna sazicazis. Fabr. Ent. syst. nr. 2. 227. 369. 

PHaLÆNa OBLIQUATA. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 185. 203. 

PyraLe DU SAULE (PpyR. SALICALIS). Devil. Ent. linn. t. 11. 


pag. 441. n° 798. 


Envergure, 1 pouce. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
plombé luisant, et traversées obliquement par 
trois lignes d’un brun-ferrugineux et bordées de 
jaune, l’une extérieurement (c’est la première 
en venant de la base), et les deux autres in- 
térieurement, Les deux premières lignes sont 
droites ; la troisième qui aboutit à l’angle su- 
périeur est courbe. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- 
roussâtre, avec un commencement deligne brune 
qui part de l’angle anal. 

Le dessous des quatres ailes est d’un gris-pâle 
luisant, 


60 HISTOIRE NATURELLE 


La tête et le corps sont de la couleur des 
ailes supérieures , ainsi que les autres parties 
qui en dépendent , et le bout de l'abdomen est 
jaune. 

La chenille vit sur différentes espèces de 
saules. Elle n’a que quatorze pattes. Elle est très- 
effilée et s’amincit encore aux deux extrémités. 
Elle est d’un vert tendre, avec les pattes et la 
tête d'un vert encore plus pâle; celle-ci est pe- 
tite et hémisphérique. 

Cette chenille subit sa métamorphose au com- 
mencement de juin, et ne donne son papillon 
qu'au printemps suivant. La chrysalide est très- 
effilée et d’un noir luisant ; elle est contenue dans 
une coque oblongue, composée de soie et de 
rognures de bois. 

L'espèce dont il s’agit se trouve, mais rare- 
ment, dans les endroits plantés de saules. L’indi- 
vidu figuré a été trouvé dans les environs de 
Montpellier, par M. Rambur. 


DES LÉPIDOPTÈRES. Gt 


SSSR RSR AUS RE LR LA LILALRRRLAL VAR RVOLALAUER LL RL ÉLUS LA LI LALELALALELE RSS 


A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et 


formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé. 


GENRE AGLOSSE. 


4. GENUS AGLOSSA. 


PYRALIS. Linn. Illig. Schrank. Treits. etc. 
PHALÆNA Et CRAMBUS. Fabr. 
AGLOSSA. Latr. John Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs ur peu plus longs que la téte; leur second 
article presque aussi large que long en forme de losange; 
le troisième subuliforme. — Trompe nulle ou seulement 
rudimentaire. — Antennes ciliées chez le mâle. — Ovi- 
ducte de la femelle térébriforme. 


Chenilles (à seize pattes) à peau luisante et ayant une appa- 


rence crustacée. Chrysalide contenue dans un tissu de 


soie blanche et recouvert de débris des substances environ- 


nantes. 


CE genre établi par M. Latreille ne renferme 
jusqu’à présent que deux espèces (Pinguinalis et 
Cuprealis), dont les chenilles par leur peau glabre 


62 HISTOIRE NATURELLE 


et luisante, qui a une apparence crustacée, res- 
semblent à des larves de Coléoptères carnassiers. 
Aussi se nourrissent - elles comme celles-ci de 
substances animales , au lieu de vivre de végé- 
taux comme les autres chenilles. Degeer a donné 
une histoire détaillée de la premiere, qu’il a con- 
fondue mal-à-propos avec la seconde, décrite par 
Réaumur, ainsi qu'on le verra à leur article res- 
pectif. 

D’après leur manière de vivre, les A4glosses 
ne se trouvent guère que dans l’intérieur des 
cuisines et offices tenus malproprement 


DES LÉPIDOPTÈRES. 63 


SRALISISES LE LLELVIEVLLILI ES L YA EL SS LERR AS LVL SAS ENU RTS ELLES LD LL LS L 52 


CMLXXIV. AGLOSSE DE LA GRAISSE. 
AGLOSSA PINGUINALIS. (PI. 3, fig. 6.) 


PyRaLIs PINGUINALIS. Zreits. Schmett, von europ. tom. vur. 
pag. 30. n° 2. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. Schrank. Lang, 
Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 4. fig. 24. (mas.) 

PHaLÆNA PINGUINALIS, Fabr, Ent. syst. 1. 2. 230. 377. 

Crameus pINGuIs. Fabr. Ent, syst. suppl. 468. 27. 

PHALÈNE DE LA GRAISSE. Degeer. tom. 11. Mém. 1v. pag. 
371. pl. 6. fig. 9-12. 

PHALÈNE DES OFFICES. Rolander. Collect. académ. part. 
étrang. tom. II. pag. 75. 

PYRALE DE LA GRAISSE (PYR. PINGUINALIS). Devill, 1om, 11, 
pag. 436. n° 785. 

AGLOSSE DE LA GRAISSE (AGL. PINGUINALIS). Latr. Dict. 
d’hist. natur. tom. 1. pag. 209. pl. À. 9. 4. John Curtis. 

CRAMBE &ras (c. PINGUIS). /alckenaër. Faun. par, tom. 11. 
pag. 312. n° 5. 


Envergure , 12 à 16 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris 
enfumé luisant, finement chargé d’atomes noi- 
râtres,avec deux raies transverses de zigzags d’un 
gris plus clair, bordés de noir des deux côtés, 
l’une près de la base et l’autre près du bord ter- 
minal , et un point discoïdal noir entre les deux. 


04 HISTOIRE NATURELLE 


Ces raies sont rarement bien distinctes et ne 
consistent souvent qu’en taches et points isolés. 
Les ailes inférieures en-dessus et le dessous 
des quatre ailes sont également d’un gris enfumé 
luisant, mais sans aucun atome noirâtre. 

La tête et le corselet sont chargés d’atomes 
noirâtres comme les ailes supérieures, et l’ab- 
domen est d’un gris uni comme les ailes infé- 
rieures. Les antennes et les pattes sont grises et 
les palpes noiratres, du moins extérieurement. 

Cette espèce varie beaucoup pour la taille : 
l'individu figuré, qui est une femelle, est un des 
plus grands. 

Je n'ai jamais rencontré sa chenille qu’une 
seule fois contre un mur, où elle cherchait pro- 
bablement un abri pour se chrysalider; car, 
l'ayant mise dans ma boite de chasse , je la trou- 
vai, à mon retour, envelopnée d’un tissu de soie 
blanche, recouvert de débris de mousses et de 
plantes que renfermait cette boîte et qu’elle avait 
entrelacés de quelques fils. Ainsi elle ne me laissa 
pas le temps de Pobserver pour la décrire. Voici 
au reste, ce qu’en dit Degeer. 

«La chenille est de grandeur médiocre, longue 
« d'un pouce ou un peu davantage; elle a seize 
«pattes peu longues. La peau est toute rase ; ce 
«n’est qu’à l’aide de la loupe qu’on peut y remar- 
«quer quelque peu de poils très-fins; elle est 


DES LÉPIDOPTÈRES. 65 


« luisante, de sorte qu'au premier coup d'œil on 
« la croit écailleuse ou crustacée , quoique au vrai 
«elle soit membraneuse comme celle de toutes 
« les chenilles ; mais la peau qui couvre le dessus 
«du premier anneau est cependant dure et comme 
«écailleuse. La couleur de toute la chenille est 
« d’un brun-noirâtre ; mais chaque anneau, ex- 
« cepté le premier, est divisé en dessus et trans- 
«versalement comme en deux portions par une 
«incision qui la traverse , et la première de ces 
«deux portions, ou l’antérieure , est d’un brun 
«plus clair ou d’un brun de café; l’autre portion, 
«au contraire, est d’un brun-noirâtre. La tête, la 
« plaque écailleuse du premier anneau et le der- 
«riere sont d’un brun un peu roussâtre, et c’est 
«aussi la couleur des pattes écailleuses. Les an- 
«<neaux du corps ont chacun en dessous une 
« bande transversale du même brun - roussätre. 
«Sur le second et ie troisième anneau, comme 
«aussi le long des côtés du corps, on voit dans 
« la peau des plis et des rides. » 

Cette chenille se nourrit principalement de 
beurre, de lard et autres substances animales 
grasses; aussi la rencontre-t-on le plus souvent 
dans les cuisines et les offices tenus malpropre- 
ment. Rolander, autre naturaliste suédois qui 
la aussi observée, a remarqué que chacun de 
ses anneaux es! divisé en deux parties, qui peu- 


NOCTURNES, V.— Ile Partre. 5 


66 HISTOIRE NATURELLE 


vent se séparer l’une de l’autre et se retirer jus- 
qu’à une certaine hauteur; que le dessous de ces 
mêmes anneaux a deux plis très-profonds, sus- 
ceptibles de se resserrer et de se rapprocher jus- 
qu'à un certain point; de sorte que lorsqu'on 
enduit cette chenille de lard ou de beurre, ce 
qui en ferait périr une autre, elle ne parait pas 
en souffrir, ses stigmates se trouvant à couvert 
par la contraction de la peau. 

Cette chenille n’a pas d'époque fixe pour sa 
transformation, et il en est de même par consé- 
quent de l'apparition de son papillon , qui ne 
reste, au surplus, que trois semaines en chrysa- 
lide, ainsi que j'en ai eu la preuve par celui qui 
m'est éclos de la chenille que j'ai trouvée : elle 
a fait sa coque le 23 avril , et l’insecte parfait en 
est sorti le 15 mai. 

Pour compléter l’histoire de cette Aglosse, il 
nous reste à dire, d’après Linné, que sa chenille 
pénètre quelquefois dansles intestins de l’homme. 
Parmi les vers, dit-il, il n’y en a pas de plus mau- 
vais; on l’expulse avec le lichen curvatilis. 


Nota. Degeer a confondu mal-à-propos cette espèce avec 
celle que Réaumur appelle fausse Teigne des cuirs, et dont 


il est question à l’article suivant sous le nom de Cuprealis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 67 


RSR: 22 52 LE L SLR LS LS LOL LES RS LS LOL LODEL LE TE Te 


CMLXXV. AGLOSSE CUIVRÉE. 
AGLOSSA CUPREALIS. (PI. 3, fig. 5.) 


Pyrazis cupREALIS. 7reits, Schmett. von europ. tom. vu. 
pag. 38. m1. 

Pyr. CAPREALIS. Hubn. tab. 23. fig. 153. (fœm.) 

Réaumur, tom, 111. mém. 8. pag. 270. pl. 20. fig. 5-rr. 


Envergure, 8 à 12 lignes. 


CETTE espèce varie beaucoup pour la taille, 
comme la précédente. Les ailes supérieures sont 
en dessus d’un brun-ferrugineux luisant,avec deux 
raies transverses de zigzags d'un rouge-cuivreux 
pâle, l’une près de la base et l’autre près du bord 
terminal. Dans l'intervalle qui les sépare on voit 
une éclaircie de la même couleur, dont le centre 
est occupé par un point brun. Enfin, la côte est 
marquée de cinq points d’un rouge-cuivreux 
pâle, dont deux forment l’extrémité des deux 
raies dont nous avons parlé plus haut. 

Le dessus des ailes inférieures et le dessous 
des quatre ailes sont entièrement d’un rougeàtre- 
pâle luisant. 

La tête et le corselet sont de la couleur des 
ailes supérieures , ainsi que les antennes, les 


5. 


68 HISTOIRE NATURELLE 


palpes et les pattes; et l'abdomen participe de 
celle des ailes inférieures. 

Il nous paraît évident que l'espèce dont parle 
Réaumur (tome Ill, Mém. VII, page 270, 
planche 20, fig. 5-11), sous le nom de fausse 
Teigne des cuirs, est la même que celle dont il 
est ici question, et non la Pinguinalis, comuie 
l'ont cru Degeer, Devillers et depuis M. Latreille. 
Il suffit pour s’en convaincre de lire la descrip- 
tion qu’il donne de l'insecte parfait. Nous croyons 
donc devoir rapporter ci-après ce qu'il dit de sa 
chenille, qu'il décrit ainsi : «Elle est de médiocre 
«grandeur; elle a seize jambes. Elle est entière- 
«ment d’un ardoisé foncé, et quelquefois d’un 
«beau noir. Sa peau à toujours un luisant qui 
«la ferait croire, au premier coup d'œil, écail- 
«leuse ou crustacée; elle à par-ci par-là quel- 
«ques poils blancs. » 

Ce qui a donné lieu à Réaumur d'appeler cette 
chenille fausse Teigne des cuirs, c'est que les 
premiers individus qu'il en trouva s'étaient éta- 
blis sur quelques livres qu’il avait oubliés à la 
campagne; ils en avaient rongé la couverture et 
s'étaient construit, comme les /ausses Teignes 
de la cire, un long tuyau attaché à cette cou- 
verture et composé presque en totalité de leurs 
excréments. Mais il trouva depuis des chenilles 


de la même espèce logées également dans des 


DES LÉPIDOPTÈRES. 69 


tuyaux semblables, sous l'écorce de vieux ormes 
où elles n'avaient pour se nourrir que des débris 
d'insectes morts. Ainsi il paraît qu’elles vivent 
aux dépens de toutes les substances animales 
desséchées, tandis que celle de la Pinguinalis ne 
vit que de graisse, de lard, de beurre et autres 
substances grasses. Lorsqu’elles se préparent à se 
transformer, elles se font des coques de soie blan- 
che, assez semblables pour la forme à celles des 
fausses Teisnes de la ctre, et recouvertes comme 
elles de grains d’excréments noirs. L’époque de 
cette métamorphose n’est pas fixe, et il en est 
de même de lapparition de l’insecte parfait, qui 
a lieu depuis la fin de juin jusqu’en septembre. 

On trouve assez fréquemment l’Aglosse Bron- 
zée dans les maisons, appliquée contre le mur 
et dans unué immobilité parfaite ; on la rencontre 
aussi sur le tronc des ormes, mais plus rarement. 

Il est assez étonnant qu'une espèce aussi Com- 
mune n'ait été décrite par aucun auteur depuis 
Réaumur, excepté par Hubner et M. Treitschke ; 
il est probable qu’elle aura été confondue avec 
la Pinguinalis ; et Degeer parait être la cause de 
cette confusion, par la fausse citation qu'il a 
faite de Réaumur en parlant de la chenille de 
la Graisse, que ce dernier n’a pas connue. 


70 HISTOIRE NATURELLE 


RE A A AS AS TS RS RTS A RS 8 AS AR 8 RS SES SAS SNS ARS 


A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, 
couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et 


formant Par leur réunion un triangle plus ou moins allongé. 


GENRE CLÉDÉOBIE. 


# 


5. GENUS CLEDEOBIA. 


PYRALIS. Z/lig. Treits. etc. 
PHALZÆNA et CRAMBUS. Fabr. 
CLEDEOBIA. Stephens. John. Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs généralement plus longs que le corselet, sé- 
parés dans toute leur longueur, légèrement courbes et in- 
clinés vers la terre ; leur second article cylindrique et le 
troisième subuliforme. — Trompe presque nulle ou rudi- 
mentaire. — Antennes du mâle très-pectinées ou seule- 
meñt crénelées. — Ailes supérieures oblongues et trés- 
étroites. 


( Premiers états inconnus. ) 


CE genre, créé par M. Stephens et que nous 
avons adopté, se compose pour nous de neuf es- 
pèces qui font partie, chez M. Treitschke, de son 
genre Pyrale proprement dit, que nous avons 


DES LÉPIDOPTÈRES. Lt 


supprimé. Toutes sont propres au midi de l'Eu- 
rope, à l'exception d’une seule ( Zngustalis) qui 
se trouve également dans sa partie septentrionale, 
ou du moins dans sa partie tempérée, telle que 
le nord de la France. Leur caractère essentiel 
est d’avoir les palpes courbes et inclinés vers la 
terre, c’est-à-dire en sens contraire de ceux des 
Herminies et des Hypènes ; mais elles s'en dis- 
tinguent en outre par la forme oblongue de leurs 
quatre ailes, qui leur donne une physionomie 
particulière. Elles n’ont pas encore été observées 
dans leurs premiers états. 

Nous les partageons en deux groupes, ainsi 
qu’il suit, SAVOIR : 


{ © { Netricalis. 
Provincialis. 
plus longs que le corselet, et an-) Græcalis. 
tennes des mâles Sa Bombycalis.* 
Angustalis. 
Connectalis.* 


moins longs que le corselet, et 
antennes des mâles crénelées, . 


Suppandalis. 


Santa 
Brunnealis. 


| 


Nota. Les noms marqués d’un * 


sont ceux des espèces que 
nous n'avons pu encore nous procurer, et que nous donverons 


supplémentairement, 


” 


72 HISTOIRE NATURELLE 


RNA DE RL RAR EUR LR RULES SARA RA RU USA S PRE RRL ALES RER 


CMLXXVI. CLÉDÉOBIE ITALIENNE. 
CLEDEOBIA NETRICALIS (1). (PI. 4, fig. 2.) 


PYRALIS NETRICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vir. 
pag. 45. n° 5, Hubn. tab. 24. fig. 158. (mas. ) 


h s Û 1 1 
Envergure, 12 lignes Fe 


Les ailes supérieures sont en dessus d’un brun- 
vineux, avec deux lignes transverses d’un blanc 
un peu jaunâtre. La premiére (celle qui avoi- 
sine la base) décrit un angle obtus; l’autre est 
flexueuse et légèrement ondulée Dans le milieu 
de l'intervalle qui les sépare, on remarque une 
petite tache noire ocellée, placée sur une ligne lou- 
gitudinale blanchätre. Une ligne semblable, mais 
plus courte, se voit à la base de chaque aile. Les 
nervures sont fortement marquées par des lignes 
épaisses d’un noir-brun. Enfin la côte est d’un 
brun foncé et ponctuée de blanchâtre. 

Les ailes inférieures sont d’un brun-noirâtre 
chargé de poils rougeâtres à leur base, et tra- 


CRU me US 


(1) Il nous a été impossible de trouver létymologie de ce 


mot, qui est probablement estropié. 


Pyralites. 


4 ée à" SRAGON 


Vocturnes. 


—" 


Drames et dira. 
1 Cledeobie Grecque/Græcaks/mäle. 2 Idem _ltalienne/éraaks/mâle . 
3 Idem : Provençale//rovincahs/male . 4 Id . Etroite (Angustaks) male 
51. Jaunatre (Suppandalis) fem. 6 Id.  Brunatre (Brunneals/ male . 


À 


d 

de 
& 

Us 
TM TRE) 
LS NN 


DES LÉPIDOPTÈRES. 79 


versées au milieu par une raie courbe d’un 
blanc-jaunâtre ou roussàtre. 

La frange des quatre ailes est blanchâtre ; leur 
dessous est d’un gris-brun-vineux, avec un point 
discoïdal noirâtre et une ligne courbe jaunâtre 
sur chacune d'elles. 

La tête et le corselet sont d’un brun-vineux, 
avec les pattes et le bord des épaulettes blan- 
châtres., L’abdomen est noirâtre avec son extré- 
mité jaunâtre. Les palpes sont bruns en dessus 
et jaunâtres en dessous, ainsi que les antennes. 

Cette description ne concerne que le mâle; 
la femelle nous est inconnue. 

Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile, 
ainsi qu’en Provence, où elle a été prise par 
M. Donzel. Elle se montre à la fin de juin. Ses 
premiers états ne sont pas connus. 

Nota. Il parait que cette espèce varie pour la taille et pour 
le fond de la couleur, car l’individu figuré par Hubner est 


beaucoup plus petit que le nôtre et d’un jaune-rougeûtre, au 


lieu d’être d’un brun-vineux comme celui-ci, 


# 


74 HISTOIRE NATURELLE 


VI VIASELALES LUS LA VIA RL SE D LS LI LIRE LIL SEEN BI LIAIVLOL LEGALES ALL A SENS NRA 


CMLXX VII, CLÉDÉOBIE PROVENCALE. 


CLEDEOBIA PROVINCIALIS. Mihi. (PL. 4, fig. 3.) 


Envergure, 11 lignes et demie. 


Les quatre aïles sont en dessus d’un brun- 
jaunâtre ou feuille-morte. Les supérieures sont 
traversées par deux raies d’un jaune-clair bordé 
de noirûtre, l’une près de la base, qui décrit un 
angle assez aigu; l'autre vers le milieu, qui est 
flexueuse. L’intervalle qui sépare ces deux raies 
est coupé par deux lignes horizontales égale- 
ment d’un jaune clair. La supérieure est inter- 
rompue au milieu par un point noirâtre; l’infé- 
rieure s'étend jusqu’au corselet. Cinq petites 
lignes noires, qui correspondent aux nervures, se 
remarquent entre la raie flexueuse dont nous 
avons parlé plus haut etle bord terminal. Enfin 
la côte est jaune et ponctuée de brun. Les ailes 
inférieures sont traversées au milieu par une 
raie flexueuse jaune, bordée intérieurement de 
noirâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce qu'il est d’une teinte plus claire, 


DES LÉPIDOPTÈRES. 70 


et aussi parce que les ailes inférieures sont mar- 
quées d’un point discoïdal brun, comme les su- 
périeures. 

La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac- 
cessoires, sont d’un jaune-brun un peu plus clair 
que celui des ailes. 

Cette description ne concerne que le mâle; 
la femelle nous est inconnue. 

Cette Clédéobie ressemble beaucoup pour le 
dessin à la Vetricalis ; mais elle en diffère telle- 
ment pour la coupe d’ailes et le fond de la cou- 
leur, que nous la considérons comme une es- 
pèce distincte. Elle nous a été communiquée par 
M. Donzel , qui l’a trouvée dans les environs de 
Digne, le 24 juin 1829. 


Poe 


# 


76 HISTOIRE NATURELLE 


PISTES SAS NS RS AN RU RS RS RE D RU RS LAS RSR SE NE SE EN RS AU SSSR SAS ANR 


CMLXXVII. CLÉDÉOBIE GRECQUE. 


CLEDEOBIA GRÆCALIS. Mihi. (PI. 4, fig. 1.) 


Envergure, 11 à 12 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en dessus sont d'un 
rouge de brique, avec deux raies transverses et 
anguleuses d’un jaune-fauve , l’une près de la 
base et l’autre au milieu. Le centre de l’inter- 
valle qui sépare ces deux raies est occupé par 
un point brun placé près d’une éclaircie jau- 
satre. Le bord terminal est longé par une série 
de petites taches cunéiformes du même jaune 
que les deux raies précitées. Enfin la côte est 
brune et ponctuée de jaune. 

Les ailes inférieures en dessus sont également 
d'un rouge de brique, mais beaucoup plus foncé, 
et sont traversées au milieupar une bande étroite 
et légèrement anguleuse d’un jaune-fauve. Le 
bord terminal est aussi longé par une série de 
petites taches cunéiformes de cette couleur, et 
dont les intermédiaires sont oblitérées. 

Le dessous ne diffère du dessus que par une 


teinte plus pâle, et aussi parce que les ailes 1in- 


DES LÉPIDOPTÈRES. is) 


férieures sont marquées d’un point discoïdal brun, 
comme les supérieures. 

La tête et le corps sont d’un jaune-fauve, ainsi 
que les pattes et les palpes. Les antennes sont 
brunes. 

Cette description ne concerne que le mâle ; la 
femelle nous est inconnue. 

Cette jolie espèce, que je crois inédite, m'a été 
envoyée de la Morée par mon fils; il Pa trouvée 
dans les environs de Navarin. 


78 HISTOIRE NATURELLE 


AI SSEIRS SEEN ARS RAR ARS 8 a 9 SR ARR CA RARE A PS A A A É 


CMLXXIX. CLÉDÉOBIE ÉTROITE. 


CLEDEOBIA ANGUSTALIS. (PI. 4, fig. 4.) 


Pyraris aAnNGusrazis, Zreits. Schmett, von europ. t. vix. 
pag. 46. n° 6. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 4. fig. 21. 
(mas.) tab. 19 (1). fig. 123. (fœm.) 

PyraLis cuRTALIS. {{lio. N. ausg. dess. 11. B. S. 8. n. 8. 

PHaLÆna ERIGALIS. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 237. 408. 

PHazÆNa curTaLis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 237. 409. 

CRAMBUS ERIGATUS. Fabr. suppl. 469. 30. 

La COURTE (PYR. ANGUSTALIS). Devil. Entom, linn. t. 1v. 
pag. b19. 


CLEDEOBIA ANGUSTALIS. Curtis. 
Envergure, 10 à 11 lignes. 


Les ailes supérieures en dessus sont d’une 
couleur testacée ou ferrugineuse, avec deux 
raies transverses d’un brun-rouge, l’une arquée 
près de la base , et l’autre flexueuse à quelque 
distance du bord terminal : celle-ci est bordée 
_de jaune-rougeâtre extérieurement. L’intervalle 


(1) Il y a erreur dans cette planche d’Hubner: le nom de 


la figure 123 appartient à la figure 124, et vice versd. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 79 


qui sépare ces deux raies est quelquefois plus 
foncé que le reste de l’aile, ce qui forme alors 
comme une bande, dans le milieu de laquelle 
on voit toujours un petit point d’un brun-rouge. 
La côte est marquée dans presque toute sa 
longueur d’un grand nombre de points ou de 
petites stries jaunâtres, 

Les ailes inférieures en dessus sont d’un 
cendré-noirâtre légèrement teinté de rou- 
geàtre. 

Le dessous des quatre ailes est de la même 
couleur que le dessus des ailes inférieures, avec 
une raie d’un jaune-rougeûtre parallèle au bord 
terminal sur chacune d’elles. Cette raie corres- 
pond à celle du dessus sur les ailes supé- 
rieures. 

La tête et le corps participent de la couleur 
des ailes. Les antennes, les palpes et les pattes 
tirent davantage sur le gris que sur le rou- 
geatre. 

Cette description faite sur le mâle peut s’ap- 
pliquer également à la femelle, avec cette diffé- 
rence que celle-ci est généralement d’une teinte 
plus claire. 

La chenille n’a pas encore été observée ; mais 
M. Treitschke pense qu’elle pourrait bien vivre 
sur l’épilobe des marais (epilobium palustre), 
attendu que Îe papillon vole, autour de Vienne, 


80 HISTOIRE NATURELLE 


sur les prairies humides où abonde cette plante. 
Cependant je n'ai jamais trouvé celui-ci aux 
environs de Paris que dans des localités sèches; 
et M. Poey l’a pris en quantité sur les hauteurs 
de Chaillot qui font face au pont d’Iéna. 

Cette espèce vole dans les premiers jours de 
juillet : la femelle est beaucoup plus rare que 
le mâle. 


5 DES LEPiDOPTÈRES. 81 


ROIS RR SSII AS NÉ Danses sa SAS AT LAN RDLATELIAS LIVRÉS SIL AUTEVILIAS ALLER NDS 


CMLXXX. CLÉDÉOBIE JAUNATRE. 
CLEDEOBIA SUPPANDALIS. (PT. Â, fig. 5.) 


PyRaALIS suPPaNDALIS. 7reits. Schmett. von europ. t. vir. 


pag. 00. n° 9. Hubn. tab. 30. fig. 187. (mas.) fig. 189-190. 
(fœm.) 
Envergure, 11 lignes. 

Le fond des quatre ailes en-dessus est couleur 
d'ocre. Les supérieures sont traversées par deux 
raies blanches, ombrées de brun, l’une droite 
et l’autre flexueuse , avec une éclaircie blanche 
dans le milieu de l’intervalle qui les sépare. Les 
inférieures ne sont traversées que par une seule 
raie également blanche et ombrée de brun, et 
légèrement flexueuse. _: 

Le dessous ne diffère du dessus que par un 
point noirâtre au centre de chaque aile. 

La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac- 
cessoires, sont de la couleur des ailes. Les palpes 
sont beaucoup plus courts que dans les espèces 
précédentes. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus , ne se trouve que dans les contrées 
méridionales. L'individu figuré a été pris par 
M. Adrien de Villiers dans les environs de Mont- 
pellier. 


NOCTURNES, V.— Ile Partie. 6 


82 HISTOIRE NATURELLE 


PILIETEBTE VS LOVE VERT LS LAS LE RER V VE VA LS LI LS ASIE I VV LL LES LULIALASTALANEATES 


CMLXXXI. CLÉDÉOBIE BRUNATRE. 


CLEDEOBIA BRUNNEALIS. (PI. 4, fig. 6.) 
PyRaALIS BRUNNEALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vrr. 
pag. 48. n° 7. 


PyraLis GLAUGINALIS. Hubn. tab. 19. fig. 126. (mas.) 


Envergure, 11 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
jaunûtre, et traversées par deux doubles lignes 
d’un brun-noirâtre, avec un point de la même 
couleur dans le milieu de l'intervalle qui les sé- 
pare. La première (celle qui avoisine la base) 
est légèrement arquée, la seconde est flexueuse. 
Le limbe et la côte sont ponctués de noirâtre. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d'un gris- 
cendré, avec une ligne de points bruns qui pré- 
cède la frange. 

Le dessous des quatre ailes est entièrement 
d'un gris-roussâtre. 

La tête et le corps sont d’un gris-jaunâtre , 
ainsi que leurs parties accessoires. 

Cette description ne concerne que le mâle : la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espece, dont les premiers états sont in- 
connus, vole en juillet dans le midi de la France. 


= DES Os 
DES LEPIDOPTÈRES. S3 
LL LL LD LL RER ELLE LS LA LS LALS LED LOL LADA LILALA LIL) RS Re EU ee 8 Te Te PP 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, 
ne couvrant pas entiérement les inférieures dans l’état de 


repos , et formant plus ou moins la queue d’hirondelle par 
leur rapprochement. 


GENRE ODONTIE. 
6. GENUS ODONTIA. HMihi. 


PYRALIS. Hubn. Wien. Verz. Devill. etc. 
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr, 
NOCTUA. Fabr. Esp. 

SCOPULA. Schrank. Treits. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs aussi longs que la téte, droits, connivents et 
se terminant en pointe trés-aiguê. — Trompe nulle ou 
rudimentaire, — Antennes filiformes et corps assez épais 
dans les deux sexes. 

Chenille (à seize pattes) glabre, amincie aux deux bouts.— 
Chrysalide contenue dans un tissu en forme de sac entre 
des feuilles. 


M. Curtis n’a fait qu'indiquer ce genre dans 
son index sans lui donner le nom; en l’adop- 
tant nous l'avons appelé Odontia. H se compose 

6. 


8. HISTOIRE NATURELLE 


d’une seule espèce ( Dentalis ) que nous avons 
retranchée du genre Scopula, créé par Schrank 
et suivi par M. Treitschke. 

Nous renvoyons à l'histoire de cette espèce 
pour ne pas nous répèler. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 85 


RALSLELSSS LOL LS LS LS LOL SOLS LOL SLA LS SOLE LS LOTS LS DEL SL LE LE: 22:12221212)1:] 


CMLXXXIIL ODONTIE DENTELÉE. 


ODONTIA DENTALIS. (PI, 5, fig. 1.) 


- 


ScopuLa DENTALIS. Schrank. Faun, boic. 11, B. 2. absh. 
S. 59. n° 1706. Treits. Schmett, von europ. tom. vi. 
p- 94. n° 2. 

Pyr. peNTaLISs, Aubn. tab. 4. fig. 25. (mas.) Larv. lep, vr. 

Pyr. 11. pseudobomb. B. b. fig. 1. a-d, Wien. Verz. Ilig. 
Gotze. 

Nocrua FuLMINANS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 104, 311. 

PHALÆNA RAMALIS. Fabr. Ent, syst. 111, 2. 230. 378. 

Crameus RAmaALIS. Fabr. Ent. syst. suppl. 469. 28. 


La DENTELÉE (P. RAMALIS). Devill. Entom, linn. tom, 1v. 


pag. 517. 
Nocrua RabraTA. Esp. Schm. 1v. th. tab. 126. fig. 2-5. 


Lnovergure, 10 à 11 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont olivâtres, 
et traversées obliquement par une bande blan- 
che radiée, c’est à-dire profondément sinuée et 
dentelée, et finement bordée de noir extérieu- 
rement. La frange est large, blanche et entre- 
coupée de brun -noirätre. 

Les ailes inférieures en-dessus sont quelque- 
fois entièrement d’un gris-noirâtre, mais le plus 
souvent d’un blanc -sale, avec une bande grise 


86 HISTOIRE NATURELLE 


et profondément dentelée, qui les traverse au 
milien. La frange est toujours blanche. 

Le dessous desailes supérieuresest d’un gris-noi- 
râtre ; celui des inférieures ressemble au dessus. 

La tête et le corps participent de la couleur 
des ailes supérieures. Les antennes, les palpes 
et les pattes sont d’un blanc-jaunûtre. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenille est renflée dans le milieu et amin- 
cie à ses deux bouts. Elle est d’un blanc-jau- 
nätre ou couleur de paille, avec un grand 
nombre de points bruns, dont ceux du dos 
sont plus gros que les autres. La tête est brune, 
ainsi que le premier anneau, qui est coupé lon- 
gitudinalement par cinq lignes jaunâtres, dont 
une dorsale et quatre latérales. Les pattes sont 
de la couleur du reste du corps. 

Cette chenille vit dans les tiges de la vipérine 
(echium vulgare), d'où elle ne sort que pour se 
changer en chrysalide entre les feuilles de cette 
plante. Cette chrysalide, d’un brun-jaunâtre, est 
contenue dans un tissu gris, épais, en forme de 
sac pointu par un bout, large et fendu par l'autre; 
c'est par ce dernier que l’éclosion a lieu. 

Le papillon se montre deux fois : à la fin de 
juin et au commencement d'août. Il nest pas 
rare aux environs de Paris, surtout dans les clai- 


rieres du bois de Vincennes. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 87 


A RS A RDS À RE 4 0 RS D RL 0 D ET LE URSS AL SLA RTS LORS 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu 
et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- 
rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la 


queue d'hirondelle par leur repprochement. 


GENRE SCOPULE. 


7. GENUS SCOPULA. 


PYRALIS. Zin. Illig, ete. 
PHALÆNA. Fabr. etc. 

BOTYS. Zatr. 

SCOPULA. Schrank. Treits. Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs courts, coniques, et laissant à découvert les 
supérieurs, qui sont cylindriques. — Trompe longue. — 
Antennes simples et corps effilé dans les deux sexes. 

Chenilles (à quatorze pattes ) à corps allongé, glabres ou 
légèrement velues. — Chrysalide contenue dans une coque 
dun tissu soyeux en-dedans, et recouverte de molécules 


de t-rre ou de débris de plantes au dehors. 


CE genre, créé par Schrank aux dépens des 
Botys, se compose de toutes les espèces chez 


lesquelles les quatre palpes sont également Vi- 


88 HISTOIRE NATURELLE 


sibles. Du reste, les Scopules ue diffèrent guere 
des Botys , et leur manière de vivre est la même, 
c'est-à-dire que la plupart fréquentent les lieux 
aquatiques. 

Quant à leurs chenilles, elles sont encore peu 
connues; celles qui le sont ont le corps effilé et 
se logent entre les feuilles roulées des plantes 
dont elles se nourrissent, comme les chenilles 
des Botys ; mais elles n’ont que quatorze pattes, 
tandis que celles-ci en ont seize. 

Sur les dix-huit espèces que M. Treitschke 
rapporte à ce genre, il faut en retrancher une 
(la Dentalis) dont nous avons fait notre genre 
Odontia ; restent dix-sept dont voici les noms 
dans l’ordre où elles peuvent être classées : 


Sophialis .* Signalis:* Opacalis. 
lrumentalis. Nyctemeralis.*  Ænealis.* 
Prunalis. Pulveralis. Suffusalis.* 
Patlidalis.* Nebulalis.”* Margaritalis. 
Perlucidalis.* Sticticalis. Stramentalrs. 
Alpinalis.* Olivalis.* 


Nota. Les noms marqués d’un * sont ceux des espèces qui 
nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous 
parvenons à nous les procurer; car elles sont très-rares pour 
la plupart, et c'est inutilement que nous avons fait un appel 
aux principales coliections de France et d'Allemagne pour les 


obtenir: elles ne les possèdent pas 


DES LÉPIDOPTÈRES. 89 


LIL L OLIS RS LS RILS LOL ELLE LS LS RSR SLA LS LL 2E 2228222 RSL LEE LL) DLL 222 


CMLXXXIII SCOPULE DU FROMENT. 


SCOPULA FRUMENTALIS. (PL. 5, fig. 2.) 


SCOPULA FRUMENTALIS. Treits. Schmett. von europ. t. vn. 
pag. 60. n° 5. 

Pyraris FRUMENTALIS, Linn. Illis. Gotze. 

PyraLis REPANDALIS, Wien. Verz. Gotze. Hubn. tab. 10. 
fig. 64. (fœm.) 

PHALÆNA REPANDATA. Fabr. Ent. syst, 11. 2, 212. 308. 

PYRALE DU FROMENT (P. FRUMENTALIS). Devill. Ent. linn, 


tom, 11. pag. 437. n° 786. 
Euvergure, 1 pouce. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d'un 
brun-verdâtre ou feuille-morte, et traversées 
par trois raies ou bandes étroites d’un blanc 
luisant. La première en venant de la base est 
anguleuse; la seconde se compose de plusieurs 
taches ovales contiguës lune à l’autre comme 
les anneaux d’une chaïne; la troisième se com- 
pose également de plusieurs taches, mais d’une 
forme irrégulière. Les intervalles qui séparent 
ces trois bandes sont parsemés de plusieurs petits 
points ou taches blanches. | 


Les ailes inférieures en-dessus sont blanchà- 


90 HISTOIRE NATURELLE 


tres, avec les nervures et une bordure margi- 
nale d’un brun feuille-morte. Cette bordure est 
ponctuée de blanc, et précédée d’une ligne den- 
telée de même couleur qu’elle, et qui lui est pa- 
rallele. 

Enfin la frange des quatre ailes est blanche 
et entrecoupée de brun. 

Le dessous offre les principaux linéaments du 
dessus sur un fond blanchâtre, teinté de brun, 
principalement aux ailes supérieures. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des ailes. Les pattes sont blanchätres. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce vole en juin sur le bord des 
champs de blé dans le midi de la France. Ses 
premiers états ne sont pas connus. 


Pyralites 2 PLCCXY. 


rare. = F 
1 Odontie. Dentelée /Zertaki/mäle. 2. Scopule. du Froment/Æumentli fem. 
3 Scop.du Prunellier/Æuna4s) fem. #. Idem .Poudreuse/Zverali/mile 

> Id. Parée (Juckcals) fem . 6 et 7: Id. Opaque /Opacaks) male et femelle . 


DES LÉPIDOPTÈRES. 91 


0 00 a LS MN RU ee 0 NS AS SR 4 DS AR RS 9 PR RD RD AN PR 2 4 A EU MS 


CMLXXXIV. SCOPULE DU PRUNELLIER. 


SCOPULA PRUNALIS. (PI. 5, fig. 3.) 


ScopuLa PRUNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. 
pag. 595: 0°/2. Curtis. 

PyrALIS PRUNaLIS. Wien. Verz. Illig. Gotze. 

Pyrazis LeucopnæaLis. Aubn. tab. 12. fig. 57. (fœm.) 

PyRALIS ALBIDALIS. Æubn. tab. 18. fig. 115. (mas.) 

PyRaLis ELATALIS. Jllig. Gotze. 

PHALÆNA ELATALIS, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 232. 389. 


L’ÉLARGIE (r. ELATALIS). Devill. Ent. linn. L 1v. pag. 517. 


Envergure , 11 lignes et demie. 


Les quatre ailes sont en-dessus d’un gris-brun 
cendré, plus foncé sur les bords que sur Île reste 
de leur surface. Les supérieures sont traversées, 
vers leur extrémité, par une ligne dentelée et 
flexueuse , noirâtre , et marquées au centre de 
deux taches de cette même couleur, lune réni- 
formeet l’autre orbiculaire.Onremarqueenoutre, 
le long de la côte et vers le sommet des mêmes 
ailes, quatre points blanchätres. Les ailes infé- 
rieures sont également traversées vers leur extré- 
mité par une ligne dentelée noirâtre, mais moins 


marquée que celle des ailes supérieures, et leur 


92 HISTOIRE NATURELLE 


centre est occupé par deux points aussi noirà- 
tres, placés lun au-dessus de l’autre. Enfin la 
frange des quatre ailes est d’un gris-jaunâtre, 
et séparée du bord terminal par une ligne de 
poiuts noirâtres. 

Le dessous des ailes supérieures ressemble au 
dessus. Celui des ailes inférieures est d’un gris- 
blanchâtre, avec les lignes et les points du des- 
sus marqués en noir. 

La tête, le corps et les antennes sont de la cou- 
leur des ailes. Les pattes sont blanchâtres. 

Cette description concerne les deux sexes. 

M. Treitschke considère comme une variété de 
cette espèce la P. 4lbidalis de Hubner, qui n’en 
diffère en effet que parce que le fond de ses 
ailes est blanchâtre, ce qui fait ressortir davan- 
tage les lignes et les taches dont elles sont mar- 
quées. 

La chenille vit sur le prunier épineux (prunus 
spinosa), suivant les auteurs du Catalogue de 
Vienne, et, suivant les renseignements fournis 
à M. Treitschke par M. de Tischer, entre des 
feuilles réunies de véronique officinule (veronica 
officinalis), d'ortie et de framboister. Elle est 
d’une forme svelte, d’un vert-clair-vitreux, avec 
deux larges raies longitudinales blanchätres sur 
le dos, qui ne laissent entre elles qu'un trait étroit 
de la couleur du fond. On voit sur le premier 


DES LÉPIDOPTÈRES. 93 
anneau, tout près de la tête, deux gros points 
noirs, et, sur le milieu de celle-ci, deux points 
de même couleur, mais plus petits. Les pattes 
abdominales sont de la couleur du corps, et Îles 
pectorales tachées de noir. 

Cette chenille se trouve de mai en juin sur 
les plantes citées plus haut. Elle se renferme 
dans un tissu blanc pour se changer en chrysa- 
lide, et son papillon se montre au commence- 
ment de juillet. 

La Prunalis se trouve dans les endroits aqua- 
tiques ; elle n’est pas commune aux environs de 
Paris. 


94 HISTOIRE NATURELLE 


nt 6 Se SN 6 ER RE SENS LE D D ER NE AR 0 RL SARA RU LL 8/0 0 NRA ARE NE 


CMLXXXV. SCOPULE POUDREUSE. 
SCOPULA PULVERALIS. {PI 5, fig. 4.) 


ScopuLa PuLVERALIS (1). 7reits. Schmett. von europ. t. vir. 
p. 63. n° 8. Curtis. 
PyRÂLIS PULVERALIS, Hubn. tab. 17. fig. 10. (fœm.) 


Envergure, 10 lignes. 


Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous 
sont d’un jaune-paille finement saupoudré de 
brun, avec deux lignes brunes courbes et pres- 
que parallèles, mais à peine marquées, sur les 
supérieures, et une seule ligne semblable sur les 
ailes inférieures. On voit en outre, dans le mi- 
lieu de l'intervalle qui sépare les deux premières, 
un petit point brun également à peine marqué. 
La frange est simple et d’un jaune-paille clair. 

La tête, le corps , les antennes et les paites 
sont de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 


(1) L'ouvrage de M. Treitschke porte Palveralis ; mais 


c’est sans doute une faute d'impression. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 99 

Je possède depuis longtemps dans ma collec- 

tion deux individus de cette espèce, sans me 

rappeler où je les ai pris. Je présume néanmoins 

que c’est dans le midi de la France. Hubner et 

M. Treitschke sont les seuls qui en parlent, et 
ils se taisent sur ses premiers états. 


UZ 


96 HISTOIRE NATURELLE 


RDA Le 9 9 A RS AE A NPA EE A RS UE NS A SR GE D ARS RU RL RSA Da RU ne PS 


CMLXXXVI. SCOPULE PARÉE. 


SCOPULA STICTICALIS. (PI. 5, fig. 5.) 


ScopuLA STIGTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vir. 
pag. 64. n° 9. Curtis. 

PyraLis FUSCALIS. Aubn. tab. 7. fig. 45. (mas.) 

PyraLis sricricaLis. Linn. S. N. 1. 2. 883. 340. Faun. 
suec. ed. 2. n° 13b4. Gotze. 

PHaLÆNA sricricaLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 235. 390. 

La PARÉE (P. STiCricALIS ). Devil! Entom. linn. tom. 11. 


pag. 438. n° 789. 
Envergure, 10 lignes et demie, 


Les ailes supérieures en-dessus sont d'un gris- 
brun, avec une bande très-étroite jaune à leur 
extrémité , une tache en croissant de la même 
couleur à leur sommet, et une tache carrée d’un 
jaune plus päle dans leur milieu. D’autres taches 
d’un blanc-bleuâtre mal arrêtées se voient sur 
le reste de leur surface, mais n’existent pas sur 
tous les individus. Les ailes inférieures en-dessus 
sont également d’un gris-brun, avec deux lignes 
jaunes , dont une marginale très-fine et l’autre 
médiane plus épaisse, celle-ci est sinueuse, et 
s'éteint avant d'arriver au bord interne. Enfin la 


DES LÉPIDOPLIÈRES. 97 
frange des quatre ailes est simple, large ct d’un 
gris-noirâtre. 

le dessous des quatre ailes est d’un jaune- 
paille luisant, avec deux taches grises dans le 
milieu des supérieures. Chaque aile est en outre 
traversée par une ligne sinueuse grise, et une 
série de petites taches de cette même couleur, 
qui longent le bord terminal. 

La tête, le corps et les antennes sont d’un gris- 
brun, et les pattes d’un gris-blanchätre. 

Cette description concerne les deux sexes. 

L'espèce dont il s’agit vole en mai sur les 
prairies humides. Elle n’est pas rare dans le midi 
de la France. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


% 


NocTURNES, V. — Il" Partie. 


ES | 


98 HISTOIRE NATURELLE 


LA LS SR N US STE SNS NS NS RS ASUS LE RS NN LS EE LS LS LS RUES ANS LES LA RS UE ES AS NE EN LA RS 


CMLXXXVIT. SCOPULE OPAQUE. 


SCOPULA OPACALIS. (PL. 5, fig. 6 et 5.) 


0 


ScopuLa opAGaALIS, Treits. Schmett, von europ. tom. vit. 
pag. 68. n° 11. 


PyraLis OpacaLISs. Hubn. tab. 26. fig. 169. (mas.) fig, 130. 
(fœm .) 


PyRaLis ÆREALIS. Hubn. tab. 7. fig. 44. (imas.) 
Envergure, 10 lignes + à 11 3. 


Les quatre ailes en-dessus sont d'un brun foncé 
fortement chargé d'atomes soyeux, de couleur 
olivâtre, principalement aux ailes supérieures. 
Celles-ci sont traversées vers leur extrémité par 
une bande étroite d’un jaune-päle, à la fois 
flexueuse et anguleuse. Une bande semblable, 
mais souvent oblitérée à ses deux extrémités, 
traverse le milieu des ailes inférieures. La frange 
des unes et des autres est grise et précédée d’une 
ligne jaunâtre. 

Le dessous des ailes supérieures est d’un 
brun foncé; celui des inférieures est d’un blanc- 
jaunâtre, avec une raie noirâtre arquée au milieu. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 


DES LÉPIDOPTÈRES. 99 
couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance 
plus pâle. Une touffe de poils jaunes termine 
l'abdomen du mäle ; c’est la seule différence que 
nous ayons remarquée entre les deux sexes. 

Nous rapportons à cette espèce la P. Ærealis 
de Hubner, qui n’en est, suivant nous, qu'une 
variété plus grande et moins foncée. 

La Scopule Opaque vole en juillet sur les mon- 
tagnes secondaires. Elle n'est pas rare dans le 
midi de la France. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


LS 


100 HISTOIRE NATURELLE 


RURAL S SR NA RS DRE VENEN TE VELOLLLITIAUAU LILI SR RU LILISSAIA SAS NS SAS RS LS 


CMLXXX VII SCOPULE DU SISYMBRE. 


SCOPULA MARGARITALIS. (PL. 6, fig. 1.) 


\ 


SCOPULA MARGARITALIS, Zreits. Schmett. von europ. t. vir. 
pag. 73. n° 17. John Curtis. 

PyRALIS MaRGariTazis. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. 
Larv. lep. vi. pyr. 1v. legitim. E. a. b. fig. 2. a. b. 

PyRaLis ERUCALIS. Aubn. tab. 9. fig. 55. (fœm.) 

PHALÆNA MarGariTaLIS. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 226. 363. 

Germar. U. Zincken, mag. d. Entom. 11. B. d. S. 442. 


U. 444. 


Envergure, 1 pouce, 


Les ailes supérieures en-dessus sont dun 
jaune-pâle, avec une tache ferrugineuse à leur 
extrémité. Chacune d'elles est en outre traver- 
sée obliquement par quaire lignes dentelées éga- 
lement de couleur ferrugineuse, mais dont les 
trois premières sont souvent oblitérées ou indi- 
quées seulement par des points, tandis que la 
dernière, qui longe le bord terminal, est toujours 
bien marquée, La frange est d’un brun-ferru- 
gineux. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 101 
jaunâtre chatoyant, avec leur extrémité très 
légèrement teintée de ferrugineux. 

Le Cessous des quatre ailes est de la couleur 
du dessus des ailes inférieures , avec une tache 
centrale et une ligne arquée brunes sur les su- 
périeures seulement. | 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des ailes, et les pattes blanchätres. 

Cette Cescription concerne les deux sexes. 

La chenille vit sur le sésymbre sauvage (sisym- 
brium silvestre) et sur Vibéride amère (iberis 
amara). Elle est fusiforme, avec la tête noire, le 
corps rayé de gris et saupoucré de noir, et les 
pattes vrises, Cette chenille vit en société dans 
une toile commune. Vers le commencement de 
l'automne, lorsqu'elle a atteint toute sa taille, 
elle se retire dans la terre et s’y forme une co- 
que en forme ce barillet, d’un tissu très-blanc à 
l'intérieur , et revêtue extérieurement de mo- 
lécules de terre ou de débris de plantes. Elle 
passe ainsi l’hiver et ne se chrysalide qu’au prin- 
temps suivant, Le papillon se montre depuis la 
fin de juin jusqu’au milieu d’août. 

L'espèce dont il s’agit est une des plus com- 
munes du genre, du moins aux environs de Paris. 
On la trouve partout où croissent les deux 
plantes sur lesquelles vit sa chenille. 


102 HISTOIRE NATURELLE 


BELLBILE LIRE VIEIRS LUS RS VAL S LISE D VS ÉÉLITULS LEA S LITE LES NE LENS ANR LS SAS TS 


CMLXXXIX. SCOPULE PAILLÉE. 


SCOPULA STRAMENTALIS. (PI. 6, fig. 2.) 


SCOPULA STRAMENTAIIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vai. 
pag. 76. n° 18. 

PyraLis ELUTALIS. Hubn. tab. 10. fig. 62. (fœm.) Zllig. 

PHALÆNA PALLIDATA. Berl. Mag. 1v. B. 6. St. S. 618. n.98. 


SCOPULA ELUTALIS. John Curtis. 
Envergure, 1 pouce. 


LES ail:s supérieures en-dessus sont d’un 
jaune-paille clair, avec les nervures, trois lignes 
transverses arquées et flexueuses , et une tache 
réniforme centrale d’un brun-ferrugineux. Cette 
tache est coupée au milieu par lune des trois 
lignes dont nous venons de parler, lintermé- 
diaire. Indépendamment de ces trois lignes, on 
en voit une quatrième arquée en sens contraire 
des autres, près du bord terminal, et l’intervalle 
qui la sépare de la précédente est fortement 
ombré de brun-ferrugineux. Enfin la frange est 
grise et précédée d’une ligne brune. 

Les ailes inférieures en- lessus sont d’un blanc- 
jaunâtre chatoyant , et légérement bordées de 
brun-ferrugineux, avec leur frange blanche et 
tachée de gris au milieu. 


Pyr alites ve PL; CCXV. 


PTT TT 2 

1Sc opule du Sisymbre/Hergarttrhs/mile .2 Idem Paillée (Stramentals) vale. 

3 Botys de l’Ortie (Trucals) mâle. 4et5 Id. Lancéolé/Zanceakr/male et fem. 
G et Gi I. Cendré { Cnerals/wmale et fem . 


DES LÉPIDOPTÈRES. 103 


Le dessous des ailes supérieures est d’un blanc- 
jaunâtre chatoyant , avec la côte, un point dis- 
coïdal et une large bande marginale d’un brun- 
noirâtre. Celui des ailes inférieures est également 
d’un blanc-jaunâtre, avec une ligne de points 
bruns longeant le bord terminal. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des ailes. Les pattes sont blanches. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus, vole en juillet dans les marais du 


nord de la France. Elle est rare dans les collec- 
tions. 


104 HISTOIRE NATURELLE 


SALE SNS ER ARS LRQ QE AUS LR 4 ERA RUE RUE ELA DUR LA SL AS LS SEULE I LRLRS LUN ES + D LE 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, 
ne courant pas toujours entiérement les inférieures dans 

2 . LA L+ 
l'état de repos , et formant plus ou moins la queue d'hiron- 


delle par leur rapprochement. 


GENRE BOTYS. 


8. GENUS BOTYS. 


PYRALIS. Linn. Illig. etc. 
PHALÆNA. Degcer. Fabr. Geoff. etc. 
BOTYS. ZLatr. Treits, 

SCOPULA. Curtis. 

DIAPHANIA. Stephens. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs droits et plus ou moins courts, avec le der- 
nier article très-aigu. — Trompe longue. — Antennes 
simples et corps effilé dans les deux sexes. — Ailes supé- 
rieures plus ou moins lancéolées, et ne couvrant pas tou- 
jours entièrement les inférieures dans l’état de repos. 

Chenilles (à seize pattes) à corps allongé et moniliforme, à 
Peau transparente et couverte de petites verrues surmontées 
chacurie d’un poil court. — Chrysalide effilée, enveloppée 


21 » . . # 
d'un léger tissu dans une feuille roulée en cornet. 


En comparant ce genre avec celui qui pré- 
cede,onvoitqueles Botys diffèrent principalement 


DES LÉPIDOPTÈRES. 105 


des Scopules, en ce que, chez eux, les palpes in- 
férieurs seuls sont visibles et bien aéveloppés. 
D'un autre côté, leurs ailes supérieures sont géné- 
ralement plus allongées et plus aigués, et ils ont 
pour habitude de les tenir plus ou moins écar- 
tées dans l’état de repos, en relevant l'extrémité 
de leur abdomen. Enfin leurs chenilles ont seize 
pattes, tandis que celles des Scopules n’en ont 
que quatorze. Toutefois elles se tiennent ca- 
chées comme celles-ci dans l'intérieur des 
feuilles qu’elles roulent en cornet, et s’y chan- 
gent en chrysalide lorsque cette métamorphose 
a lieu en été ; car si elle ne doit s'opérer qu’au 
printemps suivant, elles se réfugient alors dans 
quelques gerçures d’écorce ou dans des fentes 
de mur pour y passer l’hiver. 

La plupart des Borys se trouvent dans les prai- 
rivs et dans les endroits ombragés et humides ; 
quelques-uns seulement préferent les lieux secs 
et élevés. Tous ont le vol court pendant le Jour, 
et s'écartent peu de la plante qui a nourri leurs 
chenilles. C’est en battant les buissons et les 
hautes herbes, qui leur serveut d’abri, qu on les 
en fait sortir; iais ils ne tarjent pas à y ren- 
trer, en se cachant sous les feuilles, dans une 
position renversée, Leur apparition a lieu pen- 
dant les mois de juin, de juillet et août. Il est 
rare d'en rencontrer avant et après ce temps. 


100 HISTOIRE NATURELLE 
Ce genre étant tres-nombreux , nous l'avons 
divisé en trois sections, ainsi qu'il suit : 
SAVOIR : 


A. Les quatre ailes également colorées et traversées par des 


lignes qui se continuent des supérieures sur les infé- 


rieures. 

Urticalis. Silacealis, Sambucalis, 
Lancealis. Cinctalis. Ophialis * 
Cineralis. Flavalis. Carnealis.* 
V'erticalis. Verbascalis. Terrealis.* 
Hyalinalis. Rubiginalis. 


B. Les ailes supérieures plus colorées que les inférieures , et 


traversées par des lignes qui ne se continuent pas sur 


celles-ci, 

Politalis. Ochrealis. Forficalis. 
Trinalis. Comparalis. Limbalis .* 
Ferrugalis. Fulvalis. Polygonalis. 
Pandalis.* Sericealis. Hybridalis. 


C. Les quatre ailes à fond uni, avec ou sans taches, mais sans 


lignes sur les supérieures comme sur les inférieures, 


Unionalis. Gilvalis.* Palustralis.* 
Palealis. Turbidalis.* 
Sulphuralis * Æruginalis * 


Nota. Les noms marqués d’un * 


sont ceux des espèces qui 
nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous 
parvenons à nous les procurer, car elles sont très-rares pour 


la plupart, et nous les avons demandées inutilement en Alle- 


ES 


magne., 


DES LÉPIDOPTÈRES. 107 


DLL TE TETE TETE EEE TEEN ETES SSSR SES SSL 


CMXC. BOTYS DE L'ORTIE. 


BOTYS URTICALIS. (PI. 6, fig. 3.) 


Borys urTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vit. 
pag. 106. n° 20. 

Pyrazis uRTICALIS. Hubn. tab. 12. fig. 78. (mas.) Larv. 
lep. vi. pyr. 1v. legitim. C. a. b. fig. 1. a. b. Wien. Verz. 
Iilig. Brahm. 

ScopuLa uRTICALIS, John Curtis. 

GEOMETRA URTICATA. Linn. S. N. 1. 2. 873. 272. Faun. 
suec. ed. 2. n, 1297. Fuessl. Schrank. Lang, Verz. Gotze. 
Muller. Schwarz. Scopoli. 

PHALÆNA HORTULATA. Muller. Faun. frid, p. 51. n. 448. 

PHALÆNA URTICATA. Fabr, Ent, syst. 111. 2. 209. 299. 

PHALÈNE DE L’ORTIE (c. URTICATA). Devil. Ent, linn. t. 11. 
pag. 353. 

La QUEUE sauNE. Geoff. Hist. des ins. tom. 11. pag. 139. 
n° 54. Latr. Dict. d’hist. nat, 2€ éd. tom. 1v. pag. 233. De- 
geer. tom. 1. pl. 28. fig. 12-19. tom. n1. pag. 445. 

PHALÈNE URTICOLE (PH. urTicara). Walckenaër. Faun. 
Paris. tom, 11, pag. 306. n° 14. 

Réaumur. tom. 1. Mém. 14. pl. 49. fig. 16, 17 et 18. 

Roesel, tom. 1. class. 1v. tab, 14. fig. 1-8. 


Envergure, 13 lignes et demie. 


Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont 
d’un blanc luisant et comme satiné, avec deux 


103 HISTOIRE NATURELEE 


rangées parallèles de taches noires de forme 
ovale , lune contiguë au bori terminal, l’autre 
à peu de distance de celle-là. D’autres taches 
noires, irrégulières, au nombre de trois ou 
quatre, se voient sur le reste de la surface des 
ailes supérieures, dont une plus grande que les 
autres est placée au milieu et touche à la côte, 
qui est également noire; les autres avoisinent 
la base, qui est lavée d’un peu de jaune-orangé. 
Quant a:x ailes inférieures, elles n'ont qu'un 
seul point noir sur leur disque, indépendam- 
mont des deux rangées de taches qui leur sont 
communes avec les supérieures. Enfin la frange 
des premières ailes est noire, et celle des se- 
condes blanche. 

La té e et le corselet sont d’un jaune-orangé, 
avec un point noir sur chaque épauletie. L’ab- 
domen est noirâtre, avec son extrémité et le 
bord de chaque anneau l’un jaune-orangé. Les 
antennes sont noirâtres, les païtes antérieures 
jaunâtres et les postérieures blanches. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenilie de cette espèce n’est pas moins 
connue que celle du Botys /’ertical, et sa ma- 
nière de vivre est la même, c’est-à-dire qu’elle 
se tient cachée dans l’intérieur d’une feuille re- 
pliée ou roulée de la plante c'ontelle se nourrit. 


On la trouve sur plusieurs plantes basses, mais 


DES LÉPIDbOPTÈRES. 109 


principalement sur l'ortie brülante (urtica urens). 
Elle est allongée et moniliforme, d’un blanc sale 
ou jaunâtre, avec une raie fine dorsale d’un 
vert-brun, placée entre deux lignes blanches Sa 
peau est transparente, et néanmoins chargée d’un 
grand nombre de petites verrues blanchätres, 
terminées par un point noir et surmontées cha- 
cune d’un petit poil de la mème couleur Les 
stigmates ressemblent à des points noirs. Le 
premier anneau a une plaque écail'euse , ver- 
dâtre, et une tache noire de chaque côté. La 
tète est noire et marquée de trois taches blan- 
ches, dont deux rondes, et une plus grande au 
milieu, de forme elliptique. On voit en outre un 
petit trait blanc transverse au-dessus de la 
bouche. Enfin toutes les pattes sont de la cou- 
leur du corps. 

Cette chenille parvient ordinairement à toute 
sa taille en septembre ou au commencement 
d'octobre ; elle sort alors de la feuille rouiée 
qui la renfermait , pour se cacher dans quelque 
gerçure d'écorce ou fente de mur, où elle se fa- 
brique une coque de soie blanche assez mince 
pour qu'on l’aperçoive à travers. Elle prend à 
cette époque une teinte couleur de chair, et 
passe ainsi l'hiver et une partie du printemps 
sans subir de métamorphose. Ce n’est en effet 
que dans le courant d'avril qu’elle se change en 


110 HISTOIRE NATURELLE 


une chrysalide allongée d’un brun-rouge , et le 
papillon ne sort ordinairement qu’au milieu de 
juin et quelquefois beaucoup plus tard. Ainsi, 
comme l'avaient déjà observé Réaumur et De- 
geer, cette espèce met neuf mois à parvenir à 
l’état parfait. Cependant M. Treitschke prétend 
que les chenilles qui passent l'hiver, comme nous 
venons de le dire, donnent leurs papillons en 
mai, et que ceux qu'on voit voler au milieu de 
juin proviennent d’une seconde génération, qui 
subit toutes ses métamorphoses dans le court 
espace d'un mois, c'est-à-dire d'œufs pondus par 
les papillons qui éclosent en mai. Pour nous, 
nous n'avons jamais rencontré ceux-ci qu'en juin 
et juillet, et jamais plus tôi. 

Le Botys de lOrtie n’est pas moins commun 
que le Fertical, et se trouve dans les mêmes 
localités; on les rencontre ordinairement en- 
semble. 


+ 


DES LÉPIDOPTÈRES. 111 


ERSLE RAR LILAS LAURE RU RU SLA SL VILA L ALLÉE LE A LILI S LS LALELALIR STAR STAR ES 


CMXCI. BOTYS LANCÉOLÉ. 


BOTYS LANCEALIS. (PL 6, fig. 4 et 5.) 


BoTys LANGEALIS. Treits. Schmett. von europ. toi. vi. 
pag 70: n.} 10.1. 

PyRaLis LANCEALIS. Wien. Verz. Gotze Illig. 

PyRaLIS GLABRALIS. Hubn. tab. 18. fig. 117. (fæœm) 

PHALÆNA GLABRALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 227. 365. 


ScoPULA LANCEALIS. John Curtis. 


Envergure , 12 lignes et demie. 


GE Botys est celui de tout le genre qui a les 
ailes les plus allongées et les plus aigués. Elles 
sont en-dessus d’un jaune-paille luisant , avec 
leur extrémité et leur centre lavés de gris. Cha- 
cune d'elles est traversée, vers les deux tiers de 
sa longueur, par une ligne grise dentelée et tres- 
sinueuse ; une autre ligne grise anguleuse placée 
près de la base se voit en outre sur les ailes 
supérieures seulement. Enfin on remarque une 
tache ou éclaircie jaunätre sur le disque de ces 
mêmes ailes. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus pâle, et parce que 
chaque aile est marquée au centre d'un point gris. 


112 HISTOIRE NATURELLE 


La tête :t le corps sont d’un gris-jaunâtre. 
Les antennes ei les pattes sont d'une nuance 
plus claire. L’extrémité de Pabdomen est fauve. 

Cette description concerne les deux sexes, qui 
ne diffèrent entre eux que parce que les aïies du 
mâle sont encore plus lancéolées que celles de la 
femelle, dont l'abdomen est d’ailleurs beaucoup 
moins long et moins grêle. 

La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun 
auteur. M. freitschke dit seulement, d’après 
l'autorité du docteur Zincken, qu’on la trouve 
en septembre sur laure, et qu’elle se retire dans 
la tige du sum latifolium pour passer l'hiver. 
Quant au papillon, il se montre en juin et juillet 
dans les prairies humides. li n’est pas commun 
aux environs de Paris. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 119 


LAN LRRRALER LES LL RALA LARGE RAR LS LÉLILELARIRRLES ELLLARLLAR SALARIAL LLES 


CMXCII BOTYS CENDRE. 


BOTYS CINERALIS. (PI, 6. fig. 6 et 7.) 


Borys FuscaLis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi. 
pag. 96. n° 13. 

PynaLis FusCALISs. Wien. Verz. Illig.Gotze. 

PyraLis cINFRALIS. Hubn. tab. 10. fig. 66. (fœm.) 

PHALÆNA CINERALIS. Fabr. Ent. syst, 111. 2. 230. 379. 


SCOPULA FUSCALIS. John. Curtis. 
Envergure, 9 à 11 lignes. 


Les quatre ailes sont en- dessus d’un gris- 
cendré , avec un reflet jaunâtre, Les supérieures 
sont traversées par deux lignes brunes dente- 
lées, l’une pres de la base et l’autre près du 
bord terminal. La premiere est presque droite 
et à peine visible, l’autre est à la fois sinueuse 
et arquée et bordée extérieurement de jaune- 
clair. Entre ces deux lignes on voit un petit 
croissant et un point bruns à peine marqués. 
Quant aux ailes inférieures, elles ne sont traver- 
sées que par une seule ligne semblable à la se- 
conde des ailes supérieures. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 

NOCTURNES, V. — Ile Partie. 8 


114 HISTOIRE NATURFLLE 


sus que parce que les lignes et les points dont 
nous venons de parler y sont à peine visibles. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
sont de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes, qui 
ne diffèrent entre eux que par la brosse de poils 
jaunes qui termine l'abdomen du mâle, 

La chenille, suivant les renseignements four- 
nis à M. Treitschke par M. de Tischer qui Pa 
élevée, vit sur la verge d’or (solidago virgaurea), 
où plusieurs individus s'abritent en commun 
sous une même toile. Elle a trois quarts de 
pouce de longueur, et sa couleur varie beau- 
coup. Elle est le plus ordinairement d’un vert- 
blanc, avec une raie dorsale et plusieurs lignes 
latérales d’un vert-clair. Le corps est en outre 
chargé de plusieurs rangées de petites verrues 
blanchätres, de chacune desquelles sort un poil. 
Enfin la tête est jaune. Une variété est d’un jaune- 
pâle, avec une raie dorsale et des lignes latérales 
d’un gris-jaune, et la tête d’un vert-brun. 

En septembre, cette chenille file un tissu dans 
une fente d’écorce d'arbre ou sous une pierre, 
passe ainsi l'hiver et ne se change en chrysalide 
qu'au printemps suivant. Le papillon paraît en 
mai et Juin. 

Le Botys Cendré se trouve dans les bois secs, 
comme dans les bois humides; mis 1l est à re- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 115 
marquer que les individus qu'on prend dans la 
premiere localité sont plus grands et moirs fon- 
cés en couleur que ceux qui proviennent de la 
seconde. J'ai cru devoir faire représenter ces 
deux variétés. J'ai pris la première en quantité, 
cette année (1831), dans les rochers qui envi- 
ronnent la petite ville de Nemours, et j'avais 
trouvé précédemment la seconde dans les parties 
ombragées du bois de Meudon. 


5 


Ce 


1160 HISTOIRE NATURELLE 


ÉRALAL ILE VIS SELLER TUR RAR LR BAL RL ER ILRLLÈERRAVÉLELAS LE LLAS AD LEE NS LLLES 


CMXCHI. BOTYS VERTICAL. 


BOTYS VERTICALIS (PI. 5, fig. 1 et 2.) 


Borys vErTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 101. n° 17. 

Pyrazis vErTicazis. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. 
Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Schwarz. Hubner. 
tab. 9. fig. 57. (mas.) 

ScopuLa vERTICALIS. John Curtis. 

Puar. verTicauis. Fabr. Ent, syst. ut. 2. 227. 366. 

La veRTICALE (P. vERTICALIS). Devil. Ent. linn. tom, 11. 
pag. 435. n° 784. 

PHALÈNE VERTICALE (P. VERTICALIS). A’alkenaër. Faun, 
par. tom. 11. pag. 307. n° 17. Latr. Dict. d’hist, nat, 2° éd, 
tom. 4. pag. 233. 

Roesel. Ins. tom. 1. clas. 1v. tab. 4, fig. 1-4. 


Réaum. Yns. tom. 11. Mém. v. pl. 19. fig. 1-5. 
Envergure, 14 à 1 lignes. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un blanc 
légèrement jaunâtre, luisant, avec des reflets 
d'opale. Leur centre, leur côte et leur extrémité 
sont plus ou moins lavés de gris suivant les in- 
dividus; mais dans tous, les ailes supérieures 
sont traversées par deux lignes dentelées grises, 
avec un croissant et un point du même gris dans 


DES LÉPIDOPTÈRES. WEy 


le milieu de l'intervalle qui les sépare. Ces deux 
lignes sont aussi éloignées dans le haut que rap- 
prochées dans le bas, et celle qui avoisine la 
base est presque droite et placée obliquement 
en sens contraire de l’autre , qui est à la fois si- 
nueuse et arquée. Quant aux ailes inférieures, 
elles ne sont traversées au milieu que par une 
seule ligne grise dentelée et tres-sinueuse, avec 
un point discoidal de la même couleur. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une teinte plus pâle et des reflets 
d'opale plus prononcés. 

La tête, le corps et les antennes sont, ainsi 
que les pattes, de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenille de cette espèce est bien connue; 
elle vit sur la grande ortie (urtica dioica), où 
elle se tient toujours cachée dans une feuille 
roulée en cornet. On la trouve parvenue à toute 
sa taille à la fin de juin ; elle peut avoir alors un 
pouce de longueur. Elle est effilée et monili- 
forme, avec les pattes abdominales très-minces et 
en forme de jambes de bois, comme le dit Réau- 
mur. Elle est verte, luisante et comme vernie, 
avec le dos blanchätre et une ligne dorsale obscure 
qui n'est autre chose que le canal alimentaire 
qu'on aperçoit à travers la peau, qui est trans- 
parente. Cette peau est cependant parsemée de 


118 HISTOIRE NATURELLE 


petites verrues de la même couleur qu’elle, et 
surmontées chacune d’un poil court et blanc. 
La tête est d’un vert-brun , avec les mandibules 
noires. Le premier anneau est garni d’une plaque 
écailleuse noirâtre et marqué latéralement d’un 
point de la même couleur. 

Cette chenille est aussi craintive qu’elle est 
agile; au moindre ébranlement du cornet qui la 
renferme elle s’en échappe par un des bouts en 
se laissant tomber à terre , retenue par un fil qui 
lui sert à remonter lorsqu'elle croit le danger 
passé. Dans les premiers jours de juillet, elle ta- 
pisse l’intérieur de ce même cornet d’un léger 
tissu, et s’y change en une chrysalide d’un brun- 
rouge foncé, de forme très allongée et ayant sur 
le dos de Pabdomen des élévations en dents de 
scie, au nombre de quatre sur chaque anneau ; 
celles des anneaux du milieu sont les plus fortes, 
et leur pointe est recourbée en avant. Le pa- 
pillon se développe au bout de deux ou trois 
semaines. 

Le Botys ’ertical est un des plus communs 
du genre : il suffit en juillet de battre la pre- 
miere touffe de grande ortie qu’on rencontre 
pour en faire sortir des douzaines à la fois, qui 
ne tardent pas à y rentrer. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 119 


LS L SRE LS REED RER TE LS TESTS RES LS TT SSL LS LASELERESVARRÉRTREREE SN 


CMXCIV. BOTYS HYALIN. 


BOTYS HYALINALIS. (PI. 7, fig. 3.) 


Boryxs nyaALiNaLIs. Treits. Schmett, von europ. tom. vri. 
pag. 100. n° 16. 
PyrarismyaLinaLis. Schrank. Hubn. tab. 11. fig.74.([œm.) 


ScoPULA HYALINALIS. /ohn Curtis. 
Envergure , 13 à 14 lignes. 


CE botys ressemble un peu au Vertical. Ses 
quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-päle lui- 
sant et légèrement irisé. Les supérieures sont 
traversées par trois lignes grises, dont une den- 
telée longe le bo:d terminal. Les deux autres 
sont légèrement ondulées et aussi écartées dans 
le haut que rapprochées dans le bas. Celle qui 
avoisine la base est arquée ; l’autre est à la fois 
sinueuse et arquée. Entre ces deux lignes on voit 
deux taches grises, l’une réniforme et l’autre 
srbiculaire. 

Les ailes inférieures sont traversées par deux 
lignes grises, dont une ondulée, au milieu, et 
l’autre dentelée, longeant le bord terminal. 

Le dessous des quatre ailes présente le même 


120 HISTOIRE NATURELLE 


dessin que le dessus, sur un fond plus pâle et 
plus irisé. 

La tête et le corselet sont jaunes, ainsi que 
l'extrémité de l’abdomen. Le reste du corps, les 
antennes et les pattes sont blanchâtres. 

Cette description faite sur un male peut s’ap- 
pliquer également à la femelle, qui n’en diffère 
que parce que son abdomen est entièrement 
blanchatre. 

Le Boiys Hyulin vole en juin et juillet dans 
les prairies voisines des bois. Il est rare aux envi- 
rons de Paris. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


Nocturnes D. | oceuz 


PDT Prat ai Does. 

Let 9 Pour Vertical /lértrcatir / mâle et femelle 5.14. Hyalin /Zyalénrtér/ 

mâle. 44. du Houblon / f/rccatir/ femelle. 5ad. Cemt /Cnetater/ Dessus et des 
sous. 7. et OI Jane -Sern / Flavalis] dessus ct dessous. 


NT 
NUS 


» 
t 


RTS 


DES LÉPIDOPTÈRES. 121 


SLILISSISS RS 
COLORIS LS SSL LS LIL LS LS LS LIL: 220215221255 2 LES RSS LS SSL LS 


CMXCV. BOTYS DU HOUBLON. 


BOTYS SILACEALIS. (PI. 7, fig. 4.) 


Borys siLacEaLis. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. 
pag. 81. n° 2, 
PyraLis SILACEALIS. Hubn. tab. 18. fig. 116. (fœm.) 


PyraLis NUBILALIS. Hubn. tab. 14. fig. 94. (mas.) 


Envergure , 11 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
brun-rougeâtre , avec une raie dentelée Jaune 
qui les traverse à peu de distance du bord ter- 
minal , et une tache de la même couleur sur leur 
disque. Les ailes inférieures en-dessus sont d’un 
blanc-jaunâtre, avec une raie centrale et une 
bande marginale d’un gris un peu rougeâtre. La 
frange est d’un jaune-pâle, 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc- 
Jjaunâtre, avec la répétition du dessin du dessus, 
marqué en gris. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes. 
Les antennes et les pattes sont d’un Jjaune-pâle. 

Cette description ne concerne que le male : la 


122 HISTOIRE NATURELLE 


femelle, suivant M. Treitschke, a les ailes supé- 
rieures jaune-nuancé de gris, avec une raie den- 
telée brune et les ailes inférieures plus pâles. 

Novs rapportons , comme lui, à cette espèce, 
la Nubilalis d'Hubner, qui n’en diffère que 
parce que le fond de ses ailes est d’un brun 
foncé, au lieu d'être d’un brun-rougeàtre ou 
jaunâtre. 

Le même auteur décrit ainsi la chenille. «Elle 
«a trois quarts de pouce de long lorsqu'elle est 
parvenue à toute sa taille. Elle est lisse, lui- 


= 
# 


« sante , de couleur sale en-dessus et blanchätre 
«en-dessous, avec la veine médiane plus sombre 
«et la tête d’un brun-noir. Le premier anneau 
«est jaunâtre, teinté de brun-noir, avec un trait 
«longitudinal blanc. Sur chacun des autres 
«anneaux se trouvent placés transversalement 
«trois mamelons noirâtres et luisants. Depuis 


A 
# 


le quatriènte anneau jusqu’au onzième, deux 
«petits points noirs sont placés derriere ces 
« mamelons , de manière à former avec eux un 
« losange. Sur le douzième anneau les mame- 
« lons se confondent l’un dans l’autre. Les pattes 
« sont blanchâtres 

«On trouve cette chenille parvenue à toute 


[ 


R 


sa taille en automne, ainsi qu’au printemps. 
«Elle vit dans les tiges du houblon (humulus 
« lupulus) et d'autres plantes analogues. L’éclo- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 123 


« sion du papillon a lieu au bout de trois semaines 
« ou bien au commencement de juin. » 

Le Botys Si/aceulis se trouve principalement 
dans les pays où l’on cultive le houblon. Je ne 
l'ai jamais rencontré aux environs de Paris. 


12/ HISTOIRE NATURELLE 


SN INSS ENS LS Se EURE SERRE RS ES ESS SL ARS SR RES A ARS RQ RS © HR RSR DANS ES 


CMXCVI. BOTYS CEINT. 


BOTYS CINCTALIS. PI. 7, fig. 5 et 6.) 


Borys CINCTALIS. 7reits. Schmett. von europ. tom. vit. 
pag. 97. n° 14. 

Pyrazis LimBalis. Schrank. Hubn. tab, 11. fig. 72. (mas) 
fig. 73. (fœm.) 


ScoPULA CINCTALIS. John Curtis. 


Envergure, 11 à 13 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune- 
pale, et traversées par trois raies dentelées d’un 
jaune orangé, dont une pres de la base et deux 
près du bord terminal; celles-ci sont tres-rap- 
prochées et presque parallèles. On voit en outre 
au milieu des mêmes ailes une tache réniforme 
et un point du même Jaune. Mais ces raies et 
ces taches s’effacent pour peu que l'insecte ait 
volé. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un jaune 
plus pâle que les supérieures et légèrement teinté 
de verdâtre, avec deux raies transversesnoiratres, 
qui s'éteignent avant d'arriver au bord interne, 


dont une au milieu et l’autre longeant le bord 


DES LÉPIDOPTÈRES. 120 
terminal, La première est surmontée d’un point 
discoïdal à peine marqué. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-päle 
luisant, avec les mêmeslignes et les mêmes taches 
qu'en-dessus , mais marquées en noir ainsi que 
les nervures. 

La tête et le corselet sont d’un jaune-orangé . 
ainsi que les antennes. L’abdomen et les pattes 
participent de la couleur des ailes inférieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Schrank a trouvé la chenille en juin sur ie 
genét à balais (spartium scoparium), mais il 
n'en donne pas la description. Quant au pa- 
pillon, il parait en juillet et août et vole en abor- 
dance, du moins aux environs de Paris, dans les 
prairies sèches et les champs de luzerne; mais il 
est rare de le prendre frais, tant ses couleurs 
en-dessus sont fugitives, tandis que celles du 
dessous persistent. Aussi l’avons-nous fait repré- 
senter des deux côtés, pour qu'on le reconnaisse 
plus facilement. 


126 HISTOIRE NATURELLE 


RER RE RER TEE TE TE EE TE EE LE ET EEE NE ES ENT ENT ENE NE EETE TE  € 


CMXCVIS BOTYS JAUNE-SERIN. 
BOTYS FLAVALIS. (PI. 7, fig. 7 et8.) 


Borys FLAvALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. 
pag 99. n° 15. 

PyrALis FLAVALIS. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 
11. fig. 69. (fœm.) 

SCOPULA FLAVALIS John Curtis. 

PHaLÆNa FLaVaLiIs. Fabr. Ent. sys. 111. 2. 233. 393. 

La JAUNATRE (P. FLAVALIS). Devill. Ent, linn, tom, 1v. 
pag. D18. 

Envergure, 10 à 14 lignes. 

Lxs ailes supérieures en - dessus sont d'un 
jaune-serin, et traversées par deux lignes d’un 
jaune-brun, très-distantes l'une de l’autre dans 
leur partie supérieure , et très-rapprochées dans 
leur partie inférieure. Celle qui avoisine la base 
est ondulée, et placée obliquement en sens con- 
traire de la seconde , qui est également ondulée 
et de plus sinuée. Entre les deux lignes on re- 
marque deux taches, l’une réniforme et l’autre 
orbiculaire , et sous cette dernière un petit point 
gris comme elles. Mais tout ce dessin est à peine 
visible, tant il tranche peu sur le fond, et dans 
beaucoup d'individus il est entièrement oblitéré. 


DES LEPILOPTÈRES. 1927 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un Jjaunt- 
soufre, avec une seule ligne grise sinueuse qui 
les traverse au milieu; mais cette ligne n’est pas 
plus marquée que celles des ailes supérieures. 

La frange des quatre ailes est grise. Le des- 
sous offre un dessin plus prononcé que le des- 
sus : les quatre ailes ont leur fond d'un gris-noi - 
râtre saupoudré de jaune qui les fait paraître 
verdâätre. On voit au centre des supérieures un 
groupe de plusieurs taches d’un Jjaune-pâle , dont 
les plus petites sont rangées sur une ligne courbe, 
parallèle au bord terminal. Les ailes inférieures 
offrent dans leur milieu une éclaircie jaunâtre, 
traversee par deux lignes grises. 

La tête et le corselet sont de la couleur des 
ailes supérieures, ainsi que les antennes. L'abdo- 
men et les pattes participent de celle des ailes 
inférieures. 

Cette espèce, qui varie beaucoup pour la taille, 
vole en juillet sur les prairies sèches des mon- 
tagnes; elle est rare aux environs de Paris, Sa 
chenille n’est pas connue. M. Treitschke pré- 
sume cependant qu'elle vit sur le caëlle-lait blanc 
(galium mollugo), attendu qu'il rencontre tous 
les ans le papillon dans une localité couverte de 
cette plante. 


128 HISTOIRE NATURELLE 


DR SEUL RS LS LÉ NS LEE LENS ÈS LS SAR SES LUE LS ER ES LE RE L AU VS LEURS AU /É LEURS AS AA E 


CMXCVIIT. BOTYS DU BOUILLON-BLANC. 


BOTYS VERBASCALIS. (PI, 8, fig. 1.) 


BoTys VERBASCAL'S. T'reits. Schmett. von europ. tom. vix. 
pag. 88. n° 6. 

Pyrais verBascaLIs. Wien. Verz. Illig. Gotze. 

Pyraris arncuaLis, Hubn. tab. 12. fig. 80 (mas.) 


SCOPULA VERBASCALIS. John Curtis. 


Envergure, 9 lignes et demie. 


Les quatre ailes en-dessus sont jaune-d’ocre , 
et traversées par trois lignes arquées noirâtres 
sur les supérieures , et par deux seulement sur 
les inférieures, avec un point discoïdal de Îla 
même couleur sur chaque aile. Le bord terminal 
des quatre ailes est noirâtre , et longé par une 
raie dentelée d'un gris-brun. Les nervures et la 
frange sont également du même gris. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus pâle. 

La tête et le corps sont d’un gris-brun, avec 
les segments de l'abdomen bordés de jaune. Les 
antennes sont brunes et les pattes jaunâtres. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 129 


La chenille de cette espèce n'est décrite ni 
figurée dans aucun auteur; il paraît cependant 
qu'elle vitsur /e bouillon-blanc (verbascum thap- 
sus), comme le nom de son papillon l'indique, 
car celui-ci ne se trouve que dans les endroits 
où cette plante abonde. Il vole en Juillet. Je lai 
pris quelquefois au bois de Boulogne. 


Lépiporr. VIII. Nocr. V.—II° Partie. 9 


130 HISTOIRE NATURELLE 


L2121:1:71:1:1:,2221:12:1:1:2121:121,2121:1:2:12151:5:21212:2211:1::12:212:h:22 


CMXCIX. BOTYS RUBIGINEUX. 


BOTYS RUBIGINALIS. (PI. 218, fig. 2.) 


BoTysRUBIGINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. 


pag. 87. n° 5. 
PyYRALIS RUBIGINALIS. Hubn. tab. 12. fig. 79. (fœm.) 


Envergure , 8 lignes 


Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune- 
orangé, avec une large bande terminale et la 
côte des supérieures d’un brun-ferrugineux. 
Deux lignes arquées et sinueuses de cette der- 
nière couleur traversent les premières ailes , et 
une seule les secondes. On voit en outre au mi- 
lieu des premières ailes un petit croissant égale- 
ment ferrugineux. Enfin les nervures sont rou- 
geâtres et la frange noirâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus pale. 

La tête et le corps sont d’un brun-ferru- 
gineux, ainsi que les antennes. Les pattes sont 
jaunûtres. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espece vole en mai dans les endroits 
herbus des bois. 

Ses premiers états sont inconnus. 


DES LÉPIDOPTÈRES 131 


FIPINITÉIANEUELOL ISLE LE VIELE LS SOUS VILLA SUIVI TAS SA ONLIAR TIR TRS 


M. BOTYS DU SUREAU. 


BOTYS SAMBUCALIS. (PI. 218, fig. 3.) 


Borys samBucazis. Treits. Schmett. von europ. tom., vit, 
pag. 83. n° 3. 

PyYRALISSAMBUCALIS, Wien, Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze. 
Brahm. Hubn. tab. 13. fig. 81. (mas.) Larv. lep. vi. pyÿr. 1v. 
legitim. C. a. b. fig, 2. à, b. 

SCOPULA SAMBUCALIS. John Curtis. 

PHALÆNA SamBucaTA. Fabr, Ent. syst. mr. 2. 215, 320. 

PHaLÈNE DU SUREAU (G. sAMBUGATA), Devill, Ent. linn. 
tom. 1v. pag. b13. 


Envergure, 10 à 1rlignes et demie. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun 
foncé saupoudré de jaune, avec plusieurs grandes 
taches d’un blanc-jaunâtre , les unes presque 
rondés, les autres de forme irrégulière, dont 
trois sur les ailes supérieures et quatre sur les 
inférieures. Indépendamment de ces grandes ta- 
ches qui occupent les trois quarts de la surface 
des ailes, on en voit de plus petites principale- 
ment le long du bord terminal: celles-ci sont 
cunéiformes ou semi-lunaires. Toutes ces taches 
sont cernées de brun-noirâtre. 


9. 


139 HISTOIRE NATURELLE 


Le dessous des quatre ailes ne diffère du 
dessus que par une teinte plus pâle et un reflet 
irisé. 

La tête, le corps et le antennes sont d’un 
gris-brun saupoudré de jaune. Les pattes sont 
d’un blanc-jaunûtre. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenille a la même forme que celle de 
l’Urticalis. Elle est d’un vert-pâle transparent, 
avec une ligne dorsale d’un vert-pur, bordée de 
chaque côté par du blanc qui s'éteint dans la 
couleur du fond. La tête est d’un blanc luisant. 
Le premier anneau a de chaque côté un petit 
point noir. Les seize pattes sont de la couleur 
du fond, ainsi que les nombreuses verrues dont 
le corps est chargé, et qui sont surmontées cha- 
cune d'un poil blanchâtre. Enfin les stigmates 
paraissent comme autant de points noirs. 

Cette chenille, qu'on trouve en septembre, 
vit en société sur le sureau et l'hièble (sam- 
bucus nigra et ebulus). Elle se tient ordinaire- 
ment sur la face inférieure d’une feuille et s’y 
couvre d’un mince tissu. En octobre, ellese re- 
tire dans quelque fente d’écorce, de planche ou 
de mur, ou bien dans les feuilles sèches, ets’ y 
fabrique une légère coque pour passer l'hiver, 
sans subir de métamorphose; ce n’est qu’au prin- 
temps suivant qu’elle se change en chrysa- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 133 


lide allongée d’un brun-fauve, d’où le papillon 
sort au bout de trois semaines; mais comme ce- 
lui-ci reparait en août, il n’est pas douteux que 
cette espèce n’ait deux générations par an. 

Le Botys du Sureau se trouve partout où l’on 
cultive cet arbre. Il n’est pas rare aux environs 
de Paris. 


134 HISTOIRE NATURELLE 


AU RSILES SIENS SELS SAIT ILS LIL LLENLS AVS TIAEN SES VS AVES ESA IS LAVAGE LR DR LOR 


MI. BOTYS POLI. 
BOTYS POLITALIS. (PI. 218, fig. 4 et 5.) 


Borys poLiTALIs. Treits. Schmett, von Europ. tom vit. 
pag. 85. n° 4. 
PyrALis PoLITALIS. {/ubn. tab. 10. fig. 61. (mas). var. tab. 


21. fig.136. (mrs.) tab. 29. fig. 183.(fœm.) Wien. Verz. Illig. 
Lang. Verz. Gotze. 


Pazæna poLiITALIS. Fabr. Ent. syst. 11. 2. 236. 403. 
L’uniE (P. poziTauis). Devil, Ent. linn, tom. 1v. pag. 518 


Envergure, 8 à 10 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont jaunes, 
avec deux bandes d'un brun-ferrugineux, l’une 
à la base et l’autre à l’extréniité. La premiere ne 
descend pas tout-à-fait jusqu’au bord interne; la 
seconde est marquée du côté de la frange de 
plusieurs petites taches jaunes, dont le nombre 
varie suivant les individus. L’intervalle qui sépare 
ces deux bandes est coupé longitudinalement par 
les nervures, qui sont d’un brun-ferrugineux , 
et l’on remarque au milieu une petite tache 
blanche en forme de 8, hordée de ferrugineux. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- 
jaunâtre, et terminées par une bande d’un brun- 
ferrugineux, précédée d’une ligne de la même 
couleur. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 139 

La frange des premières ailes est brune; celle 
des secondes est blanche, avec un peu de brun 
ou de gris seulement près de l’angle anal. 

Les antennes, la tête et le corselet sont d’un 
brun-ferrugineux. L’abdomen estd’un blanc-jau- 
nâtre, ainsi que les pattes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Parmi les nombreuses variétés que présente 
cette espèce, il sen trouve une tellement tran- 
chée qu’on la prendrait au premier coup d'œil 
pour une espèce distincte; c'est ce qui nous a 
déterminé à la faire figurer. Ce qui la caractérise 
principalement, c’est la bande marginale de ses 
ailes supérieures qui est d’un brun-noirâtre et 
entière, c'est-à-dire non interrompue par des 
taches jaunes comme dans l’espèce ordinaire. 

Le Botys Pol vole en juin et juillet dans les 
prairies et les endroits herbus et humides des 
bois. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


130 HISTOIRE NATURELLE 


DSL LS LL LL 22212222,152252, 157 STE TS STE TE MEME NET EEE TETE ON TT © 2 


MIT. BOTYS TRINAIRE. 


BOTYS TRINALIS. (PI. 218, fig. 6.) 


Borys TRINaLIs. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 103. n° 10. 

Pyrazis rrinauis. Wien, Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 1. 
fig. 68. (mas.) 

PaLæna TRINALIS, Fabr. Ent, syst. 11. 2. 226. 365. 

La TRINAIRE (P, TRINALIS). Devil. Ent, linn. tom. 1v. 
pag. 515. 


Envergure, 9 lignes. 


Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune- 
serein , avec leur extrémité bordée de gris-rou- 
geâtre. Les supérieures sont traversées par deux 
lignes ondulées et sinuées, avec trois taches dans 
le milieu de l'intervalle qui les sépare, dont une 
carrée et deux rondes. Ces lignes et ces taches 
sont du même gris que la bordure terminale. 
Une seule ligne ondulée et un point discoïdal 
de cette même couleur se voient sur les ailes 
inférieures , dont la frange est d’un gris-rougeàtre 
comme celle des ailes supérieures. 

Le dessous des quatre ailes présente le même 
dessin que le dessus sur un fond pluspâle, avec 


Pvralites. 
1 octurnes 2 Es L - 


AA 


z Duménl Land ct Prend . 

1.Botys. du Bouillon blanc. /lerbarear/ fem. 2.14. Rubigineux aber le 

3.1d. du Sureau /Jnbucatis./ fem. À. et D. Id. Poh //»4talir/mâle et var 6. Id, 
Trnare/Zrenaler/ fem. 7. Id.Ferrugineux V£ lérrugales| femelle 


TT 


“ 


4% 


DES LÉPIDOPTÈRES. 137 


des reflets d’opale, surtout aux ailes inférieures. 

La tête et le corps sont d’un jaune-serin, ainsi 
que les antennes. Les pattes sont d’un jaune- 
pâle. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce est du nombre de celles que 
nous avons été obligés de faire venir de Vienne, 
en Autriche. Elle vole en juillet autour de cette 
ville, mais assez rarement, suivant M. Treit- 
schke. 


Ses premiers états ne sont pas connus. 


és 


138 HISTOIRE NATURELLE 


ANAL ASUS SV EL TERRE LV URLS LOLITA VALALELILTALALILET SRRLALRS ELA O LA RS RURAL ÈS 


MIT. BOTYS FERRUGINEUX. 
.BOTYS FERRUGALIS. (PI, 218, fig. 7.) 


BoTys FERRUGALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi. 
pag: 94. n° 17. 

PyraLIS FERRUGALIS. Hubn. tab. 9. fig. 54. (fœm.) tab. 23. 
fig. 150. 

ScOPULA FERRUGALIS, John Curtis. 


Envergure, 10 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un 
Jjaune-ferrugineux ou couleur de rouille, avec 
deux taches et une ligne dentelée d’un gris- 
brun. L’une de ces taches est réniforme et l’autre 
orbiculaire. Quant à la ligne dentelée, elle est 
arquée et traverse l’aile à peu de distance du 
bord terminal; elle est longée extérieurement 
par une série de taches grises; on voit en outre 
un trait d’un gris-brun sous la tache orbiculaire 
précitée. Enfin la frange est de cette dernière 
couleur. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- 
cendré, avec un petit point noirâtre sur leur 
disque. Leur frangeest du même gris et précédée 
d'un liséré jaune. 


DES LÉPIDOPTÈRES,. 139 


Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- 
pâle lavé de gris, avec la répétition du dessin 
du dessus. 

La tête, le corselet et les antennes sont d’un 
jaune-ferrugineux. L’abdomen participe de la 
couleur des ailes inférieures , etles pattes sont 
Jjaunûtres. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Le Botys Ferrugineux vole en juillet dans les 
endroits herbus des bois. Il n’est pas rare au 
bois de Boulogne. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


140 HISTOIRE NATURELLE 


RLAS RS MIRARERELIELIVIVIVIILARASSVLSLIVSIVELNSADIES he hs): h21:121231,1213022515) 


MIV. BOTYS OCHREUX. 
BOTYS OCHREALIS. (PI. 219, fig. 1.) 


Borys ocmREaLis. Zreits. Schmett. von europ. tom, vai. 


pag. 92. n° 10. 
PyraLis ocHREALISs. Hubn. tab. 22. fig. 146. (mas). 


ScoPuLA OCHREALIS. John Curtis. 
Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune 
d’ocre saupoudré de brun-ferrugineux, avec 
deux raies transverses de cette dernière couleur, 
l’une près de la base et l’autre vers le milieu. 

La première estsimplement arquée; la seconde 
est à la fois sinueuse et arquée. Entre ces deux 
lignes on voit un point et un croissant de la 
même couleur qu’elles. 

Les ailes inférieures sont en dessus d’un jaune 
d'ocre uni, qui devient plus foncé en se rappro- 
chant du bord marginal. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- 
pâle, avec un point central et une ligne trans- 
verse d'un gris-noirâtre sur chacune d'elles. 
Cette ligne est à la fois sinueuse et arquée sur 


DES LÉPIDOPTÈRES. 141 


les ailes supérieures, et simplement arquée sur 
les inférieures. 

Les antennes, la tête et le corps sont d’un 
jaune-ferrugineux , et les pattes d’un jaune-pâle. 

M. Treitschke dit, d’après le docteur Sommer, 
que la chenille vit sur le conyza thapsoides, qu'on 
le trouve en mai et que son papillon paraît en 
juin; mais il n’en donne pas la description. 

N'ayant pu me procurer cette espèce en 
France, où je présume cependant qu’elle se 
trouve, j'ai été obligé de la faire venir d’Alle- 
magne. 


142 HISTOIRE NATURELLE 


AREAS LA SAVE LL RÉ LAVE TS EVER LAS REA LAS LA AUS SA UE SE SERA NULS SNS SL NONS 


MV. BOTYS COMPARÉ. 


BOTYS COMPARALIS. (PI. 219 fig. 2.) 


BorTys comparaLis. Treits. Schmett. von europ. tome var. 


pag. 89. n° 7. 
PyraLis COMPARALIS, Hubn. tab. 19. fig. 127. (fœm.) (1). 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailessupérieures sont en-dessus d’un gris- 
‘ brun, avec leur extrémité et quelques éclaircies 
blanchätres qui les font disparaître comme mar- 
brées. Elles sont traversées vers les deux tiers 
de leur longueur par une ligne sinueuse et den- 
telée d’un brun-foncé, et bordée de blanc inté- 
rieurement, laquelle n’est souvent indiquée que 
par des points. Leur centre est occupé par une 
tache ou éclaircie jaunâtre dans le milieu de la- 
quelle on voit un point brun. Deux traits de 
cette couleur se remarquent en outre au bord 
externe. Enfin , la frange est d’un gris-jaunâtre 
et précédée d’une ligne de points noirs bien 
marqués. 


(1) Il y a eu transposition de noms entre la figure 126 et 


la figure 127, dans la planche 19 de Hubner. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 143 


Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun 
uniforme qui s’éclaircit un peu dans le haut, 
avec un ou deux points blanchâtres près de 
l'angle anal, mais qui n'existent pas sur tous les 
individus. 

Le dessous des quatre ailes est entièrement 
d’un gris-jaunâtre. 

La tête et le corps sont d’un gris-brun, ainsi 
que les antennes. Les pattes sont d’une nuance 
plus pâle. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile et 
dans le midi de la France. Ses premiers états 
sont inconnus. Nous devons l'individu figuré à 
M: Alexandre Lefebvre, qui en a rapporté plu- 
sieurs de ses voyages dans le midi de l’Europe. 


SR 


144 HISTOIRE NATURELLE 


DELL LS LIL LORD SSL LS LIL LS LS LS LS LS SRE RERO RSTS LS LS LS LIL SLI LS LS 


MVI. BOTYS FAUVE. 
BOTYS FULVALIS.(PI. 219, fig. 3.) 


Borys ruzvazis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi. 
pag. 95. n° 12. 
PyRaLiS FULVALIS. Hubn. tab. 22. fig. 147. (fœm.) 


Envergure, 11 lignes et demie. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un 
roux-fauve, avec deux taches brunes placées 
entre deux lignes transverses de cette même 
couleur. E’une des deux taches est réniforme et 
l’autre orbiculaire. Quant aux deux lignes, elles 
sont ondulées ; mais celle qui avoisine le bord 
terminal est en même temps sinueuse et arquée. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- 
brun, avec un point discoïdal à peine marqué. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus pâle. 

La têteet le corselet sont de la couleur des 
ailes supérieures, ainsi que les antennes. L’ab- 
domen et les pattes participent de celles des ailes 
inférieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Le Botys Fauve vole en juin dans les prairies 
humides. Je l'ai pris quelquefois dans celles de 
Gentilly, près de Paris. Ses premiers états ne sont 
pas connus. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 145 


ts LARSRILS LS LE LS LS LS LES LS LD 2 12021215 S LS DIESEL RSS RS LLLLLR SLR CS 


MVII. BOTYS SOYEUX. 


BOTYS SERICEALIS. (PL 219, fig. 4 et 5.) 


Borys sERIGEALIS. 7reits. Schmett, von europ. tom. vir. 
pag. 125. n° 35. 

PyRaL1S SERIGEALIS. Hubn. tab. 9. fig. 56. (fœm.) Wien. 
Verg. Illig. Gotze. 

SCOPULA SERICEALIS. John Curtis. 

PHaL. sERIGEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 226, 364. Scop. 

Nocrua munpa. Berl, Mag. Naturf. 

La soyEusE (P. sERICEALIS). Devill. Ent, linn, tom. 1v. 
pag. 515. 


Envergure , 9 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
jaune d’ocre pâle , avec leur extrémité fauve et 
une tache centrale d’un brun -ferrugineux et 
surchargée de deux petits points noirs. Cette 
tache est placée entre deux lignes transverses 
ondulées et sinueuses, d’un gris-brun, mais sou- 
vent à peine marquées. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 
jaunâtre lavé de brun à leur extrémité. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
participent de la couleur des ailes. 

LÉPID., VIIL. Nocr.. V. — Ie Partie. 10 


146 HISTOIRE NATURELLE 


Cette espèce varie pour la couleur du fond 
des ailes supérieures, qui est quelquefois d’un 
gris-brun; mais le dessin est toujours ie meme, 
et il n'existe aucune différence notable enire les 
deux sexes 

La chenille est vert, avec deux raies dorsales 
blanches. Sa peau est parsemée de petites ver- 
rues de la mème couleur qu’elle, et surmontées 
chacune d’un long poil noir. La tête est ronde, 
et couverte de points et de petits poils égale- 
ment noirs. Cette chenille vit sur l’ortie, et sur 
les différentes plantes qui bordent ordinaire- 
ment les fossés et les marais. Elle se change en 
chrysalide dans un léger tissu dans le courant 
de juin, et son papillon éclôt dans les premiers 
jours de juillet. 

Le Botys Suyeux est très-commun dans les 
prairies des environs de Paris. 


Nocturnes. 


Pvrakhtes. 


Ve CCAZX: 


L'Pumend Lncit et Dirert . 


— 


1 B OS Ochreux /Préreakir/mâle 2. id. Compare #C ompar alés/ male 9: 14 . 
LE . . 
fauve /Fulvalir/ fem. 4. et D.1d Soveux /Jericealur/ fem. et var G.1dfourchu 


{Horficalis] femelle. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 147 


ESVSLE LIRE LEVELS LITE VERS ESA AI LASS LARLIISIAAN 


MVIII. BOTYS FOURCHU. 


BOTYS FORFICALIS. (PI. 219, fig. 6.) 


Borys FoRFICALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis. 
pag. 122. n° 33. 

PyRaLis FORFICALIS. Hubn. tab. 9. fig. 58. (fœm.) Larv. 
lep. vi. pyral. 1v. legitim. E. a. b. fig. 1, a Wien. Verz. Illig. 
Linn. Fuessl, Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm. 

SCOPULA FORFICALIS, John Curtis. 

PHaLÆNA FoRFICALIS. Fabr, Ent. syst. nr. 2. 223. 353. 

CRAMBUS FORFICArUS. Fabr. Ent. syst, Suppl. 467. 20, 


Les PINCES (P. rorricaLis). Devil, Entom, linn. tom. 11. 
pag. 435. n° 983. 

La BANDE ESQUISSÉE. Geoff. Îns. par. tom. 11, pag. 166. 
nur. 


Envergure, 12 à 13 lignes et demie, 
{ 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
blanc -jaunätre finement strié de jaune - brun 
dans le sens des nervures, avec plusieurs lignes 
ou raies obliques légèrement flexueuses et pa- 
rallèles entre elles, d’un brun-ferrugineux, dont 
deux, plus fines et plus marquées que les autres, 
partent de langle supérieur et aboutissent au 
milieu du bord interne, On remarque entre ces 
deux lignes, sur le milieu de l’aile, une tache fer- 


10. 


1 48 HISTOIRE NATURELLE 


rugineuse surchargée de deux points d’un noir- 
hleuâtre dans les individus bien frais. Enfin, on 
voit un trait oblique brun à l’angle supérieur 
dont nous avons déjà parlé. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- 
jaunâtre uni, avec leur extrémité lavée de jaune-, 
brun, et une raie noirâtre placée à peu de di- 
stance du bord terminal, auquel elle est parallèle. 

Le dessous des quatre ailes est d’un rous- 
sâtre-pâle strié de brun dans le sens des nervures, 
avec un croissant discoïdal et une raie dentelée 
d’un brun-noirâtre sur chacune d’elles. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
participent de la couleur des ailes. 

Cette espèce varie pour la taille comme pour 
la couleur du fond, qui est plus ou moins in- 
tense suivant les individus ; mais les deux sexes 
ne présentent pas de différence notable. 

M. Poey, qui a souvent élevé la chenille, nous 
en a donné la description suivante: « Elle est 
«courte, rase, grosse vers la tête et amincie 
«vers la queue. La tête et les pattes sont d'un 
« brun-clair. Le corps est généralement d’un vert- 
« terne, mais plus pâle sur les côtés que sur le 
« dos, avec de nombreuses verrues blanches. 
« Une ligne jaune passe sur les stigmates, et l’on 
« voit, au-dessus de ceux-ci, un point noir sur 
« chaque anneau. » 


DES LÉPIDOPTÈRES. 149 
Cette chenille vit cachée dans l’intérieur des 
feuilles des plantes dont elle se nourrit. On la 
trouve principalement sur le chou potager 
(brassica oleracea) et le raifort (cochlearia ar- 
moracia). Elle est fort nuisible dans les jardins 
où elle se multiplie; il y en a deux générations 
par an, l’une qui paraît en juin et juillet, et qui 
donne son papillon en août; l’autre qui parait 
en septembre et octobre, et dont le papillon 
n’éclôt qu'en mai de l’année suivante. 
Le Botys Fourchu est très commun dans tous 
les jardins potagers, mais il ne vole que le soir 
et se tient caché pendant le jour. 


de 


150 HISTOIRE NATURELLE 


SE LILI III AS NES TVR NV É ALL NEIL S EVE SAR ILULILIALLIA NET AB LI E SR NO S À 


MIX. BOTYS DE LA TRAINASSE. 
BOTYS POLYGONALIS. (PI. 220, fig. 1 et 2.) 


BoTys POLYGONALIS et DIVERSALIS. Treits. Schmett. von 
europ. tom. vit. pag. 112, n° 24. et 113, n° 25, 


PyRALIS POLYGONALIS et DIVERSALIS. AHubn. tab. 10. fig. 


67. (mas.) et tab. 16. fig. 102. (mas.) 


Envergure, 14 lignes. 


Ce Botys, qui a beaucoup d’analogie pour les 
couleurs avec la Triphænx Pronuba, varie aussi, 
comme elle, pour la nuance et le dessin des ailes 
supérieures : Jen possède trois individus, dont 
deux pris dans le midi de la France, et aucun ne 
ressemble à l’autre, bien que chacun d’eux pré- 
sente des caractères communs à tous, et parti- 
cipe plus ou moins des deux figures données par 
Hubner sous les noms de Polygonalis et Diver- 
salis. J'ai donc cru devoir ne faire qu’une seule 
espèce de ces deux Botys, d’autant mieux 
qu'ayant demandé celui-ci en Allemagne, j'ai 
reçu une variété du premier pareille à celle que 
Je possédais déjà. J'ai fait representer, au reste, 
les deux variétés les plus tranchées. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 15i 


Les ailes supérieures en-dessus sont le plus 
souvent d’un brun-chocolat et quelquefois d’un 
brun-rouge , avec une large bande ou plutôt 
une tache transversale d’une nuance plus claire, 
qui commence d’une manière confnse vers le 
milieu de l'aile, et se termine d’une maniere bien 
arrêtée à peu de distance du bord extérieur. Près 
de ce même bord, elle est traversée par une ligne 
brune ondulée qui n’est souvent indiquée que 
par des points placés sur les nervures; et du côté 
opposé, et prèsde la côte, elle est marquée d’une 
tache réniforme et d’une tache orbiculaire de la 
même couleur que le fond ; mais il est rare que 
cette dernière tache soit bien apparente. Enfin, 
la frange est de la couleur du fond des ailes. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d'un jaune- 
fauve luisant, y comprislafrange, avee une bande 
terminale d’un brun-noir, échancrée dans le 
milieu. Cette bande s’élargit en remontant vers 
l’angle supérieur et s’oblitère avant d'arriver à 
angle anal. 

Le dessous des quatre ailes est d’un fauve-pâle 
luisant, avec une bordure pourpre et une tache 
noirâtre sur les supérieures, qui correspond à 
la tache réniforme du dessus. 

La tête et le corselet sont de la couleur des 
ailes supérieures, ainsi que les antennes et les 
palpes, qui sont plus longs que dans les autres 


152 HISTOIRE NATURELLE 


Botys. L’abdomen et les pattes sont d’un jaune- 
gris-pâle. 

La chenille, d’après le Catalogue de Vienne, 
vit sur la renouée trainasse (polygonum avicu- 
lare), mais elle n’est décrite ni figurée dans au- 
cun auteur. L’insecte parfait vole en juillet dans 
les garigues du midi de la France, principale- 
ment autour de Montpellier. 


Nota. Nous avons sous les yeux une variété de cette es- 
pèce, prise dans les environs d'Alger: les ailes inférieures 
manquent totalement de bande marginale, et les supérieures 
ant leur fond d’un rouge-brique ; du reste elle ressemble 
parfaitement aux individus qu’on trouve en France, 


> TAN ce D Et . 
Pi ahite x PL GCRX 


Nocturnes. 


( 
LPumend l'inxit et Pirexd 


Let 2: Botys de la Tramnasse /lelygenales / male et var. 3.1d. Hybride. 
{Mybridates) fem. bé. id. Perle { Crnionalis/ fem. 5: et G. id. Verdätre 


{Paleatir]| Dessus et dessous 


DES LÉPIDOPTÈRES. 153 


BL ITI ALES EEE SE NU SS DEL AS VE LEE BE SELS EN LE LA LS LEA SR NE LE LV LEUR VLVAN TN ES 


MX. BOTYS HYBRIDE. 
BOTYS HYBRIDALIS. (PI. 220, fig. 3.) 


Borys ayBrIDALIS, Zreits, Schmett. von europ, tom. vir. 
pag. 109. n° 21. 

PyRALIS HYBRIDALIS, Hubn. tab. 17. fig. 114. (fœm.) 

TINEA NOCTUELLA. Wien. Verz. Illig. 


ScGPuLA HYBRIDALIS. John Curtis. 


Envergure, 12 à 13 lignes. 


CETTE espece se distingue de toutes celles du 
même genre par ses ailes supérieures extrême- 
ment étroites. Elles sont en- dessus d’un gris- 
brun plus ou moins nébuleux suivant les indi- 
vidus, avec deux taches d’un brun plus foncé, 
l’une réniforme et l’autre en forme de 8. Ces 
deux taches sont cernées de noir et marquées 
intérieurement, la première d’un croissant, et la 
seconde de deux points également noirs. La 
tache réniforme est en outre accompagnée ex- 
térieurement d’une ligne dentelée noirâtre et 
transverse. Plusieurs autres lignes, de la même 
couleur et placées dans le sens des nervures, 
s’aperçoivent sur le reste de la surface des mêmes 


154 HISTOIRE NATURELLE 


ailes, dont la frange grise est souvent précédée 
d’une rangée de petites taches cunéiformes ou 
d’une ligne dentelée noirâtre. 

Les ailes inférieures en-dessus sont entière- 
ment d’un brun-fuligineux, avec les nervures 
finement marquées de brun-noir. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris cendré 
luisant, avec la côte des supérieures jaunâtre et 
marquée vers son extrémité de quatre points 
noirs. 

La tête et le corselet sont d’un gris brun, 
ainsi que les antennes; l'abdomen et les pattes 
sont d’un gris plus pâle et participent de la cou- 
leur des ailes inférieures. 

Cette description, qui concerne les deux sexes, 
est faite d'apres un individu mieux écrit que ne 
le sont ceux qu’on rencontre habituellement, 
car cette espèce est trés-susceptible de s’effacer 
en volant. Elle est, au surplus, extrêmement 
commune dans les prairies sèches et les champs 
de luzerne autour de Paris. Elle vole une grande 
partie de Pété. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 155 


DORE LILELS LIL LS LIL OL SL 22202 2L 2 LS LE LL 2L LOL EL EDS DSL IL LL LD DEEE RL EE 


MXI. BOTYS PERLE. 
BOTYS UNIONALIS. (PL. 220, fig. 4.) 


Borys unionaLis. Treits. Schmett, von europ, tom. vit. 
pag. 116. n° 27. 
PyRALIS UNIONALIS. Hubn. tab. 20. fig. 132. (fœm.) 


Envergure , 13 lignes et demie. 


Les quatre ailes sont  demi-transparentes et 
entiérement d’un blanc éclatant sur leurs deux 
surfaces, avec des reflets d’opale, à l’exception 
de la côte des ailes supérieures, qui est rousse. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
sont également d’un blanc brillant. Les palpes 
et la trompe seuls sont roux. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus, vole en juillet dans les endroits 
marécageux du midi de la France, en Langue- 
doc et en Provence, d’où nous avons reçu les 
individus que nous possédons. Elle se trouve à 
la fois en Amérique et dans toutes les contrées 
méridionales de l'Europe; mais c’est à tort que 
Hubner à figuré parmi ses Lépidopteres euro- 
péens une autre espèce voisine de celle-ci, le 
Botys Lucernalis, qui appartient au Brésil. 


156 HISTOIRE NATURELLE 


LOLITA SS SR RENNES 


MXII BOTYS VERDATRE. 


BOTYS PALEALIS. (PL 220, fig. 5 et 6.) 


Borys paLEaLIS. Treits. Schmett. von. europ. tom. vi. 
pag. 116. n° 28. 

PyRaLIS PALEALIS. Hubn. tab. 11. fig. 70. (fæœm.) Wien. 
Verz. Illig. Gotze. 

PHALÆNA PALEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 231. 382. 

PHALÆNA FLAVEOLATA. Berl., Mag. vi. B. 6. St. S. 604. 
n. 63. Naturf. 

La VERDATRE (P. pALEALIS), Devil. Ent. linn, tom, £v. 
pag. 517. 

La BANDE a L'ENVERS. Geoff. ns. par. lom. 11. pag. 166. 
n° 112. 


Envergure, 13 à 14 lignes. 


Les ailes supérieures sont en -dessus d’un 
jaune-soufre ou verdâtre très-pâle, ordinaire- 
ment sans aucune tache, mais quelquefois avec 
un peu de noirâtre sur leur disque et les ner- 
vures légèrement marquées en brun. Les ailes 
inférieures en-dessus sont blanches, avec leur 
extrémité lavée de jaune-verdätre. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc irisé. 
Les supérieures ont la côte, les nervures, une 


2 


DES LÉPIDOPTÈRES. 197 
tache discoïdale et une raie transverse interrom- 
pue, noires, avec leur sommet lavé de jaune. 
Les inférieures ont la côte jaune, avec une tache 
noire vers l'angle supérieur. 

La tête et le corselet sont de la couleur des 
ailes supérieures, ainsi que les antennes. [’ab- 
domen et les pattes participent de la couleur 
des ailes inférieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun 
auteur à notre connaissance. M. Treitschke dit, 
d’après le docteur Zincken, qu’elle vit dans 
lombrelle du peucedun officinal (peucedanum 
officinale). Quant au papillon , il vole en juin 
et juillet sur les prairies. Il n’est pas rare aux 
environs de Paris. 


158 HISTOIRE NATURELLE 


LS ASIA R RS LISE RLT ES LE ES EN ES LR VLELANUS LELLALILTANRS EAN S NE ELES NN LIL 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, 
ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans 
l’état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hi- 


rondelle par leur rapprochement. 


GENRE NYMPHULE. 


9. GENUS NYMPHULA. 


PYRALIS. Linn. 
PHALÆNA. Fabr. 
NYMPHULA. Schrank Treits. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs presque aussi longs que la téte, triangu- 
laires et sans articles distincts. — Trompe longue. — An- 
tennes simples dans les deux sexes. — Abdomen du mâle 
très-gréle. — Ailes supérieures étroites; les inférieures 


oblongues. 


(Premiers états inconnus), 


Ex adoptant, avec M Treitschke, ce genre 
établi par Schrank, nous en avons retranché 
toutes les espèces qui appartiennent aux #ydro- 
campes de M. Latreille; de sorte qu’il se trouve 


DES LÉPIDOPTÈRES. 159 


réduit à celles quise distinguent de ces dernieres, 
au premier coup d'œil, non seulement par des 
palpes plus longs et sans articles distincts, mais 
encore par des ailes en apparence plus épaisses 
et plus solides. 

On ne connait encore aucune de ces espèces 
sous l’état de chenille; mais il y a lieu de croire 
que, sous cette forme , elles ont les plus grands 
rapports avec les Æyrocampes, puisqu'elles fré- 
quentent les mêmes endroits que celles-ci dans 
l’état parfait, c'est-à-dire les bords des mares et 
des étangs et les prairies marécageuses. 

Voici dans quel ordre on peut ranger les six 
espèces que nous rapportons à ce genre : 


SAVOIR : 
Undalis. Numeralis. Bi-punctalis. 
Interpunctalis, Uni-punctalis. Punctalis*. 


Nota. L'espèce marquée d’une * est indiquée comme très- 
rare par M. Treitschke. On la trouve en Hongrie et en 
Dalmatie. Nous la donnerons plus tard si nous parvenons à 


nous la procurer. 


160 HISTOIRE NATURELLE 


III ALESENSLRANAT LALIATS IT ELLLEN ST DIVE ES SITES SUV SVULS AVES ANS SANS SA SRE AS 


MXIIH. NYMPHULE ONDÉE. 
NYMPHULA UNDALIS. (PI. 221, fig. 1.) 


NvymPHuLA UNDaALIS. Treits. Schmett, von europ. tom. vi'. 
pag. 128. n° 1. 

PyraLis uNDALIS. Hubn. tab. 14. fig. 93. (mas.) Gotze. 

PHazæna uNpaLis. Fabr. Ent. syst. in. 2. 226. 362. 


L'onpéE (Pyr. uNDALIS). Devil, Ent. linn, t. 11. pag. 441. 


Li) 


n°7097: 


Envergure , 6 lignes et demie. 


Cerre espèce est la plus petite du genre. Ses 
ailes supérieures en-dessus sont d’un brun-rous- 
sâtre , et traversées par trois lignes blanches in- 
terrompues, dont deux près de la base et une 
à peu de distance du bord terminal. Dans le mi- 
lieu de l'intervalle qui sépare cette derniére ligne 
des autres, on remarque une tache réniforme 
brune et dont le centre est blanc. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc 
légèrement roussâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par l’absence des lignes blanches sur 
les ailes supérieures. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 161 


La tête, le corps, les antennes et les pattes 
participent de la couleur des ailes. 

Cette description ne concerne que la femelle : 
le mâle ne nous est connu que par la figure 
d’Hubner, qui diffère de la nôtre en ce que la 
teinte en est plus grise que fauve. 

Cette espèce se trouve en Italie et dans le midi 
de la France; elle vole dans les marais. 

Ses premiers états sont inconnus. 


NOCTURNES, V.-— Il[° Partie, Ii 


162 HISTOIRE NATURELLE 


SLR LR LA PAS LE LD LUE LUS URLS RE VUE LUE LUE LAS LUE LR R RS VAE LR /R 


MXIV. NYMPHULE ENTREPONCTUÉE. 


NYMPHULA INTERPUNCTALIS. (PI. 221, fig. 2.) 


NyMPHULA INTERPUNCTAIIS, Zreits. Schmett. :1:). 
tom. vir. pag. 125. n° 2. 


PYRALIS INTERPUNCTALIS. Hubn, tab. 19. fig. 128. (mas.) 


Envergure, 9 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un fauve 
luisant, avec une ombre brune dans le milieu, 
et quatre points noirâtres placés sur les bords 
de cette ombre, dont deux en haut et deux en 
bas; les premiers sont plus rapprochés que les 
autres. Un cinquième point moins marqué se voit 
vers l'extrémité de la côte. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un 
blanc-roussâtre luisant, avec leur extrémité lavée 
de brun. 

Le dessous des quatre ailes ressemble au des- 
sus, mais il est d’une nuance plus claire, avec 
des reflets irisés aux ailes inférieures. 

La tête, le corselet et les antennes sont fau- 
yes comme les premières ailes; l'abdomen et les 


DES LÉPIDOPTÈRES. 163 


pattes participent de la couleur des secondes 
ailes. 
Cette description concerne les deux sexes. 
Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus, se trouve en Italie et dans le midi 


de la France; elle vole dans les endroits ma- 
récageux. 


6 


I], 


1064 HISTOIRE NATURELLE 


LERR LUE VE RD AE LR D LES VE LUE SLR LAS LAVE LEE LUS SLR ELLE LUE LAS LR VAR 


MXV. NYMPHULE NOMBRÉE. 


NYMPHULA NUMERALIS. (PI, 221, fig. 3 et 4.) 


NymPHuLA NUMERALIS. Zreits. Schmett, von europ. t. vrr. 
pag. 129. n° 3. 
PxRaALIS NUMERALIS. Hubn. tab. 14. fig. 89. (fœm.) 


Envergure, 1 pouce. 


Les ailes supérieures en-dessus ont leur fond 
d'un gris-roussâtre pâle, et sont traversées par 
deux lignes de points bruns, l’une pres de la 
base et l’autre vers l’extrémité opposée. Entre 
ces deux lignes et dans le milieu de chaque aile, 
on remarque deux taches et un point bruns; la 
plus grande des deux taches est réniforme et 
l'autre orbiculaire. 

Les ailes inférieures sont d’un blanc-roussitre, 
avec un point brun au milieu et une ligne de la 
même couleur à leur extrémité, longeant le bord 
terminal. 

Le dessous des ailes supérieures est d’un brun 
luisant. Celui des ailes inférieures ressemble au 
dessus , excepté que la ligne brune, parallèle au 
bord terminal, en est plus éloignée. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 165 


La tête, le corps, les antennes et les pattes 
sont de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus, vole dans les endroits marécageux 
de l'Italie et du midi de la France. Elle est 
tres-rare. 


166 HISTOIRE NATURELLE 


La SE AV LR RS ER LOS LAA LAS SRE LUS LUE LUS LAS VUS LEE LAS VAL LAS Q/R LAS 


MXVI. NYMPHULE UNI-PONCTUÉE. 


NTMPHULA UNI-PUNCTALIS. Mihi. (PI. 22r, fig. 5.) 


Envergure, 10 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
roussatre luisant comme satiné, avec deux li- 
gnes transverses de points noirâtres, l’une près 
de la base et l’autre à quelque distance du bord 
terminal. Celle-ci est arquée; l’autre est droite 
et interrompue avant d'arriver à la côte. On re- 
marque une petite tache noirâtre dans le milieu 
de l'intervalle qui les sépare. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris 
plus pale, mais lavé de noirâtre, avec un reflet 
rougetre et une ligne arquée d’un gris plus foncé, 
mais à peine marquée. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus claire et des reflets 
irisés. 

La tête, le corps et les antennes sont d’un 
gris-jaunâtre. 

Cette espèce, qui nous a paru nouvelle, nous 
a été communiquée par M. le capitaine de Vil- 
liers, et trouvée par lui dans les environs de Mont- 
pellier. Nous l’avons appelée Uni-punctaks, 
comme n'ayant qu’un seul point au milieu des 
ailes supérieures. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 167 


AA LV LAS LE VS LEE LAS LAS LAS LE RE LL LA LL VE LAS LL AR LAS SR 


MXVII NYMPHULE BI-PONCTUÉE. 


NYMPHULA BI-PUNCTALIS. Mihi. (PL. 221, fig. 6.) 


se 


Envergure , 9 lignes. 


Lss ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
roussätre luisant et comme satiné, avec deux 
lignes transverses dentelées d'un gris-noiratre , 
l'une près de la base et l’autre à quelque distance 
du bord terminal. Toutes deux sont bordées de 
jaune clair d’un seul côté , la première du côté 
interne et la seconde du côté externe. Dans le 
milieu de l'intervalle qui les sépare, on remarque 
deux petites taches noirâtres, l’une réniforme et 
l'autre orbiculaire , et séparées par un trait lon- 
gitudinal d’un jaune clair. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 
jaunâtre, lavées de brun à leur extrémité et tra- 
versées au milieu par une raie brune. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par une nuance plus claire. 

La tête et le corps sont d’un gris-roussatre, à 
l'exception des deux ou trois premiers anneaux 


168 HISTOIRE NATURELLE 


de l’abdomen, qui sont d’un blanc-jaunûtre, 
comme les pattes. Les antennes sont roussâtres. 

Cette espèce, que nous croyons inédite, a été 
trouvée dans les environs de Montpellier, par 
M. le capitaine de Villiers. Nous l'avons appelée 
Bi-punctalis, à cause des deux petites taches ou 
points qu’elle porte dans le milieu de ses ailes 
supérieures. 


Voctunes. 


Ê 
PE COX: 


BE) : 6 


L. Duménit Pnxit et Dire. 


1. Nymphule Ondée / Cndatir/ male2. Id. Entreponctuée //4rpunclatir) male 5 et 4. 


Id. Nombrée /Wemerakr) mâle 5.1. Uni- ponctuée /Ürc. punctals. ) Vemelle. 6. Idem. 


Bi-ponctuée //c-punetalis. ) male. 


1 
HE 


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ART 
WT 


ist 


Et 


« 


DES LÉPIDOPTÈRES. 169 


BAS LOS LUS NS LAS LAS DRE AR LAURE LR US VER LUE VAE LAS LEA LUS LUE LAS LR 


B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aïgu, 
ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans 
l'état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hiron- 
deblägpar leur rapprochement. 


GENRE HYDROCAMPE. 


ee 


10. GENUS HYBROCAMPA. 


————_—_—_— 


GEOMETRA. ZLinn. 

PYRALIS. Z{ig. Hubn. etc. 

PHALÆNA. Fabr. Degcer. Walkenaër. Geoff. etc. 
NYMPHULA. Schrank. Treits. 

HYDROCAMPA. Latr. Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs courts , avec le dernier article nu et eylin- 
drique. — Trompe longue. — Antennes simples danles 
deux sexes. — Abdomen du mâle très-gréle. — Jambes 
postérieures très-longues. — Ailes supérieures très-étroites ; 
les inférieures oblongues. 

Chenilles vivant et se transformant sous l’eau. 


CE genre, créé par M. Latreille, se compose, 
ainsi que son nom l'indique, de toutes les es- 
pèces dont les chenilles, par une anomalie sin- 
gulière, vivent et subissent toutes leurs méta- 
morphoses sous l’eau. Dans l’état parfait, elles se 


170 HISTOIRE NATURELLE 


font remarquer par la délicatesse de leurs ailes, 
par leur corps gréle et par leurs jambes longues 
et minces, et armées de longs ergots comme 
celles des Ptérophores ; mais c’est surtout par la 
maniere de vivre de leurs chenilles qu’ellés sont 
dignes de fixer l'attention du naturaliste. Réau- 
mur et Degeer ont donné une histoire aussi 
complète qu’intéressante de trois de ces chenil- 
les. L'une d’elles, celle qui vit sur la stratiote 
aloïde, a le corps garni de bouquets de poils ou 
plutôt de filets membraneux qui sont des es- 
pèces de branchies, à l’aide desquelles elle res- 
pire dans l’eau comme les larves d’Éphémères. 
Mais il n’en est pas de même des deux autres, 
dont l’organisation ne diffère en rien extérieu- 
rement de celle des chenilles ordinaires; aussi 
sont-elles obligées de se loger dans des tuyaux 
qu'elles se fabriquent en sortant de l'œuf, pour 
se soustraire à l’action du liquide au milieu du- 
quel elles vivent. On verra à leur article respectif 
avec quel art elles savent se fabriquer ces tuyaux, 
dont elles changent plusieurs fois dans leur vie, 
avant de se transformer en chrysalide. 

Ces chenilles se nourrissent du parenchyme 
des feuilles submergées de plusieurs plantes 
aquatiques , telles que les potamogetons , les né- 
nuphars, les lentilles d'eau, les stratiotes , etc., 
et leurs papillons ne s’éloignent jamais de l’en- 
droit où ils sont nés. Ils ne volent que le soir; 
dans la journée, ils se tiennent cachés sous les 


DES LEÉPIDOPTÈRES. 171 


feuilles des plantes qui bordent les marais et les 
étangs. Quelques-uns paraissent deux fois, sa- 
voir : en mai et en juillet; mais le plus grand 
nombre ne se montre que du 20 juin au 15 
juillet. 

Voici dans quel ordre on peut ranger les huit 
espèces que nous rapportons à ce genre. 


Potamogalis. Magnificalis * Fenestralis * 
Nymphæalis.  Nivealis* Literalis. 
Lemnalis. Stratiotals. 


Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les trois 
espèces marquées d’une *, La première, qui ressemble beau- 
coup à la Zemnalis, se trouverait en Angleterre, suivant 
M. Treitschke; cependant elle ne figure pas dans le Cata- 
logue de M. Curtis. La seconde, voisine de la Srratiotalis, 
se trouve en Hongrie et aux environs de Vienne, mais ra- 
rement. Enfin, la troisième est une espèce très-rare de l’Ita- 
talie, qui ne ressemble à aucune des autres et paraîtrait ap- 
partenir plutôt au genre Asopia, d’après la figure d'Hubner. 


172 HISTOIRE NATURELLE 


PSS SERRES ELA LAS ARR LR LUS LOU LR VUE US LRU LEUR IS LULU LAS QU 


MXVIIT. HYDROCAMPE DU POTAMOGÉTON. 


HYDROCAMPA POTAMOGALIS. (PI. 222, fig. 1 et 2.) 


HypROCAMPA POTAMOGATA. John Curtis. 

NxwPHULA PoramoGaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom. 
VII. pag. 143. n° 11. 

NymPnuLa NymPHæalis. Schrank. Faun. Boiïc. 17. B. 2 abth. 
S#03%n° 1970! 

Pyrars mymrnæaLtis. Hubn. tab. 13. fig. 85. (mas.) Larv. 
lep. vi. pyral. 1v. legitim. B. b. fig. 1. a-e. Wien. Verz. Ilig. 
Lang. Verz. 

GEOMETRA POTAMOGATA. Zinn. S. N. 1. 2.893.275. Faun. 


suec. ed, 2. n°1299. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit. tom. IV, 
pag. 232. 


PHALÆNA POTAMOGATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 313. 
Fuessl. Gotze. Muller. 

PHALÈNE DE L'ÉPI-D'EAU FLOTTANT (G. POTAMOGATA). Devtll. 
Entom. linn. tom. 11. pag. 355. n° 549. 

Réaumur. tom. 11. mém. 10. tab. 32. fig. 1-12. 


Envergure, 10 à 14 lignes. 


LE fond des quatre ailes en-dessus et en-des- 
sous est d’un blanc de nacre ou de perle, et di- 
visé en plusieurs taches de diverses formes, les 
unes rondes ou ovales, les autres de figure ir- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 173 


régulière. Toutes ces taches sont cernées ou 
bordées par un liséré noirâtre saupoudré de 
jaunâtre; on en compte trois principales ou plus 
grandes que les autres sur les ailes supérieures, 
et une seule en forme de bande transversale et 
sinueuse sur les ailes inférieures; celle-ci offre 
dans son milieu une petite tache réniforme, Jau- 
râtre, cernée de noir. Les autres taches sont 
placées à la base et le long du bord terminal des 
quatre ailes, où elles forment comme une bande 
dentelée. Enfin la frange, qui est grise, est pré- 
cédée d’un liséré jaune-doré. 

La tête et le corselet sont blancs, avec un point 
brun sur chaque épaulette. L’abdomen est brun 
avec les anneaux bordés de blanc. Les antennes 
sont brunes et les pattes blanches. 

Cette description concerne les deux sexes, qui 
ne différent entre eux que par la taille. La fe- 
melle est ordinairement plus grande d’un tiers 
que le mâle. 

La chenille de cette espèce se tient toujours 
sous les feuilles submergées du potamogéton 
natans , et vit par conséquent au milieu de l'eau, 
quoique, cependant, son organisation extérieure 
ne diffère pas de celle des autres chenilles ; mais 
elle sait employer l’art le plus industrieux pour 
se soustraire à l’action du liquide qui l’environne. 
Réaumur en a donné une histoire aussi curieuse 
que détaillée : en voici les principaux traits. À sa 
sortie de l'œuf, cette chenille coupe au beau mi- 


I 74 HISTOIRE NATURELLE 


lieu de la feuille sur laquelle elle est née une 
petite pièce qu’elle colle, sur ses bords et du côté 
concave, contre la surface inférieure de cette 
même feuille, ou de toute autre qui se trouve 
à sa portée. Ainsi se trouve ménagée, entre les 
deux parois , une cavité qui lui sert de logement, 
et dont une des extrémités reste ouverte pour 
qu'elle puisse sortir sa tête lorsqu'elle veut man- 
ger. Mais bientôt ce logement fixe lui devient 
trop étroit; d’ailleurs il lui en faut un mobile, 
qu'elle puisse transporter avec elle partout où 
elle le juge convenable, lorsqu'elle est parvenue 
à une certaine taille. Alors elle se fabrique une 
espèce de sac ou de fourreau composé de deux 
morceaux de feuille de forme irrégulière, mais 
coupés exactement sur le même patron, et collés 
sur leurs bords comme les valves d’une silique, 
excepté à l’un des bouts où ils sont seulement 
appliqués l’un contre l’autre, de sorte qu’ils peu- 
vent s’écarter toutes les fois que la tête de Pin- 
secte fait effort pour sortir, et qu’ils se referment 
d'eux-mêmes par leur ressort naturel lorsqu'elle 
rentre. Or, il arrive souvent que non-seulement 
la tête, mais les trois premiers anneaux avec les 
pattes écailleuses sont hors du fourreau, et cela 
a lieu chaque fois que la chenille veut changer 
de place. Dans ce cas, l'entrée du fourreau est 
bouchée par le quatrième anneau. Dans tous 
les cas on voit que la partie du corps de la che- 
nille par laquelle elle respire, c’est-à-dire celle 


DES LÉPIDOPTÈRES. 175 


qui est garnie de stigmates, est à l’abri du contact 
de l’eau. C’est ainsi qu’elle peut se promener im- 
punément au milieu du liquide qui l’environne, 
en se cramponnant, avec ses pattes écailleuses , 
à la surface inférieure des feuilles qui sy trou - 
vent submergées, et dont elle ne mange que le 
parenchyme. Cependant, comme il lui arrive 
plusieurs fois de changer de fourreau pendant 
sa vie, tout son corps se trouve nécessairement 
plongé dans l’eau pendant le temps qui lui est 
nécessaire pour passer dans un autre; mais cette 
submersion est de si courte durée, qu’elle peut 
la supporter sans en être incommodée; et ce qui 
le prouve, c’est que Réaumur ayant huilé les 
stigmates d’une de ces chenilles, elle n’est morte 
qu’au bout d’un quart-d’heure, tandis que les 
chenilles ordinaires soumises à cette épreuve 
meurent instantanément. Au surplus, notre che- 
nille ne sort pas de l’eau pour subir sa transfor- 
mation ; lorsque cette époque est arrivée, elle 
fixe son fourreau à une feuille de potamogeton, 
et file dans son intérieur une coque en soie blan- 
che d’un tissu mince et serré, dans lequel elle 
se change en une chrysalide qui n’a rien de par- 
üiculier que le relief de ses stigmates : chacun 
d'eux a la forme d’un mamelon presque cylin- 
drique, dont le bout est arrondi et percé. 

La chenille dont il s’agit vit non-seulement 
sur le potamogeton natans, mais aussi sur les 
deux espèces de nénuphar (nymphœæa alba et 


I 76 HISTOIRE NATURELLE 


lutea). Elle est d’un blanc luisant, avec quelques 
poils de la même couleur, mais qui ne sont visi- 
bles qu’à la loupe, de sorte qu’elle paraît glabre 
à la vue simple. La partie supérieure des deux 
ou trois premiers anneaux est teintée de brun. 
La tête est petite et brune, et rentre en partie 
sous le premier anneau comme sous un capu- 
chon, à la volonté de la chenille. 

M. Treitschke dit que cette espèce se montre 
deux fois par an dans l’état parfait, savoir : en 
mai et en juillet. Pour moi, je ne l’ai jamais vue 
voler qu'à la fin de juin et au commencement 
de juillet, aux environs de Paris. Au reste, elle 
est commune partout où croit le potamogeton 
natans, c’est-à-dire sur les bords des marais et 
des étangs. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 177 


AR SAS SAR RS LUE LAS AUS AR LAS LR LR LAS LAN LUE QAR LAVE LAURE RAR LAS LS 


MXIX. HYDROCAMPE DU NÉNUPHAR. 


HYDROCAMPÀA NYMPHÆALIS. (PI. 222, fig. 3.) 


HvypnocamPA NymPHæATA. John Curtis. 

NvmpnuLa poTamocazis. Schrank. Faur. boic. M. B. 2. 
abth. S. 62. n. 1714. 

NywenuLa NymPHæÆams. Zreits. Schmett. von europ. tom. 
VII. Pag: 14I. n° 10. 

Pyraris PorAmOGALIS. Aubn. tab. 13. fig. 82. (fœm.) 

GEOMETRA NyYMPHÆATA, L/nn. S. N. 1.2. 873.274. Faun. 
suec. ed. 2, n° 1298. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd., tom. 4., 
pag. 233. 

PHALÆNA NYMPHÆATA. Fabr. Ent. Syst. III. 2. 21/4. 316. 
Gotze. Naturf. Muller. Fuesst. 

PHALÆNA NITIDULATA. Berl. Mag. 

PHaLÈNE DU NÉNUPBAR (G. NympHæÆATA). Devil. Ent. linn. 


tom, 11. pag. 354. n° 548. 


Envergure, 9 à 10 lignes. 


CerTE espèce ressemble beaucoup à la pré- 
cédente; mais elle est plus petite et son dessin 
est plus simple. Le fond de ses quatre ailes, en- 
dessus et en-dessous, est d’un blanc nacré, et 
divisé en cinq taches et une bande sur les ailes 
supérieures, et en trois bandes sur les ailes in- 
férieures. Toutes ces taches et bandes sont cer- 

NOCTURNES, V.—Il° Partie, 12 


I 78 HISTOIRE NATURELLE 


nées de brun-noirâtre, et le mince intervalle 
qui les sépare est lavé de jaunâtre. Enfin Ja 
frange est blanche, et précédée d’un liséré | jaune 
doré. Ce qui nee principalement cette es- 
pèce de la précédente, c'est que chez elle la 
bande terminale dés quatre ailes n’est pas inter- 
rompue , mais d'une seule pièce, tandis qu’elle 
se divise en plusieurs taches contiguës dans sa 
congénere. 

La tête et le corps sont d’un blanc nacré, 
ainsi que les antennes et les pattes. 

Cette description concerne les deux sexês : la 
femelle est seulement un peu plus grande que 
le mâle. 

La chenille n’est décrite ni figurée dans au- 
cun auteur à notre connaissance ; Linné dit seu- 
lément qu'elle vit sur la lentille d'eau : mais il y 
a lieu de croire qu’elle ressemble à celle de la 
Potamogalis, et que sa manière de vivre est la 
même. Quant à son papillon, il vole aussi à la 
même époque et dans les mêmes endroits, mais 
il est moins commun. Au reste, il est à remar- 
quer que les deux espèces ne volent jamais en- 
semble, et qu’elles affectent chacune un canton 
particulier; du moins c’est lobservation que 
nous avons faite aux environs de Paris. 


CS 


DES LÉPIDOPTÈRES. 179 


LR RE RS LUE LUS LEE L'ER EO/R VE LR D RE RS VD RS LAS VE L'URL LR LUS LES 


MXX. HYDROC. DE LA LENTILLE D'EAU. 


HYDROCAMPA LEMNALIS. (PI. 222, fig. 4 et 5.) 


HYDROGAMPA LEMNATA. John Curtis. 

NyYmPHULA LEMNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 134. n° 7. Schrank. Faun. boic. 11. B. 2. abth. S. 6r. 
n° 1711. 

PYRALIS LEMNALIS. Hub, tab. 13. fig, 83. (mas.) fig. 84. 
(foœm.) Wien. Ferz. Tllig. 

GEOM. LEMNATA. Zinn. S, N. 1. 2. 874. 278. Faun. suec. 
ed. 2. n° 1301. Larr. Dict, d’hist. nat. 2° éd. tom. 4. pag. 233. 

PHaLenNA LEMNATA. Fabr. Gotze. Naturf. Muller. 

PHALÆNA GEMMATA. Perl. Mag. 

PUALÈNE DE LA LENTICULE (G. LEMNATA). Devill, tom, 11. 
pag. 356. n° 552. 


Réaumur. tom. 1. Mém. 10. pl. 32. fig. 13-17. 


Envergure , 7 à 10 lignes. 


Les deux sexes différent beaucoup pour la 
taille, et ne se ressemblent pas pour le fond de 
la couleur des ailes supérieures. Nous décrirons 
d'abord le mâle : Il est beaucoup plus petit que 
la femelle; ses quatre ailes en-dessus sont d’un 

12, 


180 HISTOIRE NATURELLE 


beau blanc luisant. Les supérieures sont mar- 
quées au milieu d’un petit point noir, et tra- 
versées par plusieurs lignes grises, mais presque 
toujours effacées , avec une bordure étroite jau- 
nâtre à leur extrémité. Les inférieures sont éga- 
lement marquées au milieu d’un point noir, avec 
plusieurs lignes ondulées grises et une bande 
terminale d’un beau noir, sur laquelle brillent 
quatre petits points argentés. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc lui- 
sant, avec le milieu des supérieures lavé de gris. 

La tête, le corps et les pattes sont blancs, et 
les antennes grises ou noirâtres. 

La femelle est d’un tiers plus grande que le 
mâle. Ses ailes supérieures sont lavées de fauve, 
avec une tache grise en forme de 8 au milieu; elles 
sont traversées en outre par plusieurs lignes ondu- 
lées ou dentelées également grises, et dont une, 
placée vers leur extrémité, est plus marquée que 
les autres. Les ailes inférieures sont d’un blanc- 
sale, avec plusieurs lignes grises ondulées, et la 
même bande terminale que chez le mâle. Le des- 
sous des quatre ailes est d’un blanc luisant, avec 
quelques vestiges des lignes du dessus sur les 
supérieures seulement. 

La tête et le corps participent de la couleur 
des ailes. Les antennes sont grises et les pattes 
blanches. 

La chenille de cette espèce a été observée par 
Réaumur, en même temps que celle qui vit sur 


DES LÉPIDOPTÈRES. 181 


le potamogéton. Elle est rase, ou du moins, si on 
lui découvre quelques poils, ce n’est qu'avec le 
secours de la loupe. Le fond de sa couleur est 
un brun un peu olive, sur lequel des teintes de 
suie ou de bistre sont étendues. Ces teintes sont 
plus fortes sur le dessus des premiers anneaux 
que sur le reste du corps. Sa tête est petite et 
d'un blanc-jaunätre, ou d’une couleur plus claire 
que celle du corps ; la chenille la cache souvent 
en grande partie sous le premier anneau, qui est 
luisant et comme écailleux. 

Cette chenille se nourrit des feuilles extrème- 
ment petites des différentes espèces de lentille 
d'eau (lemma), qui forment comme un tapis de 
verdure sur la surface des eaux dormantes. Elle 
se tient toujours en-dessous de ce tapis, et par 
conséquent dans Peau, mais sans en être mouil- 
lée, attendu qu'elle vit renfermée dans un tuyau 
de soie qu’elle s’est filé, et qui est revêtu exté- 
rieurement des feuilles de la plante dont elle se 
nourrit. Ce tuyau est mobile, et lorsqu'elle veut 
se transporter d’un point à un autre , elle en fait 
sortir sa tête et ses pattes écailleuses pour pou- 
voir se cramponner at tapis dont nous venons 
de parler; mais lorsqu'elle est sur le point de 
se transformer, elle lattache par des fils à la 
tige de quelque plante submergée et s'y change 
en chrysalide. Cette chrysalide, suivant la re- 
marque de Réaumur, ne lui a rien offert de par- 
ticulier, 


189 HISTOIRE NATURELLE 


L’Hydrocampe de la Lentille d’eau se montre 
en juin et juillet dans les environs de Paris. On 
le fait partir en battant les roseaux et autres 
plantes aquatiques qui bordent les étangs. Elle 
est commune à la Glacière et dans les prairies 
de Gentilly. 


© 


DES LÉPIDOPTÈRES. 183 


SLR LB LUE RER LES LA) Lam RE BARS BE Re ARR PRE BR LUS LOS PAS LOS LE LEE 


MXXI. HYDROCAMPE DE LA STRATIOTE. 


HYDROCAMPA STRATIOTALIS. (PI. 222, fig. 6.) 


HyprOCAMPA STRATIOTATA. John Curtis. 

NyYmMPHULA STRATIOTALIS, Treëts, Schmett. von europ. tom. 
VII. pag. 137. n° 8. 

PyRALIS STRATIOTALIS. Aubn. tab. 13. fig. 87. (mas.) Wien. 
Verz. Illig. 

GEOMETRA STRATIOTATA. Linn. S.N. 1. 2. 873. 276. Faun. 
suec, ed. 2. n° 1300. Gotze. Latr. Dict. d’hist. nat. 2° édit. 
tom. 4. p. 233. 

PHALÆNA STRATIOLATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 314. 

PHALÆNA PALUDATA. Fabr. Ent, syst. ur. 2. 213. 312. 

PHALÈNE DU STRATIOTE ALOÏDE (G. STRATIOTATA). Devil. 
Ent. linn. tom. n. pag. 355. n° b5o. 

La PHALÈNE GRISE A LIGNES BRUNES ET POINT NOIR. Geo]. 
tom. 11, pag. 142. n° 66. 

PHALÈNE AQUATIQUE DU STRATIOTE. Degeer. tom.1, Mém. 
16. pag. 17, pl. 37. fig. 1. 19. tom. 11. pag. 426. 

PHaALÈNE STATIOLE (P. STRATIOLATA), W'alkenaër. Faun. 
par. tom. 11. pag. 307. n° 15. 


Envergure, 9'lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont blanches 
et traversées au milieu par une large bande si- 
nueuse d’un brun-fauve, dont le centre est oc- 


184 HISTOIRE NATURELLE 


cupé par un point blanc cerné de noir. Cette 
bande est plus foncée du côté extérieur et ar- 
rètée par une ligne noire interrompue par les 
nervures. Une seconde bande plus étroite et d’un 
fauve-pâle longe le bord terminal des mêmes 
ailes. 

Les ailes inférieures en-dessus sont blanches 
et traversées au milieu par une bande étroite 
sinueuse et interrompue d’un brun-noir, laquelle 
est surmontée d’une ligne et d’un point de la 
ième couleur, mais souvent à peine marqués. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc un 
peu fauve, avec quelques vestiges des bandes du 
dessus. 

La tête, le corselet, les antennes et les palpes 
sont blancs, ainsi que les deux premiers anneaux 
et l'extrémité de l'abdome:;, dont le reste est d’un 
oris-fauve. 

Cette description ne concerne que le mâle: la 
femelle en diffère en ce que le fond de ses ailes 
supérieures en-dessus est entierement d'un brun- 
fauve, ainsi que la tête et le corselet. Du reste, 
c’est le même dessin dans les deux sexes. 

La chenille de cette espèce est une des plus 
curieuses du genre, en ce qu'elle vit absolument 
au milieu de l’eau, où elle se nourrit des feuilles 
submergées de la stratiote à feuilles d'aloës (stra- 
tiotes aloïdes), sans être garantie du liquide en- 
vironnant par une coque ou un étui, comme 
celles dont nous avons parlé précédemment. De- 


Pvralhites. 


Nocturnes. 4 PL COX. 


FDumént Pratt et Dire. 
Let. 2. Hydrocampe du Potamogéton //otamogadir | màle etfem. 3.14. du Nénuphar 
ù é 
Nymphals) male. 4 et 9 .Id.de la Lentille d'eau /Zemnater/ mâle et fem. 6.[d. de la 


Stratiote Jéatiotalér mâle .7.1d.Lettrée /Z ceralir) male. 


D£S LÉPIDOPTÈRES. . 185 


geer en a donné une histoire aussi intéressante 
que détaillée, et dont nous extrairons les prin- 
cipaux traits, les bornes de cet ouvrage ne nous 
permettant pas de la rapporter en entier. 

Cette chenille est d’un vert-blanchätre qui 
tire quelquefois sur le jaunâtre. Tout le long du 
corps on voit à travers la peau , qui est transpa- 
rente, le canal alimentaire qui, étant ordinaire- 
ment rempli de feuilles broyées, parait d’un vert- 
obscur, et forme comme une large bande de cette 
couleur sur le dos de la chenille. La tête est ovale, 
avec une profonde échancrure bordée de brun 
obscur dans sa partie supérieure. Elle est ordi- 
nairement enfoncée en partie sous le premier 
anneau. Elle est garnie de poils de différentes 
longueurs, et ses antennes sont plus longues que 
celles des autres chenilles; elles sont coniques, 
divisées en plusieurs articles et terminées en 
pointe. Indépendamment des incisions des an- 
neaux, qui sont profondes et bien marquées, 
le corps est sillonné de rides longitudinales et 
transversales. À l'œil nu, cette chenille parait 
très-velue ; mais avec la loupe, on s'aperçoit que 
ce qu’on avait pris d’abord pour des poils sont 
des filets membraneux et transparents, séparés 
par touffes de trois ou quatre réunis à leur base 
en une seule tige qui sort immédiatement de la 
peau. Or, ces filets, d’après la remarque de De- 
geer, sont des espèces de branchies pareilles : 
celles qu’on voit aux larves d'Ephémeres, et à 


186 HISTOIRE NATURELLE 


laide desquelles notre chenille peut comme 
celles-ci respirer au milieu de l’eau. Cependant, 
indépendamment de ces filets, elle a de véri- 
tables poils implantés chacun sur un petit tu- 
bercule. Elle à aussi. des stigmates comme les 
autres chenilles : ils sont de forme ovale et cer- 
nés par un bourrelet qui devient plus saillant 
à l'approche de la métamorphose. Pour s'assurer 
jusqu’à quel point ces chenilles peuvent vivre 
sans air, Degeer en plongea plusieurs dans l'huile, 
et elles y vécurent huit jours, pendant lesquels, 
l’une d’elles tapissa de soie les parois du verre qui 
la renfermait. Au surplus, ce qui prouve combien 
notre chenille est à l'aise dans Peau, c’est qu’elle 
n'en sort pas pour se transformer : arrivée à ce 
moment elle se loge entre deux ou trois feuilles 
de la plante submergée, et là, elle se file une co- 
que allongée d’une soie tres-blanche et recou- 
verte d'un tissu plus lâche, de couleur grise. Cette 
coque contient une chrysalide conique à ses deux 
extrémités, de couleur jaune, avec les yeux bruns 
trés-lisses , et des stigmates en forme de mame- 
lon dont le sommet est concave. Degeer n’a pu 
saisir l'instant de l’éclosion du papillon; mais 
il suppose avec raison queyses ailes ne se déve- 
loppent qu'après sa sortie de l’eau, qu’il est né- 
cessairement obligé de traverser avant d'arriver 
à sa surface, puisque sa chrysalide est sous 
l'eau. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 187 


On trouve l'Hydrocampe de la Stratiote en 
juillet, sur les bords des eaux stagnantes où 


croit cette plante, principalement du le nord 
de la France. 


198 HISTOIRE NATURELLE 


RS IIB ARE IR SAR LR RD ER LAS MUR LE RUE LUS LA R UE LA SALE LAS LAS LAN LAS Le 


MXXII. HYDROCAMPE LETTRÉE. 


HYDROCAMPA LITERALIS. (PI. 222, fig. 7.) 


HyYDprOCAMPA LITERALIS. John Curtis. 
NympnuraA LiTEraALis. Schrank. Faun. boic. u. B. 2. abth. 
S. 63. n° 1716. Treits. Schmett. von europ. t. vir, pag. 131. 


no: 


PYRALIS LITERALIS, Hubn. tab. 13. fig. 86. (mas.) Wien. 
Verz, Illig. Gotze. 

PHALÆNA ARGENTAIIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 240. 419. 

PHALÆNA LITTERATA. SCop. Ent, carn. p. 229. n° d74. 

L’anGENTÉE (P. ARGENTALIS). Devil. Ent. linn. tom. 11. 
pag. 442. n° 802. 


Envergure, 9 lignes. 


Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont 
d’un brun-noir, avec des lignes et des taches 
d’un blanc argenté ou nacré, disposées ainsi qu'il 
suit. Les ailes supérieures sont traversées vers 
leur extrémité par une ligne arquée en sens 
contraire du bord terminal. L'espace qui existe 
entre elles et ce même bord est occupé par cinq 
taches oblongues placées entre les nervures, et 
qui souvent se réduisent à trois. De l’autre côté 
de cette ligne on voit d’autres taches mieux ar- 
rêtées et la plupart triangulaires, qui occupent 


DÈS LÉPIDOPTÈRES. I 39 


le milieu de l'aile. Les ailes inférieures ont une 
tache à leur origine, et sont traversées ensuite 
par deux lignes où bandes étroites, arquées en 
sens contraire l’une de l’autre : la seconde est 
quelquefois coudée. Enfin la frange est blanche 
et entrecoupée de noir. 

La tête et le corps sont d’un brun-noir, avec 
les épaulettes du corselet et les anneaux de l’ab- 
domen bordés de blanc. Les antennes sont brunes 
ainsi que les pattes antérieures, tandis que les 
postérieures sont blanches. 

Cette description concerne les deux sexes ; 
seulement le mâle est ordinairement plus petit 
et plus foncé en couleur. 

Cette espece, dont les premiers états ne sont 
pas connus, se montre deux fois, savoir : à la 
fin d'avril et dans le milieu de lété. Elle vole 
dans les prairies des montagnes de l'est et du 
midi de la France. 


190 HISTOIRE NATURELLE 


ARE BR AUS BALE LES SAR GARE LES OR LUE LUS LUE LUE LUS L'URL ILE LUE ÉLLLER LAS Ve 


B. Ailes supérieures ayant leur sonimet plus où moins aigu 
ct'allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- 
rieufes dans l'état de repos , et formant plus ow moins la 
queue d'hirondelle par leur rapprochement. 


GENRE ASOPIE, 


11. GENUS ASOPIA. 


PYRALIS. Zinn. Ils. ete. 
PHALÆNA. Fabr, Geoff. etc. à 
BOTYS. Latr. 

AGROTERA. Schrank. 
ASOPIA. Treits, Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs courts, cylindriques, avec le dernier article 
trés-aigu. — Trompe longue et épaisse. — Antennes sim- 
ples dans les deux sexes. — Corps du mâle peu allongé. — 
Ailes supérieures étroites ; les inférieures oblongues. 


(Premiers états inconnus.) 
Cr genre comprend douze espèces chez M.Treit- 


schke; en adoptant nous en avons retranché les 
trois dernières, qui nous ont paru appartenir plu- 


DES  LÉPIDOPTÈRES: 191 


tôt à la tribu des Tordeuses qu'à celle qui nous 
occupe (1); en conséquence il se réduit pour 
nous aux heuf premières, auxquelles nous en 
avons ajouté deux nouvelles: lune que nous 
avons reçue d'Allemagne, sous le nom d’Orna- 
talis, et l’autre qui nous a été communiquée par 
M. Alexandre Lefebvre, et que nous avons ap- 
pelée Ætnæalis. Ces onze espèces sont générale- 
ment ornées de couleurs assez vives, et présentent 
toutes le même dessin sur leurs ailes supérieures, 
lequel consiste en deux lignes transversales tres- 
distantes l’une de l'autre, et terminées à la côte 
par deux taches plus ou moins orandes chez 
quelques-unes d'elles. 

Aucune de ces espèces n’a encore été obser- 
vée dans ses premiers états; seulement il parai- 
trait, d’après l’assertion de Linné, que la chenille 
de l’une d’elles vivrait dans la farine; mais ni lui, 
ni les auteurs qui sont venus depuis, n’en don- 
nent la description. 

La manière de vivre des Æsopies dans létat 
parfait diffère peu de celle des Botys. Excepté 
une seule qui ne se trouve guère que dans Pin- 
térieur des maisons, les autres habitent les jar- 
dins, les bois et les prairies. Le plus grand nom- 


LCI 


(x) Ces trois espèces sont les Tortr. Nemorana, Pariana 
et Dentana de Hubner, que M, Curtis a comprises dans son 
genre Sémaëlhis, 


192 HISTOIRE NATURELLE 


bre ne parait qu’une fois par an, dans le milieu 
de l'été. 

Les dix espèces que ce genre renferme peu- 
vent être partagées en deux groupes, ainsi qu’il 
suit, 


SAVOIR : 


/ Farinals. 
Glaucinalis. 
Rubidalis ”. 
, ] Lucidalis. 
à d’une seule couleur, . . . . Coitralrs*, 
Regalis”. 
Fimbrialis. 
Ætnæalis. 


supérieures 
à franges 


Elammealis. 
de déux couleurs. . . . .. 1 Nemoralis. 
Ornatalis. 


Nota. Nous donnerons plus tard les trois espèces mar- 
quées d’une *, si nous parvenons à nous les procurer, car 
elles sont très-rares. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 193 


Be - ARR LA DIR IAS IEEE LAN URI AIAS MATRA SESBIANES VE AS GA me À LL LL 25212) 


MXXIIT. ASOPIE DE LA FARINE. 


ASOPIA FARINALIS. (PI. 223, fig. 1.) 


ASsopla FARINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis. 
pag. 147. n°1. John Curtis. 


PYRALIS FARINALIS. Wien. Verz. Illig. Linr. Muller. 
Panzer. Hubn. tab. 15. fig. 95. fœm.) 


PHALÆNA FARINALIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2.219. 336. Sco- 


poli Clerck. tab, 11. fig. 14, Cramer. Pap. exot, 1v. tab. 348. 
fig. D. p. 112. 


PHALÆNA pyraLis, Fuessl, Lang, Verz. Gotze. 
AGROTERA PYRALIS." Schrank, Faun. boic, 11, B. 2. abth, S. 


68. n. 1730. 

PYRALE DE LA FARINE (PYR. FARINALIS). Devill. Ent. linn. 
tom. 11. pag. 431. n° 776. 

PHALÈNE À VENTRE RELEVÉ, Geoff, Hist. des ins. tom. 11. 
pag. 167. n° 115, 

BoTxs DE LA FARINE (8. FARINALIS.) Latr, Dict. d’hist, 
nat, 2° éd, tom, 1v. pag. 233, 


Envergure, 10 à 12 lignes, 


Les ailes supérieures en-dessus sont fauves 
au milieu, avec leur base et leur sommet d’un 
brun-rougeàtre ou hépatique. Ces deux cou- 
leurs sont séparées par deux lignes blanches 
transversales , l'une près de la base et l’autre à 

NocTurnes, V.—Il° Partie. 13 


19/ HISTOIRE NATURELLE 


quelque distance du bord terminal. La premiere 
est arquée et la seconde fortement sinuée. On 
voit dans le milieu de la partie fauve un point 
brun rarement bien marqué. Enfin la frange est 
Jjaunètre, avec son extrémité noirâtre. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc 
sale saupoudré de noirâtre, avec deux raies trans- 
versales de la couleur du fond, l’une arquée et 
l’autre fortement sinuée. Leur extrémité est bor- 
dée de taches noires de diverses grandeurs, et 
leur frange est grise, 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par l’absence de la ligne blanche pres de 
la base des ailes supérieures, et aussi parce que 
les couleurs en sont moins vives et le dessin 
moins prononcé, 

La tête et le corselet sont d’un brun-jaunâtre. 
L'abdomen est aussi de cette couleur, avec des 
taches latérales brunes sur les deux premiers 
anneaux. Les antennes et Îles pattes sont d’un 
jaune-fauve. 

Cette description concerne les deux sexes qui 
ne diffèrent entre eux que par une taille plus 
forte dans la femelle. 

Linné, après la description et la synonymie de 
cette espèce, ajoute cette phrase : « Habitat in 
Jfarina culinari cibis parafa, sedens cauda erecta;» 
ce qui parait s'appliquer à la chenille, quoiqu'il 


DES LÉPIDOPTÈRES. 195 
ne la décrive pas. Tous les auteurs postérieurs 
sont partis de là pour dire qu’elle vivait dans la 
farine; mais aucun d’eux n’en donne la descrip- 
tion et ne parait l’avoir vue. M. Treitschke lui- 
même se contentede répéter l’assertion de Linné, 
en ajoutant que , quelque connue que cette che- 
nille puisse être, elle ne s’est jamais présentée 
à ses recherches. Je n’ai pas été plus heureux, 
que lui sous ce rapport, bien que je trouve tous 
les ans l’insecte parfait dans mon appartement. 

Au surplus on le rencontre non-seulement 
dans l’intérieur des maisons, mais sur le tronc 
des arbres, dans les jardins ; il paraît deux fois, 
au printemps et à la fin de l'été. 


æ 


19. 


196 HISTOIRE NATURELLE 


PRASASG LE SRE DE VIN RA SLA LAN SERVIR ALL ALILIVELILELALALIL ARE LARLELE LES LENS VE 


MXXIV ASOPIE GLAUQUE. 


ASOPIA GLAUCINALIS. (PI. 223, fig. 2.) 


ASOPIA GLAUCINALIS, Treits. Schmett. von europ, tom. vit. 
pag. 149. n° 2. John Curtis. 

AGROTERA GLAUCINALIS. Schrank. Faun. boic, 11. B. 2. 
abth. S. 59. n. 1704. 

PyraLis GLAUCINALIS. Linn, Gotze. Muller. Illig. Clerck. 
tab, 111, fig. 4. 

PyraLis NITIDALIS, Hubn. tab. 15. fig. 98. (fϾm.) 

PuaLænA Niripauis, Fabr, Ent. syst. 111. 2. 228. 3702. 

Crameus GLAUCINALIS. Fabr. Ent. syst. im, 2. 464. 1. 

La VERDATRE (Pvn.GLauciNaLis). Devill. Ent. linn. tom, 11. 
pag. 432. n° 777. 

CRAMBE GLAUCINALE (cR.GLAUCINALIS), Walcknaër. Faun, 
Paris, tom, 11, pag. 311. n°1. 


Envergure, 11 à 12 lignes et demie, 


ELLE est tres-luisante comme toutes ses con- 
génères, et, vue sous certains aspects, elle offre 
des reflets légèrement verdâtres; mais ils sont 
si peu prononcés que nous ne concevons pas 
comment ils ont pu déterminer Linné à appeler 
cette espèce Glaucinalis. Cependant, comme ce 
nom a été adopté par tous les auteurs qui sont 
venus depuis, nous avons dû le conserver, bien 


DES LÉPIDOPTÈRES. 197 


qu'il ne cadre nullement avec la figure que nous 
donnons de cette pyralite. 

Les quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-gris 
finement sablé de brun, avec la côte des supé- 
rieures rougeàtre et ponctuée de jaune. Les pre- 
mières ailes sont en outre traversées par deux 
lignes jaunes presque droites, très-écartées et 
se terminant à la côte par deux petites taches 
triangulaires d’un jaune-fauve. Les secondes ailes 
sont également traversées par deux lignes, mais 
courbes et très-rapprochées, et plutôt blanches 
que jaunes. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce qu'une seule ligne les traverse au 
lieu de deux. 

La tête et le corps sont d’un gris-brun mélé 
de rougeûtre. Les antennes, les pattes et l’extré- 
mité de l'abdomen sont d’un jaune-fauve. 

Cette description concerne les deux sexes, qui 
ne différent entre eux que par une plus grande 
taille dans la femelle. 

Cette espece, dont les premiers états ne sont 
pas connus , parait à la fin de juillet et en août. 
On la trouve dans les jardins et quelquefois dans 
l'intérieur des maisons, appliquée contre les 
murs, Elle est rare aux environs de Paris. 


198 HISTOIRE NATURELLE 


RS SES AA AU AN BU 4 LS A SLR QU RS SUR NT ALES SLA É ALL ALILALEL LE SARL SANSLÉTE LT 


MXXV. ASOPIE LUCIDE. 
ASOPIA LUCIDALIS, (PI, 223, fig. 3.) 


AsOPIA LUCIDALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vi, 
pag. 19. n° 4. 
PyraLis LUCIDALIS. Hubn. tab, 25. fig. 161. (mas,) 


Envergure, 9 lignes et demie. 


Les quatre ailes en-dessus sont rougeûtres, 
Les supérieures sont traversées au milieu par 
uné large bande légèrement arquée d’une teinte 
plus foncée, et bordée des deux côtés par une 
ligne d’un jaune clair. Une ligne sinueuse de la 
même couleur traverse le milieu des ailes infé- 
rieures. La frange est d’un rougeûtre foncé. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune clair 
saupoudré de rougeàtre, avec une seule ligne 
brune sur chaque aile correspondante à celles 
du dessus. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes sont 
de la même couleur que les ailes. 

Cette description concernele mâle ; la femelle 
nous est inconnue. 

Cette espèce, dont les premiers états ne sont 
pas connus , se trouve en Italie, en Dalmatie et 
dans le midi de la France. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 199 
BOLIVIA V EU LT EL SLALRS De LAVER LOU LS SA QE D RS QAR RUES RD QE Sn ne me De ER 


MXXVI. ASOPIE DE L’ETNA. 


ASOPIA ÆTNÆALIS. Mihi. (PI. 223, fig. 4.) 


Envergure, 8 lignes et demie, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun- 
rougeâtre, avec une petite tache jaune réni- 
forme ou en croissant au centre de chacune 
d'elles. Chaque aile est en outre traversée, entre 
cette tache et le bord extérieur , par une ligne 
brune anguleuse est tres-sinuée, mais plus mar- 
quée sur les ailes supérieures que sur les infé- 
rieures. La frange est grise et précédée d’un liséré 
Jjaunâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que les lignes précitées n’y sont 
indiquées que par des points. 

La tête, le corps et les autennes sont de la 
couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance 
plus pâle. Les palpes sont fauves en-dessus et 
blancs en-dessous. 

Cette description concerne le mäle; la femelle 
nous est inconnue. 


200 HISTOIRE NATURELLE 


M. Alexandre Lefebvre a trouvé cette espèce 
au printemps, dans la vallée de Bandazzo, au 
pied de l'Etna. N'ayant pu la reconnaitre dans 
Hubner ni dans M. Treitschke, nous l’avons ap- 
pelée Æinæalis, à cause de la localité où elle a 
été trouvée. 

M. ie colonel Feisthamel en possède un indi- 
vidu d’une teinte plus foncée que celui qui est 
figuré, et qui a été trouvé dans les environs de 
Barcelone. 


dE 


Nocturnes. 


[vra htes. PL COXXHT 


RS te 
P Dumenal Pouait et Direxit . 


Frandée/. Fimbrials) Fem.6.W.des Forets (Nemoralw]Vem. 7-M.Flamme 
{Flammealis )Mäle . G.1d. Ornee / Urnatales ” Male . 


, A L 
DES LEPIDOPTERES. 201 
SOU 3 IRL ARS DA ERREUR RS BU BUR VAT EL RES ER RL AT AS SE CRAN mn Le an Re 


MXXVII ASOPIE FRANGÉE. 


ASOPIA FIMBRIALIS. (PI. 223, fig. 5.) 


AsoPIA FIMBRIALIS, Zreits, Schmett, von europ. tom. vir. 
pag. 154. n°7. 

Asopia cosraLis, John Curtis. 

Pyrazis FImBRIALIS. Aubn. tab. 15. fig. 97. (fœm.) Wien. 
Verz. Illig. Gotze. 

PHaLæNa cosraris. Fabr, Ent, syst. 111. 2.240. 420.Gotze. 

La PURPURINE (Pr. cosraris). Devill, Ent, linn, tom. 11. 
pag. 443. n° 803. 


Envergure, 8 à 9 lignes, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un pourpre 
qui tire un peu sur le violet, avec leur frange 
jaune et deux lignes transverses de cette der- 
niere couleur sur chacune d’elles. Les deux lignes 
des ailes supérieures sont droites, trés-écartées et 
terminées à la côte par deux taches triangulaires 
jaunes assez grandes. Les lignes des ailes infé- 
rieures sont courbes et très rapprochées. 

Le dessous des quatre ailes est d’une nuance 
moins vive que le dessus, et chacune d'elles n’est 
iraversée que par une seule ligne. 

La tête et le corps sont d’un pourpre-violet. 


202 HISTOIRE NATURELLE 


Les antennes, les pattes et l'extrémité de labdo- 
men sont jaunes. 

Cette description concerne les deux sexes, qui 
ne different entre eux que par la forme de l'ab- 
domen. 

Cette jolie espèce, dont les premiers états ne 
sont pas connus, vole à la fin de juin et au com- 
mencement de juillet dans les endroits herbus 
des bois. Je l'ai prise cette année (1831) dans les 
environs de Nemours et au bois de Boulogne. 
Elle n’est pas commune. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 203 


PR he SR LR SARL ER RR RUES D RL RE LU SA RU ER LAL RL ALELALILGALE GA LS LA LT QAR URL AS LS 


MXXVIII. ASOPIE DES FORÊTS. 


ASOPIA NEMORALIS. (PI, 223, fig. 6.) 


Asopla NEMORALIS. {7eits, Schmett, von europ. tom. vil. 
pag. 156. no 9. 

PyRALIS NEMORALIS. Hubn, tab. 15.fig. 100. (fœm.) Wien. 
Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze. 

AGROTERA NEMORALIS. Schrank. Faun. boic, 11. B. 2. abth, 
S. 64. n. 1719. 

PHaLæna EROsALIS. Fabr. Ent. syst, 111. 2, 236, 405. 

PHALÆNA NEMORALIS. Scop. Ent. carn. pag. 242. n° 618, 


Envergure, 9 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
brun-fauve lavé de pourpre, avec leur base 
jaune et rayée de rouge. La partie fauve est tra- 
versée par une ligne brune ondulée et marquée, 
au milieu, d’un point de la même couleur. La 
frange est blanche et coupée au milieu et à ses 
extrémités par du gris-brun; elle est séparée du 
bord terminal par un liséré noir. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- 
roussätre , et traversées par deux lignes brunes 
ondulées. La frange, également d’un blanc rous- 
sâtre, est séparée, comme celle des ailes supé- 


204 HISTOIRE NATURELLE 


rieures , par un liséré noir, du bord terminal, 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-fauve 
luisant, avec une ligne ondulée et un point cen- 
tral bruns sur chacune d’elles. 

La tête et le corps sont jaunes et variés de 
rouge, avec l'extrémité de l'abdomen d’un brun- 
ferrugineux. Les antennes sont annelées de jaune 
et de brun. Les pattes sont d’un jaune-pâle. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette jolie espèce n’est pas commune aux en- 
virons de Paris; je ne l'ai jamais prise qu’une 
fois dans la forêt de Bondy. Elle vole à la fin de 
mai et au commencement de juin dans les clai- 
rieres des bois. 

Ses'premiers états ne sont pas connus. 


DÉS LÉPIDOPTÈRES. 20 


ANR RSR ENSAN ARR NS AS RSA SR SERRES Le URL VERS SEE LAURE AS LR DS DUO 


MXXIX. ASOPIE FLAMME. 


ASOPIA FLAMMEALIS, (PI. 223, fig. 7.) 


ASOPIA FLAMMEALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vit, 
pag. 155, n° 8. John Curtis. 
PYRALIS FLAMMEALIS, Wien. Verz, Illig, Gotze. Hubn,. tab, 


15. fig. 99. (mas.) 
Envergure , 9 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
jaune -fauve au milieu , avec leur base et leur ex- 
trémité pourpres ou d’un rouge-brun. Ces deux 
couleurs sont séparées par deux lignes trans- 
verses: d’un jaune-pâle placées chacune entre 
deux lignes brunes. Celle qui avoisine la base est 
arquée, et celle qui longe le bord terminal est 
flexueuse. On aperçoit un point brun au milieu 
de l'intervalle qui sépare ces deux lignes. La côte 
est brune et ponctuée de jaune. 

Enfin la frange est également brune, avec une 
tache d’un jaune-päle à l'angle supérieur. 

Les ailes inférieures en-dessus sont tantôt 
pourpres et tantôt d’un brun-rougeûtre, avec 
leur frange jaunätre; elles sont traversées au 


206 HISTOIRE NATURELLE 


milieu par une bande jaune arquée et bordée de 
deux lignes brunes. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que les ailes supérieures ne sont 
traversées que par une seule ligne, celle qui 
longe le bord terminal. | 

La tête, le corselet, les antennes et les pattes 
sont d’un jaune-fauve. L’abdomen est aussi de 
cette couleur, mais lavé de brun dans la femelle, 
tandis qu’il est entièrement jaune dans le mâle. 

Cette espèce varie beaucoup d’un individu à 
l'autre pour le fond de la couleur, qui en général 
est plus vif dans les mâles que dans les femelles. 
Elle parait depuis la fin de juin jusqu’au milieu 
de juillet. Eile vole en société sur les fleurs après 
le coucher du soleil. Le jour, elle se cache dans 
les buissons, qu’il faut battre pour l'en faire sor- 
tir. Elle est très-commune dans les lieux ombra- 
gés des bois des environs de Paris. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


EU 


DES LÉPIDOFTÈRES. 207 


RAR RAR ERA VAV IR IRELIT IV RARES LUS RL LE NVARS AU ILLRR LÉ LAS S LELLGLLLNS AR LAN 


MXXX. ASOPIE ORNÉE. 


ASOPIA ORNATALIS, Parreyss. (PI, 223, fig. 8.) 


Envergure, 9 lignes et demie, 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un jaune- 
brun mêlé de ferrugineux, et sont traversées par 
deux lignes brunes argentées, l’une près de la 
base, et l’autre vers les deux tiers de leur lon- 
gueur. La première est arquée; la seconde est 
droite et forme un coude rentrant, un peu avant 
d'aboutir au bord interne. Entre ces deux lignes, 
on voit deux petites taches d’un brun argenté, 
l’une réniforme et l’autre orbiculaire; et à partir 
de ces deux taches jusqu’au bord interne, le 
fond de l’aileest d’un blanc-jaunâtre, et paraît 
comme dénué d’écailles ou transparent. 

Les ailes inférieures en-dessus sont en ma- 
jeure partie d’un blanc-jaunâtre et comme dé- 
nuées d’écailles, avec leur base brune etune large 
bande terminale d’un jaune-ferrugineux, séparée 
de la partie blanche par une ligne sinueuse d’un 
brun-argenté, qui correspond à celle des ailes 
supérieures. Sur la partie dénuée d’écailles on 
remarque deux petits points noirs, l’un au mi- 


208 HISTOIRE NATURELLE 


lieu de Paile, et l’autre presque à son origine. 
La frange est d’un gris-brun, et précédée d’une 
ligne de petits points noirs. 

Le dessous des quatre ailes présente absolu- 
ment le même dessin que le dessus; mais le 
jaune-ferrugineux est remplacé par du brun- 
clair, et la partie transparente ou dénuée d’é- 
cailles offre des reflets roses. 

La tête et le corps sont d’un gris-brun. Les 
antennes sont annelées de brun et de jaunàtre. 
Les pattes sont de cette dernière couleur. 

Cette jolie espèce, qui n’est décrite ni figurée 
dans aucun auteur à notre connaissance, nous 
a été envoyée par M. Parreyss, sous le nom de 
Ornatalis, que nous lui avons conservé. Nous 
en avions reçu précédemment un individu de 
M. Alexandre Lefebvre, qui a trouvé cette même 
espèce en Sicile. 


se 


DES LÉPIDOPTÈRES. 209 


D''ALARONSDRUULTIBOOLRN MI RAD LAS RSA UAN ER : RNA UE D RARE LOOTENUN AS UL A D DE MR 


C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé- 
6 
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos. 
(Port de Noctuélites.) 


GENRE PYRAUSTE. 


12. GENUS PYRAUSTA. 


PYRALIS. Zinn. Illig., ete, 
PHALÆNA. Fabr. 
PYRAUSTA. Sc2rank, Treits. Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes' inférieurs aussi longs que la téte, très-aigus et sans 
articles distincts. — Trompe longue. — Antennes simples 
dans les deux sexes.— Abdomen des femelles gros et co- 
nico-< cylindrique. — Angle supérieur des premieres ailes 
plus ou moins aigu. 

Chenilles (à 16 pattes) Jusiformes, verruqueuses et demi- 
velues, — Chrysalide contenue dans une coque papyracée 


au milieu de la mousse. 


Nous avons adopté, sans modification, ce genre 
établi par M. Schranck et suivi par M. Treitschke. 
Presque toutes les espèces qu'il renferme se font 
remarquer par la vivacité de leurs couleurs ; 


LÉPID., VII NOCTURNES, V.—1l° Partie, 14 


210 HISTOIRE NATURELLE 


mais un des principaux caractères qui les distin- 
guent des genres précédents, c’est la solidité de 
leurs ailes supérieures, eu égard à la petitesse 
de leur taille; aussi serait-on tenté de les ranger 
parmi les ÂVoctuélites, sous a forme de leurs 
palpes et la longueur de leurs jambes armées 
d’épines. Leur manière de vivre aussi est très 
différente de celle des Pyralites, dont nous 
avons parlé jusqu'à présent : au lieu de se tenir 
cachées pendant le jour, elles volent au con- 
traire en plein soleil et avec d'autant plus de 
vivacité qu’il fait plus chaud. Aussi n’en trouve- 
t-on que dans les bois clairs et bien exposés au 
midi, et surtout dans les endroits garnis de ge- 
néts et de bruyères. Quelques-unes se montrent 
deux fois par an, au printemps et en été; mais le 
plus grand nombre ne parait que dans cette der- 
nière saison. * 

Une autre particularité que présentent les Py- 
raustes, c’est que, chez elles, les femelles ont 
beaucoup moins d'envergure que les mâles. 

Quant à leurs chenilles , les deux seules que 
Jon connaisse jusqu'à présent vivent sur des 
plantes basses et se cachent dans la mousse pour 
se transformer. Leur chrysalide, qui n'a rien 
d’extraordinaire, est contenue dans une coque 


papyracce. 


Les dix-huit espèces que ce genre renferme 


DES LÉPIDOPTÈRES. 211 
peuvent être partagées en trois divisions, ainsi 
qu'il suit, 

SAVOIR : 


A. Ailes supérieures à taches et bandes foncées sur un fond 


clair. Ailes inférieures obscures. 


Pudicalis. Virginalis. 


Sanguinalis. Castalis*. 


B. Les quatre ailes à taches et bandes claires sur un ford 


foncé. 
Purpuralis. Pygmæalis. Rubricalis*. 
Porphyralis*. Ostrinalis. Pustulalis. 
Punicealis. Mæstalis. 


C. Les quatre ailes à taches et bandes peu prononcées sur un 


fond obscur ou nébuleux. 


Cespitalis. Floralis, Normalis. 


Scutalis. Siculalis. Stygialis*. 


Nota. Nous donnerons plus tard les espèces marquées 


d’une*, si nous parvenons à nous les procurer! 


14. 


212 HISTOIRE NATURELLE 


M na DR Se MS ARS BR BEBE DA SEE INA AEBLLT L'ARAR TE ET AT NUVLET.H AS ASE A8 QU 


MXXXI, PYRAUSTE PUDIQUE. 


PYRAUSTA PUDICALIS. Mihi. (PI, 224, fig. 1.) 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d'un jaune- 
soufre, et traversées obliquement près du bord 
terminal par une bande presque droite d’un gris- 
pourpre ou violet; cette bande part du som- 
met de l'aile et vient aboutir à peu de distance 
de l’angle anal. On voit en outre un petit trait 
oblique de la même couleur vers le milieu du 
bord interne. Enfin la côte et la frange sont éga- 
lement d’un gris-pourpre ou violet. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- 
cendré et saupoudrées de jaune-soufre. 

Le dessous des ailes supérieures est d’un gris- 
cendré, celui des inférieures est d’un blanc-sale, 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
sont d’un gris cendré et saupoudrés de jaune- 
soufre. 

Cette jolie espèce a été trouvée dans les envi- 
rons d’Hyères, en Provence, par M. Cantener, 


DES LÉPIDOPTÈRES. 213 
déjà cité plusieurs fois dans cet ouvrage, J'avais 
d’abord pensé que c’était la Castalis de M. Treits- 
cbke, qui n’est pas figurée dans Hubner ; mais 
après l'avoir confrontée exactement avec la des - 
cription de cet auteur, je me suis convaincu du 
contraire. Je la crois en conséquence inédite , et 
Je lui ai donné le nom de Pudicalis. 


214 HISTOIRE NATURELLE 


Aa A dut 64 En WU BAG SU LAS MUR SA LAVE UERU ES SL LÈ LEUR EE SAS VES LILLY TLLR DS 


MXXXII PYRAUSTE ENSANGLANTÉE, 


PYRAUSTA SANGUINALIS. (PI. 224, fig. 2.) 


PyRAUSTA SANGUINALIS. 7reits. Schmett. von europ. t. va. 
pag. 163. n° 1. 

Pyrazis sanGuINaLIs, Linn, Illig. Scriba. Hubn, tab. 28. 
fig. 178. (mas.) Wien. Verz. Gotze, 

PyRALIS CRUENTALIS. Scriba. tab, VI. fig. 7. 

PHazæNA sanGuinaLISs. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 235. 398. 
Schwarz. Rossi. Faun.etr. tom. 11. pag. 199. n° 1191. 

L'isramE (P. sANGuINALIS), Devill, Entom. linn. tom. 1. 


pag. 437. n. 788. 
Envergure, 6 à 7 lignes et demie, 


Les ailes supérieures en-dessus sont jaunes et 
traversées obliquement par deux bandes étroites 
d’un rouge-carmin, lPune médiane et l’autre 
presque terminale, avec la côte également d’un 
rouge-carmin. La première bande s'élargit dans 
sa partie supérieure et se divise en deux avant 
d'aboutir à la côte, ou plutôt elle est marquée 
d’un point jaune dans cette partie large ; la frange 
est jaune. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 


DES LÉPIDOPTÈRES, 210 
cendré , avec leur base, une raie médiane et la 
frange jaunâtre. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-paille 
luisant, avec les mêmes bandes qu’en dessous, 
d'un gris-pourpre. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
sont jaunes. 

Cette description concerne les deux sexes; 
seulement les ailes inférieures du mâle sont d’un 
gris plus foncé. 

Cette jolie espèce est plus commune dans le 
midi que dans le nor: de la France; elle n’est 
cependant pas très-rare, dans les années chaudes, 
aux environs de Paris. Je l'ai prise plusieurs fois 
sur les coteaux exposés au midi qui bordent la 
Marne avant d'arriver à Saint-Maur, ainsi que 
dans les rochers de Fontainebleau, Elle parait 
deux fois, en juin et en août. Quant à sa chenille, 
elle n’est pas encore connue ; mais M. Treitschke 
présume qu'elle vit dans les mousses qui tapis- 
sent les coteaux où l’on prend l'insecte parfait 
en Allemagne, particulièrement dans le voisinage 
des bois de pins, 


216 HISTOIRE NATURELLE 


D SAS LD LOU RLE LES EULABRUALA US S LOL LR D NS ARLES D NS LR À LUN ES SE NAN ER LA 


MXXXIII. PYRAUSTE VIRGINALE. 


PYRAUSTA VIRGINALIS. Mihi, (PL 224, fig. 3.) 


Envergure, 9 lignes et demie. 


Ezre ressemble beaucoup à la précédente; 
mais elle est plus grande. Les ailes supérieures en- 
dessus sont jaunes et traversées par trois bandes 
d’un rouge-carmin, dont deux étroites, placées 
au milieu, et l’autre plus large tout-à-fait termi- 
nale. Les deux premières se réunissent au bord 
interne, et l’une d'elles (l’extérieure) se bifurque 
avant d'arriver à la côte, qui est également d’un 
rouge-carmin depuis cette bande jusqu’à la base. 
La bande terminale est légerement ponctuée de 
jaune sur le bord qui regarde la frange. Enfin 
celle-ci est grise. 

Les ailes inférieures en-dessus sont entière- 
ment d’un gris-cendré, avec leur bord légère- 
ment pourpré et la frange grise. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-paille 
luisant, avec les mêmes bandes qu’en-dessus d’un 
gris pourpré. 

La tête et le corselet sont jaunes. L’abdomen 


Pvralites. 
Wocturnes. € 


PL, CCXXIV. 


==, 


7 
| 
| 
| 
2 2: 
| 
| 
| 
LL 
6. 6. 


We vw 


F. Duméerul Foi et Direæit . 

1.Pyrauste Pudique//#4ca4s/Mäle.2.1d.Ensanglantée anguinals) Male. 

5.id Virginale [irginalis/Mäle. Let D.Id. Pourpree (Purpuralis) Mâle et Var. 
6.Id. Grenade /?unicealis/ Fem. 7e Id Pyèmee (Pygmæals ) Fem. 
(e) .Id . Violette / Ostrinalis Male . 9: Id. Triste VA Wastalis )y Male. 


DES LÉPIDOPTERES. 7 
est d’un gris-cendré. Les antennes et les pattes 
sont d’un gris-jaunâtre. 

Cette charmante espèce, qui n’est pas figurée 
dans Hubner, ni décrite par M. Treitschke, n’a 
été envoyée de Morée par mon fils. Je la crois 
tout-à-fait nouvelle, 


218 HISTOIRE NATURELLE 


VON UVAS LAN RSA PRILES LR LVEE LU VELUY LE LL LLALALALLE LR ULLALEULL ANS 


MXXXIV. PYRAUSTE POURPRÉE. 


PYRAUSTA PURPURALIS. (PI. 224, fig. 4 et 5.) 


PyRAUSTA PURPURALIS. Zreits. Schmett. von europ. t. VII. 
pag. 166. n0 3. Schrank. John. Curtis. 


Pynaris Purpurazis. Linn. WVien. Verz. Illig. Fuesst. 
Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm. Clerck. tab. 1x. fig. 18. 
Hubn.tab. 6. fig 35. (mas.) 


Pyrazis PuNICEALIS. Hubn. tab. 6. fig. 34. (mas.) Larv. 
lep. vi. Pyr, 111. pseudo-noct. B. a. fig. 1,a-c. 


Pyrausra puNicEALIS, Schrank. Faun. boic, zr. B. 2. abth, 


S. 67. n. 1728. 
PHaLÆNa PURPURALIS. Fabr. Ent, syst, 111. 2. 238. 413. 
La POURPRÉE (P. pURPURALIS). Devil, Ent, linn, tom. 11, 


pag. 438. n° 791. 
Envergure, 7 à 9 lignes. 


CETTE espèce serait sans contredit la plus re- 
marquable de toute la tribu, si elle joignait une 
plus grande taille à la vivacité de ses couleurs. 
Le fond de ses ailes supérieures en-dessus est 
tantôt d’un rouge-pourpre ettantôt d’un pourpre 
brun ou violet qui fait ressortir d'autant mieux 
les taches d’un beau jaune orangé dont elles sont 
ornées. Ces taches sont disposées ainsi qu'il suit, 
savoir : trois à la base, qui souvent n’en forment 


DES LÉPIDOPTÈRES. 219 


qu’une seule ; une au milieu, qui quelquefois ne 
consiste qu’en un point, et trois un peu plus loin, 
formant comme une bande interrompue, qui tra- 
verse l'aile obliquement; de ces trois taches, celle 
du milieu est arrondie; celle qui est au-dessus 
et qui touche à la côte est beaucoup plus petite 
et triangulaire; enfin celle qui est en-dessous et 
qui repose sur le bord interne est arquée et pré- 
sente quelques dentelures extérieurement. 

Les ailes inférieures en-dessus sont noires et 
traversées au milieu par une bande arquée jaune, 
avec trois taches de cette même couleur entre 
cette bande et l’origine de l'aile, dont une ronde 
et deux linéaires. 

Indépendamment de toutes ces taches et 
bandes, le bord terminal des quatre ailes est 
longé par une série de petits points jaunes très- 
serrés, qui forment souvent ligne, surtout aux 
ailes inférieures, et cette ligne est ordinairement 
lavée de pourpre près de l'angle anal. Enfin la 
frange est brune et terminée par des poils blan- 
châtres. 

Le dessous de quatre ailes est pourpre sur 
les bords et noir au milieu. Les supérieures ont 
quaire taches jaunes, dont trois plus vives que 
les autres et placées sur une même ligne. Les 
inférieures n’ont que trois taches jaunes, et sont 
traversées en outre par une bande arquée de la 


220 HISTOIRE NATURELLE 


méme couleur qui correspond à celle du dessus; 
enfin le bord terminal des quatre ailes est longé 
par une ligre jaune. 

La tête et le corselet sont d’un jaune orangé, 
ainsi que les pattes et les antennes. L’abdomen 
est noir, légèrement saupoudré de jaune, avec 
les segments bordés de jaune-pâle. 

Cette description concerne les deux sexes, 
seulement la couleur pourpre de la femelle est 
moins pure, et l’abdomen du mâle est terminé 
par un pinceau de poils de cette couleur. 

La chenille, suivant Hubner, a la tête et le 
premier anneau d’un jaune-brun, avec trois 
lignes longitudinales noires sur cet anneau. Le 
reste du corps est gris, avec des taches ocellées 
noires entourées de blanc, et trois lignes longi- 
tudinales jaunes, dont une dorsale et deux laté- 
rales. Une variété d’un gris plus foncé, manque 
de la ligne dorsale, 

Le Catalogue de Vienne, et tous les auteurs 
qui l'ont copié, disent que cette chenille vit 
sur l’aubépine ( cratægus oxiacantha); mais il 
y a lieu de croire que c’est une erreur, et que 
Hubner a eu raison de la représenter sur une 
branche de menthe sauvage (mentha arvensis ), 
attendu qu'elle ressemble trop à celle de la Por- 
phyrals, sa congénère, pour lui supposer une 
autre manière de vivre. Or, celle-ci vit sur la 


DES LÉPIDOPTÈRES. 291 


menthe aquatique ( mentha aquatica). La chry- 
salide de la Purpuralis est d’un jaune-brun et 
ressemble beaucoup aussi à celle de la Porphy- 
ralis. 

Le papillon se montre deux fois, en mai et en 
juillet. Il vole avec beaucoup d’agilité par un 
soleil ardent dans les clairières des bois remplis 
de bruyères. Il paraît répandu partout, d'après 
le grand nombre d’auteurs de différents pays qui 
l'ont décrit. 


dE 


222 HISTOIRE NATURELLE 


LR PRRTIRTSIONS VERS LS LAS LUTN LUEUR UN LE RÉUNIE S LUN MRLL SYRIE RAR LUEUR 


MXXXV. PYRAUSTE GRENADE. 


PYRAUSTA PUNICEALIS. (PI. 224, fig. 6.) 


PyYRAUSTA PUNICEALIS. Zreits. Schmett, von europ. t. vit, 
pag. 168. n° 4. John Curtis. 

PyRAusTA PoRPHYRALIS. Schranck. Faun.boic, 11. B.2.abth. 
S. 69. n° 1726. 

PyraLis PUNICEALIS. Wien. Verz. Illig. Gotze. 

PyRALIS PORPHYRALIS, Hubn. tab. 6. fig. 36. (fœm.) 

La ROUGE (P. PuNIcALIS). Devill. Entom. linn. tom. vi. 
pag. 519. 

Puar. PuNICALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 239. 415. Braln. 


Envergure, 7 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
pourpre-violet très foncé, avec leur base sau- 
poudrée de jaunätre et plusieurs taches d’un 
jaune orangé , dont une plus grande que les au- 
tres au milieu. Cette tache, presque ronde, est 
accompagnée de deux autres beaucoup plus pe- 
tites dont une placée intérieurement et sur la 
même ligne et ne consistant souvent qu’en un 
point, et l’autre au-dessus et contigué à la côte. 
On remarque en outre trois autres petites ta- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 223 


ches de forme linéaire et placées dans différents 
sens entre la tache principale et le bord interne; 
mais elles n’existent pas sur tous les individus. 

Les ailes inférieures en-dessus sont noires, et 
traversées au milieu par une bande arquée d'un 
jaune orangé. 

La frange des quatre ailes est brune, avec son 
extrémité d’un gris-blanchàtre. 

Le dessous des quatre ailes est d’un violet- 
pourpre, avec leur base saupoudrée de jaunätre. 
Les supérieures sont marquées de trois taches 
d’un jaune orangé, et les inférieures traversées 
au milieu par une bande du même jaune, bordée 
dans sa partie supérieure d’une ligne noire, et 
surmontée d’un point de même couleur. 

La tête et le corselet sont d’un jaune orangé. 
L'abdomen est noir, avec les segments de l’ab- 
domen bordés de blanc-jaunâtre. Les antennes 
et les pattes sont Jaunûtres. 

Cette description concerne les deux sexes, 
qui ne présentent aucune différence notable en- 
tre eux. 

Cette espèce varie autant que la Purpuralis ; 
mais ce qui la distingue principalement de cette 
dernière, c’est que ses ailes inférieures, dont le 
fond est noir, ne sont traversées que par une 
bande jaune, sans lignes ni taches qui l’accom- 
pagnent. 


22/ HISTOIRE NATURELLE 

La Punicealis paraît deux fois comme la pré- 
cédente savoir : en mai et en juillet; mais elle 
est moins répandue : elle setient principalement 


dans les bois plantés de pins. 
Ses premiers états ne sont pas connus. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 295 


ARR SSSR LULU RIRES US OR URA TS 8 LRRSAA BALE LS LULSIIVLIAI ATAIAL AL SE RS 


MXXXVI. PYRAUSTE PYGMÉE. 


PYRAUSTA PIGMÆALIS. (PI. 224, fig. 7.) 


Envergure, à lignes et demie, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un noir-brun 
luisant, avec un reflet pourpre. On voit sur le 
milieu des supérieures une petite tache d’un 
fauve doré contiguë à la côte, et sur les infé- 
rieures une ligne courbe transverse et médiane 
de la même couleur. La frange est noirâtre, avec 
son extrémité grise. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce qu’il est moins luisant. 

Les antennes, la tête et la partie antérieure 
du corselet sont jaunâtres, ainsi que les pattes. 
Le reste du corps est d’un brun-noir. 

Cette Pyrauste, remarquable par l’exiguité de 
sa taille, nous a été communiquée par M. Alexan- 
dre Lefebvre, qui la rapportée de Sicile. Ne 
ayant pas trouvée figurée dans Hubner, ni 
décrite dans M. Treitschke , nous l'avons consi- 
dérée comme nouvelle. Cependant il serait très- 
possible que ce ne füt qu’une variété extrême 
ment petite de la Punicealis. 

LÉPID., VILL. — nocr., V.— 11° Pariie. 15 


296 HISTOIRE NATURELLE 


LU OANSUITRARD DIRES NS ANNE RS ATEUR SARA ABS S BRU Re RURAL AS Re 


MXXXVII PYRAUSTE VIOLETTE. 
PYRAUSTA OSTRINALIS. (PI. 224, fig. 8.) 


PyRAUSTA osrriNauis. Treits. Schmett, von europ. t. vit. 
pag. 172. n° 6. John Curtis. 
PyRALIS OSTRINALIS. Hubn. tab. 17. fig. 113. (fœm.) 


Envergure, 7 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
pourpre-violet beaucoup moins vif que dans la 
Purpuralis, et tirant quelquefois sur le gris, 
avec leur base saupoudrée de jaune. Elles sont 
traversées vers leur milieu par une bande si- 
nueuse d’un jaune-pâle, laquelle se compose de 
trois taches réunies; deux autres taches isolées 
du même jaune, et placées sur la même ligne, 
se voient entre cette bande et l’origine de cha- 
que aile. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un brun- 
noirätre, et traversées au milieu par une bande 
arquée d’un blanc-jaunâtre, surmontée d’une 
tache ronde de la même couleur. 

Indépendamment de toutes ces bandes et ta- 
ches, le bord terminal de chaque aile est longé 
par une ligne jaunâtre plus marquée sur les ailes 


DES LÉPIDOPTÈRES. 297 
inférieures que sur les supérieures , où elle man- 
que quelquefois entièrement. Enfin la frange est 
d'un gris-violâtre et terminée par des poils blan- 
châtres. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-blanc- 
jaunâtre lavé de pourpre sur les bords, avec une 
bande et deux taches noires sur les supérieures, 
et deux bandes noires sans taches sur les infé- 
rieures. 

La tête et Le corselet sont d’un brun-violitre, 
ainsi que les antennes. L’abdomen est noirâtre, 
avec les segments bordés de blanc-jaunâtre. Les 
pattes sont de cette dernière couleur. 

Cette description concerne les deux sexes ; 
seulement l'abdomen du mäle est terminé par 
un pinceau de poils jaunes. 

Cette espèce semblerait au premier coup d’œil 
n'être qu'une variété plus petite et plus pâle de 
la Purpuralis ; mais ce qui l'en distingue essen- 
tiellement, ce sont les trois taches principales 
des ailes supérieures qui, chez elle, sont tou- 
jours réunies en une seule bande dans les deux 
sexes. Je l'ai trouvée pour la première fois cette 
année (1832) au bois de Boulogne. Elle volait 
en juillet parmi les genèts et les bruyères, avec la 
Cespitalis, Je l'avais reçue précédemment du midi 
de la France. Ses premiers états sont inconnus, 


19: 


298 HISTOIRE NATURELLE 


PLAN LU RAA LS AU LES LE AS AS AA MINT ETLILS LORS A CAUSE AA AA AIASEN LATE S LAS LAS LE 


MXXXVIIL PYRAUSTE TRISTE. 


PYRAUSTA MOESTALIS. Mihi., (PI, 224, fig. 9.) 


Envergure, 7 lignes, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun-foncé 
tirant sur le noir, avec cinq taches sur les supé- 
rieures et une bande arquée surmontée d'une 
seule tache sur les inférieures, les unes et les 
autres d’un blanc-jaunâtre. Des cinq taches des 
ailes supérieures, trois sont placées transversa- 
lement en forme de bande, et les deux autres 
longitudinalement entre cette bande et la base 
de l’aile : celles-ci sont trés-petites en compa- 
raison des autres. La bande arquée des ailes in- 
férieures traverse le milieu de l’aile et la tache 
qui la surmonte est arrondie. 

Le dessous des quatre ailes ressemble au-des- 
sus, avec cette différence que le jaune y domine 
plus que le noir. 

Les antennes, la tête et le corps sont d’un 
brun-noir, avec les segments de l’abdomen bor- 
dés de blanc jaunâtre. Les pattes sont de cette 
derniere couleur. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 229 


Cette description concerne les deux sexes : 
seulement l'extrémité de l’abdomen du mâle est 
lavée de pourpre. 

N'ayant vu d’abord qu'un individu passé de 
cette espèce, je l’avais pris pour une variété de 
la Purpuralis ; mais j'en aireçu depuis de plus 
frais, qui tous se ressemblent, et chez lesquels 
on trouve les deux sexes. Je ne doute pas d’après 
cela que ce ne soit une espèce distincte qui n’est 
décrite ni figurée dans aucun auteur à ma con- 
naissance. Je lui ai donné le nom de Moæstalis , 
à cause de sa couleur noire et blanche. Cette 
espèce se trouve principalement dans les mon- 
tagnes. M. Amédée Cauchy l’a rapportée de son 
voyage en Suisse, mais elle a été prise aussi en 
France. 


a3c HISTOIRE NÂTURELLE 


de 4 SD LR LV AU UN SLEV LLLLÉSES A LELRALÉT VEILLE LE LLEVELAGRES L 25 SOSLEERS S 7 


MXXXIX. PYRAUSTE PUSTULÉE. 


PYRAUSTA PUSTULALIS. (PI, 225, fig. 1 et 2.) 


PyraLis PUSTULALIS. Hubn. tab. 30. fig. 190-192. 
Envergure, 7 à 9 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- 
rougeàtre ou cannelle ; avec leur base d’un jaune- 
soufre. Elles sont traversées au milieu par une 
bande de taches isolées du même jaune, qui se 
partage en deux branches avant d'arriver à la 
côte. Ces taches varient en nombre et en gran- 
deur, suivant les individus, et celles de la bran- 
che extérieure sont toujours les plus petites. La 
frange est jaunâtre et précédée d’une ligne fauve. 

Les ailes inférieures sont d’un gris-brun, avec 
la frange jaunâtre et précédée d'une ligne fauve 
dont la couleur s'étend le long du bord interne. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-brun, 
avec leur côte teintée de brun-rougeâtre ou can- 
nelle. 

La tête et le corselet sont d’un brun rougeûtre. 
L'abdomen est d’un gris-brun, avec l’extrémité 
fauve. Les antennes et les pattes sont jaunâtres. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 231 


Cette description est faite sur un mâle, Nous 
avons sous les.yeux une femelle d’un tiers moins 
grande et plus foncée en couleur, avec les taches 
jaunes plus petites. Du reste, les deux sexes se 
ressemblent. 

Cette jolie espèce, figurée dans les supplé- 
ments d'Hubner, n’est pas décrite dans M. Treits- 
chke. Elle m'a été envoyée d'Allemagne ; j'ignore 
sa patrie. 


EVA 
Æ 


239 HISTOIRE NATURELLE 


CRAUSA AN LULU AR AU ER ELLE RL LE RARE RE LU LU RE LE LL LE RS LL EA SUVVAA LE RL SAS LRU EVE 


MXL, PYRAUSTE DES BUISSONS. 
PYRAUSTA CESPITALIS. (PI, 225, fig. 3 et 4.) 


PyrRaAusrTa cEspiTALIS. Treits. Schmett, von europ, tom, vi. 
pag. 193, n° 7. Schrank. John Curtis. 

Pyrazis cespiraLis, Wien. Verz.Illis. Lang, Verz. Gotze. 
Brahm, Hubn. tab. 6. fig. 39. (fœm.) 

PyraLis sorDIpaLis, Hubn. tab, 7. fig, 40. (mas.) 

PHALÆNA GEsPiTALIS. Fabr. Ent, syst..111. 2. 238. 410. 

PyRALE DES BUISSONS (Pr, GEsPiTALIS). Devill. Entom. linn, 


tom, 1V, pag. 19. 


Envergure, 7 à 9 lignes, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-brun 
nuancé de fauve. Les supérieures sont traversées 
au milieu par une large bande sinueuse d’un 
gris un peu plus foncé, qui se détache à peine 
du fond, et dont le centre est occupé par deux 
petites taches brunes, l’une réniformeet l’autre 
orbiculaire; cette dernière tache est rarement 
bien visible. Les inférieures sont traversées par 
deux raies fauves, dont une médiane et l’autre 
terminale. La frange est de la couleur des ailes. 

Le dessous des quatre ailes est d’une fauve- 
pale. Chacune d'elles est traversée d’abord par 


Pyralites 
ANVocturnes U 


ZE. CCXAT 


L Dumérel Fait et Direztt. 
1. et 2. Pyrauste Pustulée /Zrétatir) mâle et femelle 5.et 4. Id. des buis - 


SOS /Crpetabr.) Mâle et femelle 5 less (J'eutulalir.) Wäale G |dem 
florale /Zbrakr.) femelle 7 [dem Normale Wormatir.) femelle 8 Idem Sie1- 
4 


lienne / Séutahs.) femelle. 


D: Fa 
M 


sé 


DES LÉPIDOPTÈRES, 233 
une bande brune longeant le bord terminal, et 
ensuite par une ligne sinueuse de la même cou- 
leur, mais plus foncée. Entre cette ligne et la 
base de chaque aile, on voit en outre sur les 
supérieures deux petites taches noirâtres , l’une 
réniforme et l’autre orbiculaire, et sur les infé- 
rieures un petit croissant de la mème couleur 
que les taches. 

La tête et le corps sont d’un gris-brun, avec 
les segments de l'abdomen bordés de fauve-päle. 
Les antennes et les pattes sont de cette dernière 
couleur. 

Cette description concerne les deux sexes. Ce- 
pendant il est à remarquer que, par une ano- 
malie singulitre, les femelles ont moins d’en- 
vergure que les mâles dans cette espèce, et le 
dessin de leurs ailes est mieux écrit. Ce dessin 
dans quelques individus ressemble à celui de la 
Scutalis. 

La Pyrauste des Buissons est très-commune 
dans les clairières des bois, parmi les bruyeres 
et les genèts, Elle se montre deux fois : en avril 
et mai, et en juillet et aout. 

Ses premiers états ne sont pas connus. 


234 HISTOIRE NATURELLE 


ROSE RE RARE PILE SU RUE VILLE SL RLEL ES AU LU LA LUE L LULU LL LA AURS 


MXLI. PYRAUSTE ÉCUSSONNÉE. 


PYRAUSTA SCUTALIS. (PI. 225, fig. 5.) 


Pyrausra scurazis. Treits, Schmett, von europ. t. vis. 
pag. 177. n°111: 
PyraLis scuTALIS. Hubn. tab. 24. fig. 16, (mas) 


Envergure, 8 lignes. 


Les quatre ailes sont en-dessus d’un brun- 
noir, avec un reflet olivâtre. Les supérieures 
sont traversées vers leur extrémité par une ligne 
arquée d’un jaune-clair, et près de leur base 
par une ligne anguleuse d’un noir foncé. Le 
centre de l'intervalle qui sépare ces deux lignes 
est occupé par deux taches noires placées sur 
une éclaircie jaunâtre , l’une réniforme et l’autre 
orbiculaire. La frange est brune et précédée 
d’une ligne d’un jaune-clair, interrompue dans 
le milieu. Les ailes inférieures sont traversées 
au milieu par une ligne ou bande étroite forte- 
ment sinuée d’un jaune-clair. l'intervalle qui | 
existe entre cette bande et la base de l’aile est 
saupoudré de jaunâtre, avec un point central 
noir. Enfin la frange, comme celle des ailes su- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 235 


périeures, est précédée d’une ligne interrompue 
d’un jaune-clair. 

Le dessous des quatre ailes ressemble absolu- 
ment au dessus. 

La tête et le corps sont d’un noir-brun, avec 
les segments de l'abdomen bordés de jaune-clair. 
Les antennes et les pattes sont de la même cou- 
leur, 

Cette description ne concerne que le mâle; la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espèce, dont les premiers états n’ont pas 
encore été observés, se trouve en Italie et dans 
le midi de la France, où il parait qu’elle n’est 
pas commune. L’individu figuré fait partie de la 
collection de M. Alexandre Lefebvre. 


Pre'ans 


ÈS 


236 HISTOIRE NATURELLE 


RRRR RO AR 0 BA DIU AA VU DSL EL EVIL SLI NE LE IAIANEIAIVIAIAALAAAIAIALAIAAASA 


MXLIT. PYRAUSTE FLORALE. 
PYRAUSTA FLORALIS,. (PI. 225, fig. 6.) 


PYRAUSTA FLORALIS. Zreits. Schmett, von europ. tom, vit, 
pag. 178. n° 12. 
PyRaLIS FLORALIS. Hubn. tab. 29. fig, 142. (fœm.) 


Envergure, 7 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
brun , avec un reflet bronzé; elles sont traver- 
sées vers les deux tiers de leur longueur par une 
ligne sinueuse noirâtre, qui se termine à la côte 
par une tache de la même couleur, et qui est 
bordée de fauve intérieurement. Entre cette li- 
gne et la base de l'aile, on aperçoit d’abord une 
éclaircie fauve et ensuite une tache réniforme 
noire. L’extrémité des mêmes ailes est bordée par 
une ligne de points noirs qui précède immédia- 
tement la frange, d’un gris-roussâtre. 

Les ailes inférieures en-dessus sont fauves, et 
traversées à peu de distance du bord terminal 
par une bande étroite noire qui forme un angle 
un peu avant d'arriver au bord interne, et qui 
est surmontée d’une tache noirâtre. La frange est 
roussâtre et précédée d’une ligne noire. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 237 


Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- 
fauve clair, avec une ligne noire arquée sur cha- 
cune d'elles, et deux taches de cette couleur sur 
les supérieures seulement, l’une réniforme et 
l’autre orbiculaire. 

La tête, le corps et les antennes sont d’un 
gris-brun , avec les segments de l’abdoinen bor- 
dés de fauve. Les pattes sont jaunûtres. 

Cette description est faite d’après une femelle : 
le mâle nous est inconnu. 

Cette espèce se trouve en Italie et probable- 
ment aussi dans le midi de la France. Ses pre- 
miers états ne sont pas connus. M. Treitschke 
l'indique comme fort rare. L'individu figuré fait 
partie de la collection de M. Boisduval. 


NU 


À 


238 HISTOIRE NATURELLE 


PAR RL RD RSA B ES ARR NAN ES LILAS SEVSLRLILIE RSR ULLLENALLRRIBULS LI ES LI ASS © 


MXLIIL PYRAUSTE NORMALE. 
PYRAUSTA NORMALIS. (PI, 225, fig. 7.) 


PyrausTa NoRMALIS. Treits. Schmett. von europ, t, vi, 


pag. 179. n° 9. 
PyRaLis NORMALIS. Hubn.tab. 17. fig..110. (fœm.) 


Envergure, 7 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un brun 
foncé saupoudré de fauve rougeûtre, principa- 
lement le long de la côte et au bord terminal 
près de l'angle anal, avec une grande tache 
noire au milieu , en forme de pyramide dont la 
base repose sur le bord interne, et le sommet 
se termine par un point d’un noir plus foncé un 
peu avant la côte. Ce point est placé sur une 
éclaircie blanche, et accompagné du côté inté- 
rieur par une ligne qui part de la tache dont 
nous venons de parler et se termine à la côte. 
La frange est grise et précédée d’une série de 
petits points noirs. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un noir 
velouté, et traversées obliquement, un peu au- 
delà du milieu, par une raie flexueuse blanche, 


DES LÉPIDOPTÈRES. 239 


avec un point de la mème couleur à leur origine. 
Leur frange est également blanche. 

Le dessous des premières ailes ést blanc, avec 
leur extrémité noire, une grande tache et deux 
lignes également noires, qui correspondent au 
dessin du dessus. Le dessous des secondes ailes 
est noir, avec quelques vestiges de la raie blan- 
che du dessus. 

La tête et le corps sont d’un noir-brun, avec 
l'extrémité de l'abdomen fauve. Les antennes et 
les pattes sont de cette dernière couleur. 

Cette jolie petite espèce qui a tout-à-fait le 
port d’une Voctuélite, nous a été communiquée 
par M. le capitaine de Villiers, avec cette note : 
« Prise en plein midi dans les rochers des Pyré- 
« nées. » M. Treitschke dit qu'on la trouve en 
Hongrie, mais qu’elle est fort rare. 


2/0 HISTOIRE NATURELLE ” 


RARE IA DIR UD LE LENS LES S VITAE VAUES LVAULOAIAIIIAIAUTILALAITELAANAASUASLS 


MXLIV, PYRAUSTE SICiLIENNE. 


> 


PYRAUSTA SICULALIS. Mihi. (PL. 225, fig. 8.) 


Envergure, 6 lignes, 


Les ailes supérieures sont en-dessus tantôt 
d’un brun-noir luisant , tantôt d’un gris-brun, 
avec un reflet bronzé et quelques éclaircies 
fauves. Elles sont traversées par deux lignes lé- 
géerement courbes et très-écartées, mais qui se 
rapprochent au bord interne. On voit au milieu 
de lintervalle qui les sépare un trait oblique 
noir, et la plus extérieure des deux est bordée 
de fauve intérieurement, 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun- 
noir, avec un petit point fauve vers le milieu du 
bord inférieur. 

Ledessous des ailes supérieures est d’un fauve- 
clair, avec deux taches et une raie parallèle au 
bord terminal, d’un brun-noir. Celui des ailes 
inférieures est d’un gris-brun, avec une ligne 
courbe noirâtre, 

La tête et le corps sont d’un brun-noirâtre, 
avec les segments de l'abdomen bordés de blan- 


DES LEPIDOPTÈRES. 2/1 
châtre. Les antennes et les pattes sont d’un gris- 
fauve luisant. 

Cette espèce, que nous n'avons pu reconnaitre 
dans Hubner, a été prise par M. Alexandre Le- 
febvre, dans les bois des madoniers, au pied du 
mont Aspro, en Sicile. Elle nous a été envoyée 
depuis d'Allemagne, comme nouvelle et sans 
nom. Nous l'avons appelée Siculalis, du nom 
de Pile où elle a été trouvée. La figure qui s’en 
rapproche le plus dans Hubner est celle qu'il 
nomme Comitalis, espèce que M. Treitschke 
passe sous silence, et qui n’est décrite dans au- 
cun auteur. 


LÉPID., VIIL. noct., V.—II° Partie. 16 


2/42 HISTOIRE NATURELLE 


VENIR EIRE TENS LISYEVTRSISLIALILIERSLITIVILI LIPIRIAIALALTLLLALTLÉLASRAQUSE LR 


C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé- 
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos 
(port des Noctuélites). 


GENRE ENNYCHIE. 


13. GENUS ENNYCHIA. 


GEOMETRA. Linn. 
PHALÆNA. Fabr. 
BOTYS. Zatr. 
TINEA. Geoff. 
PYRAUSTA. Curtis. 
ENNYCHIA. Treits. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.: 


Palpes inférieurs presque aussi longs que la tête, épais, 
velus, et dont le dernier article, peu distinct, se termine en 
pointe. — Trompe longue. — Antennes tres longues et 
simples dans les deux sexes. — Corselet robuste. — 4b- 
domen des femelles gros et conico-cylindrique. — Angle 


supérieur des premières ailes plus ou moins arrondi. 


( Premiers états inconnus). 


Nous avons adopté sans modifications cegenre 
établi par M.Treitschke. Toutes les espèces qu'il 
renferme ont le fond de leurs ailes d’un noir 
plus ou moins intense, avec des taches ou des 
lignes blanches chez la plupart. Elles se distin- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 243 


guent principalement des Pyraustes par un cor- 
selet plus robuste, par des palpes plus courts et 
par des antennes comparativement plus longues. 
Leur manière de vivre est la même, c’est-à-dire 
qu'elles volent également à l’ardeur du soleil 
dans les clairières des bois et dans les prairies 
sèches et élevées. Quelques-unes d'elles n’habi- 
tentque les pays de montagnes. Leurs premiers 
états sont inconnus. 

Ce genre peut se partager en trois groupes, 
ainsi qu'il suit, savoir: 


J Albofascialis*. 
traversée par une bande Anguinalis, 
Cingulalis. 
LE LE D VE VS dé drop Fnierale. 
Sépulchralis (1). 
Chaque aile 
Luctualis*. 
marquée d’une ou deux ta- Octomaculalis. 
ches blanches ou d’une au- Potlinalis. 
tre"couleur:; : . -1.% Quadripunctalis*. 
 Atralis, 


Les quatre ailes sans bandes ni taches, Nigralis. 


Nota. Nous donnerons plus tard les espèces marquées 


d’une *, si nous parvenons à nous les procurer, 


à AN 

(1) Cette espèce, nommée ainsi par M. Marcel de Serres 
et mise au rang des Ennychies par M. Treitschke, n’est 
qu’une variété très petite et très foncée en couleur de l'Ophiusa 
Jucunda , ainsi que me l'a fait remarquer M. le docteur 


Rambur, qui a trouvé cette même variété en Corse. 


16. 


244 HISTOIRE NATURELLE 


SRB ER RNR LRS RER CLRRAVAR RL ELALRLRANLRLÈLALS AA LLRLELAS LÉ LLEL RURALE 


MXIV. ENNYCHIE CORDÉLIÈRE. 
ENNYCHIA ANGUINALIS. (PI. 226, fig. 1.) 


ENNycæia ANGuINALIS. Treits. Schmett. von europ. t. vit. 
pag. 198. n° 4. | 

PyRALIS ANGUINALIS. Hubn. tab. 5. fig. 32. (mas.) Schrank. 

La TEIGNE CORDÉLIÈRE. Geoff. tom. 11. pag. 194. n° 32. 

PyYRAUSTA ANGUINALIS. John Curtis. 


Envergure, 7 lignes. 


Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous 
sont totalement noires, finement saupoudrées de 
roussâtre et traversées au milieu par une ligne 
blanche sinueuse, avec un point de la même 
couleur sur les supérieures seulement. La frange 
est noire avec son extrémité grise. 

La tête et le corselet sont noirs et saupoudrés 
de roussätre. L'abdomen est noir avec les an- 
neaux bordés de blanc. Les antenneset les pattes 
sont jaunâtres ou roussâtres. 

Cette espèce paraît deux fois, en mai et en 
juillet. Elle n’est pas rare dansles prairies sèches; 
mais elle ne se montre que par un soleil brillant. 


DES LÉPIDOPTÈRES 2/5 


OUREIISRILS SUR IEIESEN NS SD D ELU NA AR TA ALES VERT LT VE LÉAUSIRS LS AAA US AS 


MXILVI. ENNYCHIE ZONE BLANCHE. 
ENNYCHIA CINGULALIS. (PI. 226, fig. 2.) 


Ennyenia cINGuLALIS. Treits. Schmett, von europ. t. vtr. 
pag. 193. n° 3. 

GEOMETRA CINGULATA. Linn. S. N. 1.2. 874. 280. Faun. 
suec. ed. 2. N. 1303. Clerck, tab. 2. fig. 10. 

PHALÆNA CINGULATA, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 206. 285. 
Gotze. Brahm. 

PyrALISCINGULALIS. Wien. Verz. Illig. Hubn. tab, 5. fig. 30. 
(mas.) Schrank. Lang, Verz. 

LA CEINTURE (P. G. CINGULATA). Devill. Ent, linn, tom. 11. 
pag. 356. n° 553. 

La ZONE BLANCHE (P. EREMITICA.) Fourcroy. Ent. par. 
pag. 289. n° 102. 

PYRAUSTA CINGULALIS, John Curtis. 


Envergure, 6 lignes. 


Les quatre ailes, tant en-dessus qu'en-dessous 
sont noires el traversées au milieu par une ligne 
blanche , droite sur les supérieures et arquée sur 
les inférieures. La frange est noire avec son ex- 
trémité grise. 

La tête et le corps sont noirs, avec les an- 


246 HISTOIRE NATURELLE 


neaux de l’abdomen bordés de blanc. Les an- 
tennes sont noires et les pattes jaunâtres. 

Cette espèce se trouve dans les mêmes loca- 
lités que l’Anguinalis, et parait aussi deux fois, 
au printemps et en été. Elle est plus commune 
que cette dernière, du moins aux environs de 
Paris. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 247 


ARSELTS RARES RSS RSS RAR SAS URL AL VAL LN SRE LALRLAVER SARL LENS LS LABS R SR 


MXLVII ENNYCHIE FASCIÉE. 
ENNYCHIA FASCIALIS. (PI. 226 , fig. 3.) 


ENNycHia FasciALIs. Treits. Schmett. von europ. tom, var. 
pag. 196. n° 2. 
PyraLis FasciaLis. Hubn. tab, 5. fig. 31. (mas.) 


PYRAUSTA FasCiALIS. John Curtis. 


Envergure, 7 lignes et demie. 


Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous 
sont noires, finement chargées d’atomes ferrugi- 
neux, et traversées au milieu par une ligne blan- 
che sinueuse sur les supérieures et arquée sur 
les inférieures. La frange est noire. 

La tête et le corps sont noirs, avec les anneaux 
de l’abdomen bordés de blanc. Les antennes sont 
noires et les pattes jaunâtres. L’abdomen du mâle 
est terminé par un pinceau de poils de cette 
dernière couleur. 

Cette espèce se trouve dans les pays monta- 
gneux. Elle est plus rareque les deux précédentes. 
l'individu figuré a été pris par M. le capitaine 
de Villiers, dans les environs de Neuf-Brisach. 


ES 


218 HISTOIRE NATURELLE 


LI RIIRIAS ASS S LI TS VOLE RIS LIL VERTE S LES AIRIS SARL IALA SES SEULS NU R SAN RS EN 


MXLVIIT. ENNYCHIE 8 TACHES. 


ENNYCHIA OCTOMACULALIS. (PI. 226, fig. 4.) 


ENNYCHiA ocTomAcuLaLIs. Treits. Schmett. von europ. 
tom. vil. pag. 201. n° 7. 

GEOMETRA OCTOMACULATA. Linn. Mant. 540. 

PHaLæNa ATRALIS. Fubr. Ent, syst. 111. 2. 241. 422. 

PyraLis GuTraLis. Hubn. tab. 12. fig. 75. (fœm.) Wien. 
Verz. Illig. Schrank. Lang, Verz. Gotze. 

PHALÆNA FUNERANA. Muller, Zool. dann. prodr. pag. 132. 
n° 124. 

Nocr. TRIGUTTA. Esper. tom. 1v. tab. 163. fig. 6. 

Pyrausra cuTraLis. John Curtis. 


Envergure , 8 lignes et demie. 


Les quatre ailes vues en-dessus et en-dessous, 
sont d’un noir luisant, avec deux taches blan- 
ches arrondies sur chacune d'elles. Quelques 
individus portent en outre un point blanc placé 
entre ces deux taches, près de la côte des ailes 
supérieures. La frange est noire, quelquefois avec 
un peu de blanc à l'angle anal. 

La tête et le corps sont noirs, avec les épau- 
lettes d’un jaune-fauve et les anneaux de l’ab- 


Pyvralites. 
Vo 7247772 € 


72 


{ ee 


l'Pumend l'inctt et Lirexit 


I Ennychie Cordelière /4rgranatir.) 2 Id em Zône blanche /Czqutatbir) 5 Id. 


lasciée/Zrcerter.) 4. | d . huit Taches /%46 macutalis.) 5 [ d. Poudreée /224natr .) 


6: Id . Obseure /Atrater.) 7 Id. Noire / Wyratr.) 


DES LEPIDOPTÈRES. 249 


domen bordés de blanc, les antennes noires et 
les pattes blanchätres. : 

Cette espèce vole en juin et juillet dans les 
clairières des bois secs et sur les bruyères par 
un soleil ardent. Elle n’est pas rare dans la forit 
de Fontainebleau et les environs de Nemours. 


250 HISTOIRE NATURELLE 


PLNIVILIELRITLELLT LILEREL LEE VEUT LILI TILS LA L 21 LSLSLELELS LS LS 


MXLIX. ENNYCHIE POUDRÉE. 


ENNYCHIA POLLINALIS. (PI. 226, fig. 5.) 


—————— —— 


Ennycnia PoLLINALIS. Treits, Schmett, von europ, t. VII. 
pag. 202. n° 8. 

PYRALIS FOLLINALIS. Hubnr, tab. 5. fig. 29. (mas.) Wien. 
Verz. Illig. Fuessl. Gotze. Brahm. 

PHALÆNA POLLINALIS. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 241. 423. 

Nocr. BiGUTTA. Esp. tom. 1v. tab. 163. fig. 5. 

La POUDRÉE (P. PoLLINALIS). Devill, Ent. linn. tom, 1v. 


pag. 520. 


Envergure, 8 lignes et demie. 


Les quatre ailes sont en-dessus d'un noir ve- 
louté et finement saupoudré de blanchätre , avec 
deux taches blanches sur chacune d’elles, et une 
ligne de la même couleur à la base des ailes su - 
périeures. L’une de ces taches, sur les premières 
ailes, a toujours la forme d’une larme; les au- 
tres varient de grandeur et de forme suivant les 
individus. La frange est blanchâtre et entre- 
coupée de noir aux ailes supérieures seulement. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par l’absence des atômes blanchâtres. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 251 


La tête et le corselet sont noirs et saupoudrés 
de gris. L’abdomen est noir, avec les anneaux 
bordés de blanc. Les antennes sont noires et les 
pattes blanchätres. 

Cette espèce paraît deux fois,en mai et en 
juillet. Elle vole par un soleil ardent dans les 
clairières des bois secs et sur les hautes herbes. 
Elle n’est pas rare aux environs de Paris, sur- 
tout au bois de Boulogne, dans les années 
chaudes. 


252 HISTOIRE NATURELLE 


SSSR LREEIS ES SAR SEAT ESVLIS EVE RS LIVE LIVES VEILIATALLAULIAS SARNNS IS LIL UA NS 


ML. ENNYCHIE OBSCURE. 
ENNYCHIA ATRALIS. (PI. 226, fig. 6.) 


EnnycniA ATRALIS, 7reits. Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 206. u° 11. 


PyraLis ATRALIS. Hubn. tab. 5. fig. 27. (mas.) 


Envergure , 4 lignes et demie, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un noir lui- 
sant, avec un reflet bronzé et une petite tache 
roussâtre au centre des inférieures. Élles sont 
également noires en-dessous, mais sans reflet 
bronzé, avec une tache blanche sur chaque aile. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les antennes. Les pattes sont grises. 

Cette espèce , la plus petite du genre, vole en 
société sur les prairies des montagnes; elle pa- 
rait en juin. 


QU 
Doc 
Me 


DES LÉPIDOPTÈRES. 253 


LS I LIL IRRLIRIRRS LEA RRRS RUE ELLES LRELE LISTER ELLE LENS ALALILILE LORS LA NN 


MLI ENNYCHIE NOIRE. 


ENNYCHIA NIGRALIS. (PI. 226, fig. 7.) 


Ennycia niGraLis. Treits. Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 205. n° 10. 
PyrALIS NIGRALIS. Aubn. tab. 5. fig. 26. (mas.) 


PHALÆNA NIGRaLIS. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 241. 421. 


Envergure , 7 lignes et demie. 


ELLE est entièrement d’un noir luisant des 
deux côtés sans aucune tache. Ce noir a un léger 
reflet rougeàtre, et paraît moins intense en-des- 
sous qu’en-dessus. 

Cette espèce ne se trouve que dans les mon- 
tagnes. L’individu figuré nous a été communiqué 
par M. Alexandre Lefebvre, qui Pa rapporté de 
Suisse. 


254 HISTOIRE NATURELLE 


RE EE EEE EEE TEE TETE SSL TS LL ST LS LS SSL TS LOTS TE TOITS 


C. Ailes supérieures sensiblement plus épaisses que les infé- 
rieures, qu’elles couvrent entièrement dans l’état de repos 


(port des Noctuélites ). 


GENRE HERCYNE. 


14. GENUS HERCYNA. 


PYRALIS. Zinn. Hubn. Devill. 
PHALÆNA. Fabr. 
CRAMBUS. Fabr. 
HERCYNA. Treits. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs aussi longs que la tête, épais etvelus, sans 
articles distincts.—Antennes simples dans les deux sexes. 
— Trompe longue.— Corselet robuste, — Abdomen ne dé- 
passant pas les ailes inférieures lorsqu'elles sont étendues. 
— Angle supérieur des premières ailes plus ou moins 


arrondi, 


(Premiers états inconnus). 


Ex adoptant ce genre établi par M Treitschke, 
et qui renferme chez lui quatorze espèces, je 
l'ai réduit à quatre et J'ai réparti les dix autres 
sur denx nouveaux genres qui viendront plus 


DES LÉPIDOPTÈRES. 255 


tard. Les quatre espèces qui restent dans celui-ci 
ont les plus grands rapports entre elles pour la 
forme et la couleur. Elles ont le corps robuste, 
les ailes courtes, épaisses et généralement d’un 
brun-noir satiné en-dessus , avec des taches et 
des lignes grises sur les ailes supérieures. 

Ces quatre espèces volent en juillet sur les 
montagnes les plus élevées. Leurs chenilles ne 
sont pas encore connues. 

Voici leurs noms: 


Manualis. Holosericalis*. Rupicolalis. Alpestralis. 


Nota. Nous n'avons encore pu nous procurer celle qui est 
marquée d’une * ; nous la donnerons supplémentairement à 


la fin du volume. 


156 HISTOIRE N:;TURELLE 


DER LEVEL IVELSETAR EURE LAR SELS EE LELLESVE IN LATE LIELLLELÉLALNSE RSS S sms san 


MLIL., HERCYNE MANUELLE. 


HERCYNA MANUALIS. (PI. 227, fig. 1.) 


HerRCYNA ManuALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vi. 
pag. 180. n°1. 
PyRALIS MANUALIS. Hubn. tab. 351. fig. 195-197. 


Envergure, 10 lignes et demie. 


Lzs ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
bleuätre, avec une large bande d’un brun-noi- 
râtre qui occupe les deux tiers de leur surface 
à partir de la base, qui est également noirûtre. 
Cette bande est fortement sinuée ou échancrée 
du côté extérieur, et présente dans le milieu 
une éclaircie blanchâtre sur laquelle sont placés 
deux points noirs. Une autre bande très-étroite 
et dentelée, de couleur noirâtre, longe le bord 
terminal. La frange est de cette dernière cou- 
leur. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun- 
noir qui s’éclaircit vers leur base, avec la frange 
blanchatre. 

Le dessous des quatré ailes est d'un gris- 
bleuâtre, avec un point discoïdal noir sur cha- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 257 


cune d’elles. Ce point est accompagné d’une 
tache et d’une ligne arquée noire sur les ailes 
supérieures, et seulement d’une ligne semblable 
sur les ailes inférieures. Les quatre ailes sont 
en outre terminées par une large bande noirûtre. 

La tête et le corps sont noirâtres, avec les 
anneaux de l'abdomen bordés de gris. Les an- 
tennes sont noirâtres et les pattes blanchâtres. 

Cette Hercyne, nouvellement découverte, se 
trouve en Suisse et dans les Alpes françaises. 
Elle vole en juillet. Elle est encore rare dans les 
collections. 


S 


LÉPiD , VILL.— nocr., V. Ile Partie. 17 


258 HISTOIRE NATURELLE 


RAA RSRAR SES S 8/08 SAUT LIBERIA S IEEE LIVES NS NS SNS US LAS LUE UE SERA DES ES LE RS 


MLIII. HERCYNE RUPICOLE. 


HERCYNA RUPICOLALIS. ( PI. 227, fig. 2.) 


HErcyNA RuPICOLALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. 1. 
pag. 181. n° 3. 

PyYRALIS RUPICOLALIS, Hubn. tab. 21. fig. 139 ( mas.) 
tab. 31. fig. 198-200. 


Envergure , 8 ligues et demie. 


Les ailes supérieuressont en-dessus d’un noir- 
bleuâtre mélangé de gris satiné; elles sont tra- 
versées par deux bandes grises, sinuées et den- 
telées, entre lesquelles sont placées deux petites 
taches de cette même couleur. Les ailes infé- 
rieures en-dessus sont d'un noir plus décidé, 
avec un commencement de bande grise qui les 
traverse vers les deux tiers de leur longueur. 
La frange est grise. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris- 
bleuâtre satiné, avec une bande noirâtre qui les 
traverse non loin du bord terminal; leur centre 
est occupé par un point également noirâtre, 
mais souvent à peine marqué. 


> 3 4 
Pvralites. 
Nocturnes . e LU. CCXNTZ. 
F Re 


L Dumerut Ll'onat et Pirertt 


L'HCFrEVNE Manuelle /Hercets) 2. WA. Rupicole /Æpéotatr.) à. M. 


+ 


Alpestre {per tats .) À. et D. Nole Strieule /Jegnulrtir.) mâle et fem. 
6. et T° N ole Crétée /Certadrir.) mâle et femelle. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 299 


La tête et le corps sont entiérement noirs, 
les palpes très-velus, les antennes noires et les 
pattes d’un gris-blanchâtre. 

Cette espèce vole en juillet sur les rochers des 
Alpes, en Suisse et en Italie. 


+ 


fe 
VA 

{ 
É Ses 


260 HISTOIRE NATURELLE 


ET EE EE ST DS SSL 25055205) 


MLIV. HERCYNE ALPESTRE. 
HERCYNA ALPESTRALIS. { PI. 227, fig. 3.) 


HerCyNA ALPESTRALIS. Treits. Schmett. von Europ. t. vit. 
pag. 182. n° 4. 

PyrALIS ALPESTRALIS. Hubn. tab. 21. fig. 135. (mas.) 

PHaLæNa ALPESTRALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 350. 

CrAMBus ALPESTRALIS. Fabr. Suppl. 466. 14. 

Le PETIT DEUIL {P. ALPESTRALIS). Devil. Ent. linn. t. 1v. 
pag. 520. 

PYRALIS SIMPLONIALIS. Parreyss. 


Envergure , 8 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d'un noir 
foncé etsaupoudré de gris-blanchâtre, avec trois 
lignes dentées, transverses, de cette dernière cou- 
leur, dont deux près de la base et une non loin 
du bord terminal. 1’intervalle qui sépare cette 
dernière ligne des deux autres est plus clair, et 
le centre en est occupé par une petite tache 
noire. La frange de ces mêmes ailes est d’un gris- 
blanchitre et entrecoupée de noir. Les ailes in- 
férieures en-dessus sont d’un gris-brun qui s’é- 
claircit vers la base, avec une ligne grise inter- 


DES LÉPIDOPTÈRES. 261 


rompue qui les traverse vers les deux tiers de 
leur longueur, et la frange blanchätre. 

La tête et le corps sont noirs, avec les seg- 
ments de l’abdomen bordés de gris-blanchàtre. 
Les antennes sont noires et les pattes annelées 
de noir et de blane à leur extrémité. 

Cette espèce vole en société dans les mois d'été 
sur les montagnes élevées, en France etenSuisse. 


Nota. J'ai reçu de M. Parreyss, sous le nom de Simplo- 
nialis , une espèce d'Hercyne qui ne me parait qu’une variété 
de l 4lpestralis, dont elle ne diffère que parce que le dessin 


en est mieux écrit. C’est celle que j'ai fait figurer. 


2692 HISTOIRE NATURELLE 


RS RS RS SR AS RS AS AS PS RDS ES TS A/S SR DS DS D NS RAR D D SN À ES 


C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé- 
rieures qu’elles couvrent entiérement dans l’état de repos 
{ Port des Noctuélites ). 


GENRE NOLE. 


15. GENUS NOLA. 


TINEA. Linn. Fabr, Devillers. 
NOCTUA. Jlliger. 

BOMBYX. Esper. 

PYRALIS. Hubn. 

HERCYNA. Treitschke. 
NOLA. Leach Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes inférieurs plus courts que la téte, épais, triangulaires 
et sans articles distincts.— Trompe trés courte.—Antennes 
courtes, pectinées ou crénelées dans les mâles. — Abdomen 
court et obtus dans les deux sexes, — Ailes supérieures 
larges et raboteuses ; les inférieures arrondies. 

Chenilles (à 14 pattes) fusiformes et demi-velues. — Chry- 
salide contenue dans une coque papyracée en forme de 
nacelle. 


Nous avons trouvé ce genre établi sous le nom 
de M. Leach, dans le Catalogue des insectes de 
l'Angleterre, de M. Curtis. Nous lavons adopté 


DES LÉPIDOPTÈRES. 263 


en y rapportant les sept espèces qui font partie 
de la seconde division du genre Hercyna de 
M. Treitschke. Toutes ces espèces sont moins 
remarquables par leur couleur, qui est généra- 
lement grise ou blanchätre, que par les crêtes 
de poils on d’écailles qui s'élèvent du milieu de 
la surface de leurs premières ailes; mais ces 
crêtes sont peu adhérentes et disparaissent pour 
peu que linsecte ait volé. 

De ces sept espèces, on n’en a encore observé 
que deux dans l’état de chenille. Ces chenilles 
n’ont que quatorze pattes, et sont du nombre 
de celles qui donnent à leur coque la forme 
d’une nacelle. On verra, à l’article de la Pallio- 
lalis , la manière ingénieuse dont elles s’y pren- 
nent pour construire cette coque; nous y ren- 
voyons pour ne pas nous répéter. 

La plupart des espèces du genre dont il s’agit 
habitent les bois et se tiennent sur le tronc des 
arbres, Elles sont toutes plus ou moins rares, ou 
du moins difficiles à découvrir. Eiles ne parais- 
sent guère qu’une fois l’an, en juin ou Juillet. 

Voici leurs noms : 


Palliolalis. Strigulalis. Togatulalis.  Albulalis. 
Cristululis. Centonalis. Chlamitulalis. 


æ 


264 HISTOIRE NATURELLE 


RE LILIBILS IS VELES ES LA R SES LUE VET VS VIT VS LÉ SD LES VS VISE VAN VITE LAN TG LS TES 7 


MLV. NOLE CAPUCHON. 
NOLA PALLIOLALIS. (PI. 228, fig. 3, 4.) 


Noa PaLLioLaLis. Curtis. Catalogue des insectes d’Angle- 
terre. pag. 174. 

HERCyYNA PALLIOLALIS. Treits. Schmett, von Europ. t. vu. 
pag. 188. n° 10. 

Pyrazis PALLIOLALIS. Hubn. tab. 3. fig. 13. (mas.) tab. 23. 
fig. 149. (fœm.) Larv. lep. vi. pyr. 11. pseudo-bomb. 4. a. 
fig. 1. a-c. 

NocrTua PALLIOLA. Wien. Verz. Illig. 

TINEA GUCULLATELLA. Linn. Fabr. Fuessl. Gotze. Schwarz. 

BomByx CUCULLATELLA. Esp. tom. 111. tab. 77. fig. 4-0. 
Borkh. 

PHALÆNA CUCULATA. Vaturf. Berl. Mag. 

LE cAPUuCHON (rin. cucuzLaTELLA). Devill. Ent. linn. t.u1. 
pag. 467. n° 867. 

Roësel. tom. 11, clas. 1V. tab. x1. fig. 1-6. 


Envergure, 9 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
cendré luisant, avec leur extrémité plus foncée 
et une grande tache brune à la base, bordée ex- 
térieurement par une ligne courbe d’un brun- 
noir, Une autre ligne très fine, de la même cou- 


# Pvralites. 
- FOCc£ur'rieS Le 


A. CCXAIIZ. 


l 


L'Puménil l'hrit et Hirertt. 


a! 
| (2 Nole Togc / Ægatulils/ DE Id. Blanchatre /1ÆZuda ts) 3. et 4. Id À 
Capuchon //7%70 44) male et femelle 5. 1dem Ravavudée (lenéorates) 
6. Id. Chiamide fCPderrrituliles".) 


DES LÉPIDOPTÈRES. 265 


leur, traverse l’aile dans le milieu de l'intervalle 
qui existe entre la tache dont nous venons de 
parler et le bord termiual: cette ligne est si- 
nueuse et ondulée. La frange est brune et lége- 
rement entrecoupée de gris. Le dessous des 
mêmes ailes est entièrement d’un gris-brun. 

Les ailes inférieures sont entierement d’uu 
gris-blanchâtre plus pâle en-dessous qu’en-des- 
sus, avec un point noirâtre à peine marqué au 
centre. 

La tête et les palpes sont bruns ainsi que le 
corselet. L’abdomen est gris, avec une petite ta- 
che noirâtre sur le premier segment. 

Cette description concerne les deux sexes. 

On trouve la chenille parvenue à toute sa 
taille à la fin de mai; elle peut avoir alors un 
demi-pouce delong. Elle vit sur plusieurs sortes 
d'arbres fruitiers, sur le prunier épineux (pru- 
nus spinosa), l'aubépine (cratægus oxyacantha), 
le sorbier des oiseaux (sorbus aucuparia ). Elle 
a le corps légèrement déprimé et d’un brun-rou- 
geâtre, avec une bande blanche longitudinale 
assez large et interrompue sur le dos. Cette 
bande est rayée de bleu-ardoise au milieu, et 
ces raies, plus sombres sur les quatrième, sixième 
et huitième anneaux, yforment un dessin de deux 
demi-lunes. Sur les côtés on remarque des ma- 
melons d’un brun-jaunâtre et surmontés de pe- 


266 HISTOIRE NATURELLE 


üts poils de la même couleur. La tête et les pattes 
sont noires. 

Cette chenille est du nombre de celles qui 
donnent à leurs coques la forine d’une nacelle, 
et voici comment elle s’y prend pour cette con- 
struction. Après avoir choisi à cet effet un en- 
droit bien plat et bien uni, qu’elle couvre de soie, 
elle éleve sur cette place deux murs d’égale hau- 
teur, pour la construction desquels elle emploie 
des fibres ligneuses réunies par des fils. Logée 
entre ces deux murs comme dans un canal, il 
ne lui reste plus qu’à eu fermer le dessus et les 
deux extrémités pour achever son ouvrage, et 
c'est ce qu’elle a bientôt fait en y employant les 
mêmes matériaux que pour les deux cloisons 
latérales. Sa coque ainsi construite ressemble à 
un petit bateau, dont la poupe est plus large et 
plus élevée que la proue. 

Cette coque est d’un gris-bleuâtre, et la chry- 
salide qu'elle renferme est brune et claviforme. 
L’insecte parfait se développe au bout de vingt 
à vingt-quatre jours, et paraît dans le courant de 
juin. 

L'espèce dont il s’agit se trouve assez fréquem- 
ment aux environs de Paris. 


æ 


DES LÉPIDOPTÈRES. 267 


RE A TS 1 D DRAP Re 2 8 A RS nn A A 2 9 M 9 A A 5 2 


MLVI. NOLE STRIGULE. 


NOLA STRIGULALIS. (PI. 227, fig. 4, 5.) 


Noa srriGuLazis. Curtis. Catalogue des insectes d’A ngle- 
terre. pag. 174. 
HERCYNA STRIGULALIS. Treits. Schmett, von Europ. t. vu. 


pag. 187. n° 9. 
PyraLis sTRIGULALIS. Hubn. tab. 3. fig. 16. (mas.) 
Nocrua srriGuLa. Wien. Verz. Illig. 
BomByx STRIGULA. Esp. tom. nil. tab. 89. fig. 1 et 2. 


Envergure, 9 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
blanchätre, et traversées par trois raies sinueuses 
et dentelées, noirâtres, avec un grand nombre 
de petites lignes noires qui partent des angles 
des deux premières raies, et qui sont dirigées 
dans le sens des nervures. La frange est noirâ- 
tre, entrecoupée de blanc , et précédée d’un 
liséré de cette derniere couleur. Le dessous des 
mêmes ailes est d’un gris-noirâtre, avecquelques 
vestiges des lignes du dessus. 

Les ailes inférieures sont d’un gris-brun en- 
dessus et blanchâtres en-dessous, avec un point 
noirätre au centre, plus marqué en-dessous qu’en- 


dessus. 


268 HISTOIRE NATURELLE 


La tète et le corselet sont blanchâtres, et l’ab- 
domen gris. 

Cet e description concerne les deux sexes. 

On trouve la chenille à la fin de mai et au 
commencement de juin. Elle se nourrit de pré- 
férence du lichen qui croît sur le tronc des chè- 
nes. Flle est ou incarnate ou d’un jaune d’ocre 
clair, avec une tache noirâtre sur le septième 
seyment. Le corps est garni de beaucoup de ver- 
rues surmontées de poils. La tête est brune avec 
un triangle jaune. 

La coque et la chrysalide de cette chenille res- 
semblent à celles de la Palliolalis. Sa métamor- 
phose a lieu dans le courant de juin et le papil- 
lon éclôt au bout de vingt à vingt-quatre jours. 
Mais comme on trouve quelquefois le dernier 
au printemps, il y a lieu de croire que cette 
espèce a deux générations, dont une hivernerait 
en chrysalide. 

La Nole Srrigule se trouve dans beaucoup de 
contrées de l'Europe; elle n’est pas très-rare aux 
environs de Paris. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 26g 


DRE EE NE EE EE PE PE PE EE OS EE LL ES 


MLVII. NOLE CRÉTÉE. 


NOLA CRISTULALIS. (PI. 227, fig. 6, 7.) 


HERCYNA CRISTULALIS. Zreits. Schmett von Europ. t, vir. 
pag. 192. n° 13. 
PYRALIS CRISTULALIS. Hubn. tab. 3. fig. 17. (mas.) Larv. 


lep. vr, pyr. 11. pseudo-bomb, fig. 1. a. b. 


Envergure, 8 lignes. 


Le fond des ailes supérieures en - dessus est 
d’un blanc-bleuâtre, lavé de gris depuis leur mi- 
lieu jusqu’à l'extrémité. Chacune d’elles est tra- 
versée par deux lignes noires très - fines, l’une 
courbe près de la base, et l’autre sinueuse et 
dentée un peu au-delà du milieu. Une troisième 
ligne, mais blanche et ondée , traverse la partie 
grise de l’aile près du bord terminal. Entre les 
deux lignes noires , et près de la côte, on voit 
deux crêtes de poils ou d’écailles plus élevées 
que dans les autres espéces. Enfin la frange est 
grise et entrecoupée de blanc. Le dessous des 
mêmes ailes est d'un gris-cendré. 

Les ailes inférieures sont d’un gris clair des 
deux côtés et à demi transparentes, avec un 


point discoïdal d’un gris plus foncé. 


270 HISTOIRE NATURELLE 


La tête et les antennes sont blanchâtres, ainsi 
que les palpes. Le corselet et le corps sont variés 
de gris et de blanc. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Hubner a représenté la chenille sur le chéne ; 
mais elle vit aussi sur la menthe aquatique (men- 
(ha aquatica ), d'après l'expérience de M. Treits- 
chke. Elle est d’un jaune sale sur le dos, et d’un 
brun-rougeàtre sur les côtés, avec de nom- 
breuses verrues latérales de la même couleur et 
garnies de joils courts d’un brun-jaunâtre. Sur 
le dos règne une double ligne brune, de chaque 
côté de laquelle on voit des taches noires en 
forme de flèche , et d’autres dessins de la même 
couleur. Enfin la tête est noire, avec un triangle 
jaune. 

La coque et la chrysalide de cette chenille 
sont comme celles des deux especes précédentes, 
et le développement du papillon a lieu aussi à 
la même époque. 

Cette espèce se trouve en petit nombre dans 
plusieurs parties de l'Europe. L’individu figuré 
a été pris dans les environs de Châteaudun, par 
M. Guénée, membre de la Sociétéentomologique 
de France, que nous aurons plus d’une fois oc 


# 


casion de citer. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 271 


SU NE SLR ARR RL AR SLR LR LARRLRR ALARME LA SLÉLALRLI EEE AN LVILILIITLALAR SR 


MLVIIL. NOLE TOGE. 


NOLA TOGALULALIS. (PI. 228, fig. 1.) 


HERCYNA TOGALULALIS. Zreits. Schmett. von Europ. t, vu. 


pag. 191. n° 11. 
PyYRALIS TOGALULALIS. Hubn. tab. 20. fig. 130. (fœm.) 


Envergure, 10 lignes et demie. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
blanchätre, avec leur extrémité plus foncée. Elles 
sont traversées au milieu par une bande courbe, 
assez large, d’un brun-noirâtre, et traversée elle- 
même dans sa longueur par une ligne noire 
Entre cette bande et le bord terminal, on remar- 
que deux lignes sinueuses et ondulées d’un gris- 
noirâtre, La frange est grise. Le dessous des 
mêmes ailes est d’un gris-cendré. 

Les ailes inférieures sont blanchâtres tant en- 
dessus qu’en-dessous, avec leur extrémité lavée 
de gris. 

La tête et le corps sont blanchâtres, ainsi que 
les palpes et I:s antennes. 

Cette description concerne les deux sexes. 


272 HISTOIRE NATURELLE 


Cette espece , dont les premiers états ne sont 
pas connus, est rare aux environs de Paris. Je 
ne lai trouvée qu’une fois dans les bois de 


Ville-d’Avray. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 279 


URLS LR LAVAGE EUR RE LR R VAR AE LR ER RL LR LE LR LG ER LELER LEQUEL LS LA LERYIERL EE SE 


MIIX. NOLE BLANCHATRE, 
NOLA ALBULALIS. (PI. 228, fig. 2.) 


Hercyna azgurazis. Treits. Schmett. von. Europ. tom. vir. 
pag. 191:-n° 12. 

PyraLis ALBULALIS. Hubn. tab. 3, fig, 14. ( mas.) Wien. 
Verz. Illig. 


Envergure, 1o lignes et demie, 


Le fond des ailes supérieures en-dessus est 
d’un blanc pur, avec deux bandes transverses 
d'un gris-brun, dont une au milieu et l’autre à 
l'extrémité, La premiere est beaucoup plus large 
et la seconde est traversée dans sa longueur par 
une ligne blanche formant trois ondulations. La 
frange est entièrement blanche. Le dessous des 
mêmes ailes est d’un gris-brun. 

Les ailes inférieures sont d’un gris-cendré tant 
en-dessus qu’en-dessous, avec la frange blanche. 

La tête, les palpes, les antennes et le corselet 
sont entièrement blancs. L’abdomen participe 
de la nuance des ailes inférieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

LÉPID., VIIL nocr., V.—IT* Partie, 18 


274 HISTOIRE NATURELLE 


Cette espèce est rare en Autriche et en Hon- 
grie, suivant M. Treitschke. L’individu figuré 
nous a été communiqué par M. le capitaine de 
Villiers, qui l'a trouvé dans les environs de Neuf- 
Brisach. On présume que sa chenille vit sur la 
menthe aquatique (mentha aquatica.) 


DES LÉPIDOPTÈRES. 275 


ARR SALE LUN NE SLA RSR LE NUE RS RULES ANAL UEN TR LANEDEMVE LU ES BIT LE LADA III LS 


MLX. NOLE RAVAUDÉE. 
NOLA CENTONALIS. (PI. 298, fig. 5.) 


HErcyNa cENTONALIS. Treits. Schmett. von. Europ. t. vu. 
pag. 193. n° 14. 


PyRALIS CENTONALIS. Hubn. tab. 5, fig. 15.( mas.) 


Envergure, 8 lignes, 


Le fond des ailes supérieures en-dessus est 
d'un blanc pur, avec trois lignes transverses on- 
dulées d’un gris-roussâtre, dont une près de la 
base, une double un peu au-delà du milieu, et 
la troisième longeant le bord terminal. Deux 
points gris, surmontés chacun d’une cerète d’é- 
cailles ou de poils ,se remarquent entre les deux 
premières lignes. La frange est blanche et entre- 
coupée de gris. Le dessous des mêmes ailes est 
d’un gris cendré. 

Les ailes inférieures sont d’un blanc-sale, et 
légèrement teintées de roussâtre sur les bords 
tant en-dessus qu’'en-dessous. 

La tête, le corps et les antennes sont entiere. 
ment blancs. 


Cette description concerne les deux sexes. 
18. 


270 HISTOIRE NATURELLE 


M. Treitschke assigne la Hongrie et la Dal- 
matie pour patrie à cette espèce, en disant 
qu'elle est fort rare. Elle se trouve aussi en 
France, car j'ai pris moi-même lPindividu figuré 
au bois de Boulogne, en juillet de cette année 


(1839). 


DES LÉPIDOPTÈRES, 77 


RARRRELELARELLRRDÉERELRERLEN RIRE VELALLVELAITARLELALALARSEALLARLALALT ALISISON 


MLXI. NOLE CHLAMIDE. 


ee 


NOLA CHLAMITULALIS. ( PI, 228, fig. G.) 


Pynaris cHLamITULALIS. Hubn. pl. 25. fig. 160. (fœm.) 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessous sont d’un 
blanc-roussâtre, avec une large bande termi- 
nale d’un brun-noirûtre, interrompue par trois 
ondulations blanches. Le reste de leur surface 
est occupé par plusieurs petites taches noi- 
râtres, et une double ligne grise qui longe la 
bande dont nous venons de parler. La frange 
est grise. Le dessous des mêmes ailes est d’un 
gris-roussàtre. 

Les ailes inférieures sont blanches, et lavées 
de roussâtre à leur extrémité tant en-dessus 
qu’en-dessous. 

La tête, le corps et les antennes sont blancs. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce a été rapportée de Sicile par 
M. Aléxandre Lefebvre. Elle n’est pas décrite 
dans Treitschke, mais elle est figurée dans Hub- 
ner, sous le nom que nous luiavons conservé. 


279 HISTOIRE NATURELLE 


DIVAADLRSLEMO LUN NI RULES IDBE LUE IV AI LÉRELLENLI NILILLEULEUAEALANLÉELALANAS 


D. Ailes supérieures longues et étroites, et couvrant néan- 
moins entièrement les inférieures, plissées en éventail dans 


l'état de repos. (Port des Lithosies et des Yponomeutes.) 


GENRE DIOSIE. 


16. GENUS DIOSIA. Mihi. 


PYRALIS. /J'ien. Verz. Schneider. Hubn. 
TINEA. Hubn. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Palpes 1nférieurs aussi longs que la tête, larges et épais, 
avec le dernier article peu distinct et très-aigu. — Trompe 
longue.— Antennes simples, épaisses et légèrement coudées 
à leur base, avec leur premier article très-distinct dans les 
deux sexes.— Abdomen assez gros dans les mâles, et dé- 
passant très-peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont 


étendues. 


(Premiers états inconnus). 


CE genre que nous avons créé, ne sé com- 
pose jusqu’à présent que de deux espèces qui 
ont le port des Lithosies, mais qui en different 


LS 


DES LÉPIDOPTÈRES. 279 
par la forme de leurs palpes. L'une de ces es- 
pêces (Marginalis) a été rangée par Hubner parmi 
ses Pyralides, et Vautre (Auricilialis) figure 
parmi ses Tinéides sous le nom d’Auriciliellu. 

L'uneet l’autre volent en juillet dans les mon- 
J 
tagnes, et n'ont pas encore été observées dans 


leurs premiers états. 


230 HISTOIRE NATURELLE 


AUS IAS DINIS VS DS VUE TA SP LEVANT NTIVITENRGEUSS LEVS VIA E NS LE VEUVE STAR VILLA 


MEXIL DIOSIE BORDÉE. 


DIOSIA MARGINALIS. (PI, 229, fig. 1.) 


Pyrazis MARGINALIS, Wien. Verz. Schneid, Hubn, tab. 5. 
fig. 28. ( fœm.) 
La MarGinéE, ÆEngram. Pap. d'Europ. tom, vi. pl, 223. 


fig, 313. a-c. 


Envergure, 11 lignes, 


Les ailessupérieures sont d'un noir de suie lui- 
sant y compris la frange, avecdes reflets verdätres 
en-dessus, etsaus ces reflets en-dessous. Les ailes 
inférieures sont d’un noir-brun des deux côtés, 
avec la frange d’un beau jaune orangé. 

La tête, le corps et les antennes sont d'un 
noir-vert brillant, 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette Jolie espèce, que nous avons reçue de 
M. Parreyss, vole en juillet dans les montagnes 
de l'Autriche. 


72 
N 


K 


Pyvralites. 


Nocturnes. 


P. Pumenit piaæ 
1. Diosie bordée / Warginalis) 
Valaisane /fallesrutis ) 


G.1d. douteuse fdubitatir) 


PL CCAX. 


EE 3 ET 1] 


_—_—_— 


2.1d. 


Dupreel se 


françe dorée (Aaricilealis ] J). Eudorée 


_ 


2 . . , | <f 4 . .…. 2 
4 : id . incertaine /zncertalis) 9.4 -€. id. Ambigue (Anbiquales 
£ < 


7- id. de l’Alisier fCrulægalis 


DES L ÉPIDOPTÈRES. 281 


AUSSI SR TES ALEUT ARS LIRAVIVELI LI LALI SO VNS LA UE LALLLLVELALRERLRLALEREL ET VE 


MLXIHI. DIOSIE FRANGE DORÉE. 


DIOSIA AURICILIALIS. (PI. 229, fig. 2) 


TINEA AURICILIELLA. Hubn. tab. 49. fig. 340. (fœm.) 


Envergure, 9 lignes. 


Erze ne diffère de la précédente que par une 
plus petite taille, et parce que la frange de ses 
ailes supérieures est d'un jaune orangé comme 
celle des inférieures; à cela près, la description 
de l’une s'applique parfaitement à l’autre, et con- 
vientaussi aux deux sexes. 

Cette jolie espece a été trouvée dans les mon- 
tagnes de la Provence et du Dauphine, par 
M. Rippert. Elle vole en juillet. 


282 HISTOIRE N\TURELLE 


SV OH LAVER RM UNE RER U ART VEV LABRILARU RL LRRLURRRR RARE LERQDILARORERARSS 


D. Ailes supérieures longues et étroites , el couvrant néan- 
moins entièrement les inférieures plissées en éventail dans 


l’état de repos. ( Port des Lithosies ou des Yponomeutes. ) 


GENRE EUDORÉE. 


17. GENUS EUDOREA. 


TINEA. Linn. Fabr. 
PYRALIS. Hubn. 

HERCYNA. Treits. 
EUDOREA. Curtis. 


CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. 


Les quatre palpes visibles ; les supérieurs petits, velus, et sé- 
curiformes; les inférieurs plus grands, velus, triangu- 
laires et sans articles distincts. — Trompe longue. — An- 


tennes simples, et abdomen gréle dans les deux sexes. 


( Premiers états inconnus ). 


Nous avons adopté ce genre établi par M. Cur- 
tis, dans son Catalogue des insectes de lAngle- 
terre. Nous y avons rapporté six espèces, dont 
trois que nous avons retranchées du genre Her- 
cyna de M. Treitschke, deux que nous croyons 


DES LÉPIDOPTÈRES. 283 
nouvelles, et une qui appartient aux Teignes de 
Linné et de Fabricius. 

Toutes ces espèces, à l'exception d’une seule 
(V'allesialis), se ressemblent tellement qu'il faut 
la plus grande attention pour ne pas les con- 
fondre. Un fond d’un gris-brun plus ou moins 
nébuleux, et sur lequel on aperçoit plus ou moins 
distinctement deux lignes blanches transverses, 
sinueuses et dentelées, est ce qui compose à tou- 
tes, la modeste parure de leurs ailes supérieures. 

Celles que nous avons eu occasion d'observer 
vivent dans les parties ombragées des bois; elles 
se tiennent ordinairement sur les troncs des ar- 
bres, et se cachent dans les interstices de leurs 
écorces au moindre danger. On les trouve dans 
le courant de l'été. 

Leurs premiers états sont inconnus. 

Voici l’ordre dans lequel elles peuvent être 


classées: 
V'allesialis. Ramalis*. Incertalis. 
Ambigualis. Dubitalis. Cratægalis. 


Nota. L'espèce marquée d’un* nous manque, nous la 
donnerons plus tard si nous parvenons à nous la procurer. 

M. Treitschke comprend dans son genre Hercyna, une nou- 
velle espèce qu’il appelle Mendaculalis, et qui appartient 
probablement aussi à nos Eudorées autant que nous avons pu 
en juger par sa description, car elle n’est pas figurée dans 


Hubner. 


28/ HISTOIRE NATURELLE 


AVLSEULR LUS ARAS QU LELALERLALLULLRLARALALEL LUALRA SERVEUR L ALLAIT AURA LUE LA LL TS 


MLXIV. EUDORÉE VALAISANE. 


EUDOREA VALLESIALIS. Mihi. (PI. 229, fig. 3.) 


Envergure, 12 lignes et demie. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d'un gris- 
cendré finement sablé de noirâtre, et traversées, 
chacune, par deux bandes étroites sinueuses et 
dentelées, noireset légèrement bordées de blanc. 

Entre ces deux bandes, qui sont très-distantes 
l’une de l’autre, on voit une tache noire en forme 
de 8 près de la plus extérieure des deux, et un 
point également noir pres de celle qui avoisine 
la base. Cette base est ombrée de noirâtre, et 
l'extrémité de l'aile est longée par une bande in- 
terrompue de la même couleur, divisée en trois 
taches dont celle du milieu s'appuie contre la 
frange. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc 
luisant, avec leur extrémité et une bande trans- 
verse d'un gris-roussâtre, 

La frange des quatre ailes est blanchätre et 
légèrement entrecoupée de gris-roussatre, 


DES LÉPIDOPTÈRES 289 

Le dessous des quatre ailes est entierement 
d’un blane-grisàtre luisant. 

La tête, le corselet et les antennes sont d’un 
gris-noirtre. L’abdomen est d’un gris-päle, avec 
son extrémité jaunâtre. 

Cette description ne concerne que le mâle : la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espèce, queje n'ai pu reconnaitre dans 
aucun auteur, et qui n’est pas figurée dans Hub- 
ner, m'a été communiquée par M. Anderegg, 
marchand naturaliste à Gamsen, près Brig, can- 
ton du Valais, où elle a été prise. C’est ce qui 
m'a déterminé à l'appeler Vallesialis. 


286 HISTOIRE NATURELLE 


RS SR A A PS A A AU SR RSR BR N 7 DR BR SD UE BARRE UE RD NS 8 0 8 78 à 


MLXV. EUDORÉE INCERTAINE. 
EUDOREA INCERTALIS. Mihi. (PI. 229, fig. 4.) 


Envergure, 10 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
cendré, et traversées par deux lignes blanches 
sinueuses et légèrement dentelées. Entre ces 
deux lignes, qui sont très-distantes l’une de Pau- 
tre, on aperçoit trois taches roussätres et bor- 
dées de noir, savoir: une rémiforme vers le milieu 
et pres de la côte, et deux elliptiques placées 
une au-dessus de lautre contre la ligne qui 
avoisine la base. Depuis la seconde ligne jusqu’à 
la frange , le fond desdites ailes est noirâtre, avec 
une grande tache grise qui longe le bord termi- 
nal. Enfin la frange est rousse, finement entre- 
coupée de blanc, et précédée d’une série de 
points noirs. 

Les ailes inférieures en-dessus, ainsi que le 
dessous des quatre ailes, sont d’un gris légère- 
ment roussätre ou Jaunâtre et très-luisant. 

La tête, les antennes et le corselet sont d’un 


DES LEPIDOPTÈRES. 287 


gris-cendré. L’abdomen est roussâtre avec son 
extrémité fauve. 

Cette espèce, que nous croyons inédite , nous 
a été communiquée par M. Rambur, qui l’a prise 
en Corse. 


288 HISTOIRE NATURELLE 


LRLLERASAVS LRU RAS AVR LA LARR TERRA LLRRLRRTALELVRRS AR LLALERORATLRALRILS Lund 


MELXVI. EUDORÉE AMBIGUE. 


EUDOREA AMBIGUALIS. ( PI. 229, fig. 5.) 


HERCYNA AMBIGUALIS. Zreits. Schmett, von Europ. t, vrr. 
pag. 184. n° 6. 


Envergure, 10 lignes. 


ELre est un peu moins grande que l’Zncerta- 
lis, et présente à peu près le même dessin, mais 
d’une manière moins nette. Le gris en est d’ail- 
leurs plus foncé et les taches n’en sont pas rous- 
satres, En voici au reste la description. Les ailes 
supérieures en-dessus sont d’un gris-cendré fine- 
ment sablé de noir, et sont traversées par deux 
lignes noires sinueuses et dentelées, et à peine 
bordées de blanc. Dans le milieu de l'intervalle 
qui sépare ces deux lignes, on aperçoit une ta- 
che réniforme brune, cernée de noir, et divisée 
en deux par une ligne de cette dernière couleur. 
Deux autres petites taches également brunes et 
de forme elliptique s'appuient contre la ligne 
quiavoisine la base, entre la seconde ligne et le 
bord terminal. On remarque deux grandes ta- 


ches noires mal arrétées, l’une vers le sommet 


DES LÉPIDOPTÈRES. 289 


de laile et l’autre près de angle anal, et une 
troisième plus petite au milieu et appuyée contre 
la frange. Enfin cette dernière, qui est brune et 
entrecoupée de blanc, est précédée d’une série 
de points noirs, 

Le dessus des ailes inférieures et le dessous 
des quatre ailes sont entièrement d’un gris-rous- 
satre tres-luisant. 

Nous avons reçu cette espèce de M. Parreyss, 
sous le nom de Dubitalis, mais elle nous a paru 
se rapporter plutôt à l’4mbigualis de M. Treits- 
chke : ce qu'il y a de certain, c’est qu'elle ne res- 
semble nullement à la figure d'Hubner, qui porte 
le nom de Dubitalis, et à laquelle cependant 
M. Treitschke rapporte celle qu'il décrit sous ce 
même nom. Elle se trouve dans les montagnes 
de la Styrie, suivant ce dernier auteur. 


NOCTURNES, V,— lle Parite, 19 


299 HISTOIRE NATURELLE 


SUR VS VOL LR DURE LE AL EUELEVRR MUR LE ALL GEL EU RU LL ÉVELERALER AR LELLELR AL AS 8 


MLX VII. EUDORÉE DOUTEUSE. 


EUDOREA DUBITALIS. (PI. 229, fig. 6.) 


Euporea pugiraLis, Curtis. Catalogue des Insectes d’An- 
gleterre, pag. 179: G. 994. 

HercyNa pugrrazis. Treits, Schmett. von europ. tom. vir. 
pag. 109 n° 

PyraLis puBiTazis. Aubn. tab. 8. fig. 49. (mas.) 

Crameus mercuRN, Fabr. Ent, syst. Suppl. 474. 58. 

Cairo pusirezLus. Germar u. Zincken. Mag. d. Ento- 
mol, 11. B. S. 1. n. 48. Treits. tom. 1x. pag. 136. n° 45. 


Envergure, 8 lignes et demie, 


LE fond des premieres ailes en-dessus est 
blanchätre. Leur milieu est occupé par quatre 
taches d’un brun-jaunâtre et bordées de noir, 
les unes ovales , les autres rondes. Ces taches 
sont réunies deux par deux, et placées entre 
deux lignes sinueuses blanches, contre lesquelles 
elles s'appuient. À partir de la seconde ligne, 
l'extrémité desdites ailes est brune et traversée 
par une troisième ligne blanche, courbe. Enfin 
la frange est également brune et finement entre- 
coupée de blanc. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 291 


Les secondes ailes en-dessus sont d’un blanc 
légerement roussâtre, avec leur extrémité lavée 
de gris-brun. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc 
roussâtre luisant, avec quelques vestiges des ta- 
ches du dessus aux ailes supérieures. 

La tête est blanche, ainsi que les palpes et les 
antennes. Le corselet et l’abdomen sont d’un 
gris légèrement cendré. 

Cette espece n’est pas rare aux environs de 
Paris. Elle se trouve aussi en Corse et dans le 
midi de la France. Elle paraît en juin. 


19. 


292 HISTOIRE NATURELLE 


RAR LS Am RS RS AS AL EU RUN AU RS EE RUES EDR LÉRA REA RER LE LS ES LILI LIVE LTLLEL LS 8 


MI XVII. EUDORÉE DE L’'ALISIER. 


EUDOREA CRATÆGALIS. (PI, 220, fig. 7.) 


TINEA CRATÆGELLA. Linn. Syst. nat. 12. édit. pag. 885. 
n° 353. Fabr. Ent, syst. tom. 111. pars 11, pag. 302, n° 66, 
Wien. Verz. 142. 7. Hubn. pl. 37. fig. 257. Jllig. N. Ausg. 
dess, 11. B.S.116.N. 5. Linn.S. N. 1. 2. 885. 353. Gotze. 
Ent. Beytr. 111. Th. 4. B. S. 83, N. 353. 

TEIGNE DE L’ALISIER (P. T. CRATÆGELLA). Devill. Ent. 
linn, tom. 11, pag. 457, n° 844. 

YPONOMENTA GRATÆGELLA, Jreits, tom. 1x. pag, 231. n°16. 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- 
plus ou moins foncé, suivant les individus, avec 
leur extrémité divisée en trois taches par deux 
lignes blanches courbées en sens contraire, et 
formant une espèce d’X par leur réunion. Une 
troisieme ligne blanche, courbe et légèrement 
dentelée, se remarque près de la base; et dans 
intervalle qui la sépare de celle du milieu, 
on voit trois petites taches dont une réniforme 
près de cette dernière ligne, et deux elliptiques 


DES LÉPIDOPTÈRES. 203 
qui s'appuient contre la premiere ligne. Enfm 
la frange, d’un gris-roussâtre,est finement entre- 
coupée de blanc. 

Le dessus des ailes inférieures et le dessous 
des quatre ailes sont d'un gris-luisant, plus ou 
moins teinté de jaunâtre ou de roussätre, sui- 
vant les individus. 

La tête, le corselet et les antennes sont de la 
couleur des premières ailes, et labdomen par- 
ticipe de la nuance des secondes. 

Cette espèce est commune dans les parties 
ombragées des bois. Elle vole en juillet. 


Æ 


29/ HISTOIRE NATURELLE 


RNB DTA AS RNAN AIBENS AI DIMARDSAUBERINS RS D à ann RRANAM ERNST SIT AN IVENSE 


SUPPLÉMENT 


A LA TRIBU DES PYRALITES. 


CE supplément se compose des espèces que 
nous avons reçues trop tard pour les rapporter 
à leurs genres respectifs. Nousavions eu d’abord 
l'intention de les rejeter à la fin de l'ouvrage, 
et de passer immédiatement à une autre tribu; 
mais nous avons réfléchi qu’en prenant ce parti 
nous nous privions de l’avantage de faire con- 
naître les premiers celles de ces espèces en as- 
sez grand nombre qui sont nouvelles. C’est pour- 
quoi nous nous sommes déterminés à les donner 
ici par appendice à la tribu à laquelle elles ap- 
partiennent. 

Relativement aux espèces inédites dont nous 
venons de parler, nous ne devons pas oublier 
d'ajouter qu’elles nous ont été communiquées 
par MM. Lefebvre et Rambur, avec une complai- 
sance d'autant plus méritoire de leur part, qu'ils 


DES LEPIDOPTÈRES. 209 
avaient la possibilité de les publier eux-mêmes, 
dans les Annales de la Société entomologique 
de France. C’est donc un véritable sacrifice qu'ils 
ont bien voulu faire en notre faveur, et dont 
nous sentons trop le prix pour ne pas leur en 
témoigner ici toute notre reconnaissance. 

On remarquera au reste que la plupartde ces 
espèces proviennent de la Corse et de la Sicile, 
C'est-à-dire de deuxîles dont on ne connaissait 
que quelques lépidopteres avant qu’elles eussent 
été explorées par les deux entomologistes que 
nous venons de citer. 


3 
200 HISTOIRE NATURELLE 
AVS RRS DEL LORIISASITESLATELIVTIASTIE US LADA PIS AS VINS NE SSMS AN ARLAA ER D 4 


MLXIX. HERMINIE CRIBLE. 


HERMINIA CRIBRALIS. (PI, 230, fig. 1.) 


Herminra crirraris. Treits. Schmett, von europ. t. vu. 
pag MLenoeT. 


PyraLis criBraris, Aubn. tab, 1, fig. 2. (mas.) 


Envergure, 11 lignes et demie, 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris pâle 
un peu roussâtre, et finement saupoudré de 
brun, principalement sur les bords, avec les ner- 
vures blanches et un point noir au centre de 
chaque aile. Les ailes supérieures sont en outre 
traversées vers leur extrémité par deux lignes 
courbes et presque paralleles de points noi- 
ratres. 

Le dessous des quatre ailes est de la même 
couleur que le dessus, mais plus chargé d’atomes 
bruns. 

La tête et le corps sont de la couleur des ailes, 
de même que les antennes, les palpes et les 
pattes. Les antennes sont pectinées dans le mâle 
_et filiformes dans la femelle. Les palpes n’offrent 


"Pyralites-: 
FL CCM 


Nocturnes. 
= 


2 RE ptnaæ Duprerl Fe : 
ne . . « \ f “ * 

1. Herminie Crible {Cribrads) Male . 2. Hypene Bec (lalpales) Femelle. 

5. Clédéobie Bombyx (Pombycahs) Nade_. 4. idem.de Borgia /Porgualis) Femelle . 


». idem Marseillaise. (Massiliales) Mâle. 6 et ge idem deCorse /Crsicales) 


DES LÉPIDOPTÈRES. 297 
rien de particulier dans la femelle, mais les 
cuisses antérieures du mâle sont garnies inté- 
rieurement de longs faisceaux de poils comme 
chez la Barbalis. Les palpes ont aussi la même 
forme que ceux de cette espèce, et sont longs 
comme la tête et le corselet pris ensemble. 

Cette Herminie, dont les premiers états ne 
sont pas connus, vole à la fin de juin dans les 
bois. Elle est assez rare. L'individu figuré a été 
pris dans les environs de Châäteau-du-Loir, par 


M. Graslin, et nous a été communiqué par 
M. Rambur. 


298 HISTOIRE NATURELLE 


MISSAY mALEIVAN A PÉVVENRE VE ERA NS LS VAUEY I VRVAVERLIVAUVIQRUAS SALSA NA SAAZ LS 


MLXX. HYPÈNE BEC. 
HYPÆNA PALPALIS. (PI. 230, fig. 2.). 


HYPENA PALpArIS, Jreits. Schmett, von Europ. tom. vu. 
pag. 26. n°3, 

PyraLis PaLpaLIs. Hubn. tab. 2. fig. 9. (mas.) Gotze. Ent. 
Beytr. r1. Th. 4. B. S. 63. n° 2. 

PHaræna paAzpaLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 351. 

Crameus PArpaLiIs. Fabr, Suppl. 466. 15. 

Le Bec (pyR. parpaLis), Devill. Entom. linn. tom. 11. 


pag. 441. n° 796. 


Envergure, 15 lignes et demie. 


Cerre espèce a le port de la Proboscidalis. Ses 
ailes supérieures sont en-dessus d’un gris-rous- 
sàtre plus ou moins chargé d’atomes bruns, avec 
la moitié de leur surfaced’un brun foncé à partir 
de la base. Cette partie, qui forme deux angles 
trés-prononcés du côté extérieur, est marquée 
au milieu d’une tache noire. Ces mêmes ailes 
sont traversées vers leur extrémité par une li- 
gne flexueuse de points moitié blancs et moitié 
noirs, et placés sur une ombre brune, comme 
dans la Proboscidalis, et leur sommet est mar- 


qué d’un trait oblique brun. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 209 

Les ailes inférieures en-dessus sont entière- 
ment d’un gris-brun. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris for- 
tement chargé d’atomes bruns. 

Latèteetle corps sont de la couleur des ailes, 
ainsi que les antennes, les pattes et les palpes. 
Les premières sont filiformes dans les deux sexes; 
les secondes n’offrent rien de particulier. Quant 
aux palpes, ils ont absolument la mème forme 
que ceux de la Proboscidalis, et sont aussi longs 
que le corselet et la tête pris ensemble. 

Cette Hypène n’habite que les contrées méri- 
dionales de l'Europe. Ses premiers états n'ont 
pas encore élé observés. L'individu figuré nous 
a été communiqué par M. Rambur, qui l'a pris 
dans les environs de Montpellier. 


300 HISTOIRE NATURELLE 


SNBAIAL 4 AR LI RAALBE ND IELIAILTLSVIEVERLIS VERS VUAI ELA LIVE MARS 4 1ss%er8 3343 


MLXXI. CLÉDÉOBIE BOMBYX. 


CLEDEOBIA BOMBYCALIS. (PI, 230, fig. 3.) 


Pyraris BomeycaLis. Treits. Schmett. von europ. t, vir. 
pag. 43. n° 4. Hubn. tab. 4. fig. 20. (mas.) tab. 19. fig. 124. 
(fœm.) (1). Wien. Verz.S. 120. fam. A. n. 6. Ilig. N. Ausg. 
dess. 11. B. S. 7. n. 6. Magaz, 1v. B.S. 3. n. 6. Gotze. Ent, 
Beytr. 111. Th. 4. B. S. 69. n° 30. 

PHaLæeNa BOMBycALISs. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 220. 341. 

Cramaus BomsycALIS. Fabr. Suppl. 465. 5. 

Bomsyx moLpavica. Esp, Europ. Schmett. 111. Th. tab, 86. 
fig. 1. 

Bomweyx ausrrraca. Esp. Europ. Schmett. 111. Th. tab, 86, 
fig. 2. 

La PECTINÉE (pyr. BoMeycaLIs). Devill. Ent. linn, tom.1v. 
pag. 914. 


CLEDEoOBIA BOMBYCALIS. John Curtis. 
Envergure, 15 lignes, 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un 
rouge-brun , avec une raie jaune arquée à peu 
de distance du bord extérieur. On voit en outre 


(1) Il y a erreur dans cette planche d'Hubner, La figure 
124 porte le nom d’Angustalis, mais c’est bien ceïle de la 
Bombycalis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 301 


un point et etun chevron bruns dans l'intervalle 
qui existe entre cette ligne et la base de l'aile. 
La côte est brune et striée de jaune, et la frange 
est également brune, Le dessous des mêmes 
ailes ressemble au-dessus, avec cette différence 
que le fond en est plus päle, 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun 
rouge, avec une raie arquée , et leur base jau- 
nâtre. Le dessous des mêmes ailes est Jaune et 
saupoudré de brun. La tète et les palpes sont 
bruns et les antennes jaunes. Le corselet est de 
la couleur des premières ailes, et l'abdomen par- 
ticipe de celle des secondes ailes. Celui du mâle 
est jaune à son extrémité. ; 

Cette espèce vole au milieu de juin, dans les 
endroits marécageux du midi et de l’est de lEu- 
rope. Sa chenille, qui n'est pas encore connue, 
vit indubitablement, suivant M. Treitschke, 


dans les tiges de roseaux et autres plantes de 
marais. 


302 HISTOIRE NATURELLE 


SRE RU RQ À LA À Ne A DR LA À A LR À LR D D D LS LUN ER ULB A RS ID OLVÈLELÉSELV RAR 


MLXXIL CLÉDÉOBIE DE BORGIA. 


CLEDEOBIA BORGIALIS. (PI. 230, fig. 4.) 
{Alexandre Lefebvre. 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont couleur 
de bistre, et traversées par deux raies flexueuses 
blanches, l’une pres de la base et l’autre à peu 
de distance du bord terminal. La première est 
placée obliquement, de manière à se rapprocher 
de la seconde en aboutissant au bord interne; 
la seconde est presque parallele au bord exté- 
rieur. Le milieu de l’espace qui existe entre ces 
deux raies est occupé par un point noir placé 
sur une éclaircie blanchâtre. Entre la seconde 
raie et le bord extérieur, on remarque plusieurs 
lignes brunes dans le sens des nervures. La côte 
est noirâtre etstriée de blanc. Enfin la frange est 
grise, et précédée d’une ligne de points noirs. 

Les ailes inférieures en-dessus sont grises et 
traversées au milieu par une raie blanche, avec 
la frange comme celle des ailes supérieures. 

Le dessous des quatre ailes est gris, avec leur 


DES LÉPIDOPTÈRES. 303 


extrémité blanchâtre, un point discoïdal et une 
ligne transversale bistres sur chacune d’elles. 

La tête, les antennes et le corselet sont d’un 
gris-bistre, ainsi que les palpes, qui sont très-in- 
clinés et de la longueur du corselet. L’abdomen 
participe de la couleur des ailes inférieures. 

Cette description ne concerne que la femelle; 
le mâle nous est inconnu. 

Cette espèce, qui n’est pas figurée dans Hub- 
ner, a été trouvée en Sicile par M. Alexandre Le- 
febvre, et dédiée par lui à M. le commandeur 
Borgia, président de l’Académie de Catane. 


304 HISTOIRE NATURELLE 


LR RSR RSR ALL LIL LR 212222212121 LL ROLL ELLES LEE SL SL LS LSLSLS LS LS 


MLXXIII. CLÉDÉOBIE MARSEILLAISE. 


CLEDEOBIA MASSILIALIS. Hihi. (PI. 230, fig. 5.) 


k 
» 


Envergure, 9 lignes et demie, 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
noirâtre, avec deux lignes blanches transverses, 
l’une près de la base et l’autre près du bord ter- 
minal. La premiere décrit deux angles; la se- 
conde est très-sinueuse, et vient se rapprocher 
de la seconde en aboutissant au bord interne. 
Entre ces deux lignes on remarqiie une tache 
ferrugineuse, et l'intervalle qui sépare la seconde 
du bord terminal est également de couleur fer- 
rugineuse, Les lignes et les taches dont nous ve- 
nons de parler sont tres légèrement bordées 
de noirâtre. Enfin la frange est grise et finement 
entrecoupée de blanc. Le dessous des mêmes 
ailes est gris, avec quelques vestiges des lignes 
du dessus , mais sans taches ni bandes ferrugi- 
neuses. 

Les ailes inférieures en-dessus et en-dessous 
sont d'un blanc-roussâtre, avec la frange blanche 


DES LÉPIDOPTÈRES. 305 


et deux lignes grises parallèles au bord exté- 
rieur, l’une marginale et l’autre un peu au-dessus. 

Les antennes ont la tige blanche et les barbes 
d'un gris-brun. La tête, le corselet et les palpes 
sont de la couleur des ailes supérieures , et l’ab- 
‘domen participe de celle des ailes inférieures. 
Les palpes sont de la longueur du corselet. 

Cette description ne concerne que le màle; la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espèce, qui n’est pas figurée dans Hub- 
ner , a été trouvée dans les environs de Marseille 


par M. Sollier. Elle nous a été communiquée par 
M. Rambur. 


# 


Nocrunnes, V.—1I1f Partie. 20 


3506 HISTOIRE NATURELLE 


LR SAS RS ARR LE LR RE LE LEE LR LR LEE LR ER ER LAURE LA RVUELLLL UE 


MELXXIV. CLÉDÉOBIE DE CORSE. 


CLEDEOBIA CORSICALIS. Mihi. ( PI. 530, fig. 6 et 7.) 


Envergure, 6 lignes et demie. 


Les quatre ailes en- dessus sont d’un blanc 
sale légèrement saupoudré de brun , avec un 
point noir au centre de chacune d'elles. Ce point 
ést placé entre deux lignes sinueuses brunes sur 
les ailes supérieures , l’une près de la base et 
l’autre à peu de distance du bord extérieur. Une 
seule ligne semblable et parallèle à ce même 
bord se voit sur les ailes inférieures. Ea frange 
est grise et précédée d’une série de points noirs. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que par l'absence du point central des pre- 
mieres ailes. 

La tête et le corps sont de la couleur des 
ailes. Les palpes sont d’un gris-brun et les an- 
tennes roussâtres; celles-ci vues à la loupe pa- 
raissent grenues, et sont légèrement ciliées dans 
le mâle seulement. 

Cette description concerne les deuxsexes. 

Cette peute espèce nous à été communiquée 
par M. Rambur, qui l'a prise en Corse, où elle 
vole en juillet dans les endroits secs: elle n’est 
pas figurée dans Hubner: 


DES LÉPIDOPTÈRES. 307 


EE TE 7, ee tt tt tn 664.4 D 4 0] 


MLXXV. SCOPULE ALPINE. 


ms 


 SCOPULA ALPINALIS. (PI. 237, fig. 1.) 


ScopuLa ALPINALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vit. 
pag. 69. n° 13. John Curtis. 

PyraLis ALPINALIS. Hubn. tab. 10. fig. 63. (mas.) tab. 27. 
fig. 175. 176. (fœm.) . Wien. Verz. S. 123. fam. B. N. 24. 
Illig. N. Ausg. dess. 11. B. S. 22. n. 24. Gotze. Ent. Beytr. ur. 
Bb HS. 777. 2:02. 

PHaLÆNA. ALPINALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 228. 370. 

L'azrine (». azprNauIs). Devill. Ent. linn. t. 1v. p. 516. 


Envergure, x pouce. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d'un gris- 
jaunâtre luisant, finement saupoudré de brun, 
avec une tache blanche au sommet de chacune 
d'elles. Les ailes inférieures en-dessus sont d’un 
blanc sale, avec une bordure grise surmontée 
d’une ligne parallele de la même couleur. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris cen- 
dré , avec une ligne arquée et un point discoiï- 
dal noirâtre sur chacune d'elles. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des premieres ailes , et l'abdomen de 


20. 


308 HISTOIRE NATURELLE / 
celle des secondes , avec un petit bouquet de 
poils jaunâtres au bout de l'abdomen. 

Cette espèce vole en juillet à la sommité des 
montagnes les plus élevées. L’individu figuré a 
été pris par M. Alexandre Lefebvre, près de la 
brèche de Roland, dans les Pyrénées. 


DES LÉPIDOPTERES. : 309 


RAR RE SLR RER SR RS ARR OS RE RUE AR SRE SAR RAS AR ER ARR ER ARR 


MLXXVI. SCOPULE OLIVE. 


SCOPULA OLIVALIS. ( PI. 23 , fig. 2.) 


ScopuLa oLivazis. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vi. 
pag. 65. n° 10. 

Pyrazis oLIvALIS. Wien. Verz. S. 123. fam. B.n.22. Z/ug. 
N. Ausg. dess. 11. B. S. 21. Gotze. Ent. Beytr. ax. Th. 4. B.S. 
71. n°50. 


PyrRaris uMBRALIS. Hubn. tab. 8. fig. 52. (mas.) 
Envergure, 9 lignes et demie. 


Les premières ailes sont en-dessus d’un vert- 
brun ou olive, avec deux taches blanches pla- 
cées longitudinalement sur une même ligne, 
l'une carrée et l’autre oblongue. La premiére, 
qui est la plus grande , occupe presque le mi- 
lieu de Paile ; la seconde se rapproche du bord 
extérieur; quelquefois on aperçoit une troisième 
tache ou plutôt un point blanc entre la tache 
du milieu et la base. On voit en outre, depuis la 
côte Jusqu'au sommet de l'aile, trois ou quatre 
points d’un blanc - jaunâtre. Enfin la frange est 
d'un gris-brun et entrecoupée de blanc. 

Les ailes inférieures en-dessus sont blanches , 
avec une Jarge bordure d’un gris-brun , un point 


central noir et la frange blanchatre. 


310 HISTOIRE NATURELLE 


Le dessous des premieres ailes est d’un gris- 
jaunâtre, avec quelques vestiges des taches du 
dessus ; celui des secondes ailes est blanc, avec 
une ligne arquée et un point central gris. 

La tête, les antennes et le corselet sont d'un 
brun - verdätre , comme les ailes supérieures. 
L'abdomen est d’une nuance plus claire, et par- 
ticipe un peu du blanc des secondes ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

La chenille, suivant M. Treitschke, «a la forme 
« de celle de la Prunalis, et lui ressemble aussi 
« pour le dessin. Elle est d’un vert-noirûtre vi- 
« treux très-luisant, avec deux larges traits lon- 
« gitudinaux des deux côtés du dos. La tête et 
« les pattes sont uniformément verdâtres. 

«Elle vit en mai sur la véronique officinale 
« (veronica ofjicinalis), ainsi que sur diverses 
«autres plantes basses, et se transforme entre 
« des feuilles réunies. Sa chrysalide est effilée, 
« d’un brun-noir. » 

M. Treitschke ajoute que le papillon vole en 
juin, ou dans les premiers jours de juillet, sur 
les Alpes illyriennes, ainsi qu’en Saxe, en Hon- 
grie et même en Livonie. 

Cette espèce se trouve Se nent en Sicile, 
car l'individu figuré fait partie de ceux que 
M. Alexandre Lefebvre a pris lui - même dans 
cette île. 


DES LEPIDOPTÈRES. 314 


AE 2/8 MALE AR RE 5 DL SLR A/S ARS SALE RES RE AL SR R 


MLXX VII. SCOPULE GRILLÉE. 


SCOPULA CLATHRALIS. ( PI. 231, fig. 3. ) 


PyrALIS CLAT&RALIS. Hubn. tab. 26. fig. 168. (fœm.) 
Envergure , 1 pouce. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blane 
luisant, avec la côte et les nervures fortement 
marquées en brun-verdâtre ou feuille morte, et 
deux raies sinueuses transverses de cette même 
couleur, à peu de distance du bord terminal. On 
remarque en outre deux petites taches égale- 
ment feuille morte, placées vers le milieu de 
l'aile, entre les nervures costale et médiane. La 
frange blanche, avec son extrémité brune , est 
précédée d’un double liséré brun de la couleur 
des nerŸäres. 

Les ailes inférieures en-dessus sont également 
d’un blanc luisant, avec les nervures très-fine- 
ment marquées en brun et deux raies trans- 
verses grises, l'une au milieu de l'aile et l'autre 
très-près du bord extérieur. La frange est en- 
tièrement blanche, et précédée d’un double li- 
séré brun. 


312 HISTOIRE NATURELLE 


Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que la couleur des nervures et 
des raies est moins prononcée qu'en-dessus. 

La tête, les antennes et le corselet sont cou- 
leur feuille morte; l'abdomen et les pattes sont 
blancs. 

Cette Jolie espèce, figurée dans Hubner, mais 
non décrite dans Treitschke, nous a été commu- 
niquée par M. Rambur , qui l’a prise en Corse 
dans le mois de juillet : elle volait dans un en- 
droit aride et couvert de cistes. 


Pvralites. 


ce 


Nocturnes . PL. CCAXXT. 


2 Dumend pire. Dipréel se. 
É. Scop ule Alpine (Hipinalis) mâle. 2.idem Olive /Okvalés) mâle. 3. idem Grillée 
(Clathrales) femelle.  4.1idem de Bourjot (Bourotals) male . à. idem de Sophie (Sophuxtis) 


femelle. 6.idem de Ferrara /Zerraralis) male. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 313 


AR PS A PT ET AR RAR SR RS SLR LR RAD LE LL LA RE AE ERA SR LAS 


MLXXVII. SCOPULE DE BOURIJOT. 


SCOPULA BOURJOTALIS. Lefebvre. ( PI. 231, fig. 4.) 


Envergure, 11 lignes. 


Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune pâle, 
et traversées vers leur extrémité par une bande 
ferrugineuse. Cette bande est sinueuse sur les 
ailes supérieures , et presque droite sur les infé- 
rieures. Les premières ailes sont en outre traver- 
sées, près de leur base, par une raie courbe 
également ferrugineuse , et marquées vers le 
centre d’une tache de la même couleur et con- 
tiguë dans sa partie inférieure à la bande préci- 
tée. Enfin la frange, du même jaune que les ailes, 
est précédée d’un mince liséré ferrugineux. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que la couleur ferrugimeuse en 
est un peu plus intense , et que les nervures sont 
légèrement teintées de cette couleur. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes sont 
d'un jaune pâle, avec un point ferrugimeux sur 
chaque épaulette du corselet pres de l’origine 
des ailes. 


314 HISTOIRE NATURELLE 


Cette description ne concerñe que le mâle; la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espèce remarquable n’est pas figurée 
dans Hubner, ni décrite dans Treitschke ; du 
moins nous n'avons pu la reconnaitre dans ces 
deux auteurs. Elle a été trouvée en Sicile par 
M. Alexandre Lefebvre, et dédiée par lui à son 
ami M. Bourjot. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 319 


tt tt tt tnt VOLIARISSESRRS 


MLXXIX. SCOPULE DE SOPHIE. 


SCOPULA SOPHIALIS. { PI. 231, fig. 5.) 


ScoruLa sornrauis. Zreits. Schmett. von Europ. tom. var. 
pag. 58. n° 3. . 

Pyrauis sorarauis. Hubn. tab. 8. fig. 5o. (fœm.) 

PraLæna sorPmraLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 223. 354. 

Crawsus sormiæ. Fabr. Suppl. 467. 21. 

PyRALE DU THALITRON DES BOUTIQUES (PYR. SOPHIALIS ). 


Devill. Ent. linn. tom. 1v. pag. b15. 
Envergure, 14 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
brun parsemé d’atomes bleuâtres , et traversées 
par deux lignes brunes dentelées et bordées de 
blanc. Ces deux lignes, presque parallèles, divi- 
sent la surface de l'aile en trois parties à peu près 
égales. Entre la seconde ligne et le bord terminal 
on remarque une raie blanche imterrompue. La 
frange est brune et entrecoupée de gris ; elle est 
précédée d’un liséré blanc ponctué de noir. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 
blanc ,avec une bordure marginale noirâtre sur- 
montée d’une ligne parallèle de fa même couleur. 


316 HISTOIRE NATURELLE 


La frange est blanchâtre et précédée d’un liséré 
blanc ponctué de noir, comme celle des ailes su- 
périeures. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-blan- 
châtre luisant, lavé de noirâtre aux ailes supé- 
rieures seulement, avec une ligne arquée et un 
point discoidal noirâtre sur chacune d'elles. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des premières ailes, et l'abdomen par- 
ticipe de celle des secondes. 

Cette description ne concerne que la femelle ; 
le mâle nous est inconnu. 

M. de Tischer présume que la chenille vit sur 
la garance des teinturiers (rubia tinctorum) ; mais 
M. Treitschke fait observer qu'on la trouve dans 
les environs de Vienne, dans des lieux dépourvus 
de cette plante. 

Cette belle espèce vole en juin dans les mon- 
tagnes de l'Autriche , de la Styrie et de la Dal- 
matie , et 1l paraît qu’elle se trouve aussi dans le 
Valais ; du moins nous tenons l'individu figuré 
de M. Anderegg, qui habite ce dernier pays. 


cs 


DES LÉPIDOPTÈRES. 317 


D 0 DOS SRB RE LR ARR RAR RE LR RE LR LR LEE LR D RE LATE LEE VAR LEUR LUS LR 


MLXXX. SCOPULE DE FERRARA. 


SCOPULA FERRARALIS. 4/exandre Lefebvre. 
(PL 235,) fe 6) 


Envergure , 9 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en - dessus sont d'un 
Jjaune-soufre uni, avec une mince bordure fer- 
rugineuse et un trait oblique de la même cou- 
leur à leur sommet. Le dessous de ces mêmes 
ailes est sablé de ferrugineux, avec une ligne 
arquée noirûtre sur chacune d'elles. 

Les ailes inférieures sont blanches sur leurs 
deux surfaces, et lavées de ferrugineux à leur 
extrémité , mais seulement en-dessus. 

La tête, le corps et les antennes sont d'un 
jaune-soufre et l'abdomen blanc. 

Cette description ne concerne que la femelle : 
le mâle nous est inconnu. 

Cette espece , très-caractérisée , n’est pas figu- 
rée dans Hubner, ni décrite dans Treitschke. 
M. Alexandre Lefebvre, qui l'a trouvée en Sicile, 
l'a dédiée à l'abbé Ferrara, savant géologue de 
cette ile. 


318 HISTOIRE NATURELLE 


LADA SRB UT VL RUES LEUR EEE LUE LR LULU LULU EELE VEILLE ULALEAIEUR 


MLXXXI BOTYS ANE. 


BOTYS ASINALIS. { PI, 232 , fig. 1 et 2.) 


PyRALIS ASINALIS, Hubn. tab. 29. fig. 185. ( fœm.) 
ScopuLaA ASINALIS. John Curtis. 


Envergure, 11 à 13 lignes. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-cendré 
Juisant, avec un léger reflet jaunâtre aux infé- 
rieures. Les premières ailes sont traversées par 
deux lignes noirâtres , l’une près de la base et 
l’autre vers l'extrémité. La premiere est presque 
droite ; la seconde est à la fois sinueuse ét on- 
dée : après avoir déctit deux courbes près du 
bord extérieur, elle en décrit une troisième, en 
se rapprochant du centre de laile, avant d’arri- 
ver au bord interne. Entre ces deux lignes, on 
aperçoit deux taches souvent à peine marquées, 
l’une réniforme et l’autre orbiculaire. Mais on 
voit en outre sur plusieurs individus une grande 
tache carrée dun noir-brun, placée près du bord 
interne et vers le milieu de l'aile. Les ailes imfé- 
rieures sont traversées par une seule ligne noi- 
râtre et ondée ; mais très-peu marquée. La frange 
des quatre ailes est du même gris que le fond. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 319 


Le dessous des quatre ailes ne differe du des- 
sus que par une nuance plus pâle. 

La tête , le corps et les antennes sont du même 
gris que les ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce est figurée dans Hubner, mais 
non décrite dans Treitschke. Elle a été trouvée 
en Corse dans les environs d’Ajaccio par M. Ram- 
bur, qui a bien voulu nous la communiquer. Elle 
vole en juillet dans les endroits frais et humides, 
le long des haies. 


320 HISTOIRE NATURELLE 


Re Re RE RE RE RE RE OR AR LR RE LUE LL SLR LE LLVL ILE ULLUVELLELVUS 


MLXXXII, BOTYS DE BRUGUIÈRES. 


BOTYS BRUGUIERALIS. Alexandre Lefebvre. 
PL 239,68. 3) 


Envergure, 9 lignes. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-Jau- 
nâtre ou rougeûtre , et plus ou moins ombrées 
de noirâtre à leur extrémité. Les supérieures 
sont traversées par deux lignes sinueuses et on- 
dulées, tres-éloignées dans leur partie supérieure 
et très-rapprochées dans leur partie inférieure, 
l’une près de la base et l’autre près du bord ter- 
minal. L’mtervalle qui les sépare est occupé par 
trois petites taches, l’une réniforme, l’autre ova- 
laire ,et la troisième, placée sous cette dernière, 
orbiculaire. Les ailes inférieures sont également 
traversées par deux lignes noirâtres ondulées , 
mais moins distinctes que celles des supérieures. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que le dessin en est moins net. 

La tête, le corps et les antennes sont d’un 
gris-jaunâtre ou roussâtre, comme les aïtes. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 321 


Cette description concerne les deux sexes. 

Ce Botys, que nous n’avons pu reconnaitre 
dans Hubner ni dans Treitschke, a été trouvé 
dans les environs de Nismes par M. Bruguières, 
à qui M. Alexandre Lefebvre l’a dédié. M. Ram- 
bur la découvert également en Corse. Il vole 
dans le mois de mai. 


LÉPID., VIIT. nNocr., V.— Ile Partie. 21 


392 HISTOIRE NATURELLE 


ICRPESSIA LE LS ETES SISS LIL LED LIL R LIL LIS DL ELLE TELLE 1212122252, 20 LEE) 


MLXXXIIL BOTYS COULEUR DE CHAIR. 


BOTYS CARNEALIS. (PI. 239, fig. 4.) 


Borys cARNEALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vir. 


pag. 91. n° 9. 


Envergure, 10 lignes. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris rosé 
ou couleur de chair. Les supérieures sont tra- 
versées par deux lignes d’un jaune päle bordé 
de brun clair, l’une près de la base et l’autre 
vers le milieu de l'aile. La première est presque 
droite, la seconde décrit extérieurement une 
courbe très-prononcée avant d'arriver au milieu 
du bord interne, et l’on voit entre ces deux li- 
gnes un petit point brun à peine marqué. Les 
ailes inférieures ne sont traversées que par une 
seuleligne semblable à la seconde des ailes supé- 
rieures. Enfin la frange, de la même couleur 
que les ailes, en est séparée par un liséré rou- 
geñtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que les lignes en sont moins pro- 
noncées. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 323 


La tête, le corps, les antennes et les pattes sont 
de la couleur des ailes. 

Cette description ne concerne que la femelle : 
le mâle nous est inconnu. 

Cette espèce n’est pas figurée dans Hubner; 
mais elle wa paru se rapporter à celle que 
M. Treitschke décrit sous le nom de Carnealis 
comme se trouvant en Damaltie. Elle nous a été 
communiquée par M. Lefebvre, qui n'a punous 
dire d’où elle lui vient. 


21. 


324 HISTOIRE NATURELLE 


RSR RU RL LUE LV RQ RL LU RU LV LEVEL RL LRQ LE LV RE LOL AR AR LUALALILELILRLALES VD 


MLXXXIV. BOTYS PERPENDICULAIRE. 


BOTYS PERPENDICULALIS, Mihi. | PI. 239, fig. 5.) 


Envergure, 10 lignes et demie. 


CE Botys ressemble beaucoup au Verticalis ; 
mais indépendamment de ce qu’il est une fois 
plus petit, le dessin de ses ailes n’est pas tout-à- 
fait le même. Ses quatre ailes en - dessus sont 
d’un jaunâtre pâle luisant, avec leur extrémité 
lavée de gris-roussâtre. Les supérieures ont leur 
côte roussâtre, et sont traversées par deux lignes 
sinueuses et ondées, brunes , très-éloignées dans 
le haut et très-rapprochées dans le bas, l’une 
près de la base et l’autre près du bord terminal. 
On voit au milieu de l'intervalle qui les sépare 
une petite tache réniforme d’un brun - noir ac- 
compagnée d’un point de la même couleur. Les 
ailes inférieures ne sont traversées que par une 
seule ligne sinueuse et ondée d’un gris-brun, 
avec un point discoïdal de la même couleur. On 
voit en outre le long du bord extérieur des quatre 
ailes une ligne grise dentelée, qui s'éteint avant 


DES LÉPIDOPTÈRES. 325 


d'arriver à l'angle anal. Enfin la frange est rous- 
sâtre. 

Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- 
sus que parce que le dessin en est plus pâle. 

La tête et la partie antérieure du corselet sont 
d’un jaune-roussâtre , ainsi que les antennes. Le 
reste du corps et les pattes sont d’un blanc lé- 
serement Jaunâtre. 

Cette description ne concerne que le mâle : la 
femelle nous est inconnue. 

Ce Botys a été pris par M. Alexandre Lefebvre 
à Sollier-le-Pont, entre Hyères et Toulon. Nous 
l'avons appelé Perpendiculalis, pour indiquer sa 
ressemblance avec le J’erticalis. 


326 HISTOIRE NATURELLE 


AVIS SARIVLIET SERIE LIARARTALIRIENLIETLLELAUTI EL VER BEUELLEILIBLLLE LAN SU 


MLXXXV. BOTYS SERPENT. 


BOTYS OPHIALIS. ( PI. 232. fig. 6.) 


Borys opxiaLis. Zreits. Schmett, von Europ, tom, vit. 
pag. 90. n° 8. 


Envergure, 9 lignes. 


Les quatre ailes sont en - dessus d’un gris ou 
d’un blanc-roussâtre , finement sablé de brun. 
Les supérieures sont traversées par deux lignes 
noirâtres, l’une près de la hase et l’autre près 
du bord terminal. La premiere est légèrement 
dentelée , et la seconde décrit extérieurement un 
angle très prononcé avant d’arriver au bord in- 
terne. On voit dans l'intervalle qui les sépare 
deux taches ceintes de noirûtre, l’une réniforme, 
isolée , et l’autre orbiculaire, s'appuyant contre 
la première ligne. Les ailes inférieures ne sont 
traversées que par une seule Higne pareille à la 
seconde des supérieures, avec un point discoïdal 
noirâtre. La frange des quatre ailes est grise et 
précédée d’une ligne de petits points bruns. 

Le dessous ne diffère du dessus que par un 


DES LÉPIDOPTÈRES. 337 


aspect luisant, et parce que les lignes en sont 
beaucoup moins prononcées. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes sont 
de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Ce Botys a été rapporté de Corse par M. Ram- 
bur, qui a bien voulu nous le communiquer. Il 
est pas figuré dans Hubner: mais M. Treitschke 
le décrit comme une espèce nouvelle et très-rare 
de Hongrie, sous le nom d’Ophialis. 


EU: 


Ç 


328 HISTOIRE NATURELLE 


SRSLILER ES RRQ RARES VALEUR LUE NY LULEÈ VILA SILELLVVÉLVILALVALES D URL TIAELA RTE 


MLXXXVI, BOTYS PALE,. 
BOTYS PALLIDALIS. (PI, 239, fig. 7.) 


SCOPULA PALLIDALIS. Treits, Schmett. von Europ. tom. vi. 
pag. 5g. n° 4. 
PyRazis PALLIDALIS. Hubn, tab. 18, fig. 115. (mas.) 


Envergure, 10 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blanc 
légèrement jaunâtre, et traversées par trois lignes 
d’un brun-roussâtre, l’une près de la base, l’autre 
au milieu, et la troisième près du bord terminal. 
Les deux premières sont aussi écartées dans le 
haut que rapprochées dans le bas: celle qui 
avoisine la base forme un seul angle, tandis que 
celle du milieu est à la fois courbe et sinueuse ; 
quant à la troisième, qui longe le bord extérieur, 
elle est ondée. On voit en outre un point rous- 
satre dans le milieu de l’intervalle qui sépare les 
deux premières lignes. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc 
moins jaunâtre que les supérieures et traver- 
sées par deux lignes grises, l’une au milieu et 
l’autre près de l’extrémité, La première est si- 


Nocturnes. 


nee — 


Z. 


Pvralites. 


PI. COXXXZ. 


2. 


L Pumeril pin 


1 et 2. Botys Ane /Asrnalis) male et fem. 


Daupréel se. 


3. idem de Brugmères (Bruguerabis)waie. 


4. idem Couleur de Chair {Czrneaks) fem. >. idem Perpendiculaire //#rperdiculates) mêle. 
6. id. Serpent /Ophcds) male. 7. id. Pâte //ditalis) fem. 8. id, Catalan /Catadrenabs) few. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 329 
nueuse et ondée , et la seconde est parallele au 
bord extérieur. 

La frange des quatre ailes est blanchâtre, et 
précédée d’un mince liséré roussâtre. 

Le dessous des quatre ailes est de la même 
couleur que le dessus, avec une seule ligne 
transverse grise sur chacune d'elles. 

La tête, le corps et les antennes sont d'un 
blanc légèrement roussâtre, 

Cette description concerne les deux sexes. 

Ce Botys nous a été communiqué par M. Ram- 
bur, et pris par lui dans les environs de Mont- 
pellier. 


Nota. C'est à tort, selon nous, que M. Treitschke a mis 
cette espèce parmi les Scopules : elle a tous les caractères des 


Botys. 


330 HISTOIRE NATURELLE 


RER SIL. BENIBIULSRRELLRIVPABRLLE ER NET EURITU SE PEMLLEIVURIRIAVTRIALASU 


MLXXXVII BOTYS CATALAN. 


BOTYS CATALAUNALIS. Mihi. (PI. 232, fig. 8.) 


Envergure, 8 lignes et demie. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un blanc- 
jaunâtre avec la côte et les nervures des premièe- 
res ailes d’un rouge-vermillon, et l'extrémité des 
secondes seulement lavée de cette couleur. Le 
dessous des quatre ailes est d’un gris luisant au 
centre et d’un blanc-jaunätre sur les bords, avec 
trois points noirâtres sur les supérieures et un 
seul sur les inférieures : ces points sont placés 
près du bord antérieur. 

La tête, le corps et les antennes , sont rougeà- 
tres, ainsi que les pattes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Ce joli Botys m'a été communiqué par M. le 
baron Feisthamel, qui en a reçu plusieurs indi- 
vidus des environs de Barcelonne, ce qui m'a 
déterminé à l'appeler du nom de la province où 
il a été trouvé , car il n’est pas figuré dans Hub- 
ner, ni décrit dans Treitschke ; sa véritable place 
est à côté du Cénctalis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 331 


NENVRENNNNEN SE EN ES TC LOTS LS LS 222522222212:2,212121,,21,12,215757525 221223) 


MLXXX VII. BOTYS JAUNE. 


BOTYS LUTEALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 1.) 


Envergure, 1 pouce, 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un jaune 
uni tirant un peu sur le verdâtre , avec la frange 
grise. Leur dessous est d’un gris luisant, avec 
une rangée courbe et transverse de petites taches 
jaunâtres. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un jaune 
plus pâle, avec une large bande terminale grise 
interrompue au milieu, ou bien seulement leur 
extrémité lavée de gris. Leur dessous est d’un 
gris-verdâtre luisant. 

La tête, les antennes et le corselet sont jaunes 
comme les premières ailes. L’abdomen et les 
pattes sont d’un blanc jaunätre en-dessus, et 
verdâtre en-dessous. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Je ne possédais d’abord qu'un seul individu 
de ce Botys, et je l'avais pris pour une variété 
du Flavalis; mais en ayant eu depuis plusieurs 
autres à ma disposition, J'ai remarqué qu’ils 


332 HISTOIRE NATURELLE 


étaient tous d’un jaune uni, sans aucun vestige 
de lignes en-dessus dans les deux sexes; de sorte 
que je suis convaincu aujourd’hui qu’il forme 
bien une espèce distincte qui n’est décrite ni fi- 
gurée dans aucun auteur à ma connaissance, 
D’après la nuance du jaune, le nom de Su/phu- 
ralis est celui qui lui conviendrait le mieux, mais 
ce nom ayant déjà été donné à une autre espèce, 
je l’ai appelé Lutealis. 

Ce Botys vole en juin dans les endroits secs et 
montagneux des environs de Montpellier. 


DES LÉPIDOPTÈRES, 333 


ARR IS S LASER AS RAS ENS EE CE 07, 57,515 252 ALL 2 2252) 


MLXXXIX. BOTYS DISSEMBLABLE. 


BOTYS DIVERSALIS. (PI. 233, fig. 2.) 


Borxs niversaLis. Zreits, Schmett, von Europ. tom. vit. 
pag. 113. n° 256. 
PyraLis DIVERSALIS. Hubn. tab. 16. fig. 102. (mas.) 


Envergure, 14 lignes. 


Ayanr recu de Vienne, sous le nom de Diver- 
salis, un Botys qui n'était évidemment qu'une 
variété plus päle du Polygonalis , Jen avais con- 
clu que c’était à tort que les Allemands faisaient 
du premier une espèce distincte du second. Mais 
je me suis procuré depuis le véritable Diversalis, 
et J'ai reconnu qu'il devait être séparé du Poli- 
gonalis. J'en donne en conséquence aujourd’hui 
la figure et la description. 

Les premieres ailes en-dessus sont d’un rouge- 
brun luisant , avec un léger reflet pourpre. Elles 
sont traversées à peu de distance du bord exté- 
rieur par une ligne courbe de petits points bruns 
à peine visibles, et marquées au centre, entre la 
vervure costale et la nervure médiane, de deux 


334 HISTOIRE NATURELLE 


taches d'un brun pâle, dont une (la plus petite) 
est souvent oblitérée. 

Les secondes ailes sont d’un bean jaune- 
orangé, avec un peu de brun-noirâtre à leur an- 
gle supérieur. 

Le dessous des quatre ailes est également d’un 
beau jaune-orangé, avec leur sommet d’un rouge 
brun-pourpre, et un croissant de la même cou- 
leur sur les supérieures, qui correspond à la 
tache du dessus. 

La tête, le corselet et les antennes sont de la 
couleur des premières ailes, et l’abdomende celle 
des secondes; mais cela ne peut s'entendre que 
du dessus , car le dessous de toutes ces parties 
est d’un blanc-jaunâtre comme les pattes. 

En résumé, ce Botys ne diffère essentiellement 
du Polygonalis que par des couleurs plus vives 
et par l’absenee de la bordure noire des ailes in- 
férieures ; mais ce double caractère est constant, 
ainsi que je m'en suis assuré en comparant en- 
semble plusieurs individus des deux sexes pris 
dans différents pays. J’ajouterai que M. le baron 
Feisthamel en a reçu trois des environs de Bar- 
celonne , lesquels sont en tout semblables à 
celui dont je donne la figure , et qui provient 
d'Alger. 

Le Botys dont il s’agit se trouve à la fois en 
Espagne, en Afrique et en Italie, et paraîtrait 


DES LÉPIDOPTÈRES. 339 


propre à tout le littoral de la Méditerranée; ce- 
pendant le midi de la France ne l’a pas encore 
fourni à ma connaissance , bien que les entomo- 
logistes allemands disent le contraire; mais il 
parait qu’ils ont pris la variété du Polygonalis 
pour le Diversalis. 


2) 
Q 
S 


336 HISTOIRE NATURELLE 


AA ABRIS SUR SLR LR VRVES RUVLEURS SLR VALLEE LULU VAL ALERILAUE LS LES 


MXC. BOTYS DU PASTEL. 


BOTYS ISATIDALIS. Miki. (PI, 233, fig. 3.) 


Envergure, 13 lignes, 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- 
roussâtre luisant, avec une bande étroite d’un 
gris-blanchâtre traversant l’extrémité de chaque 
aile. Cette bande est légèrement sinueuse et pla- 
cée entre deux lignes de points noirs, dont l’exté- 
rieureest paralléleau bord terminal, etl’intérieure 
suit les sinuosités de la bande. Deux autres lignes 
de points noirs, mais faiblement indiqués, tra- 
versent le centre de l'aile, et dans l’intervalle qui 
les sépare de la précédente on aperçoit à peine 
une tache réniforme cernée de gris-brun. Plu- 
sieurs des nervures sont indiquées par des points 
noirs. Enfin la frange , qui est rousse et entre- 
coupée de brun , est précédée d’un liséré d’un 
gris-bleuatre. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un rous- 
sâtre pâle y compris la frange, et traversées au 
milieu par une ligne de points noirâtres. D'autres 


DES LÉPIDOPTÈRES. 337 
points, d’un noir plus foncé, se voient au milieu 
du bord terminal. ; 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris-rous- 
satre très-luisant, avec une ligne arquée noi- 
ratre sur chacune d’elles. Les supérieures ont en 
outre une tache réniforme qui correspond à 
celle du dessus. 

La tête, le corselet et les antennes sont de 
la couleur des ailes supérieures; l'abdomen 
et les pattes participent de celle des ailes in- 
férieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

M. Rambur a élevé la chenille de ce Botys, et 
m'en a donné une description détaillée que je ne 
puis mieux faire que de transcrire textuelle- 
ment. 

« Elle est d’un vert pâle, qui l'est encore plus 
«sous le ventre. Pres du vaisseau dorsal on voit 
«une double ligne longitudinale sinueuse, d’un 
«blanc-jaunatre. Sur les côtés il existe aussi deux 
« lignes plus rapprochées, dont la supérieure, 
« plus large, porte les stigmates; l’autre, trés-si- 
«nueuse, forme avec la première comme une 
« bande jaunâtre. 

«Plus bas l’on aperçoit encore une espece de 
«ligne interrompue, passant par la base des 
«pattes et qui se confond presque avec la cou- 
«leur pâle du ventre, au centre duquel il existe 

LÉPID., VIII. nocr., V.—II Partie. 99 


338 HISTOIRE NATURELLE 


«une bande longitudinale blanchâtre peu appa- 
«rente. 

« Les quatre tubercules pilifères que l'on voit 
«sur le dos de la plupart des anneaux sont noirs, 
« et assez écartés entre eux; les deux antérieurs 
«sont plus rapprochés, les deux autres sont dou- 
«bles, plus gros, et forment avec ceux qui leur 
« correspondent une série longitudinale, Ils por- 
«tent tous un poil blanchätre. 

« Les stigmates sont petits, leur bord est 
«épais, proéminent, d'un roux obscur; le dis- 
«que est enfoncé, peu sensible. La tête est un 
«peu roussâtre; les pattes sont pâles; les inter- 
«médiaires ont deux tiers de couronne de cro- 
« chets, les deux postérieures une demie. 

« Cette chenille vit en société dont les indivi- 
«dus sont plus ou moins séparés, sur le pastel 
« des teinturters (ésatis tinctoria) et quelques au- 
«tres crucifères. Dans son jeune âge elle se tient 
« cachée parmi les feuilles du sommet des tiges 
«encore tendres, qu'elle lie avec de la soie; plus 
«tard elle dévore les feuilles et les fleurs, et 
«lorsque la plante est entièrement dépouillée, 
«elle perce la tige, dans l’intérieur de laquelle 
«elle se loge pour en ronger la moelle. Elle se 
« plaît surtoutdans les parties montueuses et es- 
« carpées , où elle est quelquefois excessivement 
« répandue. Elle se trouve dans l'île de Corse, 


DES LÉPIDOPTÈRES. 339 


Le 


« aux environs de Bonifacio etsurtout de Bastia, 
«à la fin de mars et en avril. Elle se métamor- 
« phose dans une coque ovoïde blanchâtre, assez 
« molle, mais d’un tissu très-serré, qu'elle place 
«entre les feuilles, dans les tiges ou parmi les 
« débris de végétaux. 

« La chrysalide est allongée , d’un rouge obs- 
« cur; elle porte à son extrémité postérieure plu- 
« sieurs soies crochues. 

« L’insecte parfait paraît au mois de no- 
«vembre. » 


29; 


340 HISTOIRE NATURELLE 


LORS AE TETE RTE TE ET TE RE TETE TE TA TETE ES AE TS TEEN TONNES TENENENAN CT 


MXCI. NYMPHULE NUE. 


NYMPHULA NUDALIS. ( PI. 235, fig. 4.) 


Pyrazis NUDALIS. Hubn. tab. 14. fig. 90. 


Envergure, 10 lignes. 


Les quatre ailes en-dessus sont d’un gris-jau- 
nâtre, avec un léger reflet pourpre. On vo isur 
les supérieures deux points noirâtres, lun au 
centre et l’autre près de la base et du bord in- 
terne. Ces mêmes ailes sont en outre traversées 
près du bord extérieur, par une ligne courbe 
noirâtre composée de petits points très-rappro- 
chés. Les ailes inférieures sont seulement lavées 
de noirâtre près de la frange, qui est jaunâtre 
aux quatre ailes. Le dessous ne diffère du dessus 
que par une nuance plus pâle. 

La tête, le corps, les antennes et les pattes 
participent de la couleur des ailes. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette Nymphule se trouve aux environs de 
Montpellier, et m'a été communiquée par M. le 
docteur Rambur. Elle à beaucoup de rapports 
avec l’/Znterpunctalis. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 341 


A AA LVL RS VV EL IV US LVL OUI U ELU ALIL IS LLELI LEVELS VE VLRL SEUIL D 


MXCII, HYDROCAMPE DES RUISSEAUX. 


HYDROCAMPA RIVULALIS. Mihi. PI. 233, fig. 5.) 


Envergure, 8 lignes. 


Ezre nest pas plus grande que la Lemnals; 
mais elle ressemble entièrement pour le dessin 
à la Potamogalis, dont elle n’est peut-être 
qu'une variété locale. Le fond de ses quatre 
ailes, sur les deux surfaces, est d’un blanc lui- 
sant, et divisé en plusieurs taches de formes ir- 
régulières par des lignes sinueuses d’un noir- 
roussatre. On en compte trois principales sur les 
premières ailes, et une seule en forme de bande 
médiane sur les secondes ailes. La frange est 
grise et précédée d'un liséré jaunâtre. 

La tête, le corps et les pattes sont entièrement 
blancs et les antennes brunes. On n'aperçoit 
pas sur les épaulettes du corselet le point brun 
qu’on remarque chez la Potamogalis. Cette dif- 
fèrence est la seule essentielle qui existe entre 
les deux espèces. 


3/2 HISTOIRE NATURELLE 


Cette description concerne les deux sexes. 

Cette Hydrocampe a été trouvée en Corse 
par M. Rambur. Elle paraît deux fois, en juin et 
en septembre. Elle fréquente le bord des ruis- 
seaux. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 349 


ARS SANT URSS AI TTSÉS ÈS SE NALIVIETITINE TESLOLEDIT OS) MES LES LL LR 


MXCIII. HYDROCAMPE DE RAMBUR. 


HYDROCAMPA RAMBURIALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 6.) 


Envergure, 8 lignes. 


Cerre Hydrocampe a beaucoup de ressem- 
blance au premier coup d'œil avec la Literalis; 
mais outre qu’elle est un peu plus petite et que 
ses ailes inférieures sont plus sinuées, son des- 
sin est très-différent de celui de sa congénère. 
Ses quatre ailes, en-dessus comme en-dessous, 
sont d’un noir foncé et parsemé d’atomes blancs 
qu’on ne voit bien qu’à la loupe, avec plusieurs 
lignes d’un blanc luisant ou argentées, dont une 
sur les ailes supérieures et trois sur les infé- 
rieures. La première, sinueuse et brisée, traverse 
le milieu de l'aile obliquement; les trois autres, 
un peu plus larges, sont disposées ainsi qu'il suit, 
savoir: une à la base, une au milieu et une ve- 
nant immédiatement après. La première est mar- 
quée d’un point noir, la seconde est légerement 
arquée, la troisième, plus étroite, esttres-sinueuse, 
et indiquée seulement par des points avant d’ar- 
river au bord interne. Enfin la frange est blanche 
et entrecoupée de noir. 


344 HISTOIRE NATURELLE 


La tête etle corps sont noirs, avec les seg- 
ments de l'abdomen bordés de blanc. Les an- 
tennes et les pattes sont d’un gris-roussâtre. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette jolie espèce n’est décrite ni figurée dans 
aucun auteur à notre connaissance. Je l’ai dédiée 
à M. le docteur Rambur, à qui je devais depuis 
long-temps cette faible marque de ma gratitude 
pour la complaisance qu'il a eue de me commu- 
niquer toutes les Pyralites qu’il a recueillies en 
Corse, et parmi lesquelles il s'en est trouvé un 
grand nombre de nouvelles. Celle dont il s’agit 
habite les endroits marécageux de cette île, et 
parait deux fois, en avril et en août. 


65 


Pvralites. 
Nocturnes. ji PL COX. 


LPamentt pins. Dupréel se. 
1. Botis Jaune luteales) few. 2. id. dissemblable Ârversalés) fem. 5. 1d. du Pastel Aatidulis)mile. 
4.Nvmphule nue Mtaks) male. D. Hydrocampe des ruisseaux ours] male. 6. 1d. de Rambur. 
(hamburialis) Ke. 7 A sopie rougeâtre (Aubidalis) mâle. 8. idem Corticale /Crtrealis/male. 


9: FEnnichie de Montpellier (Monspesulales) male . 


PE 


w 2 


AUET fi 
C4 


DES LÉPIDOPTÈRES. 345 


PRECESELESE ELLE EE) RSS EEE ESLSL LE EELLSRS CAR IA SRI S SANS SSD TU NA VENT SLA AS 


MXCIV. ASOPIE ROUGEATRE. 


ASOPIA RUBIDALIS. (PI. 233, fig. 7.) 


——————— 


Asopra RuBIpALIS. Zreits. Schmett. von Europ. tom. vil. 
pag. 158, n° 3. 

Pyrazis Rustpauis. Hubn. tab. 15. fig. 96. (fœm.) Wien. 
Verz. S. 124. fam. B. N. 30. lig. N. Ausg. dess. 11. B. S. 
27. n. 36 Gotze. Entom. Beytr, 11. Th. 4. B. S. 72. n. 60. 


Envergure, 8 lignes. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
rouge-brun, avec deux raies jaunes, transverses 
et sinueuses, qui divisent chaque aile en trois 
parties à peu près égales. L'intervalle du milieu 
est beaucoup plus foncé que les deux autres. La 
frange est brune. 

Les ailes inférieures en-dessus sont également 
d'un rouge-brun, et traversées au milieu par 
une seule raie jaunâtre. 

Le dessous des quatre ailes est dela couleur 
du dessus, mais plus pâle, avec une seule raie 
transverse jaunâtre sur chacune d'elles. 

Les antennes, la tête et le corps sont d’un 
rouge-brun, avec l'extrémité de l'abdomen d’un 
rouge plus vif. 


3406 HISTOIRE NATURELLE 


Cette description ne concerne que le mâle; la 
femelle, que nous ne connaissons que par la 
figure d’'Hubner, en différerait non seulement 
par une plus grande taille, mais encore parce 
qu’elle aurait deux raies, au lieu d’une, aux ailes 
inférieures. 

Cette espèce nous a été communiquée par 
M. Rambur, qui l’a prise en Corse dans le mois 
de juillet; elle habite les endroits arides et cou- 
verts de cistes. 


DES LÉPIDOPTÈRES 347 


ÉRR RÉAL BALL ÉLEVÉS ATLAS LS LUVALEÉLILELILALELSLELLVILALLLLLALESS sésnss ss 


MXCV. ASOPIE CORTICALE. 


ASOPIA CORTICALIS. (PI. 233, fig. 8.) 


Asoria corTicaLis. Zreits. Schmett, von Europ. tom vit. 
pag. 162. n° 5. 

PyrAL. CORTICALIS. Hubn. tab. 21. fig. 137. (mas.) Wien. 
Verz. S. 123. fam. B. n. 22. Gotze, Ent. Beytr. ti. Th. 4. 
B°S: 77. n°51. 


Envergure, 8 lignes et demie. 


Les ailes supérieures en-dessus sont d’un 
brun-jaunâtre, avec deux raies transverses 
blanches, l’une près de la base et l'autre vers 
l'extrémité de l'aile. La premiere est droite, la 
seconde est très- sinueuse, c'est-à-dire qu'après 
avoir décrit une courbe très-prononcée près du 
bord extérieur , elle s’avance jusqu’au milieu de 
l'aile pour aboutir ensuite par une ligne droite 
au bord interne. Ces deux raies sont bordées 
intérieurement de noiràtre. La frange est de la 
couleur du fond des ailes, et précédée d’un 
mince liséré brun. 

Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- 
roussätre y compris la frange, ettraversées près 
du bord extérieur par une raie blanche. 


348 HISTOIRE NATURELLE 


La tête, les antennes et le corselet sont de la 
couleur des premières ailes. L’abdomen parti- 
cipe de celle des ailes inférieures. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Cette espèce a été trouvée en Corse par M. le 
docteur Rambur, qui a bien voulu nous la com- 
muniquer. Elle a également été prise en Sicile 
par M. Alexandre Lefebvre. Elle vole en juillet 
dans les endroits secs et couverts de cistes. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 3/49 


Avant ie SR TR LES AI LRRAL I LE TI LALILER ALLER LUE RL RTRR RER LR LRLOLT OUEST ET SR 


MXCVI. ENNICHIE DE MONTPELLIER. 
ENNICHIA MONSPESULALIS. Mihi. (PI. 233, fig. 9.) 


Envergure , 8 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d'un 
brun-noirâtre et saupoudrées de gris, avec deux 
lignes transverses d’atomes blanchâtres dont lin- 
térieure à peine marquée. L'espace compris entre 
ces deux lignes forme une espèce de trapèze au 
milieu de l'aile. Les ailes inférieures en-dessus 
sont également d’un brun-noirâtre, avec leur 
base et la frange blanchâtres. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc-jau- 
nâtre luisant, avec une large bordure noirâtre. 
On remarque en outre un point noir placé près 
de cette bordure au sommet des ailes supé- 
rieures. 

La tête et le corps sont noirâtres en-dessus et 
gris en-dessous, ainsi que les palpes etles pattes. 

Les antennes sont noires. 

Cette description ne concerne que le mâle: la 
femelle nous est inconnue. 

Cette espèce nous à été communiquée par 
M. Rambur, qui l’a prise dans les environs de 
Montpellier. 


350 HISTOIRE NATURELLE 


Ann IA SSSR AS TE LUN EUR NA CERN BRAS EN ELA MENU EL ET M UBÈMOLERREN BETETE LS LL DS 


MXCVIL PIRAUSTE INTERMÉDIAIRE. 
PIRAUSTA INTERMEDIALIS. Mihi. (PI, 234, fig. 1.) 


Envergure , 8 lignes. 


Eure tient le milieu entre la Cespitalis et la 
Floralis, et peut-être n'est-elle qu'une variété 
de la première. Cependant ses couleurs sont telle- 
ment tranchées que nous n'avons pu nous em- 
pêcher de la considérer provisoirement comme 
une espèce distincte, 

Ses premieres ailes sont en-dessus d’un rouge- 
brun ou ferrugineux, avec leur base et deux 
bandes transverses d’une teinte plus foncée, 
dont une au milieu et l’autre pres du bord. On 
remarque sur la premiere une petite tache ré- 
nilorme très-faiblement marquée. 

Les secondes ailes sont noirâtres et traversées 
par deux bandes d’un jaune-fauve, dont une au 
milieu et l’autre terminale. La première est large 
et forme un coude prononcé avant d'aboutir au 
bord interne, La seconde est étroite et parallele 
à la frange, L’intervalle qui existe entre la bande 
médiane et la base de laile est saupoudré de 


DES LEPIDOPTÈRES. 361 


jaune et marqué au milieu d'un petit crois- 
sant noir. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- 
fauve, avec deux bandes noirâtres étroites sur 
chacune d’elles, dont une parallèle au bord ter- 
minal et une médiane. Celle-ci est sinueuse et 
précédée sur les ailes supérieures de deux points 
noirs, et d’un seul sur les inférieures. 

La frange des quatre ailes est noirâtre sur ses 
deux surfaces. 

La tête et les antennes sont d’un jaune-ver- 
dâtre. Le corselet est ferrugineux comme les 
ailes supérieures, et l'abdomen est noir, avec les 
segments des anneaux et son extrémité jaunes. 

Cette description ne concerne que le mâle: la 
femelle nous est inconnue. 

Cette jolie Pyrauste a été trouvée en Corse 
par M. le docteur Rambur. 


3592 HISTOIRE NATURELLE 


Li LALL EPL SL DEL RE LEL RERO L EL ELLES SRE TELEDSLILTILIS IL ILSIITSR SR ISLE LIL 


MXCVIIL. BOTYS FRANGE NOIRE. 
BOTYS FIMBRIATRALIS. (PI. 234, fig. 2.) 


Envergure, 10 lignes et demie. 


Ses premieres ailes sont en-dessus d’un jaune- 
paille lavé de ferrugineux à leur extrémité, avec 
leur frange d’un noir-brun. Elles sont traversées 
par deux lignes ferrugineuses, l’une près de la 
base et l’autre à peu de distance du bord exté- 
rieur. La première est arquée, la seconde est 
dentelée et sinueuse. Entre ces deux lignes on 
voit deux petites taches brunes, dont une réni- 
forme et l’autre orbiculaire. Les secondes ailes 
sont également d’un jaune-paille, mais sans au- 
cune ligne ni tache, et avec la frange grise. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc- 
jaunâtre luisant, avec la répétition des lignes et 
des taches du dessus aux ailes supérieures. 

La tête, le corps et les antennes sont de la cou- 
leur des ailes, ainsi que les pattes. 

Ce Botys a beaucoup de ressemblance avec 
l’Ochrealis ; mais la frange noire de ses premières 
ailes suffit pour l’en distinguer, Il m'a été en- 
voyé de Morée par mon fils. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 353 


RENE ES LR LL RERSRLRSS LA LURS  4 SSAS AAA II AS SR TS UMP LS III SIS VS NN 


MXCIX. PIRAUSTE CONVERSE. 


PIRAUSTA CONVERSALIS. Mihi. (PI. 234, fig. 4 et 2.) 


es 


Envergure, 7 lignes et demie, 


Le dessus des premières ailes est d'un brun- 
obscur saupoudré de gris, avec deux raies trans- 
verses noires, bordées de fauve, et un point noir 
au milieu de l'intervalle qui les sépare. Ces raieÿ 
sont sinueuses et dentelées, et se terminent à la 
côte par deux taches noires. La plus éloignée de 
la base est longée intérieurement par une bande 
grise. La frange est de la couleur du fond de 
l'aile. 

Le dessus des secondes ailes est d’un fauve 
obscur, lavé de noirâtre à la base et au bord cex- 
terne, avec deux bandes d’un noir foncé, l’une 
terminale et l’autre un peu au-dessus : celle-ci 
est légèrement flexueuse. La frange est d’un 
fauve clair lavé de noirâtre à l’angle externe. 

Le dessous des quatre ailes est d’un fauve clair 
luisant, avec leur extrémité lavée de brun, et une 
bande transverse et flexueuse d’un noir vif sur 
chacune d’elles : cette bande est précédée d’une 

Nocrurnes, V. — Il° Partie. 23 


354 HISTOIRE NATURELLE 


tache noire en croissant sur les ailes supérieures 
seulement. L'extrémité de la frange est jaunâtre. 

La tête et le corps sont bruns en dessus et 
Jaunâtres en dessous, ainsi que les pattes et les 
antennes, avec les segments des anneaux bordés 
de fauve. 

Cette “description concerne les deux sexes ; 
cependant les couleurs du mâle sont générale- 
ment plus obscures, surtout aux ailesinférieures. 

Cette Pyrauste, qui n’est décrite ni figurée 
dans aucun auteur à ma connaissance, est extré- 
mement communesur les bords des chemins dans 
les environs de Montpellier. Je l'ai vue voler en 
quantité pendant mon séjour dans cette ville, 
du 8 au 13 juin 1833, principalement dans les 
allées du beau jardin de M. Adrien de Villiers. 
Elle se repose souvent à terre dans les endroits 
les plus secs et les plus arides. 

Je lui ai donné le nom de Conversalis, à cause 
de sa ressemblance en petit avec la Catocala 


ConveTsa. 


Pyralites. 


LE 


Nocturnes. PI; n 
Z 2. 
5 
4. 5, 
2 
6 PA 
? Giono rer É a Pupreel A 


» ; A A à cé = È sed Re 
1et 2, Pyrauste intermédiaire /rérmediati) mâle. 3. Botys frange noire (Fimbriatralis) Tew. 
4 et 5. Pyrauste converse /C@rversar)mâle. Get. Hercyne soyeuse (//4sertas) mâle. 

? d > 


8. Botys érugineux /Zragenatis) mâle. 


pad 
, NE c 
à % 


DES LÉPIDOPTÈRES. 35 


LEE LL EL] battent ee La 


MC. HERCYNE SOYEUSE. 


HERCYNA HOLOSERICALIS. (PI, 234, fig. 6,et 72) 


HERCYNA HOLOSERICALIS. Zreits. Schmett. von Europ. 
tom. VII. pag. 181. n° 2. 


PyRaLIS HOLOSERICALIS. Hubn. tab. 19. fig. 119. (mas.) 


Envergure, 10 lignes. 


Les ailes supérieures sont en dessus d’un gris- 
noirâtre satiné, avec deux bandes plus ou moins 
roussâtres suivant les individus, l’une au milieu, 
qui se partage en deux, et l’autre terminale. Ces 
deux bandes sont bordées par des lignes noires 
finement dentelées, et, dans l'intervalle qui sé- 
pare les deux branches de celle du milieu, on 
aperçoit deux petites taches grises qui se déta- 
chent sur un fond noir, l’une réniforme et l’autre 
orbiculaire. La frange est grise et ponctuée de 
noir. 

Les ailes inférieures en dessus sont d’un gris- 
noirâtre soyeux, qui devient tout-à-fait noir en 
se rapprochant de la base et du bord interne À 


avec une bande noire peu marquée, longeant le 
bord terminal. 


23. 


356 HISTOIRE NATURELLE 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui- 
sant, avec une tache centrale et une bande lon- 
geant le bord terminal, noires sur chacune d’elles. 
La frange est précédée d’une ligne de pointsnoirs, 

Le corps est d’un noir-brun en dessus et gris 
en dessous. La tête est également d’un brun-noir 
en dessus, mais blanche en dessous, de même que 
les antennes. Les palpes et les pattes sont noi- 
râtres. 

Cette Hercyne vole en juillet sur les hautes 
montagnes de la Suisse et du Piémont, Elle n’est 
pas commune dans les collections. 


# 


DES LÉPIDOPTÈRES. 357 


RL LL 2 22, 2..1,122:1,25275752:71511,2:2,1:1:2212:1:25:559:7 


MCI. HYPÈNE GRASSE. 


HYPENA OBESALIS. (PI. 235, fig. 1.) 


HyPENA oBEsALIs, reits, Schmett. von Europ. tom, vu. 
pag. 97. n° 4. John Curtis. G. 980. n° 5. 


PyRALIS CRASSALIS. Hubn, tab, 2. fig. 8. (fœm.) 


Envergure, 16 à 17 lignes. 


LE dessus des premieres ailes est couleur de 
bois, avec une tache oblique jaunäâtre à leur 
sommet, et le bord interne ou inférieur de la 
même couleur. Les nervures sont indiquées par 
des traits noirs interrompus , et traversées vers 
le milieu de l'aile par deux lignes dentelées éga- 
lement noires, dont lextérieure est accompa- 
gnée d'une série de petits points blancs ocellés. 
On voit, en outre, en se rapprochant de la côte, 
deux taches noires ceintes de blanc, dont une 
plus grande. Enfin, la frange est d’un gris-rous- 
sâtre et entrecoupée de brun. 

Le dessus des secondes ailes est d’un gris-rous- 
sâtre qui s’éclaircit dans le haut, avec une pete 
tache noirâtre au centre. La frange est grise et 


358 HISTOIRE NATURELLE 
précédée d’un liséré noir interrompu par les 
nervures. 

Le dessous des quatre ailes est d’un jaunâtre 
luisant, parsemé d’atomes gris, avec un point 
noirâtre au centre de chacune d'elles. Les infé- 
rieures sont en outre traversées par deux lignes 
grises légèrement sinueuses. 

La tête et le corselet participent de la couleur 
des ailes supérieures, et l'abdomen de celle des 
inférieures. Les palpes sont conformés comme 
ceux de l’'Hypène Proboscidalis; ils sont de la 
longueur de la tête et d’un brun-noir, ainsi que 
les antennes et les pattes. 

Cette Hypène se trouve en Bavière et en Pié- 
mont. Elle se tient cachée dans les touffes d'herbe 
qu’il faut agiter pour l’en faire partir; mais il est 
rare de la trouver fraiche. L’individu figuré nous 
a été communiqué par M. le baron Feisthamel , 
qui l’a pris avec plusieurs autres en mauvais état 


dans la vallée de Bugnanco, près Domo-d’Ossola, 
le 12 août 1833. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 359. 


20% 0 V8 LOVE ES 8 0 LS LT AS VAVÉVIEIRURS LILAS LILS ÉIRUATAL ESA RS D 4888 88 LR 4 


MCII. SCOPULE BRONZÉE. 


SCOPULA ÆNEALIS. (PI. 23, fig. 2 et 3.) 


ScoPuLA ÆNEALIS. Treits. Schinett, von Europ. tom. vu. 
pag. 72. n° 16. 

Pyraris ÆNEALIS, Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn, tab. 7. 
fig. 46. (fœm.) 

PyraLis RurIMISTRALIS. Hubnr. tab. 18. fig. 120. (mas.) 

Praz. æNEaLIs. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 231. 380. 

Pyrar. Nicraris. Schrank. Faun. boic, 11, B, 2, abth, $. 
65. n. 1720. 

LA BRONZÉE ( P. ÆNEALIS). Devillers, Entom. linn, tom. 1v. 


pags 517. 
Envergure, 9 lignes. 


Les quatre ailes tant en dessus qu'en dessous 
sont d'un brun luisant plus ou moins foncé, avec 
des reflets bronzés. 

Le corps est de la couleur des ailes, avec la 
tête et les antennes fauves ou ferrugineuses. 

Hubner ayant figuré les deux variétés de cette 
Scopule, l’une sous le nom de Rufimistralis , et 
l’autre sous celui de Ænealis, nous avons cru 
devoir également les figurer, en les rapportant 
toutefois à une seule espèce, comme la fait 


300 HISTOIRE NATURELLE 


M. Treitschke. Ces deux variétés nous ont été 
communiquées par M. le baron Feisthamel, avec 
les renseignements suivants : 

«On trouve communément la premiere va- 
« riété dans les prairies élevées du Piémont. Je 
« l'ai d’abord rencontrée, dans les derniers jours 
«de mai, au pied méridional du Mont-Cenis, près 
« de Suze ; et ensuite plus tard, dans les premiers 
« Jours de juillet, dansles prairies du Val-Arauska 
«et du Val-Bugnanco, près Domo-d’Ossola. 

« La seconde variété, plus foncée que la pré- 
« cédente, a été prise, fin de juillet, sur le Mont- 
« Kucco , près Domo-d’Ossola, dans les prairies 
«élevées appelées Casera-Vera. » 


K 


Pyralites. 
Wocturres. PL, CCXXXT 


2 ie 


1 


P.Dumeni pinx. Duprecl se. 


1e Hypene grasse {Cbesalis) fem. 2e 3, Scopule bronzée (Ænealis) mâle et vartéter, 


À. Botvs Lunulé {Jelernals) fem. 51 Botys du Rhododendron {Æ#ododendronals) male. 
6. Botys safrané foceals) Femelle . 7. Botys sulphureux (Juphuralis) mâle 


8. Clédeobie étroite. (Anqustalis ) fem. 


ENT 
(PAM 
RÉ ORUTA 

) 


DES LEPIDOPTÈRES. 361 


LA US NA AN SERA SSL SAS LAURE ESA SAS SSSR LUE VASE ES LR 


MCII. BOTYS LUNULÉ. 


BOTYS SELENALIS. (PI. 235, fig. 4.) 


Envergure, 13 lignes. 


Le dessus des ailes supérieures est d’un jaune- 
soufre pâle, avec une tache roussâtre en crois- 
sant sur leur disque, et les nervures brunes. Le 
dessus des ailes inférieures est d’un blanc luisant 
avec leur extrémité lavée de jaune-soufre. 

Le dessous des quatre ailes est d’un blanc- 
irisé. Les supérieures ont la côte, les nervures, 
et deux taches, dont une discoiïdale, noires, avec 
leur sommet lavé de jaune. Les inférieures ont 
la côte jaune, avec une tache noire vers l’angle 
supérieur. 

La tête et le corselet sont de la couleur des 
premières ailes, ainsi que les antennes. L’abdo- 
men et les pattes sont d'un blanc luisant. 

Tout porte à croire que ce Botys, qui ne dif- 
fere du Palealis que par la tache roussâtre qu'il 


362 HISTOIRE NATURELLE 


porte au centre de ses premières ailes, n’en est 
qu'une variété, car on aperçoit déjà quelques 
vestiges de cette tache sur certains individus de 
ce dernier. 

L'espèce dont il s’agit se trouve en juin au 
bord des prairies et le long des haies. L'indi- 
vidu figuré nous a été communiqué par M. le 
baron Feisthamel, qui l’a reçu d’un de ses amis, 
M. Groeth, membrede la Société entomologique 
de France, lequel habite Barcelone, où il s’oc- 
cupe avec succès de l'étude de l’entomologie. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 363 


ARS nn 0 SAS SAS SAR ESS SAS SSSR RS ARS RS AE SAVE RS AS SERRE © AB A AS 


MCIV. BOTYS DU RHODODENDRON. 


BOTYS RHODODENDRONALIS. (PI. 235, fig. 5.) 


Envergure, 11 lignes, 


Le dessus des ailes supérieures est entière- 
ment d’un jaune-verdâtre pâle, avec la frange 
blanche. Celui des ailes inférieures est d’un gris- 
blanchäâtre luisant , avec la frange également 
blanche. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui- 
sant, plus foncé aux premières ailes qu'aux se- 
conde:, avec la côte et l’extrémité saupoudrées 
de jaune. 

La tête, les antennes et le corselet sont jaunes. 
L’abdomen est gris, avec l'extrémité et les pattes 
blanches. 

Ce nouveau Botys nous a été communiqué par 
M. le baron Feisthamel, avec les renseignements 
suivants : 


« Cette espéce se trouve dans la dernière quin- 


364 HISTOIRE NATURELLE 


= 


«zainede juillet, et dansles premiers joursd’août, 
« sur les montagnes élevées du Piémont. Elle n'y 
«est pas rare, notamment au Mont-Rose au des- 
« sus du Corazza et de Pedriol. Elle setient ca- 
« chée dans les touffes de rhododendron , d’où 
«elle s'envole, quand on approche, pour aller 
«se reposer quelques pas plus loin. » 


Fe 


DES LÉPIDOPTÈRES. 365 


SARL LENS SE URE IRL RL RE RU AR LES LL LE LL ALALES SELLE LE LE ALRR LOLSTETELIOTCTS 


MCV. BOTYS SAFRANÉ. 


BOTYS CROCEALIS. (PI. 235, fig. 6.) 


PyraLis CROCEALIS, Hubn, tab. 11, fig. 71. 


Envergure, 13 lignes et demie. 


CE Botys ressemble pour la taille, et le dessus 
de ses ailes, au ’erticalis ; mais le fond de sa cou- 
leur est d’un jaune de safran, plus foncé sur les 
bords que sur lereste de leur surface. Les lignes 
qui les traversent sont d’un brun-violâtre , mais 
non dentelées comme dans l’espèce précitée. La 
frange est violâtre. 

Le dessous est d’un jaune plus pâle, avec un 
léger reflet pourpre et le même dessin qu’en 
dessus. 

La tête, le corps et les antennes sont de la 
couleur des ailes. 

Ce Botys m'a été envoyé de Morée par mon 
fils. Il se trouve aussi dans les environs de Mont- 


pellier. 


æ 


306 HISTOIRE NATURELLE 


RSS III IRIS LE RS AT ES EN LS NES LS RS À DELSA SRI AIAS LS ATLAS AL AL AL LA 


MCVI. BOTYS ÉRUGINEUX. 


BOTYS ÆRUGINALIS. (PI. 234, fig. 8.) 


Borys ÆRUGINALIS. Treits. Schmett. von Europ. tom. vit. 
pag”2ar. n° 32: 


PyRALIS ÆRUGINALIS. Hubn. tab. 20, fig. 133. (fœm.) 
Envergure, 1 pouce, . 


Le fond des quatre ailes en dessus est d’un 
blanc de neige. Les supérieures sont traversées, 
près de leur extrémité, par une bande parallèle 
au bord extérieur, d'un vert bronzé tirant sur le 
gris, et marquées sur le reste de leur surface, de 
plusieurs lignes et taches de cette même couleur, 
disposées ainsi qu'il suit : trois lignes obliques 
près de la base, une petite tache ovale au milieu 
près de la côte, et deux autres taches plus 
grandes, l’une triangulaire et l’autre en forme 
de V, se touchant, et dont la première s’appuie 
contre une ligne parallèle à la bande dont nous 
avons parlé plus haut. La frange de ces mêmes 
ailes est précédée d’un double liséré vert bronzé, 
et coupée elle-même dans toute sa longueur par 
une ligne de la même couleur. Les ailes infé- 
rieures sont traversées par deux bandes noirä- 


DES LEPIDOPTÈRES. 367 


tres, sinueuses, l’une au milieu et l’autre près de 
leur extrémité. Leur frange est blanche et pré- 
cédée d’un liséré également noirâtre. Le dessous 
des quatre ailes ne diffère du dessus que par 
un aspect plus luisant et comme nacré, et parce 
que les lignes et taches des premieres ailes sont 
plutôt noirâtres que d'un vert bronzé. 

La tête, le corps, et les antennes sont entiere- 
ment blancs, à l'exception du corselet, qui est 
marqué longitudinalement de trois lignes d’un 
vert bronzé, l’une au milieu , et les deux autres 
sur les côtés. 

Cette description concerne les deux sexes. 

Ce joli Botys se trouve en Hongrie, principa- 
lement sur les confins de la Turquie. Il vole en 
mai et en juin. L’individu figuré nous a été com- 
muniqué par MM. Spence (1), qui l’ont reçu de 
M. Kindermann , marchand naturaliste à Ofen. 


(1) J'ai eu le plaisir de faire la connaissance de ces deux 
jeunes Anglais, dans mon dernier voyage dans le midi de la 
France ; ils revenaient d'Allemagne et d'Italie, où ils avaient 
fait une ample récolte de beaux insectes, Leur père, qui les 

. . Q ? 
accompagnait , est auteur, concurremment avec M. Kirbi, d'un 
ouvrage anglais, intitulé : INTRODUCTION À L’'ENTOMOLOGIE , et 
d’une excellente Monographie du genre CAoleva , insérée dans 


les Annales de la Société Linnéenne de Londres, 


368 HISTOIRE NATURELLE 


LRRERR SLR AUS SARL RRR RAR ALELS L'ERRLALALRR L LAVAL AVER ANAL AUS ARR .. 


MCVIT. BOTYS SULPHUREUX. 


BOTYS SULPHURALIS. (PI. 235, fig. 7.) 


Borys suLPHURALIS. Treits. Schmett, von Europ. tom. var. 
pag. 118. n° 29. 

PYRALIS SULPHURALIS. Aubn. tab, 26. fig. 166. (mas.) fig. 
167. (fœm.) 


Envergure, 1 pouce. 


Les ailes supérieures sont en dessus d’un jaune- 
soufre pâle, y compris la frange, avec un trait noi- 
râtre oblique à leur sommet, et la côte finement 
marquée de noir. Les inférieures sont d'un blanc 
luisant, avec deux bandes transverses, sinueuses, 
d’un gris-noirâtre , l’une au milieu et l’autre à 
leur extrémité. La frange de ces mêmes ailes est 
blanche et précédée d’un liséré noir. 

Le dessous des premières ailes est lavé de noiï- 
râtre, avec leur extrémité et trois taches jaunes. 
Celui des secondes ailes est légerement teinté de 
jaune, avec les mêmes bandes qu’en dessus , et 
de plus un point discoïdal noirâtre. 

La tête et le corselet sont du même jaune que 


DES LÉPIDOPTÈRES. 369 


les ailes supérieures. L’abdomen est entièrement 
blanc. Les antennes sont noirûtres. 

Ce Botys nous a été communiqué, comme le 
précédent, par MM. Spence, qui l'ont recu éga- 
lement de M. Kindermann. Il habite la Hongrie. 


LÉépin., VIII. nocr., V. — Ile Partie. 24 


370 HISTOIRE NATURELLE 


CRCLOLOLORSLS LS RSS LARLLLLL TE LOLSLSLSRELS LS URLS LS LS S SRI LR LL EL LEE LS ss. 


MCVIIIL SCOPULE FLAGELLÉE. 


SCOPULA FLAGELLALIS. Mihi, (PI. 236, fig. 1 et 2.) 


Envergure , 12 lignes et demie. 


Ses ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune- 
soufre, et traversées, vers le milieu, par une ligne 
de points noirâtres sagittés qui s’oblitère à ses 
deux extrémités. On aperçoit en outre les ves- 
tiges d’une autre ligne qui part du sommet de 
l’aile et longe le bord extérieur, mais qui est à 
peine visible. Enfin, on remarque au centre des 
mêmes ailes un petit point gris. Les ailes infé- 
rieures sont en-dessus d’un blanc sale, avec deux 
bandes transverses noirâtres légèrement sinueu- 
ses et parallèles entre elles, dont une au milieu 
et l’autre longeant le bord terminal. La première 
est surmontée d’un petit point de la même cou- 
leur. La frange des quatre ailes est blanche. 

Le dessous des premières ailes est d’un gris 
luisant avec leur extrémité jaune divisée en taches 
par les nervures et une éclaircie discoïdale, de la 
même couleur dont le milieu est occupé par un 


DES LÉPIDOPTÈRES. 371 


petit croissant noirâtre. Le dessous des secondes 
ailes est pareil au dessus. 

La tête, le corselet et les antennes participent 
de la couleur des ailes supérieures, et l'abdomen 
de celle des inférieures. 

Cette Scopule, que nous croyons inédite, nous 
a été communiquée par M. Boisduval. Elle se 
trouve en Hongrie. 


24. 


372 HISTOIRE NATURELLE 


RL TS TO PEER EEE EEE GREEN 


MCIX., BOTYS NACRÉ. 
BOTYS MARGARITALIS. (PI. 236, fig. 3.) 


PYRALIS MARGARITALIS. Hubn. tab. 8. fig. 48. (mas.) 


Envergure, 11 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un blanc 
nacré, avec des reflets bleuâtres et la côte légère- 
ment teintée de roussâtre. Les ailes inférieures, 
sur la même surface, sont d’un blanc luisant lé- 
gérement roussâtre. La frange des quatre ailes 
est d’un blanc pur. 

Le dessous des premières ailes est noirâtre, 
avec leur extrémité blanche. Celui des secondes 
ailes est blanc, avec leur bord antérieur lavé de 
gris. 

La tête, les palpes et les antennes sont d’un 
blanc légèrement roussâtre, ainsi que l'extrémité 
de l’abdomen ; le reste du corps est blanc. 

Ce Botys, qui n’est pas décrit dans l'ouvrage 
de M. Treitschke, nous a été envoyé de Suisse, 

Nous ignorons l’époque de son apparition. 


DES LÉPIDOPTÈRES. 373 


A LL AS SAR RS ES SSSR SELS SAVE BEA ASE SRE SES AVES MNT RS PAU US 21212) 


MCX. BOTYS TROUBLE. 


BOTYS TURBIDALIS. (PL 236, fig. 4 et 5.) 


Borxs rurRBiDALIS. Lreits. Schmett. von Europ: tom vi. 


pag. 119. n° 30. 


Envergure, 13 lignes. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune 
très clair, légèrement saupoudrées de gris à la 
base, et traversées obliquement par deux lignes 
légèrement sinueuses d’un gris pâle, l’une un peu 
au-delà du milieu et l'autre près de l'extrémité. 
Ces deux lignes sont presque parallèles et l'exté- 
rieure aboutit à l'angle du sommet de Paile. On 
voit en outre, dans l'intervalle quisépare la ligne 
intérieure de la base, un petit croissant gris tres- 

rapproché du milieu de cette ligne. La frange est 
blanche , et séparée du bord terminal par une 
ligne noire très-fine. 

Les ailes inférieures sont en-dessus d’un jaune 
encore plus clair que les supérieures et presque 
blanchâtres, avec deux bandes transverses noi- 
râtres légèrement sinueuses et parallèles entre 
elles, dont une au milieu et l’autre longeant le 


“di 


374 HISTOIRE NATURELLE 


bord terminal. La première est surmontée d’un 
petit point de la même couleur. La frange est 
blanche et précédée de deux lignes noirâtres 
tres-fines. 

Le dessous des premières ailes est d’un gris- 
noirâtre luisant, avec une double rangée de ta- 
ches jaunâtres à leur extrémité, et une éclaircie 
discoïdale de la même couleur, dans le milieu 
de laquelle on aperçoit un petit croissant gris. 
Le dessous des secondes ailes est absolument pa- 
reil au dessus. 

La tête, le corselet et les antennes participent 
de la couleur des aïles supérieures, et l’abdomen 
de celle des inférieures. 

Ce Botys habite la Hongrie. L’individu figuré 
a été envoyé par M. Treitschke à M. Boisduval, 
quia bien voulu nous le communiquer. 


dE 


DES LÉPIDOPTÈRES 375 


LR RL TRI LL 5 2222200 LIL SLIDE SLS LL LIRE LE LS LS LS LIRE LERSRIL LOL SOLS ES) 


MCX!'. ASOPIE FRANGE-FAUVE. 
ASOPIA FULVO-CILIALIS. Mihi. (PL. 236, fig 6.) 


Envergure, 11 lignes et demie. 


Cerre espèce ressemble beaucoup,pour lefond 
de la couleur et le dessin, à la Glaucinalis, mais 
elle s’en distingue au premier coup d'œil par sa 
frange fauve ou roussätre. En voici, au reste, une 
description complète. Ses premières ailes en-des- 
sus sont d’un gris légèrement verdâtre ou jau- 
nâtre, depuis leur base jusqu'aux deux tiers de 
leur longueur , et d’un gris un peu bleuâtre sur 
le reste de leur surface, avec leur côte et leur 
frange roussâtres. Elles sontcoupées transversale- 
ment par deux lignes blanches tres-écartées, qui 
se terminent à la côte par deux taches triangu- 
laires de cette même couleur, entre lesquelles on 
aperçoit trois petits points pareillement blancs. 
La première ligne, en partant de la base, est lé- 
gerement arquée; la seconde est sinuée, et sé- 
pare les deux nuances dont nous avons parlé plus 
haut. Les secondes ailes en-dessus sont de la 
même couleur que les premieres vers leur extré- 


376 HISTOIRE NATURELLE 


mité, mais d’un ton plus pâle en se rapprochant 
de leur base. Elles sont aussi traversées par deux 
lignes blanches, mais plus rapprochées et toutes 
deux fortement sinuées, et leur frange est égale- 
ment roussâtre. 

Le dessous des quatre ailes est entièrement 
d’un gris luisant, avec les mêmes lignes qu’en- 
dessus, mais à peine marquées et seulement aux 
ailes supérieures. On aperçoit en outre un petit 
point légérement noirâtre au centre de ces 
mêmes ailes. 

La tête , les antennes et le corselet participent 
de la couleur des ailes, tant en-dessus qu’en-des- 
sous; maisles pattes sont d’une nuance plus pâle 
et presque blanchätre. 

Cette jolie espèce, qui n’est figurée ni décrite 
dans aucun auteur à notre connaissance , a été 
trouvée dans les environs de Digne. Nous lui 
avons donné le nom de FÆulvo-ciliulis, à cause 
de la couleur de sa frange. Nous en devons la 
communication à M. le docteur Boisduval. 


Pvralites. 
+ PL COX. 


Nocturnes. 


LPumend del. MA Plee se. 


let 2; Scopule Flagellée ( Llagellalis) dessus et dessous. À 5. Botys Trouble /Zarbrtales. ) 
dessus et dessous. 6. Asopie Fran ge-fauve. (too cialis) 7. Botvs Nimois Wemausalis) 
8 et 9: Scopule Grillée /Æathralis) dessus et dessous, 


DES LÉPIDOPTÈRES. 377 


CLIC TS Lo 02 EC CT 2 LD RL SLR RS RAA ETES RUES SD ECS LS Les 


MCXII. BOTYS NIMOIS. 


BOTYS NEMAUSALIS. Mihi. (PI 236, fig. 7.) 


Envergure, 6 lignes et demie. 


Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- 
cendré , avec deux lignes transverses, ondulées , 
d’un gris plus foncé ou noirâtres, et la frange de 
cette dernière couleur. On aperçoit en outre 
quelques points blanchâtres le long de la côte. 
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris lui- 
sant et traversées un peu au-delà de leur milieu 
par une ligne d’un gris plus foncé. 

Le dessous des quatre ailes est d’un gris lui- 
sant, et les ailes inférieures seules sont traversées 
par une ligne noirâtre qui correspond à celle du 
dessus, avec un point de la même couleur près 
de leur base. 

La tête, les antennes et le corps participent 
de la couleur des ailes. 

Ce Botys, que nous n'avons pu reconnaitre 
dans aucun auteur, a été trouvé dans les envi- 
rons de Nimes, par M. Brugnieres , et envoyé 
par lui à M. Alexandre Lefebvre, qui à bien 
voulu nous le communiquer. 


378 TABLE ALPHABÉTIQUE 


DS EE TE EN ENT NE ESS 


TABLE 


ALPHABÉTIQUE ET SYNONYMIQUE 


DES. 
LÉPIDOPTÈRES NOCTURNES 


DÉCRITS DANS CE VOLUME. 
0 @e006e6ece 


[Les noms en caractères italiques sont ceux des citations.) 


—ct haie 


NOMS GÉNÉRIQUES. 


PAG. 
AGLossE (aglossa). Latr., Curtis. ........................ 61 


ASOPIE (asopia). Treits., Gurtis............s..s.ss...se 190 
Borys (botys). Latr., Treits.......... VE CEPAATE Or so. 104 
CLéDéostE (cledeobia). Stéphens, Curtis................. 70 
Dioste (diosia). Mihi. 22.440442 LR 0 SFR AST 4 VA 2 278 
EuvoréE (éudorea). Curtis. . ss... M 7 
EnnyomiE (ennychia). Treits.......... RONDES MEME 1 
HERMINIE (herminia). Latr., Treits........... RH 5 
HerCyNE (hercyna}, Treits........ A soso d 254 
HyprocaupE (hydrocampa). Latr., Curtis. ......,......... 169 
Hypène (hypena). Schrank, Treits., Curtis. ........... st 740 
Manor (madopa). Stephens, Curtis. ,4....s,..ss.s..es 57 
Noce (nola). Leach, Curtis............... secs: soie = 1 AD2 
Nvuravuse nymphula. Schrank, Treits.......,........... 158 
Onon&te (odontia). Mihi. 4.4... ss sce sous esse 83 
PyraustEe (pyrausta). Schrank, Treits., Curtis.......,.... 209 


ScopuLe (scopula). Schrank , Treits., Curtis.............. 87 


ET SYNONYMIQUE: 379 


NOMS SPÉCIFIQUES. 
| PL, PAG. 
Achatalis (pyral.) Hubn. F. Épaisse (hypène)........+ 212 5o 
Ænealis (scop.) Treits. PV, Bronzée (scopule)......... 235 359 
Ænealis (pyrall. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. 

V. Bronzée (scopule).......... uriéle Se molodb dois, 235 359 
Ænealis (phal.) Fabr. V. Bronzée (scopule)...... s.s.239 359 
Ærealis (pyral.) Hubn. V. Opaque (scopule)......... 215 98 
Æruginalis (botys). Treits. V. (Érugineux botys)..... 234 366 
Æruginalis pyr.) Hubn, W. Erugineux Qpotys)....... 234 366 


Ætnæalis (asopia) Mihi. V. Etna (asopie del)....... 233 199 
Albidalis (pyr.) Hubn. P. Prunellier (scopule du)... 215 Qt 
Albulalis (noa). Mihi. V. Blanchitre (nole).......... 228 273 
Albulalis (hercyna) Treits. W. Blanchätre (nole)....... 228 273 
Albulalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Ilig. P. blan- 

châtre (nole)...s..esssesessseeerenencese 228 273 
Auisier (Eudorée de l)........... 2e s'@e osjee 168600 s, 220) 2092 
Alisier (teigne de l'). Devill. P. Alisier (Œud. de l) .... 229 292 
Alpestralis (herc.) Treits. V. Alpestre (hercyne) +++... 227 260 
Alpestralis ipyr.) Hubn. P. Alpestre (hercyne)....s.. 227 260 
Alpestralis (phal.) Fabr. P. Alpestre {hercyne)......+ 227 260 
Alpestralis (crambus). Fabr. W. Alpestre (here.).....:.: 227 260 
ALPESTRE (hercyne)............ ee ee due ++ 227) 200 


Alpinalis (scop.) Treits. Curtis. V. Alpine (scopule).. . 231 307 
Alpinalis__ (pyr.) Hubn. Wien. _ Verz, Ilig. PV. Al 


pine (scopule)..... STI SM OS Ge esse 20 907 
Alpinalis (phal.) Fabr. Ÿ’. Alpine (scopule)..+...+.:. 231 307 
ALPINE (scopule).... s..sssssssrssesse. soit cut 241.307 


Alpine (P). Devill. P. Alpine {scopule)............. 231 307 
Ambigualis (eudor.) Mihi. V. Ambiguë (eudorée)...... 229 228 
Ambiqualis (here.) Treits. P. Ambiguë (eudorée)...... 229 288 


AmBiGug (eudorée).....ssssssssssessessseeres +. 229 288 
ANCIENNE (hypène)........ Poire clos Lodadrieses 218. 413 
ANE (botys)h.sseosssesssemsessesesesses ons rhin ND 
Anguinalis (ennychia). Treits. V, Cordelière (en- 
nychie)..... Lolieteat sud evil sde luch sand 226 244 


Anguinalis (pyr.) Hubn. V. Cordelière (ennychie).... 226 244 
Anguinalis  \pyrausta) Curtis. V. Cordelière (en- 
nyénie)snessaseseeesesseseseesenssee ts Ori 226 244 
Angustalis (prr.) Treits. Wien. Verz. lllig. Gotze. 
Hubn. F. Étroite (clédéobie).................:. 214 78 


380 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Angustalis (cled.). Curtis. V. Étroite (clédéobie). .. .... 
Asinalis (botys). Mihi. P. Ane (botys)..... ne nebleeee 
Asinalis (scop.) Curtis. V. Ane (botys)........,..... 
Asinalis (pyr.) Hubn. V. Ane (botys)............... 
Argentalis 'phal.) Fabr. V. Lettrée ‘hydrocampe).. 
Argentée (l). Devill, F, Lettrée (hydrocampe)........ 
Arcualis (bot.) Hubn. . Bouillon blanc (botys EL ….. 
Atralis ‘phal.) Fabr. PV. Huit-taches (ennychie). . 

Atralis (ennychia) Treits. W. Obseure ennychie)....... 
Atralis (pyr) Hubn. V. Obseure (ennychie,.... CE 
Auricilialis (diosia). Mihi. . Frange dorée (diosie).... 
Auriciliella (Linea). Hubn. V. Frange dorée (diosie). .. 


Austriaca (bomb.) Esp. F. Bombyx (clédéobie). .:.:.. 
Bande à l'envers (la).Geoff, F. Verdâtre (botys). ..... 
Bande esquissée (la) Geoff, V. Fonrchue (botys)....... 
Barbalis (pyr.) Hubn. F. Chevelue (herminie)....... 
Barbalis (herm.) Treits. F, Barbue (herminie),........ 
Barbalis (pyr.) Linn. Fuessl. Gotze. Knoch. Mull. 
Curtis. P. Barbue (herminie)............. su... 
Barbalis (phalæna). Fabr. Scop. Cite: V. Barbue 
(herminie).:: 1eme re sono encens sos 


Barbatus (crambus). Fabr. V, Barbue (herminie)...... 
Barbillons (phal. à très-longs). Degeer. F. Tâteuse 


(hermmie’ ss LA tee sn eee so se nes 
Bansue (herminie):@.. 6e so 00 see cine ee 
Bec (hypène)...:::,.40%220222422:222: sonroouee 
Bec (lei. Devill. y. Bec (pence ee Cana 
Biqutta (noct.) Esp. F. Poudrée Cape OC LE KO 
Bi-poncroéE (nymphule)....... Sort ‘ Sslelote estate nie lee 
Bi-punctalis  (nymphula).  Mihi, W. : Bi-ponetuée 

(nymphale)......., Moments en ae 
BraNGHaTRE (nole}. en... 52 02002200 LOUE 


Bombycalis (cledeobia). Curtis. F. Bombyx (eléd.)..... 
Bombycalis (pyr.) Treits. Hubn. Wien. Verz Gotze. 

V. Bombyx (clédéobie)............ BOAT ENS so 
Bombycalis (phal.) Fabr. F, Bombyx (clétéobie)..….. 
Bombycalis (cramb.) Fabr. V, Bombyx (clédéobie) .… . 
Bomavx (CE déOMme) ee. et. AIRE. nee SE 
Bonnet (ose) rs IS s aNT era Te 508 
Boncra (cléméabieude. 4, RUE, EU. ren) 6 


239 


230 


ET SYNONYMIQUE. 381 


Borgialis (cledeobia). Alex. Lefebvre.  W. Borgia 


(clédéobie de)........s..sssesessesseeseesrete 230 302 
Boursor (scopule de)........ erosvoeldeliaenin ete 231 313 
Bourjotalis (scopula). Alex. Lefebvre. V. Bourjot 

(scopule de).........ssssesesssse SAS + eine 231 313 
BouiLon-BLanc(botys du)..........-.+.-.++eeseseee 218 128 
Bronzée (scopule).......sessessesseessesseseesee 235 359 


Bronzée (la). Devill. F. Bronzée (scopule)........... 235 359 


Brugnieralis (botys). Alex. Lefebvre. +. Brugnières 
(botys de)...essssessessesememnsennentese 232 


Bruenières botys de)...........sessessessessesee 232 
BaunaTREe (clédéobie)..... Dire ile qiehe AO CioIcer 214 
Brunnealis (cled.) Mihi. 7. Brunâtre (clédéobie)....... 214 
Brunnealis (pyr.) Treits. P. Bruntre (clédéobie)...... 214 
Buissons (pyrauste des)........ dede - ses. dinde 225 
Buissons (pyrale des). Devill. 7. Buissons  (py- 
rauste des)... Satis sité saunas 235 


Calvaria (noctua). Wien. Verz. Illig. Fabr. Borkbh. 
y. Cimetières herminie des)....... MENU On cd 212 
Calvarialis (pyr.) Treits. Wien Verz. Ilig. Hubn. 


V.Cimetières (herminie des)..ssses+sssesesseeee 212 


Caprealis (pyr.) Hubn. 7. Cuivrée (aglosse). . . . - RTE 
Capucñon. (nole).....ssosesssosseeseenesenerese 2259 
Capuchon (le).Devill. F. Capuchon (nole)..........2. 228 
Carnealis (bot.)Treits. 7. Couleur de chair (bots). ....- 232 
CaTazan (botys)....sesses.sonesseeerereterte RNCS 
Catalaunalis (botys). Mihi. F. Catalan (botys)........ 232 
Cminr (boiys)osssdoeness eos etes tennnn? 1 
Ceinture (La) Devill. F. Zone blanche (ennychie). ..... 226 
CEnDré (botys)sc.scsoenseseneessenenensoneentt 216 
Centonalis (nola). Mihi. F. Ravaudée (nole).......... 228 
Centonalis (hereyna). Treits. F. Ravaudée (uole)...... 228 
Centonalis (pyr.) Hubo. F. Ravaudée (nole).......... 228 
Cespitalis (pyrausta). Treits. 7. Buissons (py- 
rausté des): ae sus 9 #0 d0ilietereste) Sietilisler te dre 225 


Cespitalis  (pyr.) Ilig, Wien. Verz. Lang, Verz. 


Gotze. Brahm. Hubn. 7. Buissons (pyrauste des)... 225 2 
Cespitalis (phal.) Fabr. F. Buissons (pyrauste des). .... 225 
Chante (nole): 249204 Haas MEET UE 228 


Chlamitulalis (nola) . Mihi. 7. Chlamide (nole NOR 228 


382 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Chlamitulalis (pyr.) Hubn. F. Chlamide (nole)........ 228 2797 
CHevELuE (herminie)..... shroetieiiiee Eee ner 28! 34 
CIMETIèRES (herminie des). .........s...secsesesses 212 37 
Cinctals (botys) Treits. 7. Ceint (botys).......,..... 217 124 
Cinctalis (scop.) Curtis. F. Ceint (botys)..... csma(s0 12271024 
Cineralis (botys). Mihi. 7. Cendré (botys).....,..,..4 216 113 
Cineralis (pyr.) Hubn. F. Cendré (botys).....,...... 216 113 
Cingulalis (enn.) Treits. 7. Zone blanche (ennych.) ... 226 245 
Cingulalis (pyr) Wien. Verz. Iig. Hubn. Schrank 

Lang, Verz. F. Zone blanche (ennychie)........... 226 245 
Cingulalis (pyrausta). Curtis 7. Zone blanche (en- 

nychie) 4. .4% 00 ste 00 01010100 0 pense ddl les 226 245 
Cingulata (geom.) Linn. Clerck. 2 Zone blanche 

(ennychie)............ SCO PS “ad. ..….. 226 248 
Cingulata (phal.) Fabr. Gotze, Brahm. . Zone 

blanche (ennychie}....................... via 2260244 
Clathralis (scop.) Mihi. F. Grillée (scop.)....... 23ret 236 311 
Clathralis (pyr.) Huba. 7. Grillée (scop.)....... 231 et 236 311 
Comparalis (botys). Treits. F. Comparé (botys)........ 219 142 
Comparalis (pyr.) Hubn. F. Comparé (botys) .,...... 219 642 
ComranÉ (botys).......................... ACL 219 142 
Console (la). Devill. F. Gimetières (herminie des).... 212 37 
Conversalis (prrausta). Mihi. F. Converse (pyr.\...... 234 353 
ConNvERsE (pyrauste)......:.::............... +. 234 353 
CORDELIÈRE (ennychie)......,:................ ... 226 244 
Cordeliere (la terne). Geoff. 7. Cordelière (enn.).,... 226 244 
Corse (clédéobie de}... eee eee . 230 306 
Corsicalis (cledeobia). F. Corse (elédéobie de)........ 230 306 
Corticalis (asopia). Treits F. Corticale (asopie)....... 233 347 
Corticalis (pyr.) Hubn. Gotze. Wien. Verz. F. Corticale 

(asopie.). ...ssssrermsssessenseueee vs scie 233 347 
CoRTICALE (asopie)................. GNT AAA € 233 347 
Costalis (asopia). Curtis. F. Frangée (asopie).......... 223 201 
Costalis(phal.) Fabr. F. Frange (asopie)............. 223 204 
CouLEuR DE CHaIR (botys)............... EN ETS OA 532, 322 
Courte (la). Devill. 7. Étroite (clédéahie) TN 2e 214 78 
Crassalis (prr.) Hubn. 7. Grasse (hypène) ........... 235937 
Crassalis (erambus). Fabr. 7. Épaisse eus 5b aincbras 212 50 
Crassalis (phal.) Fabr. F. Épaisse | hypène) . +416 4 « lesions 22121070 
Crassalis(kyp.) Treits. Curtis. F, Épaisse Fun A D oct 212 50 


ET SYNONYMIQUE. 


Cratægella (tinea). Lion. Fabr. Wien. Verz. Hubn. 
Ilig. Gotze. 7. Alisier (eudorée de l)}............. 229 


292 
Cratægella (yponomeuta).  Treits. V. Alisier (eu- 

TOÉP AE PPS ERE «e ee 0 ee « FÉORONEE . 229 292 
CRÊTÉE (nole).......... ALP SCENE SOMME 227 269 
Cribralis (herminia) Treits. 7. Crible (herm.)......... 230 296 
Cribralis (pyr.) Hubn, 7, Crible (herminie)........... 230 296 
CRrIBLE (herminie).............. ÉROR AR DCS 230 296 
Crinalis (herminia). Treits. . Chevelue (hermin.)..... API 3% 
Cristulalis (nola). Mihi. 7. Crêtée (nole)............. 227 269 
Cristulalis (hercyna). Treits. 7, Crétée (nole)......... 227 269 
Cristulalis (prr.) Hubn. 7. Crêtée (nole)..... ONCE 227 269 
Crocealis (botys). Mihi. 7. Safrané (botys)........... 235 365 
Crocealis (pyr.) Hubn. F. Safrané (botys)............. 235 365 
Cruentalis (pyrausta). Scrib. F. Ensanglantée (pyr.).... 224 214 
Cuculata (phal.) Naturf. Berl. Mag. 7. Capuchon 

Male) EEE elec eee ARR Et Potter Pt 228 264 
Cuculatella (tinea). Linn. Fabr, Fuessl. Schwartz. 

Gotze. 7. Capuchon (nole)........,........ Sue 12200207 
Cuculatella (bombyx). Esp. 7. Capuchon (nole,....... 228 264 
CuIvRÉE (aglosse)...............s..sosesssssese 214 07 
Cuprealis (pyrr.) Treits. F. Cuivrée (aglosse)...... Ste er sua (O 7: 
Curtalis (phal.) Fabr, F. Étroite (clédéobie). . SAR QUELS 
Curtalis (pyr.) Ilig. 7. Étroite (clédéobie .......... se 02140 70 
Dentalis (odontia). Mihi. 7. Dentelée (odontie)....... 21070 0) 
Dentalis (scopula). Schranck, Treits. V. Dentelée 

LÉO TÉ ee en PR en Er 215 85 
Dentalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig, Gotze. 7. 

Dentelée (odontie)......... solos seisieie ete et eee tele 215 85 
DENTELÉE (odontie)......... oo FAO 000 de 00 219 85 
Dentelée (la. Devill. 7. Dentelée (odontie).......... 215 85 
Derivalis (herminia). Treits. 7, Dérivée (herminie).... 211 21 
Derivalis (pyr.\ Hubn. . Dérivée (herminie)......... 212. 21 
Dérivée (hermunie)........... 0.0 ee epase 21,10 121 
DisSEMBLABLE (botys). ..... ose. 209 394 
Diversalis (botys.. Treits. F. Dissemblable (botys)..... 2930339 
DourEusE (eudorée)...,..........s....s.ssssosssee 229 290 
Dubitalis eudorea), Curtis. F. Douteuse (eudor.)..... 22Q 290 


Dubitalis (hercyna). Treits. /. Douteuse (eudor)...... 229 


290 


384 TABLE ALPHABÉTIQUE 
Dubitalis (prr.) Hubn. F7. Douteuse (eudor,).......... 229 


Dubitellus chilo). Germar. 7. Douteuse (eudor.)...... 229 209 
ÉcussonnéE (pyrauste). ..... csovovosos cc eee css, 220 234 
Élargie (P). Devill. F. Prunellier (scopule du)........ 215 91 
Elutalis (pyr.) Mig. Gotze. F, Prunellier (scop. du)... 215 gt 
Elutalis (phal.) Fabr. F, Prunellier (scopule du)...... 215 gt 
Elutalis (pyr.) Hubn. 7. Paillée (scopule)............ 216 102 
Elutalis (scop.) Curtis. F. Paillée (scopule)........... 216 102 
Emortualis (herminia).Treits. 7. Olivatre (herminie)... 211 18 
Emortualis (prr.) Hubn. F. Olivätre (herminie)....... 211 18 
Ensalis (phal.) Fabr. F. Proboscidale (hypène)........ 212 42 
Ensatus (crambus). Fabr. F, Proboscidale (hyp.)....... 212 42 
ENSANGLANTÉE (pyrauste ...... PME" sp quene «24 JE 
ENTREPONCTUÉE (nymphule)............. jsnpessese 2210102 
Épaisse (hypène)......... Some e oje aie e se. names 212,190 
Épi d'eau flottant (phal. de l'j. Devill. F. Potamo- 

géton hydrocampe du)......................... 2224472 
Erigalis(phal.) Fabr. F. Étroite (clédéobie). ....... + 4214, 1178 
Erigatus (crambus), Fabr. V. Étroite clédéobie). ...... 214 78 
Erosalis (phal.) Fabr. 7. Forêts ‘asopie des).......... 223 203 
Erucalis (pyr.) Hubn. F° Sisymbre (scop. du)......... 216 100 
EnuGINEUX (botys). .....s.ssesossosess nee e ne eme 234 366 
Erna (asopie del. eo esecrRanpeisle. soso 223 196 
ÉrRoiTE (clédéobie). ...........:......... . 214 et 225 78 
Farinalis (asopia). Treits. F. Farine asopie de la ...... 283 193 
Farinalis ‘pyr.) Wien. Verz. Illig. Linn. Muller. 

Brahm. Panzer. F. Farine {asopie de la)... 223108 
Farinalis(phal.) Fabr. F. Farine (asopie de la)........ 223 191 
FARINE (asopie de la)............................. 223 193 
Farine (botys de la). Latr. 7, Farine asopie de la)..... 223 193 
Farine (pyrrale de la). A Re RS dal detatont* 233 193 
Fascialis (ennychia). Treits. . Fasciée (ennychie). .. +, 220 247 
Fascialis (pyr.) Hubn. F. Fasciée (ennychie).......... 227 247 
Fascialis (pyrausta). Curtis. 7. Fasciée (ennych.)...... 226 247 
FasciéE (ennychie)..........se..sesessssecess ee 226 247 
Fauve (botys) ..... ND nai le sin(uieleioiees » siele ose ele 219 144 
FRRRAR ECORUIC HE) Re... eee etietaiaeaisiais e 5 ve eee oo 231 317 
Ferraralis (scop.) Al. Lefeb. F. Ferrara (scop. de.).... 231 317 
ERDUGINRERADOLYS Sie ho.» » e1e:9/0fafe os. 010 aie. s à o 0 » oo à 218 138 


ET SYNONYMIQUE 


Ferrugalis (botys). Treits. 7. Ferrugineux :botys ....... 
Ferrugalis (prr.) Hubn. F. Ferrugineux (batys}....... 
Ferrugalis (scop.) Curtis. 7, Ferrusineux botys)..... 
Fimbrialis (asopia.) Treits. 7. Frangée {[asopie)....... 
Fimbrialis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. Gotze. F. Fran- 

BÉRNASOPIE) eue 1 2 ete Rs a an ed a ea de 
Fimbriatralis (bot ) Mihi. 7. Frange noire (botys)..).. 


Eracespee (scopule). aus t0l nt | ae 
Flagellalis (scop.) Mihi. 7, Flagellée («copute)...... . 
Hammer (asopie) Set. Het RC RER crc 
Flammealis (asopia . Treits. . Flamme {asopie). ..... 
von (pyr.) Hubn. Wien, Verz. hp. Gotze. 
- Flame, (asopieh st NOR J'AI 
Treits. . Jaune-serin (botys,........ 
Flavalis (prr.) Wien. Verz. Illig Gotze, Hubo, F. jaune- 
Senim{botys)..-.:.. 0-20 ÉERRIRE PE CRÉES ’ 
Flavalis (scop.) Curtis. 7. Taune-serin (hote) SNateiette 
Flavulis ‘phal.) Fabr. 7. Jaune-serin (botys)......... 
Elaveolata  (phal.) Berl. Mag. Naturf, 7, Verdätre 
(Pets) Hosts. Ps of a tt TAN. Aer rs 
FLORALE (pyrauste)..s.esuomesvee ea ee orelolelsele dis 
Floralis (pyrausta). Treits, y. Florale (pyrausté ...... 
Floralis (pyr.) Hubn. F, Florale ‘pyrauste).....:.... 
Forficalis (botys). Treits 7. Fourchu (botys).......... 
Forficalis (pyr.) Hubn. F. Fourchu (botys)........... 
Forficalis (scop.) Curtis. F. Fouichu (botys)...…....., 
Forficalis (phal.) Fabr. . Fourchu (botys).......... 
Forficatus (crambus) Fabr. F. Fourchu (botys ........ 
ForÉTs (asuopie des)... 4... 25.501. so ls st sel efelefe ... 
Foréts (pyr. des) Devill, 7. Grise (hermine).........., 
Fourcau (botys)....................0 coco: c 
FRANGE DORÉE (diosie)........se.soeee PO Dk COCCOC 
ERANGE FAUVEl(asapie) . 2.0. .4 0.00... 09e RC 
FRaNGE NOIRE (botys)..............4. SHBAO ot CAES 
FRanGÉE (asopie).................ssssesesesese 
Frouenr (scopule du) ................... Hboce 
Froment ‘pyr. du). Devill. F, Froment (scop. du)..... 


* Frumentalis (scop.) Treits F. Froment (scop. du)..... 
Frumentalis (pyr.) Lino. Illig. Gotze. F, Fromnent (sco- 

pule du)....................s........ MOCRE, do 
Fulvalis (botys) Treits. #. Fauve (botys)....,..,...... 


25 


389 


218 138 
218 158 
218 138 


223 201 


223 201 
234 352 
236 370 
236 370 
223 205 
223 205 


223 205 
217 126 


217 126 
217 126 
217 126 


220 156 
225 236 
225 236 
225 236 
219 147 
219 147 
219 147 
219 147 
219 147 
223 203 
211 28 
219 147 
229 281 
236 375 
234 352 
223 201 
215 89 
215 89 
215 89 


215 89 
219 144 


ét - 


€ 


386 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Fulvalis (pyr.) Hubn. 7. Fauve (botys. ee SAR, 219 
Fulvo-ciliatis (asop.) Mihi. /. Frange-fauve (asop. .... 
Fulminans (noctua . Fabr.) #. Dentelée (odontie)..... 215 
Fuscalis ‘botys). Treits. 7, Cendré (botys)............ 216 
Fuscalis (pyr.) Wien. Verz Ilig. Gotze. 7. Cendré 

(oëy 8}. ass gescavuoneens see soasecee ce s eelstele 216 
Fuscalis (scop.) Curtis. F. Cendré (botys)............ 216 
Fuscalis (pyr.) Hubu. F. Parée (scopule)............. 215 
Funerana (pyr.) Muller. PV. Huit-taches (ennychie).... 226 


Garantie (la) noct. calvaria. Devill. P. Cimetières (her- 


minie des). ...ssesesseecsorssssssanesieress 212 
Gemmata (phal.) Berl. Mag. . Lentille d eau {hydro- 

cape de la)... 4.6) Os RS 10 222 
Glabralis (phal.) Fabr. P, Lancéolé (botys).......... 216 
Glabralis (pyr.) Hubn. P. Lancéolé (botys .......... 216 


Glaucinale (crambe). Walkenaër. F. Glauque (asopie).. 223 
Glaucinalis (asopia). Treits F Glauque (asopie ...... 223 


Glaucinalis (agrotera). Schrank. P, Glauque (asopie).. 223 


Glaucinalis ‘pyralis). Hubn, Gotze. Muller. Ilig. Clerck. 


PV. Glauque (asopie).. .. ee» 2e pgfaioe no vis so 01e 0e ae 223 
Glaucinalis (crambus). Fabr. Glauque (asopie) ....... 223 
Glaucinalis (pyralis). Hubn. F, Brunâtre (clédéobie)... 214 
GLauQquE (asopie)...................ssssssscss 299 
Græcalis (cledeobia'. Mihi F. Grecque (clédéobie) .... 214 
Graisse (aglosse ide la)...44.........:.,.45..4u0e. 213 


Graisse (pyr. de la). Devill. P. Graisse {aglosse de la).. 213 
Graisse (phal. de la). Degeer. F. Graisse (aglosse de la). 213 
Gras (crambe). Walkenaer. P. Graisse (aglosse de la)... 213 


Grasse (hypène)......... hs elle eee 235 
GRECQUE (clédéobie). ........messsssessssssstss 214 
GRENADE (pyrauste)............................. 224 
GriLcée {scopule).................. "ÉAB 0 231 et 236 
Gnise (herminie).….........e.s.ssesssssesesesse 211 
Grisealis (herminia). Treits. F. Grise ‘herminie).., ... 211 
Grisealis (pyr.) Hubn. F. Grise (herminie).......... 211 
Grise à ligne brune et points noirs (phal. Groff. V, Su a- 
tiote (hydrocampe de la)....................... 222 


Guttalis (pyrausta). Curtis. 7. Huit taches (ennychie).. 226 
Guttalis (pyr.) Hubn. Wien. Vers. Ilig. Schrank, Lavg, 


Verz. Gote. 7. Huit-taches (ennychie)..,,....,,.. 226 2 


ET SYNONYMIQUE. 387 


Holosericalis (hercyna). Treits. 7. Soyeuse (herc.)..... 234 
Hortulata (phal) Muller. V. Ortie (botys de loraste 1216 
HougLon (botys du).........,..... AIS ETUIS APPLE 217 
Huir-racues (ennychie à)................sssseese 226 
Hyazin (botys)......sssesssseseseesesessessessee 217 
Hyalinalis (bots). Treits 7, Hyalin (botys).......... 217 
Hyalinalis (pyr.) Hubn. Schrank. F. Hyalin (botys)... 217 
Hyalinalis scop.) Curtis. W. Hyalin (botys).......... 217 
Hpbridalis botys). Treits. F. Hybride (botys ....:... 220 
Hybridalis (pyr.) Hubn. F. Hybride. boty<).......... 220 
Hybridalis (scop.) Curtis. F. Hybride (botys).......... 220 
AyBripe (botys)................. OO D OS UC Ce 220 
JramiEnNE (clédéobie)........,.........s..sssse 214 
Incertalis (eudorea). Mihi. 7. Incertaine (eudor.)..... 229 
INCERTAINE (eudorée)..............ssessseesssse 229 
INTERMÉDIAIRE (pyrauste)......s.s.sessssssseeesse 234 
Intermedialis ( pyrausta). Mihi. F. Intermédiaire 
{pyrauste)..........ete..ssseceossessesrese.e 234 
Interpunctalis (nymph.) Treits. 7, Entreponctuée 
Cnymphale)....0h... Me... sérrecse 221 
Interpunctalis (nymph.) Hubn. F. Entreponctuée 
(nynphule):.....sssessssesosessessseseeseee 221 
Isatidalis (botys). Mihi. F. Pastel (botys du).......... 233 
Isthme (L). 7. Ensanglantée (pyrauste)............: 224 
Jauxarre (clédéobie).... AO JC JO 214 
Jaunätre (La). Devill, F. Jaune serin (botys)......... 27 
Jaune (botys)........sssse.e.. AD TOO - - © SOC 233 
JauNg SERIN (botys)......seseesseessssesessesesee 217 
Lancealis (botys). Treits. #. Lancéolé (botys ......... 216 
Lancealis (pyr.) Wien. Verz. Gotze. Illig. #. Lan céolé 
(DOty} 221 « cie à oo SHIEIE » 0 0 asie ser REPARER 216 
Lancealis (scop ) Curtis. F. Lancéolé (botys)......... 216 
LaNGÉOLÉ (botys).......essesesse. US OMR LS LL 216 
Lemnalis (nymph.) 'Treits. #. Lentille d’eau (hydro- 
campe de lahas. see este se RME 


Lemnalis (kydroc.) Mibi. F. Lentille d’eau (hydrocampe 
de la) M, Ana oise la1ets feel ste 1e RIRE Ne 10 PES … 222 


355 
107 


121 
248 
119 
119 
119 
119 
153 
153 
153 
153 


72 
286 
286 
350 


Vi 


179 


re, sites 


388 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Lemnalis {pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. F. Lentille 
d'eaut(hydrocampe de2la} tuées Sn 222 


Lemnata (hkydroc.) Curtis Latr, F. Lentille d’eau (hydro- 
campe de la)......... ASS te LORS + 229 
Lemnata (geom.) Linu. F, Lentille d’eau (hydrocampe 
dEntabs este, cie tt TN RETRO ne CA 222 
Eemnata (phal.) Fabr. Gotze. Naturf. Muller. PV. Len- 
tillé d'ezu .(hydrocanipeide la}... nr Le. 222 
Lenticule (phal. de la). Devill, 7. Lentille d’eau (hydro- 
canipe dela). SERRE TER ARENA CAS CARRE ETEME 222 
LENTILLE D'EAU (hydrocampe de 1a)............,... 0220 
LerrRéE (hydrocampe)..... anale se sole 55e 5 Note 222 
Leucophæalis (prr.) Hubn. W. Prunellier (scop. du) 215 
Limbalis (pyr.) Schrank. Hub. W. Ceint (borys)..... 217 


Literalis (hydr.) Curtis. W, Lettrée (hydrocampe)...... 2922 
Literalis (nymp.) Treits. Schrank. W. Lettrée (hydro- 


CAMPE) « serons esse ee 12122 
Literalis (pyral.) Wien. Verz. Hubn. Illig. Gotze. F. Let- 

trée (hydrocampe}. . .... 4... 0 04 seat sav cos so de 200 
Literata (phal.) Scopoli. , Lettrée (hydroeampe).,.. 222 
Lividalis (hypena). Treit:. Livide (hypène):.....08 213 
Lividalis (prralis). Hubn. 7. Livide (hypéne)........ 219 
LivineM(hypène).........sesssssecsressesesese 213 
Lucidalis (asopia). Treits. 7. Lucide (asopie)........ 223 
Lucidalis (prr.) Hubn. F. Lucide (asopie)........ se. (323 
Lucine (asopie)...:..+.. _s MOME OLOR Cup ot 223 
LunuLÉ (botys).-...m... ss sésscsossresoos see 235 
Lutealis (botys'. Mihi P. Jaune (botys).......... se, 233 
Manualis (hercyna). ‘Xreits V. Manuelle (hercyne).... 227 
Manualis (pyr.) Hubn, F. Manuelle (hercgne):t# 0 227 
Manueuse (heccyne). 4e lus lee SAIT ET 4 PACE L 227 
Margaritalis scopula). Treits. Curtis. #. Sisymbre (sco- 

pulérdu).,,, es es.ssssssorreseeteeee Hrscce 216 
Margaritalis, (pyr.) Wien. Vez. iIllig. Gotze. Hubn. 

F.Sisymbre(scopule du}s....,.........,..su 216 
Margaritalis (phal.) Fabr. F. Sisymbre (scopule du)... 216 
Margaritalis {botys.. Mihi. P. Nacré (botys).........., 236 
Margaritalis (pyr.) Habn. PF, Nacré (botys).....,:.., 236 


Marginalis (diosia). Mihi. P. Bordée. ‘diosie)......... 229 


fi) 
179 
AS) 
179) 


179 
179 
188 

gt 
124 
188 


188 


188 
183 

55 

55 

55 
199 
198 
198 
361 
331 


256 
256 
256 


100 


100 
100 
72 
572 
280 


ET SYNONYMIQUE. 289 
Marginalis ipyr.) Hubo. Wien. Verz. Schtank! V. Bor- 


dée (diogsie)......ssssesssssesssesese APE S . 229 280 
Marginée (la). Engramm. #. Bordée (diosie)......... 229 280 
Manseiscaise (clédéobie)........s.ssssseeseresese 230 304 
Massilialis (cledeob.) Mihi. PV. Marseillaise (clédéobie). 230 304 
Maæstalis (pyrausta). Mihi. V. Triste (pyrauste)........ 224 228 


Moldavica (bomb.) Esp. F. Bombyx (clédéobie). ...... 230 300 
Monspesulalis (enrychiu). Mihi. F. Montpellier (en- 


nychie de)... suisse 1eliiis setefaie ste 233 349 
MonTrecLier (ennychie de)............ssssssssee . 233 349 
Museau (le). Devill. P. Proboscidale (hypène)....... 212 42 
Muselière (herminie). Latr. P. Rostrale (hypène)...... 212 46 
Munda (noctua). Berl. Mag. . Soyeux (botys)....... 219 145 
NacRÉE: (botys).........esseoroesseeeserensest 236 372 
Nemausalis (botys). Mihi. P. Nimois (botys)......... 236.377 
Nemoralis (phal.) Fabr. P. Grise {herminie).......... at. 22 
Nemoralis (pyr.) Curtis. W. Grise (herminie)......... 211 23 
Nemoralis (asopia). Treits. F. Forèts (asopie des ..... 223 203 
Nermoralis (pyr.) Hubn. W: Forêts (asopie des)... 223 203 
Nemoralis (agrot.) Schrauk. F. Forèts (asopie des). .... 223 203 
Nemoralis (phal.) Scopoli. F. Forêts {asopie des). .... 223 209 
Nemorum (crambus). Fabr. W. Grise (herminie)....... Jaut, 23 
Nénupsar (hydrocampe du)........... Mist. Jose 222 177 
Nénuphar (phal. du) Desill. V. Nénuphar (hyd.)...... 222 177 
Netricalis pyr.) Treits, Hubn. V. Italienne (elédécbie). 214 72 
Nigralis (pyr.) Schrank. V. Bronzée (scopule)........ 235 359 


Nigralis (ennychia). Trents. V. Noire (ennychie)...... 226 203 
Nigralis (pyr.) Hubn. F. Noire (ennychie)........... 226 253 
Nigralis (phal.) Fabr. #, Noire (ennychie)........... 226 253 


Nimois (botys).....seseeesesesessereses RSS T6 107 
Nitidalis (pyr.) Hubu. V. Glauque (asopie)........se 223 196 
Nitidalis (phal.) Fabr. W. Glauque (asopie).......... 223 196 
Nitidulata (phal) Berl. Mag. V. Nénuphar (hydro- 

campe du)esesssssssseesessesseeeee Re des O0 AIT r 
Noctuella (tin.; Wien. Vers. Illig. #. Hybride (bot)... 220 153 
Nome, lennychie).........se...sesecseesesee 226 253 
Nousrée (uymphule)...........s.s.sessessesses 221 164 
Normalis (pyrausta). Treits. V. Normale (pyrauste).... 225 258 
Normalis (pyr.) Hubu. F’. Normale (pyrauste).......:. 225 238 


NORMALE (pyrauste).+eusssseess bo: dr 0 bo à ittaa5 238 


390 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Nubilalis (pyr.) Hubn. #° Houblun (botys du)........ 247 121 
Nudalis (nymph.) Mibi. P. Nue (nymphale .......... . 233 340 
Nudalis (pyr.) Hubn. F. Nue (nymphale)..:......... 233 340 
Nos (ngmphalé)s. eee seen sde 1 12330240 
Numeralis (nymph.) Treits. #, Nombrée (uymphale).. 221 164 
Numeralis (pyr.) Hubn, F. Nombrée (nymphale)...... 251 164 
Nymphæalis (nymphula ) Schrank. V. Potamogéton 

(hydrocampe da). 10 prete. 1202879 
Nymphæalis (pyr.) Hubn. F. Potamogéton (hyd.)..... 222 172 
Nymphæalis (4ydr.) Mihi. V. Néouphar (hydr. du).... 222 177 
Nymplæalis (nymph.) Treits. V. Nénuphar hydro- 

campe' du)... tement Ne cent lime 222 177 
Nyrmphæata (hydr.) Cuwtis. F. Nénuphar (hyd. du)... 222 1797 
Nymphæata (geom.) Linn. Latr. V. Nénuphar (hydro- 

Cam SE --- ocnene abessoe 2201077 
Nymphæata (phal.) Fabr, Gotze. Naturf Muller. Fuess]. 

F. Nénuphar (hydrocampe du)...... Some clefiels 2220197 
Obesalis (kyp.) Treits. Curtis. F. Grasse (hypène ...... 235 357 
Obliquata (phal.) Fabr. #. Saule (madope du)....... 213 59 
Osscur£ (ennychie tes. nee ste 226 252 
Obsitalis (pyr.) Hubn. 7. Ancienne (hypène)......... 2131463 
Obsitalis (ayp.) Treits F. Ancienne (hypène)......... 2194153 
Ochrealis (botys). Treits. . Ochreux (botys)....... ‘+ 219 140 
Ochrealis (pyr.) Hubn.7. Ochreux (botys)....:....... 219 140 
Ochrealis (scop.) Curtis. 7, Ochreux (botys).......... + 219 140 
Ochreux! (botys) 44e à Sem roro ce. Car OT 


Octomacularis (ennyc.) Treits #. Huit-taches (enn.)... 226 
Octomaculata (yeom.) Linn. #, Huit-taches (enn.).... 226 
Offices (phal. des). Rolandex. F.  Graisse (aglosse 


de la)..................... ciao Jaddeiecierle 213 
Olivalis (scop.) Treits. F. Olive (scopule)........... 231 
Olivalis (prral.) Wien. Verz. Ilig. Gotze. F. Olive 

(scopule, ............,....ssssesmsseresese Sel FAO 
Olivaria (geom.) Borkh. #. Olivätre (herminie). . .... 211 
OMVATRE(herimie ER. SR US TT crerstete 211 
Ouve (scopule).......,...........ssssssesse 231 
OnDée (nymphule).................,............ 221 
Ondée (Den MR TONER here 221 
OPaquE (scopule). :....4.4.. nest 205 


Opacalis (scop.) Treits. F, Opaque (scopule)......... 215 


248 
248 


63 
309 


309 
18 
18 

309 

160 

160 
98 
98 


ET SYNONYMIQUE. J91 


Opacalis (pyr.) Hnbn. 7. Opaque (scopule).......... 215 98 
Ophialis (botys). Treits. 7. Serpent (botys ........... 232 326 
Ornatalis (asopia) Parreyss. 7. Ornée (asopie)....... 223 207 
CR MAS Op) CRE 2e eee cbeac..-tl 223 207 
Ommer(botyside l'). 5%. 0.20 vo 2261107 
Ortie (phal. de l) Devill. 7. Ortie (botys del)........ 216 107 
Ostrinalis (prrausta.) Treits. F. Violette (pyrauste).... 224 226 
Ostrinalis (pyral.) Hubn. F. Violette (pyrauste)....... 224 326 
Pate Ecopule) RE. ss SR ON PE ae 216 102 
HORCRIQRES) es Ne RM a DORE Ne 232 328 
Palealis (botys). Treits. Ÿ. Verdätre (botys)........... 220 156 
Palealis (pyr. Hubn. 7. Verdâtre (botys)............ 220 156 
Palealis (phal.) Fabr. F7. Verdâtre (botys)........... 220 156 
Pallidalis (botys). Mihi. V. Päle (botys}.............. 232 328 
Pallidalis (scop.) Vreits. 7. Pale (botys)............. 232 328 
Pallidalis (pyr.) Hubn: F. Pâle (botys .............. 232 328 
Pallidata (phal.) Berl. Mag. V. Paillée scopule ...... 216 102 
Palliola (noctua). Wien. Verz. Illig F. Capuchon 

CNE LE PORN LE APTE ERP RSS PSE 7 PET 228 264 
Palliolalis (nola). Curtis. F. Capuchou (nole........ 228 264 
Paliliolalis (kercyna). Treits. V. Capuchon {nole) ...... 228 264 
Palliolalis (prr.) Hubn. F. Capuchon ‘nole)...,..... . 228 264 
Palpalis (kypena). Treits, W. Bec (hypène)........... 230 298 
Palpalis (prr.) Hubn. #, Bec (hypène).............. 230 298 
Palpalis (phal.) Fabr, V. Bec ‘hypène)..... Lure 2301 298 
Palpalis (crambus). Fabr, W. Bec (hypène).......... . 230 298 
Paludata (phal.) Fabr. W. Stratiose (hyd. de la)....... 222 183 
PARÉE (SCORME)....... 004. .0de 0 oo s sinloleteisis 215 96 
Parée la). Devill. Ÿ. Parée (scopule)........ saisie 215 96 
Pasree(botys du). 44 sr. 1.3 se sian ete o 18e clolotelolerete 233 336 
Pectinée (la) Devill. 7. Bombyx (clédéobie)......... 230 300 
Pectinalis (pyr.) Hubn. 7. Barbue (herminie)......... 21026 
PERLE (DOtYS):  - -n-emaiee. sise ele » sieilole sféjeleisle deie 220 155 
PERPENDICULAIRE 1 botys)......2.......sesossoouse 232 324 
Perpendiculalis ‘botys): Mihi. F. Perpendiculaire(botys. 232 324 
Petit deuil (le). Devill. 7. Alpestre (hercyne)......... 227 260 
Pinces (les). Devill. 7. Fourchu (botys)............ + 219 147 


Pinquinalis (pyr.) Treits, Linn. Wien. Verz. Illig. Fucssl, 
Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Brabm. Hub. 


F. Graine (aglosse de Jah... …....., 6.0 213 


22 


63 


392 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Pinguinalis (phal.) Fabr. F. Graine (aglosse de la)... 213 
Pinguis (crambus) Fabr. 7. Graine (aglosse de la). .:.. 215 
Riumeuse(herminié}oun, ae Qt. intl 211 
PORTO tys) ess à à à laine eee 51816 lecotoioe RC NOTE 218 
Politalis (botys). Treits. 7. Poli (botys)............. 218 
Politalis (pyral.) Hubn. Wien, Verz. Illig. Lang, Verz. 
Gotze. F. Poli (botys)... .. CAC STE NO OR PSC CAE UT LUS 218 
Politalis (phal.).F4Poliy(botys)a5. sant ect) 218 


Pollinalis 'ennychia). Treits. 7. Poudrée (ennychie)... 226 : 


Pollinalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Gotze. Illig. Fuessl. 


Brabm. 7. Poudrée!(ennyichie).7.,...N0R2tes sn 226 250 
Pollinalis (pbal.) Fabr. F. Poudrée (ennychie)........ 226 250 
Polygonalis (botys) Treits. #. Tramane (bot. de la).... 220 150 
Polygonalis (pyr. Hubn. F. Tramane bot. de la)..... 220 150 
Porphyralis : prrausta). Schrank. 7, Grenade (pyr.)... 224 222 
Porphyralis (pyr.) Hubn. F. Grenade (pyrauste)....... + 224 222 
Potamogalis (nymph ) Schrank. 7. Nénupbar (hyd.)... 222 177 
Potamogalis (nymph.) Treits. F. Potamogéton (hydro- 

campe)sansere it. ele et 'ojethiile eee à ptetelitorets 222 172 
Potamogalis (kydr.) Mihi. 7, Potamogéton (hyd.)..... 222 172 
Potamogata (hydr.) Curtis. F. Patamogéton hyd.)..... 222 na 
Potamogata (geom.) Linn. Latr. #. Potamogéton ( vu 

Cainpe)4e 0.00 there fl ete CLR EN 0e 2087172 
Patomogata phalX Fabr. Fuess. Gotze Muller, 7, Po 

tamogéton, (hydrocämpe)s. 280, 0e ct sa aie 
Porauocéron (hydiocampre)aetr....40t. 41 men 2.. nn 222 192 
PouDrÉE (ennychie;,. 2er. RAR HR. enr 226 250 
Poudrée (la). Devill. 7. Poudrée (ennychie)...:...... 226 250 
Poupreuse (seopule) 0.241.042 et ORT 215 94 
PouRPRÉE (pyrauste)..........,......s.see BOSS do 224 218 
Pourprée (la; Devill. . Pourprée (pyrauste)..,...... 224 218 
ProBoscipale (hypène)........................... 212 42 
Proboscidale (herm.) Latr. #. Proboscidale (hyp...... 212 42 


Proboscidalis (pyr.) Linn. Wien. Verz, Illig. Fuessl. 
Lang, Verz. Gotze. Muller. Biahm. Hubn. 7’, Pro- 


boscidale {hypène)........................... 212 
Proboscidalis (phal:) Fabr. scop. V.  Proboscidale 

(hÿpène) -. 4... nn essor eos selle se cie 212 
Proboscidalis (hyp.) Schrank. Freits. F. Proboscidale 

(hypène) -.....s.sse ANCIEN LAS AIR ES DT AN SES EEE RES 212 

/ 


Provencae@{(clédéobie),. ee sise vrrciionke ds 224 


ET SYNONYMIQUE. 393 


Provincialis (clédéobie). Mihi, 7. Provençale (clédéobie). 214 74 
Prunalis (scop.) Treits. Curtis. 7, Prunellier (sco- 


pule du)......... SARL CE AR PL LE ARNAQUE 215 91 
PRUNELLIER (scopule du)..............s.s.s.... +. 215 91 
Pudica (pyrausita) Mihi. F Pudique (pyrauste)...... 224 919 
PubIQuE (pyrauste).....,............... scie." 224110 
Pulveralis (scop.) Treits. F. Poudreuse (scop.) ...... . 215 94 
Pulveralis (pyr.) Hubn. F. Poudreuse (scop.) ........ 215 04 
Punicalis (phal.) Fabr. F. Grenade (pyrauste)....... . 224 non 
Punicealis (pyrausta). Schrank, W. Pourprée (pyr.).... 224 218 
Punicealis (pyr.) Hubn. F. Pourprée (pyrauste)....... 224 218 


Punicealis (pyrausta). Tretits. . Grenade (pyrauste) .. 224 222 
Punicealis (prr.) Wien. Vers. Ilig. Gotze. V, Gide 
(pyrauste)............s..ssssesessssessse « 224 229 
Purpuralis (pyrausta). Treits. . Pourprée (pyrauste).. 224 218 
Purpuralis (pyr.) Linn. Wien, Verz, Illig. Fuessl, Lang, 
Verz. Gotze. Muller, Brahm. Clerck. 7. Pourprée 


(pyrauste)........... TMS a 01e AUS 14 anis 
Purpuralis (phal.) Fabr. F. Pourprée (pyrauste).. .... 224 218 
Purpurine (la). Devill. V. Frangée (asopie)......... .. 223 201 


Pustulalis (pyrausta). Mihi. V. Pustulée ( pyrauste).... 225 230 
Pustulalis (pyr.) Hubn. F. Pustulée ( pyrauste)....... 226 230 
PuSTULÉE (pyrauste)......sssssssssssesssssessse. 225 230 
Pygmæalis ( pyrausta). Mihi. P. Pygmée (pyrauste).... 294 025 


PyGMÉE (pyrauste)... esse... ATETAE 224 225 

Pyralis (phal.) Fuessl. Lang, Verz, Gotze. V. Farine 
(asopie) ........s.ssssssssessesssssssse cs... 223 193 

Pyralis (agrostera). Schrank. Y. Farine (asopie)...... + 223 193 


Queue jaune (la). Geoff. Degeer. Latr, V, Ortie (botys 


He) elle le ele cire ple'e s'ajo ne pe isistes egle o Shoes. ALONIOZ 
Ramalis (crambus). Fabr. V. Dentelée (odontie). ....:. 215 85 
Ramalis (phal.) Fabr. F. Dentelée (odontie).......... ER NTICES 
Ramsur (hydrocampe de)............ nr} Lolo rs) RAR 
Ramburialis (kydroc.) F. Rambur (hydrocampe), ...., 233 343 
Radiata (noctua). Esp. Ÿ. Dentelée (odontie),........ 215 85 
Radiatalis (pyr.) Hubn. 7. Rostrale (hypène)......... 212 46 
Raquette (la). Devill. W. Barbue (herminie)........... 214 26 
RAVAUDÉE (nole)..... cs seekeessetsssesnaeeers eee 228 275 


394 TABLE ALPHABÉTIQUE 


Repandalis (pyr.) Wien. Verz. Gotze. Hubn. V. Fro- 

ment (scopule du)..s...s..ssvvessesvesssssosse 
Repandata (phal.) Fabr. W. Froment (scopule du). .... 
Rivulalis (kydroc.) Mihi. . Ruisseaux (hydroc. des)... 
RHononENpRON (botys du).............v......ss.. 
Rhododendronalis (botys). Mihi. 7, Rhododendron (botys 

du)......... à estdiaiots méts aie » ke cjcistatole sovsebe 
RosTRaALE (hypène)....... sonores onesnee see ee 
Rostralis (kyp.) Schrank. Treits, 7. Rostrale (hypène).. 
«Rostralis (pyr.) Linn. ‘Wien. Verz. Illig. Fuessl. Lang, 

Verz. Gotze. Hubn, 7. Rostrale (hypène)........... 
Rostralis (phal.) Fabr. V. Rostrale (hypène).......... 
Rostratus (crambus). Fabr. F. Rostrale (hypène}..... . 
Rostrée (crambe). Walkenaër. . Rostrale (hypène).…... 
Rouge !la). Devill. F. Grenade (pyrauste)....... dite vis 
ROUGEATRE (a$0pie@). s...sssvessesesseesesvesssese 
Rubidalis (asopia). Treits. V. Rougeâtre (asopie)...... 
Rubidalis (pyr.) Hubn. 7. Rougeâtre (asopie)......... 
Rubiginalis (botys). Treits. F. Rubigineux (botys)..... 
Rubiginalis (pyr.) Hubn. F. Rubigineux (botys)....... 
Rumigineux (botys)....................s..ss.s. 
Rufimistralis (pyr.) Hubn. 7. Bronzée (scopule).. …. +. 
Rupicoe (hercyne).............. ec er -mrhhEne). 
Rupicolalis (hercyna). Treits. 7. Rupicole (hercyne). 
Rupicolalis (pyr.) Hubn. F. Rupicole (hercyne)...... 
Ruisseaux (hydrocampe des)......... Le trot ce soin 


SAFRANÉ (botys)......,....... spi ble elo'atehe eut 
Salicalis (hypena).Treits. F. Sue (madope du)....... 
Salicalis (pyr.) Wien. Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze. 

Hubn. 7. Saule (madope du).........o..es..ee. 
Salicalis (phal.) Fabr. V. Saule (madope du).......... 
Sambucalis (botys). Treits. F. Sureau (botys du)....... 
Sambucalis (pyr.) Wien. Verz, Illig. Lang, Verz. Gotze. 

Brahm. Hubn. 7, Sureau (botys du)............... 
Sambucalis (scop.) Curtis. F. Sureau (botys. du)....... 
Sambucata (phal.) Fabr. F. Sureau (botys du)........ 
Sanquinalis (pyr.) Treits. V. Ensanglantée ( pyrauste). . 
Sanguinalis (pyralis). Linn. Illig. Scriba. Wien. Verz. 

Gotze. F. Ensanglantée ( pyrauste),........... SL 
Sanquinalis (phal.) Fabr. P. Ensanglantée (pyrauste). 


ET SYNONYMIQUE. 


Saule (prrale du). Devill. 7. Saule (madope du).....: 
Sauce (madope du)..................ssssesssesee 
Scutalis (prrausta). Treits. F. Écussonnée (pyrauste). . 


Scutalis (pyr.) Hubn. F. Écussonnée (pyrauste)........ 


Sericealis (botys). Treits. 7. Soyeux (botys)......+-+. 
Sericealis (prr.) Hubn. V. Soyeux (botys).........e 
Sericealis (scop.) Curtis. 7. Soyeux (botys).......+..: 
Sericealis (phal.) Fabr. 7. Soyeux (botys)............ 
Selenalis (botys). Mihi. 7. Lunulé (botys).........es.e 
Selenalis (pyr.) Hubn. V. Lunulé (botys)...........e 
SERPENT ( botys)...................e S'lealetieterersiais . 
SICILIENNE (pyrauste)..... sale sen esters 
Siculalis (pyr.) Mihi. 7. Sicilienne ( pyrauste)......... 


Silacealis (botys). Treits. #. Houblon (hotys du)......, 


Silacealis (prr.) Hubn. V. Houblon (botys du). : 
Simplonialis (pyr.) Parreyss. W. Alpestre (herc.)...... 
Sissmgre (scopule du)....... AOC rs Note sietatete 
Sophialis (scop.) Treits. P. Sophie (scopule de)....... 
Sophialis (prr.) Hubn. F. Sophie (scopule de)...... Le 
Sophialis (phal.) Fabr. F. Sophie (scopule de)........ 
Sophiæ (crambus). Fabr. F. Sophie (scopule de)...... 
Sorui (scopule de)....... Santa sise PAP AALCRS ... 


Sordidalis (pyr.) Hubn. W. Buissons (pyr. des)........ 
SoxEux (botys)....sssesessessosseseeseseereesee 
Soyeuse (la). Devill. 7. Soyeux (botys)..........es.e 
SoxeusE (hercyne)......... élateta/e siateiore le CRRSIOTT As ete 
Sticticalis (scop.) Treits. Curtis. V. Parée (scopule). ... 
Sticticalis (pyr.) Linn. Gotze. F. Parée (scopule)...... 
Sticticalis (phal.) Fabr. W. Parée (scopule)........... 
Stramentalis ‘scop.) Treits. V.. Paillée (scopule)...... : 
Stratiole (phal.) Walkenaër, F. Stratiote ( hydrocampe 

FF. OP EE HSE 
Stratiotalis (nymph.) Treits. F. Stratiote ( hydrocampe 

de Deer co coiemne pélatele)s epjed eee RON Lie TUE 
Stratiotalis (kydr.) Mihi. V. Stratiote (hydr. de la)..... 
Stratiotalis (pyr.) Hubn. Wien. Verz. Illig. P. Stratiote 

(hydrocampe dela)... 


Stratiotata (hydr.) Curtis. . Stratiote (hydr. de la)... 
Stratiotata (geom.) Lion. Latr. 7. Stratiote (hydrocampe 


de la)..........e raaalete Rio Cr ea e Go ho 
Stratiotata (phal.) Fabr. 7. Stratiote (hydr. de la).... 


306 TABLE ALPHABÉTIQUE 


STHATIOTE ( hydrocampe de la)..... DE dononsoee. 229 
Stratiote aloïde (phal. de la). Devill, F. Stratiote ( hy- 
drocampe. de la}... 3 current. 2. sonosroseeee 222 
Stratiote ( phal. aquatique du). Degeer. Ÿ. Stratiote (hy- 
drocampe de la)...... vod Saone dsl let 1320 
Strigula (noct.) Wien. Vers. Illig. 2 Strigule (nole).... 227 
Strigulæ ( bomb.) Esp. Strigule (nole)..............., 227 
Striqulalis (nola). Curtis. #. Strigule (nole).......... 227 
Strigulalis (hercyna). Treits, F. Strigule (nole)....... 227 
Strigulalis (pyrr.) Hubn. F. Strigule (nole)........... 227 
SHGUPE(NAlE EE eee cnrssrecs 227 


Sulphuralis (botys). Treits. r. Sulphureux (botyx). :... 
Sulphuralis 'pyr.) Hubn. F. gave (botys)...... 
SULPHUREUX (botys)....,....4... : 
Suppandalis (prr:) Treits. Hubn. PF. fé cuatée (cléd. je 

SuReau (batys du) 44... ses. ssesssersseuese 
Sureau (phal. du}. P, Sureau (botys du)...... ACC 


Tarsiplumalis (herm.) Treits. 7. Plumeuse (herminie). 
Tarsiplumalis (pyr.) Hubn. F. Plumeuse ( herminie ). .. 
TarTeuse (herminie).......,.. CELA C TES 
Tâteuse (la). Devill, P.Tateuse (herminie)........., 
Tentaculalis (herm.) Treits. V, Tâteuse (herminie)..... 
Tentaculalis (pyr.) Hubn, f, Tâteuse (herminie)..... 
Tentacularis (pyr.) Linu. Lang, Verz. Gotze. Muller. 

PV. Tâveuse (hermiuie}. ss sscscssoscos eo noue tele 
T'entacularis (phal.) Fabr. V. Tâteuse (herminie)...... 
Tentacularis (crambus). Fabr. F. Tâteuse (herminie). . 
Tinealis  pyr., Wien. Verz. Hlig. 7, Rostrale (hyp.).... 
Thalitron des boutiques (pyr. des). Devill. P. Sophie 

(scopule-de}verrabed aient, 3 ce NT Lies 
Togatulalis (nota). Mihi. V. Toge (nole). 4... 
Togatulalis (pyr.) Hubn. 7. Toge (nole)........... 
Togatulalis (herc.) Treits. P, Toge (mole).,,,,,,,,.., 
TOGE (vole). ha cthels some. JE LUM (bat) 
Toupet (le). Devill. P. Rostrale (hypène)........,... 
Toupet à pointes (le). Geoff. F, Rostrale (hypène)..... 
TRainasse (botys de la),..,....,........,........ 
Trigutta noctua). Esp. V. Huit taches (nymph. à).... 
Tninume { hotys)...,,.......ssssss... ÉTOOCOCE 
Trinaire (la). Devill, 7, Pahaire (botys). ..... AQU AR 


235 
235 


. 235 


214 
218 


« 218 


211 
211 
211 
211 
211 
211 


211 
211 


L] 211 


212 


231 


228 


. 228 


228 
228 
212 
212 
220 
226 
218 
218 


368 
368 
368 


131 
131 


3:5 
274 
275 
2971 
271 

46 

46 
150 
248 
136 
136 


ET SYNONYMIQUE. 


Trinalis (botys). Treits. V, Trinaire (botys).......... 


Trinalis (pyr.) Wien. Verz. Illig, Gotze: Hubn. F. Tri- 


ridire (botya }.r.rrerretsrereretetetoterotatoro ete RAARARE RES . 
Trinalis (phal.) Fabr: F. Trainasse ( botys de la)..... 
TRISTE (pyrauste)s :sscccscnssssscssséssse se 0 
TrouBse (botys).......... So ces aise se EURE 
Turbidalis (botys). Treits. P. Trouble {(botys).......,., 


Umbralis (pyr) Hubn, F. Olive (scopule)........ 


Undalis (nympkh.) Treits. F. Ondée (nymphule)....... 
Undalis (pyr.} Hubn. F, Ondée (nymphule}......... 


Undalis (phal.) Fabr. V. Ondée (nymphule)...... 


Unie ([”). Devill. 7. Poli (botys)............. 0. 
Unionalis (botys). Treits. P, Perle (botys)........... 
Unionalis ( pyr.) Hubn. 7. Perle (botys).......... sac 


Uni-punctalis (nymphula). Mihi. F, A. (nym- 


phule)...............s.sesse. 
Uni-PONGTUÉE (nymphule).............. 


Urticalis (botys). Treits. V, Ortie (botys de l FR ss... 
Urticalis (pyr.) Hubn. Wien, Verz. Illig, Brahun. 
Ortie (botys del)............ Toto uno 


pe 


Urticalis (scop.) Curtis. W. ©: tie (botys del')......... 


Urticata (geometra). Linn. Fuessl. Schrank. Lang, 
V. Ortie 


Verz. Gotze. Muller. Schwarz, Scopoli. 


(botys del;............. serment Po0c 
Urticata (phal.) Fabr, V. Ortie | bons de JÉRSEE SS S 
Urticole (phal.) Walkenaër. 7. Ortie (botys de l').. 


Vararsanne (eudorée)......,e see ce 


Vallesialis (eudorea ). Mihi. V. Valaisanne (eudorée)... 


Ventre relevé ’ phal, à). Geoff. F. Farine ( asopie de la ). 
Ventilabre (herm.) Latr. F. Plumeuse (herminie)...... 
Verbascalis ibotys). Treits. Ÿ. Bouillon blanc (botys du). 


Verbascalis ( pyralis). Wien. Verz. Illig. Gotze, 7. Bouil- 


lon blanc (botys du)................sesssese . 
Verdâtre (la'. Devill. F7. Glauque (asopie)......... .. 
VERDATRE (botys)....... sols os » ol0 CE TE soc. 
Verdatre (la). Devill. 7. Verdâtre (botys)..... ÉD OC 
VenrTicaAz (botys)........ soon. cette se 


l’erticale ( phal.) Walkenaër. Devill. ?. Vertic al FOR 


Verticalis (botys). Treits. #. Vertical (botys).. 


….... 


397 


218 


218 
218 
224 
236 
236 


231 
22r 
221 
221 
218 
220 
220 


221 
221 


216 


216 
216 


216 
216 
216 


229 
229 
223 
211 


218 


218 
223 
220 
220 
217 
217 
avr 


136 


136 
136 
228 
373 
373 


309 
160 
160 
160 
134 
155 
155 


166 
166 
107 


107 
107 


107 
107 
107 


284 
284 
193 

31 
128 


128 
196 
156 
156 
116 
116 
116 


398 TABLE ALPHABÉTIQUE ET SYNONYMIQUE. 


Verticalis (prr.) Lino, Wien. Verz, Illig. Fuessl. Schrank. 
Lang, Verz, Gotze. Muller. Schwarz. Hubn, V, Vertical 


CDOLYIS.) eue 4,0 00 0,0 0,0 0,0 00,000 000 060.0 de. 0000.00. ve 02170 AG 
Verticalis (scop.) Curtis. #. Vertical (botys).......... 217 116: 
VIOLETTE (pyrauste).......s..s.essse SE à nn 2248830 
VIRGINALE (pyrauste).. aus seseeeee eo anne eve) 226 


Virginalis ( pyrausta). Mihi. 7, Miginilé (GX + 224,216: 
ZovE BLaNC&E (ennychie)..,....................... 226 245 


Zone blanche (la). Fourcroy. 7, Zone blanche ( enny- 
hic di tsa se date dassrarbesteo. D cncterdE dre 


FIN DE LA. TABLE. 


ERRATA ET.ADDENDA. 399 


LL RME LV ELLE LRU OLE LEUR VOLE LAURE LL LIL LR LA LAS AL SALLALAL ASS 


ERRATA Er ADDENDA. 


—— 


TEXTE. 


De la page 18 à la page 33, au lieu de pl, 1, lisez: pl, 271. 
De la page 27 à la page 50, au lieu de pl. 2, lisez : pl. 212. 
De la page 55 à la page 67, au lieu de pl. 3, lisez : pl. 213. 
De la page 72 à la page 82 , au lieu de pl. 4, Lisez : pl. 214. 
Page 78, CLEDEOBIA ANGUSTALIS (pl. 214, fig. 4), ajou- 
tez : et pl, 225, fig. 8. | 

De la page 85 à la page 98, au lieu de pl. 5, lisez: pl. 215. 

Page 100, Synonymie, au lieu de ligitim, Lisez : legitim. 

De la page 100 à la page 113, au lieu de pl. 6, Lisez : pl. 216. 

De la page 116 à la page 126, au lieu de pl. 7, lisez : pl, 2 17. 

Page 128, au lieu de pl, 8, lisez : pl. 218. 

Page 225, après ces mots, PYRAUSTA PYGMÆALIS, ajou- 
tez : Mihi. 

Page 311, SCOPULA CLATHRALIS (pl. 231, fig. 3), ajou- 
tez : et pl. 236, fig. 8. 

Page 330, BOTYS CATALAUNALIS, ajoutez à la fin de la 
description, qu’il se trouve également dans les environs de 
Montpellier. 

Page 349, au lieu de ENNICHIE DE MONTPELLIER (En- 
nichia monspesulalis), lisez : ENNYCHIE DE MONT- 
PELLIER (£nnychia monspesulalis),. 

Page 350, au lieu de PIRAUSTE INTERMÉDIAIRE (Pi- 
rausta intermedialis), lisez: PYRAUSTE INTERMÉ- 
DIAIRE ( Pyrausta intermedialis), 


400 ERRATA ET ADDENDA. 


Page 353, au lieu de PIRAUSTE CONVERSE (Pirausta 
conversalis) , lisez : PYRAUSTE CONVERSE ( Pyrausta 
conversalis ). 

Page 366, dernière ligne de la note, au lieu de ces mots : 4n- 
nales de la Société linnéenne de Londres, lisez: Transac- 
tions, etc. 

Page 372, BOTYS NACRÉ (botys marginalis). Cette espèce 
appartient au genre Tortrixr » et c’est par erreur que nous 
l'avons comprise parmi les Botys. 


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